une charpente métallique, et des verrières
ça ne brûle pas !
les étals, certes, eux, ils brûlent !
des planches sous le plafond
assez pour faire tordre la charpente en fer, faire ployer les poteaux, et casser la verrière
comme pour Notre Dame dont le toit en vieux chêne nécessitait des produits inflammables pour enflammer rapidement le bois, il fallait ici des produits inflammables pour tordre le métal
mais c'est un feu "normal". Il n'a pas de cause connue
l'enquête est en cours, les chercheurs cherchent, et ne disent pas ce qu'ils ont trouvé
"les enfants rouges" ont brûlé ! Encore une csse passant pour pertes et profits !
Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1982, le plus vieux marché couvert de la capitale a été ravagé par les flammes dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026, entraînant avec lui la disparition d’un lieu éminent du patrimoine parisien.
Situé entre la rue de Bretagne, la rue Charlot et la rue des Oiseaux, dans le troisième arrondissement de Paris, le marché des Enfants-Rouges existait depuis plus de 400 ans. Reconnaissable à son arcade en métal vert foncé et à sa typographie rouge, il offrait aux habitants du quartier et aux curieux de passage de quoi se ravitailler, ou se sustenter sur place au milieu des étalages colorés. Au matin du 12 octobre 2026 pourtant, les riverains se sont levés sur un spectacle en noir et blanc : toute la nuit, les pompiers se sont battus contre les flammes, ne laissant au petit jour qu’un triste tableau
à Paris, la ville lumière, le feu brûle un marché de métal
personne ne s'étonne, on ne s'étonne plus de rien venant de France
le feu brûle tout, les lycées, les facs, les poubelles évidemment, l'Hôtel de Ville de Limoges...
et ce marché
Construit en 1615 à la demande de Louis XIII dans un Paris en pleine transformation, ce marché est destiné à l’alimentation d’une population en pleine croissance. Poursuivant les efforts de son père, Henri IV, pour l’extension de la ville, il ordonne la construction du marché le long de la « rue de Bretainge ». Initialement constitué d’une halle en bois de chêne signée Perceval Noblet, maître charpentier du roi, le marché repose sur 16 piliers et une charpente abritant les étals alors réunis sous l’appellation « le petit marché du Marais ». Plus tard, à la fin du XVIIIe siècle, une nouvelle dénomination s’impose. En écho aux tenues d’étoffes pourpres portées par les orphelins de l’hospice voisin créé en 1536 par Marguerite de Navarre et fermé en 1772, le lieu prend ce nom encore bien connu des parisiens : le marché des Enfants-Rouges.
En mémoire des orphelins
L’appellation est charmante. Elle met un peu de rouge, symbolique, aux joues grises de la ville, en écho aux Blancs-Manteaux d’à côté qui désignaient des prêtres. Le terme Blancs-Manteaux est, à l'origine, le surnom donné à Paris de 1258 à 1277, à l'ordre mendiant des serviteurs de la Sainte Vierge en raison de la couleur de leur habit blanc. Après la suppression de l'ordre, ce surnom de « Blancs-Manteaux » est donné aux Guillemites, puis aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Ce terme s'applique aujourd'hui, à Paris, dans le quartier du Marais à une église, à une rue, à un ancien marché et à un théâtre. Il ne manque plus que le bleu royal, disparu, d’un Temple voisin, également disparu, et l’on aura la composition colorimétrique du drapeau tricolore : bleu, blanc, rouge. Ce rouge, à bien y réfléchir, était un peu stigmatisant, puisqu’il désignait le vêtement de ces orphelins, qu’on voyait arpenter le quartier situé alors aux confins de Paris. Mais du moins avaient-ils un habit sur le dos, par la grâce de la sœur de François Ier, Marguerite de Navarre, à une époque où les rois et les reines dispensaient de leur charité aux nécessiteux.
Les XIXe et XXe siècles voient advenir le nouvel essor de ce marché devenu, comme en atteste une série de peintures, dessins et aquarelles conservées au musée Carnavalet, un lieu très animé de la vie parisienne. Après son rachat par la ville de Paris en 1912, le bois s’efface au profit d’une structure métallique très en accord avec les goûts de l’époque, qui se complète d’une verrière laquelle, jusqu’à sa destruction par les flammes, constituait toujours le décor de ce lieu si atypique. Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1982, le marché des Enfants-Rouges conservait son identité, y compris cette arcade mythique à la graphie rouge.
D’enfants hébergés, il n’est plus question depuis longtemps. Le rouge est parti désigner plus à l’est une banlieue adulte qui brandit le poing fermé... et des feux d'artifice, parfaits pour mettre le feu partout !
Frédéric-Anatole Houbron (1851-1908). Le marché des Enfants rouges, rue de Bretagne. Peinture sur enduit frais sur carton, 1907. Paris, musée Carnavalet ©Musée Carnavalet
C’est un autre rouge, celui des flammes consumant les étalages, qui a mobilisé dans la nuit quelque 150 pompiers tentant de préserver les 1 000 m2 du lieu, en vain. La cause de l’incendie reste encore à définir, mais les dégâts ont pu être limités en contenant le feu sur le seul site du marché. Aucune victime n’est à déplorer, bien que l’intervention se soit déroulée dans des conditions difficiles, aux prises avec l’effondrement de la structure. La fameuse arcade, elle, a tenu face aux flammes.
le Président a immédiatement annoncé une loi spéciale
(comme pour Notre Dame)
pour reconstruire à l'identique, à condition que ce soit en chêne
(et que l'on pose des extincteurs)
Une longue tradition d’entraide, symptôme d’attachement à un lieu multiculturel
Les commerçants sont une vingtaine à avoir perdu leurs étals selon le maire de Paris Centre, Ariel Weil. Difficile de ne pas songer à leurs prédécesseurs, dans les années 1990, qui s’étaient mobilisés en faveur de la rénovation du marché face à la menace de destruction qui planait pour cause de vétusté. Cette mobilisation aboutit au lancement de grands travaux de rénovation qui, pendant six ans, transformèrent le site, offrant un local à de nombreux traiteurs et restaurateurs venus s’installer dans les années 2000. Un renouveau pour le marché redevenu un lieu de rendez-vous emblématique du quartier, un carrefour culturel où se mélangeaient à l’iode de Bretagne, aux arômes du Japon ou aux effluves du Maroc, les bavardages et bruits de couverts.
Bertrand Tavernier aurait été bien triste ce matin. Lui, le voisin de la rue Béranger qui s’était tant battu avec les habitants de ce quartier du Marais pour que le marché des Enfants-Rouges revive et rouvre ses portes en l’an 2000, après de nombreux travaux. L’un des plus vieux marchés couverts de Paris était déjà un survivant, un miraculé. Au début des années 1980, dans un épilogue tardif au tout-automobile pompidolien qui avait défiguré Paris, son maire, Jacques Chirac, avait eu le projet d’en faire un parking. Antienne qui datait de ces années 1960 où l’on voulait raser le Marais et ses hôtels particuliers mais croulants.
André Malraux, grâce à la loi de 1962 sur les secteurs sauvegardés, avait contribué à sauver ce Vieux Paris en péril. Un nouveau classement de la zone du vieux marché très mal entretenu allait le sauver à son tour en 1982. Mais plus de quinze ans seraient nécessaires pour que son successeur à l’Hôtel de Ville inaugure l’un des rares marchés couverts de la capitale. La mode en était revenue. Les Enfants-Rouges étaient l’équivalent pré-bobo du marché Saint-Germain, la plus antique foire de Paris, qui avait connu une seconde vie quatre ans plus tôt en 1996.
Les illustrations d’un certain Hourdon dans les premières années du XXe siècle témoignent d’un lieu éminemment populaire de l’Est parisien. Avec le temps, entraîné dans le déclin de son quartier du Marais, le marché avait connu l’étiolement. Dans son célèbre Assassinat de Paris, en 1977, l’historien Louis Chevalier évoquait son abandon. Sa survie ultérieure témoignait de la résistance d’un quartier qui portait du reste ce même nom pittoresque des Enfants-Rouges. Un marché donne une âme à une ville ; à Paris, c’est à un quartier qu’il peut donner consistance, voire son identité. Il était devenu un emblème du Paris à visage humain, un lieu de bouche multiculturel, signalé désormais dans les guides touristiques.
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Pour que ces Enfants ressuscitent, il faudra de nouveau "remettre le couvert".
https://www.youtube.com/watch?v=-Xwfw58rVv0
Paris mal géré ?
https://www.youtube.com/watch?v=fKVT3m-WEfA
une ceinture ferroviaire dort autour de Paris depuis 90 ans
https://www.youtube.com/watch?v=fKVT3m-WEfA
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