dimanche 9 novembre 2014

Abbal : conférence au théâtre


Voilà des mois que nous avions programmé cette conférence : la voici enfin, Rose Fernandes, docteur en Histoire de l’Art depuis 2011, conservatrice (bénévole) du musée de Carbonne. 

Hélas, Anne-Marie Abbal, 93 ans, toute sa tête, (toute sa langue heureusement) est alitée, franchement désolée de ne pouvoir nous faire visiter la maison de sa mère Berthe Lécussan.






Nous sommes dans le foyer du joli Théâtre Marmignon, décoré des peintures de Ray Atkins, de renommée internationale, installé à Aspet, présent à côté de son épouse. J’en profite pour vous montrer comment les tas de copeaux de Fibre Excellence peuvent donner lieu à une œuvre d’art... (excellente).



Voici Berthe Abbal, la Saint-gaudinoise ! Elève du Collège Leclerc, fille de son père, professeur de maths au même Collège comme je vous l’ai déjà raconté !


Voici le faire-part du mariage, célébré le 7 février 1921.


C’est là que Rose Fernandes est précieuse, elle dispose de toutes les notes du sculpteur, jalousement conservées à Carbonne, qui ont nourri sa thèse de doctorat : indispensables pour fournir le ciment destiné à nouer les pièces du puzzle patiemment rassemblé par votre serviteur, mais souvent disparates.

Voici le monument aux morts du collège Leclerc : le projet d’André Abbal prévoyait un coq (gaulois) surmontant l’obélisque. Le coq s’est-il envolé ?


Voici la photo du Centaure, dernière des œuvres monumentales du sculpteur. Miracle, il taillait dans la pierre deux œuvres à la fois : on distingue à droite la tête d’Europe, juchée sur son bœuf, le taureau « pacifique » (petite opération chirurgicale qui s’opère avec des pinces…) décrit dans le poème de Louis Gratias :

Mais tu restes présent dans le dessin charnel
Le charme ailé de la déesse magnifique
Si fière sur le bloc du taureau pacifique
Que ton outil sculpta sur un rythme éternel

avec un oeil exercé, on devine à droite un petit bout d'Europe !

Questions multiples :

1- comment Europe, (qui ne passe pas inaperçue), est-elle arrivée à son point de chute actuel ? Par quel convoi exceptionnel, (encadré de motards) ? Personne jusque-là ne dispose de photo !

2- Jamais deux sans trois : quid du faucon pèlerin mentionné à l’inventaire du Musée : envolé lui aussi ?



















3-Par contre une découverte, enfin…photographique : un trophée agricole, offert par le Ministère de l’Agriculture, et reprenant le thème décliné toute la vie d’Abbal : les labours. La conférencière nous en montre des tas d’autres, en bronze, reproduits par le fondeur en quantité : il fallait bien faire bouillir la marmite !




Dans la salle, les esprits s'échauffent ; les initiatives décollent : Abbal est de Carbonne, mais Berthe Lécussan sort de l’oubli : elle est d’ici, la preuve est faite : elle gérait le ménage, prenait les commandes, envoyait les factures ... pendant qu’André taillait la pierre.

Jamais dans un couple (d'artistes) négliger l’épouse :

ou c’est la Muse ...

ou bien elle tient les comptes ...

parfois elle fait…  les deux !

PS-1 : voici mes billets récents (ou moins) sur André Abbal :

http://babone5go2.blogspot.fr/2013/12/andre-abbal.html

PS-2 : les photos prises dans l'obscurité avec mon Lumix appartiennent à Mme Rose Fernandes : ses originaux sont évidemment plus beaux...! Je lui demande l'autorisation de les montrer. She saids : YES : l'histoire n'est pas terminée...!

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