vendredi 5 décembre 2014

T’as tort Jack


street art in Pyrénées

que vois-je au centre du rond-point annoncé par mon GPS ?

Pyrénée’s gate

Je vous ai déjà parlé du livre de Jack, où pourtant tenant d’un Art contemporain accessible à tous, il déplore la décoration envahissant les rond-points-suédois-naturalisés-français.(1). Je dirais moi qu’il s’agit d’un street art, (ça fait déjà plus chic en anglais), permettant la libre expression des municipalités, représentantes (démocratiquement fondées) de l’art populaire d’aujourd’hui.

Si je traduis autrement l’expression qui précède : « art » c’est art. « populaire d’aujourd’hui » c'est : « contemporain ». Il s’agit bien d’Art contemporain. Je vous ai donné plusieurs exemples d’art contemporain (assumé).

en voici une preuve supplémentaire !

Comme il y a beaucoup de rond-points en France, donc de lieux de décoration potentiels, et que la nature a par ailleurs horreur du vide, il devient légitime d’occuper ces territoires vierges, en y concentrant le potentiel des forces (techniques et artistiques) représentées par les employés municipaux. Les Chevaliers du Fiel ont bien tort de plaisanter l’action de ces collaborateurs actifs, comme vous allez le voir chez nous : certes ils passent le rotofil, mais ils sont capables de beaucoup plus.

la porte s'ouvre vers ... les Pyrénées
à l'opposé, elle s'entrouvre ... vers la Ville

Vous avez tous dans vos mémoires la star gate, la porte des étoiles. La porte devient le passage vers un autre monde. Non seulement le rond-point représente une étape décisive de simplification dans une circulation autrefois interrompue par les feux rouges. Mais s’ils deviennent une porte, leur signification monte d’un cran puisqu’ils deviennent le symbole de l’accès vers l’ailleurs. (je m’essaie à des commentaires appropriés décrivant les émotions que suscite l’Art contemporain).


Prenez par exemple une porte célèbre : je vous le fais en anglais, ça fera plus chic : « the Gate of the Catalan Countries (en catalan: Porta dels Països Catalans), a work of the sculptor Emili Armengol, marks the Northern starting location of the Catalan Countries in Salses, Pyrénées-Orientales (this part of France belongs to what is also called, especially in Catalonia, Catalunya Nord, English: Northern Catalonia).

Cette porte est une œuvre d’artiste contemporain. Elle marque l’accès à une région spécifique, où l’on parle catalan. L’art au service de la langue. L’art au service de l’unité régionale. L'écrivain nord-catalan Joan Lluís Louis a écrit récemment : « Brève histoire d'une porte ouverte ».




















Une porte n’est pas seulement une porte,

mais l’entrée vers une communauté de destin.

Autre exemple avec Pau.  La Ville de Pau (dont on connait l’universalité du nouveau Maire) vient de créer (à grands frais) un logo qui la démarque, avec les trois P : Pau, Porte des Pyrénées. Ces trois P me semblent totalement injustifiés : étant donné notre situation centrale entre l’Atlantique et la Méditerranée à Nous, c’est Nous, la Porte des Pyrénées.

P.P. Avec deux P seulement !


Notre territoire est, comme maintenant partout ailleurs, entouré de rocades et de rond-points. On commence depuis quelque temps à les décorer : au début, quelques arbustes ont permis de retrouver la tradition forestière d’occupation de l’espace. Puis, une fontaine a surgi d’un amas de gros blocs, astucieusement appareillés pour rappeler les cascades de nos montagnes. Puis, l’Association des médaillés militaires a compris qu’on pouvait ériger sur l’un d’eux une dalle commémorative, rappelant la mémoire des Anciens combattants.

Il nous restait (il existe tant de rond-points que tous n'ont pas été investis) quelques espaces vierges, notamment au Sud, vers les Pyrénées, donc vers l’Espagne. Inimaginable qu’ils restent vierges, alors qu’on peut les doter de belles allégories, comme la Porte de…


Ce matin, inauguration de l’ouvrage Sud, celui qui mène à Luchon, aux espaces enneigés vers lesquels va se diriger tout l’hiver la population toulousaine, avide de s’oxygéner de ski et autres sports de glisse. L’été, même furie pour s’oxygéner de promenades pédestres et autres sports de rafting.


S’agit-il bien d’une porte, qu’on imaginerait plutôt close, susceptible d’être fermée, comme pour garder une forteresse, ou pour faire payer l’octroi, une espèce de droit de douane comme c’était le cas autrefois ? Ou plutôt d’un portail, il vaudrait alors mieux parler  d’une grille, comme celle d’un château ? On va ouvrir ce portail pour rendre possible l’accès… aux Pyrénées. Inversement, va-t-on permettre le retour… ? La difficulté de cette porte (ouverte ou fermée), va être levée si on rend la porte transparente, ce qui est le cas d’une Grille, le mieux étant de l’entrouvrir. On pense de suite à la cage aux oiseaux de Perret. Vous voyez que le but est atteint : "les oiseaux sont libérés" : l’œuvre fait réfléchir !

J’imagine qu’il s’agit essentiellement des Pyrénées centrales. En face, pile la limite entre Aragon et Catalogne. Disons l’Aragon quand on arrive à Lès. Du coup, la complémentarité avec la Porta dels Països Catalans devient évidente. Plus précisément, notre porte désigne sans le dire (mais tout le monde ici le comprend)  la Porta dels Països aragoneses.




Je vous laisse admirer : tout un symbole : le Comminges s’ouvre à la mondialisation, et utilise l’Art contemporain au service d’idées fortes, comme notre complémentarité (historique et géographique) avec nos voisins-amis aragonais.



Je vous le disais :

Street Art ? giratoire Art ?

roundabout art ?

rotonda art ? (en espagnol)

miracle dera lenga ?




(1) P.S : mon tutoiement de Jack reste évidemment des plus respectueux http://babone5go2.blogspot.fr/2014/10/ouvrons-les-yeux.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire