vendredi 11 octobre 2019

Le MNAT au Port



Nous avons bien fait de ne pas nous rendre (une fois de plus) au museu nacional arqueologic de Tarragona : mnat : il subit cent ans après son ouverture des travaux de restauration, et les pièces principales ont été déménagées au Port, dans l’un des bâtiments qui bordent les quais, précisément le Tinglado 4, face au musée maritime. Beau décor de photos, belles pièces monumentales, toutes les statues trouvées dans les fouilles sont là, ainsi que les plus belles mosaïques, dont la Méduse : on se croirait revenus en arrière, quand Tarraco cherchait à ressembler à Rome.











Comme aurait pu dire Napoléon, huit siècles d’histoire romaine nous contemplent !

Ouf, sont rassemblées les deux statues (sans tête) qui ornaient le frigidarium de la Villa del Munts (où elles manquent ce qui est fort dommage, pourquoi ne pas alors exposer sur place des copies en résine ?) : il y a Hygia, forcément, on se lave pour l’hygiène… et à côté, Eros, comment donc révérait-on Eros (en petite tenue) dans les bains ? Pour nous conforter dans nos mauvaises pensées, Priape n’est pas très loin avec un organe masculin … démesuré. Je comprends mieux le machisme des conducteurs catalans qui me font des queues de poisson sur l’autoroute, sous prétexte que je respecte les 120Km/H prescrits : ils ont le complexe du falus-plus-grande, on comprend mieux d'où ils tiennent cet héritage romain !


de gauche à droite : Esculape ; puis Eros, et Hygia



conducteur catalan moderne


J’apprends qu’il devait exister à Tarraco une statue monumentale d’Auguste, dont on a retrouvé seulement le quatrième petit doigt du pied gauche… énorme en proportion. De même, une statue équestre en bronze grandeur nature, dont on a retrouvé …un pied du cheval.















Les figures de bronze me fascinent toujours, parce que je serais bien incapable d’en fondre une deux mille ans plus tard : la pièce principale du musée est là : c’est un petit  bronze d’une qualité fantastique, que les locaux nomment « el Negret ». Jamais on n’oserait utiliser un qualificatif pareil en France, ce serait discriminant, voire insultant … En pratique son plateau sert à soutenir une lampe. D’où le sous-titre : « lampadaire antropomorphe ». Il est présenté comme un « esclave éthiopien ». Il a plutôt l’air d’un pygmée assez âgé, mais je dis ça, je dis rien, les archéologues officiels ont toujours raison, en tous cas ces dames habillées en infirmières sont fascinées par sa contemplation minutieuse. Il est démontable, la tête s’enfilant sur le corps. Va savoir pourquoi, les spécialistes se sont amusés à en faire une copie 3D, comme le fait mon ami René ? L’avantage, j’ai trouvé, c’est de pouvoir rétablir les yeux, qui remis en place lui donnent une toute autre contenance, on dirait du coup un vrai mec. A l’époque, ce devait être d’un dernier chic pour ces Dames-Patriciennes de posséder des pygmées (mâles) comme esclaves, pour faire le ménage, allumer les lumières, préparer les bains, vous gratter le dos …etc… autrement chic que posséder un caniche, voire un guépard, fût-il apprivoisé !






Euterpe

contrairement aux apparences, c'est un patricien (de sexe masculin)


Ce n’est pas tout, une  magnifique conduite d’eau en plomb, avec la superbe marque de fabrique de la firme Pont à Mousson de l’époque. Ces romains me fascinent, ils avaient tout inventé (ou presque) à côté est exposée une plaque d’égoût… en marbre de Carrare !






Le MNAT est beaucoup plus chic que le musée du Port en face

Il ne fait pas de cadeau !

Jaume & Toneta, connait pas !

Il nous a fallu payer l’entrée, tarif majores

Quatre Euros, ça valait vraiment le coup !


naturellement, j'ai craqué devant cette petite Vénus



PS : en mai 2011, j'avais publié :
http://babone5go.blogspot.com/2011/05/taarraco-i-laigua.html

et j'ai retrouvé les photos de la visite du musée archéologique














vu de dos bien malin qui dirait si c'est Eros ou Vénus ?




un Salute à Romus & Romulus



et un petit bout de canal, pour la route !



Voici clos, avec un anniversaire

 les douze billets de nos aventures catalanes


pas évident de trouver des lauriers roses... blancs !

c'est le retour ...

... c'est pas beau que loin :

la preuve demain !