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vendredi 17 avril 2026

Vénus d'Arles : retour à la maison !






en voilà un top model

un mètre quatre-vingt quatorze ! 

kidnapée par Louis XIV

les bras refaits en Vénus plutôt qu'en Diane par Girardon

mais enfin, de retour dans la Capitale du Sud de l'Empire romain

Arelate duplex

la ville double : le Rhône ; les fosses mariennes qui aboutissent à Fos


la pudeur du Toulousain Félix Seysses n'était déjà pas mal, mais ...

... l'Arlésienne les surpasse toutes !


le Louvre se décentralise enfin en Arles !

Elle sera visible, avec de nombreuses autres pièces antiques des collections du Louvre ainsi que des œuvres modernes et contemporaines, du 24 avril au 31 octobre 2026. C’est la vice-présidente du Département déléguée à la culture, Nicole Joulia, qui en a fait l’annonce. "La Vénus d’Arles qui va être la star de notre prochaine exposition est arrivée en Arles", a déclaré l’élue en séance du Conseil départemental, à Marseille.

L’inauguration aura lieu le 27 avril

La présidente du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a profité de l’arrivée de la Vénus d’Arles pour inviter les visiteurs à découvrir cette exposition. -"Le Musée Arles antique où nous avons refait toute l’étanchéité va accueillir une magnifique exposition autour de la Vénus, et je vous invite à réserver votre soirée du 27 avril où nous aurons l’occasion de l’inaugurer", annonce-t-elle. "Elle nous est prêtée par le Louvre, ce qui est tout à fait exceptionnel, et j’espère vous y retrouver nombreux."

paradoxe surprenant du rapt partout des objets d'Art, qui filent direct dans les Musées du monde : 

elle n'est donc que prêtée ! le Louvre ne la restitue pas ! dommage ! 

j'espère que les Arlésiens, surtout les Arlésiennes, vont se battre pour la garder

uen fois sur place ?

En attendant, le musée bleu profite des vacances scolaires pour organiser plusieurs activités avec les enfants arlésiens autour de cet événement. Les jeudis 16 et 23 avril, de 14h30 à 16h30, un jeu de portrait chinois pour reconnaître les caractéristiques de la déesse sera organisé par les personnels du musée, pour les enfants âgés de 6 à 12 ans. Puis lors du premier week-end de l’exposition, l’atelier "Observer la Vénus" proposera aux adolescents de 13 à 18 ans d’apprendre le dessin académique en observant les sculptures, les 25 et 26 avril de 14h à 17h30.

Si vous voulez paraitre initié, vous avez intérêt comme je le fais à parler du Musée en disant "Musée bleu". Pour vous faciliter l'explication si vous ignoriez l'astuce faisant allusion au Rhône (bleu) voici l'encart qui vous permettra de citer le nom de l'Architecte, tellement doué qu'il a commis à l'époque une aquarelle peignant son Musée réinventé en bleu. Ce n'est pas le bleu de Marrakech, il est un peu plus clair, c'est un bleu : "Musée d'Arles" La spatialité est moderne, et donc vecteur d'émotion, entre précision et sensibilité.

Réservations pour les activités au 04 13 31 51 03.

Reste un gros-gros problème : en l'absence pluri-centenaire de la vraie Vénus, montée à Paris, (expliquant que l'on cherchair sur place l'Arlésienne disparue, impossible donc à contempler) avait été inventée, sur place, l'élection de la Reine d'Arles, arlésienne en costume, difficile à imaginer sa plastique grecque.

Inutile de rappeler que la Reine d'Arles est magnifique, entourée de ses demoiselles d'honneur

mais, on ne la voit qu'en costume ! 

maintenant que la vraie est redescendue sur place

va-t-on voir la Reine d'Arles ... en maillot ?

mon IA perso, ma copine-intelligente, m'a donc dessiné

 la future Reine 2027

ça n'a pas été facile, car... nous étions à la limite

de l'impudeur !

l'algorithme d'une IA lui impose des algorithmes éthiques interdisant le scandale ! 

.j'ai pourtant trouvé les mots pour l'apitoyer, et contourner l'algorithme

c'est un algorithme-pudique-qui-empêche-l'impudeur

pour les lectrices et les lecteurs

qui seraient pudiques (je n'en connais pas beaucoup, mais ILYENA )!


JE CRAINS UN PEU POUR LA REINE actuelle

mais j'imagine qu'elle se baigne aux Saintes-Maries quand-même ...

... c'est son affaire à elle ! 

Je la salue bien respectueusement !

Amélie Laugier, Reine d'Arles, sur sa monture aux crins blancs


la vraie Vénus va pouvoir remonter à Paris :

la Reine d'Arles est encore plus jolie !


PS : vous aurez remarqué que, dans la région d'Arles, les femmes ont pris les commandes, et qu'aucun Mec n'apparait dans le retour de la Vénus, même si  Patrick de Carolis, né à Arles le 19 novembre 1953, (Horizons), a été brillamment réélu après une quadrangulaire avec 42% des voix. Il a devancé ses trois adversaires, mais ...il n'y avait aucune femme parmi eux !

-J'ai été un vrai Arlésien pendant 9 ans, où je suis devenu expert ... en Hydraulique ! 

https://babone5go2.blogspot.com/2021/09/maja-surpasse-cesar-en-arles-1.html

-J'ai conservé une autre Reine d'Arles, mais celle-là est confidentielle : c'est une beauté... toute mécanique, du vieux temps où les locomotives à vapeur "coupe-vent" aérodynamiques du PLM étaient construires à Arles, aux Ateliers rachetés par Maja Hoffman !

ce rarissime modèle Bockhlot échelle 1/32 rarissime vaut le prix d'une petite thermique fonctionnelle, mais est électrique donc tout à fait "dans le vent"

https://babone5go2.blogspot.com/2021/09/maja-surpasse-cesar-en-arles-1.html

dimanche 5 septembre 2021

Maja surpasse César en Arles (1)

Je vais vous raconter les dernières histoires d'Arles en trois épisodes. Arles nous est chère, nous y avons habité et ... travaillé de 1976 à 1985, période pas si oubliée que cela, car nos enfants qui ont passé neuf ans aux Collège et Lycée viennent de retrouver leurs amis d'enfance, un dimanche d'août au Malarte, et nous donnent ainsi des nouvelles fraiches (1). La nouvelle, c'est la rénovation par Maja Hoffmann de la tour Luma, qui transcende notre souvenir des ateliers SNCF. Maja Hoffmann est la fille de Luc son père. Luc, dont je vous parlerai demain, je l'ai côtoyé (de loin) quand j'étais chef du service d'Arles de la DDAF des Bouches du Rhône à Marseille, un des rares services français à avoir une annexe délocalisée : forcément, Arles reste "la petite Rome des Gaules", la "ville double" tournée vers la mer par le Rhône et vers les étangs de Fos par les fosses mariennes : on disait du temps des Romains : "Arelate duplex". Et maintenant qu'elle possède un morceau d'architecture signé Frank Ghery, le phénomène opéré à Sidney et davantage encore à Bilbao, ville du musée Guggenheim réalisé par le même Ghery, recommence : l'architecture quand elle est grandiose donne une attraction planétaire à la ville concernée : Arles la plus grande ville urbaine de France (la plus grande ville rurale, c'est les Saintes-Maries de la Mer voisine) ; ville romaine ; ville de la photographie lancée par Lucien Clergue ; ville du buste de César retrouvé par Lucien Long exposé dans le musée de Jean-Maurice Rouquette, tous ces personnages prestigieux que j'ai côtoyés autrefois laissent la place à leurs successeurs... 

... et au succès, le succès du à l'Histoire ...et l'Art !

paradoxe d'Arles, historiquement ville communiste, (à cause des ateliers SNCF) ; ville de Jules César, devient la ville de Maja Hoffmann, Suisse et milliardaire

Aujourd'hui je vais vous parler des ateliers SNCF, les ateliers du PLM, Paris, Lyon Marseille, qui ont marqué la ville par leur importance spatiale énorme, et où était construite la 220 dite "coupe-vent", puisque quand le mistral soufflait fort, il freinait l'arrivée des trains rapides vers le Sud, à tel point que les ingénieurs avaient rajouté un carénage à l'avant des locomotives pour fluidifier leur pénétration dans l'air. Comme le modéliste que je suis devenu a été fou de trains, (TOC qui lui est passé), je puis vous dire que l'Europe des amateurs de trains-jouets dont ceux, pourtant Allemands, de la marque Märklin a tellement aimé cette locomotive que les exemplaires ayant survécu à la guerre valent des fortunes.




en langage ferroviaire on dit "220" : le nombre des roues

François Gondran est conseiller pour l’architecture et les espaces protégés, coordonnateur du pôle architecture à la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, et voici ce qu'il écrit en 2015 :

"La géographie d’Arles, dernière colline de la vallée du Rhône avant la mer, donne à cette ville une géométrie singulière. Posée comme un caillou sur une plage, la ville est comme tangentée par des flux. Par le Rhône d’abord, qui va du nord au sud-ouest, mais aussi par ces fleuves modernes que sont l’autoroute au sud et la voie de chemin de fer à l’est. La construction de ces deux infrastructures a été facilitée par l’absence de relief des plaines de la Crau et de la Camargue. Ces voies ferrée et autoroutière sont comme aimantées par la présence de la ville historique. 

"La longue histoire de cette ville trouve elle-même son sens dans l’existence de ces flux. Depuis l’Antiquité, Arles est un port stratégique au débouché de la vallée du Rhône. L’autoroute, conçue durant les Trente Glorieuses, a repris pour son trafic Italie/Espagne le tracé de l’antique Via Aurelia. La voie de chemin de fer, quant à elle, a été décidée dès 1842, presque aux origines du développement du rail en France, pour relier Avignon à Marseille. Elle préfigurait l’emblématique ligne PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) et la ville a été choisie pour l’implantation d’un grand dépôt de machines et d’Ateliers généraux. 





la traversée de la friche industrielle par la voie ferrée

la voie ferrée a tranché sans complexe la colline qui supporte toujours la chapelle St Pierre de Moulèyres, au bout du cimetière des Alyscamps : voici la photo d'une coupe de la falaise, je vous assure que l'on voyait le crâne d'un squelette dégagé par la coupe de son sarcophage



le même endroit, avec à gauche le passage de l'aqueduc romain lui aussi coupé par la voie ferrée


"Alors que la nouvelle gare s’implantait juste au nord est de la ville, non loin de la dernière boucle du fleuve, les ateliers furent implantés à la sortie est de la ville, (vers Marseille et l’Italie), détruisant pour partie l’ancien cimetière des Alyscamps. Ces travaux sont venus trancher la colline du faubourg historique des Mouleyrès, dégageant ainsi de nombreux vestiges archéologiques qui constituent aujourd’hui une part importante de la collection du Musée de l’Arles antique (2). Ces ateliers ferroviaires d’Arles (machines, wagons, voitures), les dépôts des machines, les rotondes et l’atelier de chaudronnerie deviendront le premier employeur de la ville, comptant jusqu’à 1.800 ouvriers en 1920. Ces beaux bâtiments, couverts de vastes charpentes métalliques, ont été construits en deux campagnes, (1845-1865) et (1884-1899), puis l’activité est entrée en déclin à partir de 1960, jusqu’à la fermeture du site en 1984".

Combien de fois suis-je allé humer la mémoire de ces ateliers vides, après avoir médité aux Alyscamps, et pensé à Vincent Van Gogh passant quelques mois ici, et produisant des peintures pleines d'iris ; de sarcophages ; de cafés ; et de soleils !

que faire de ces ateliers devenus déserts ?


Je pratique un humour, que je reconnais douteux, quand je plaisante sur la théorie pourtant tout à fait réaliste de notre Président-ex-banquier, qui plaide pour le "ruissellement" : une "première de cordée" va investir, et comme Zeus le pratiquait avec sa pluie d'or sur la belle Danaé, voici que Maja reprend la légende à son compte : un journaliste pratiquant le même humour que moi plaisante, en disant qu'elle "voit tout en grand" :

article aussitôt suivi de ces lignes, qui traduisent le bon sens du Maire d'Arles, 

"tenant à sa mécène"



voilà donc la tour Luma

Martha a fait mieux que les Romains avant elle

elle a réveillé la petite Rome des Gaules !

veni, vidi, vici

Maja en Danaé, surpasse César en Arles

je vous l'avais bien dit !

demain : qui était Luc Hoffmann ? 

le papa des enfants... car il y en a d'autres !



PS (1) la rue Baudanoni, empruntée périodiquement par les Mercédès des Gipsy Kings...

https://babone5go2.blogspot.com/2018/09/vivre-en-arles-avec-egarcin.html

et puis quelques autres billets

https://babone5go2.blogspot.com/2020/06/le-gaulois-captif-darles.html

https://babone5go2.blogspot.com/2017/07/romains-de-luxe-en-arles.html

https://babone5go2.blogspot.com/2012/05/la-venus.html


PS (2) : la création de l'îlot rocheux de Moulèyres ("les moulins")




PS (3) : je crois (un peu) être la réincarnation de Quintus candidus benignus ! ! 

PS (4) : depuis juin 2020, tout a changé : le maire d'Arles est Patrick de Carolis, le célèbre ex-patron de France Télévision


c'est donc lui qui co-inaugure la fondation Luma le 4 juillet dernier

non, je n'ai pas acheté l'image à Alarmy, elle est donc surchargée !


ni celle-là



jeudi 17 juillet 2025

Le musée du costume arlésien ouvert en Arles ! (1)



Après cinq ans de travaux de restauration de l’Hôtel Bouchaud de Bussy, situé 16 rue de la Calade, entre la mairie et le théâtre antique, la maison Fragonard annonce l’ouverture d’un nouveau musée au cœur d’Arles le 6 juillet 2025.

 je vous montre où c'est cet Hôtel magnifique, juste derrière Saint-Trophime



avant

5 ans plus tard, c'est magnifique

La rénovation et la réhabilitation de l’Hôtel Bouchaud de Bussy a créé beaucoup de poussière en extérieur pour réaliser un travail d’ornement raffiné sur les façades de l’immeuble. Mais qu’importe la durée et les nuisances du chantier, le nouveau Musée de la mode et du costume a ouvert enfin ses portes au public le 6 juillet 2025 dans un écrin exceptionnel. Annoncée en 2021, l’inauguration a été retardée par la crise liée au Covid-19, durant laquelle l’entreprise a mis en pause la restauration de l’hôtel Bouchaud de Bussy. 



Fragonard en Arles au coeur de la ville antique

Situé en plein coeur de la ville antique d’Arles, l’hôtel particulier du XVIIe siècle était devenu, dans les années 1960, une clinique médicale, puis un hôtel dans les années 1980. Entièrement rénové dans le respect de son origine architecturale et historique, le bâtiment retrouve ses volumes des XVIIe et XVIIIe siècles. Connus notamment pour la réalisation du musée Yves Saint-Laurent à Marrakech, c’est le duo d’architectes Karl Fournier et Olivier Marty (Studio KO) qui a signé la réhabilitation et la scénographie du musée, « où se marient parfaitement l’enveloppe historique et leur talent contemporain, faisant écho aux collections de modes et de costumes qui y seront présentées, datant pour les plus anciennes de du XVIIe siècle » annonce la Maison Fragonard. 

le photographe Frédéric Combes joue un rôle décisif dans cettre affaire, et je me suis permis de reprendre ses photos, signées bien entendu

L’histoire de Fragonard qui commence à Grasse en 1926, lorsque Eugène Fuchs ouvre une parfumerie à l’enseigne de Fragonard en hommage au célèbre peintre grassois. De père en fils et de fils en petit-fils, les familles Fuchs et Costa développent l’entreprise. La fabrique de l’époque est désormais devenue une usine et s’étend sur trois sites différents qui restent toujours ouverts au public, où les visiteurs découvrent les secrets de fabrication de nos parfums, ainsi que l’histoire de la parfumerie. Dans cette saga familiale, viennent ensuite les femmes de la famille : Anne, Agnès et Françoise, qui ont rejoint très jeunes leur père aux commandes de l’entreprise pour assurer la relève et conduire la Maison vers d’autres horizons : mode, art de vivre et de la table, cadeaux exclusifs. Aujourd’hui, la Parfumerie Fragonard possède trois usines de production sur la Côte d’Azur (à Grasse et Eze), trois musées du parfum à Paris dans le quartier de l’Opéra et une vingtaine de boutiques dont l’une ouverte en 2024 à l’Aéroport Marseille Provence en plus de celle d’Aix et d’Arles. 


Le lieu d’exception invite le public à découvrir des espaces d’exposition sur mesure au cœur du bâtiment, dont une grande galerie au premier étage. Pour sa première exposition, intitulée Collections-Collection, le musée Fragonard d’Arles réunit deux collections situées aux extrémités de la Provence, de Grasse à Arles. Car l’histoire du projet réunit deux familles, fruit de la rencontre entre Odile Pascal, historienne du costume et du bijou qui a collectionné toute sa vie avec sa mère Magali des costumes arlésiens et Anne, Agnès et Françoise Costa qui dirigent la maison Fragonard. La collection de leur mère, Hélène Costa, avait initié la création du Musée provençal du costume et du bijou à Grasse en 1997. 

Juste avant le décès de Magali Pascal, les soeurs Costa s’étaient engagées à acquérir l’ensemble de la collection arlésienne pour lui donner un écrin d’exposition et un lieu de conservation, et faire vivre l’oeuvre d’une vie rassemblant l’histoire de la mode arlésienne dans tous ses aspects explique le dossier de presse de la Maison Fragonard.

 

« Cette fusion confère une richesse exceptionnelle à la célébration de l’histoire du costume du pourtour méditerranéen français et de l’histoire des textiles. À travers un parcours chronologique, cette exposition offre au public une vision générale de la mode en Provence depuis le XVIIIe siècle. Les costumes emblématiques, ou les pièces majeures des collections Costa et Pascal, prennent enfin place dans les vitrines de ce nouveau musée tant attendu » se félicite le parfumeur. 

Parallèlement, la maison Fragonard a invité Charles Fréger à créer pour le futur musée l’unique œuvre permanente, mettant en scène des Arlésiennes à contrejour.




la Vénus forcément à l'origine




voici la Reine d'Arles (la 2è à partir de la gauche) sous la houlette de la Vénus d'Arles enfin rentrée à la maison


dans la salle d'honneur de la Mairie



Le groupe Fragonard dont la gamme de produits dépasse largement le parfum pour couvrir les arts de la table, le linge de maison et la décoration, compte désormais sept musées avec celui d’Arles (trois du parfum à Paris et trois à Grasse avec le Musée du parfum, le Musée provençal du costume et la Villa-Musée Jean Honoré Fragonard fermé actuellement) et ils pourraient être regroupés dans une fondation.

Philippe Costamagna a été choisi par les sœurs Costa pour mener à bien ce projet indique Le journal des arts. L’historien de l’art, spécialiste de la Renaissance florentine, cumule le rôle de conservateur des musées et de directeur de la future fondation. Depuis 2006 et jusqu’en juin 2024, il dirigeait le palais Fesch-Musée des beaux-arts d’Ajaccio. Le musée du costume et de la mode Fragonard d’Arles sera lui dirigé par Clément Trouche, commissaire d’exposition et spécialiste du costume provençal. Clément Trouche est le responsable historique de la collection Pascal et lui-même collectionneur de costumes.

Clément Trouche chez lui à Arles (Crédit Andante de Barry). Comme tous les notables Arlésiens, il dispose d'un hôtel particulier, orné des figures des Romains les plus célèbres du temps où Arelate était la seconde ville des Gaules 

Clément n'hésite pas à inviter les Arlésiennes à domicile pour leur prodiguer quelques soins de coiffure

subtil décorateur, disciple de Narcisse, il se selfie dans ses miroirs dorés...

...et de sa fenêtre, il photographie la Reine d'Arles (sortie de chez-lui)-de-par-dessus

L’ouverture du nouveau musée vient enrichir encore l’offre culturelle de la ville, déjà bien garnie, notamment en matière de patrimoine historique et provençal avec les musées départementaux de l’Arles antique et le Museon l’Arlaten.

 Vous pensez bien qu'une pareille iunauguration a mobilisé toutes les Arlésiennes dans leurs costumes, photographiées par le Phototographe Combes qui sait parfaitement les faire sourire et les montrer en gros plan, que voici :


re-voici la Reine d'Arles et son staff

les Arlésiennes sont coiffées : raie au milieu, cheveux tirés en arrière, permettant de poser dessus un ruban. Dentelles couvrant épaules et poitrine, dégageant la croix du Christ portée de manière ostensible. Robe longue ensuite, même s'il faudra monter ainsi en croupe derrière un gardian






la coiffure complète comporte un chignon derrière supportant la coiffe par-dessus qui termine la jolie silhouette. La croix tenue par un ruban de velours noir autour du cou est encore plus mise en évidence. On chante : "Provençou e catouli...nostre fé, nostre fé n'a pas fali..."

ici sur son cheval blanc camarguais, l'Arlésienne remet en place ses fines ailes simulant son âme (d'Arlésienne) prête à s'envoler
 


Je puis dire sans aucune réserve à Frédéric Combes qu'il sait prendre des photos superbes et mieux sensibles : ses Arlésiennes qui lui sourient sont gracieuses et dignes de leur Vénus romaine dont elles sont les descendantes, ou plutôt "la relève". Il est le digne descendant de Lucien Clergue.






le Maire Patrick de Carolis apparait également, bien qu'il ne soit pas en costume d'époque

bien entendu, cravatte assortie, il a ouvert le bal de la Reine le 25 mai dernier lors de son intronisation


Frédéric Combes est incontournable comme vous voyez


la personnalité Illustre du Maire n'est pas sans émouvoir la Reine qui le prendrait bien comme Roi

...sauf s'il en est déjà ainsi ? ...

la relève est déjà prête au costume futur

comme la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Camargue est prête à devenir
un Etat souverain dans l'Etat souverain

allié à la nouvelle Corse souveraine, alliée à la Sardaigne sa voisine

...et la figure tutélaire de la doyenne d'Arles, faisant le pendant de la Reine de Paris dite "Hidalgo" l'Espagnole en titre, pendante de Manuel Valls le Catalan éconduit, sommé de créer l'Etat souverain de nouvelle Calédonie, dont il deviendrait de facto le Prince souverain, marié en grande pompe à la Reine-Canaque locale habillée de ses atours d'origine...

je vous présente Madame Rousset, doyenne des Arlésiennes

Nina Graillon est magnifique sur son cheval blanc



Jeanne Milla aussi

son sourire est irrésistible
(quand elle sourit à Frédéric Coulomb)

voici les deux jumelles arlésiennes
difficile de dire quelle est la plus jolie

ou elle ?

ou elle ?


ou Anais Touzelier


elle possède la Grâce...

elle est la Grâce ! 



quel que soit leur âge, les Arlésiennes sont malicieuses et gracieuses

je reconnais les préférer en vrai en costume, que visiter leurs seuls costumes au Musée du Costume

les journaux locaux ne voient souvent que la télé nationale : ils sont pris de doute devant la modernité parisienne, qui promeut les Drag-queens, les transgenres, la vulgarité, et la violence des banlieues devant la police submergée. 

faut-il perpétuer les traditions ? faut-il défendre la langue de Mistral ? faut-il conserver la culture catholique ? faut-il poursuivre la course camarguaise, avec des taureaux sauvages ? faut-il préserver la Camargue de l'invasion programmée de la mer ? faut-il déclarer la Ville d'Arles (qui est la plus grande des villes rurales de France) comme "Etat souverain", reprenant le statut Romain d'autrefois ? Faut-il rendre la vraie Vénus (cachée au Louvre) à l'Etat-souverain camargais ? 



les locaux disent NON à tous ces doutes existentiels

les femmes se sont depuis longtemps mises devant



...comme la Reine du Félibrige, qui poursuit l'oeuvre de Mistral.

de leur côté, les Mecs ne sont pas mal du tout



mais ce sont les femmes qui commandent


seul, le photographe Frédéric Combes a réussi à les infiltrer... un peu ! 

allez faire un nouveau tour en Arles ! 

visiter le dernier musée : 

Collections-Collection au Musée du costume et de la mode de Fragonard à Arles du 6 juillet 2025 au 5 janvier 2026


Ouvert du lundi au dimanche, de 10h à 18h30

Plein tarif 10€, tarif réduit 8€

Réservation non obligatoire mais conseillée via le site internet (pas encore ouvert).

16 rue de la Calade, 13200 Arles


quand je me souviens d'avoir été Arlésien, 
rue Baudanoni, 1976-1985

mes salutations à la famille Manaud



PS : je ne me lasse pas des photographies de Frédéric Combes

je suis devenu 0,1 K follower de plus





dans les photos que j'ai reprises en conservant la signature, j'ai enlevé le cadre noir qui me semblait superflu et un peu ... morbide...

contrairement à la logique ancienne française qui remettait à jour la Vénus d'Arles par exemple, la doctrine actuelle du Patrimoine consiste à ne rien faire qui puisse nuire à la conservation des ruines
le théâtre antique d'Arles reste ainsi avec seulement deux colonnes debout, alors que par terre subsistent des tas de vestiges qui débarraseraient les accès, en retrouvant leur place
je reconnais qu'il est donc sacrilège de toucher à quoi que ce soit du passé, même si l'on pourrait comme en Catalogne faire un peu de neuf avec du vieux ! 

en 1957, ils sont passés par là...autour de Picasso


je ne vous ai pas tout montré :

 la suite ... samedi ! 


PS : pour retrouver la rue Baudanoni, la première rue piétonne en 1984 :