mardi 6 août 2019

Ravaut peint Valcabrère !



En ce moment, nous qui évitons les bouchons sur les autoroutes des vacances, restons dans notre Comminges favori : continuant d’explorer nous découvrons des détails nouveaux sur les lieux qui nous entourent. Cela fait dix fois que nous visitons Saint-Just de Valcabrère, il faut dire que tout dépend du guide, et cette fois c’est Philippe Andreoli qui nous accompagne. Il est l’auteur « des origines de la tradition », un livre que vous pouvez trouver facilement sur internet, et qui curieusement nous donne les clés de l’implantation de St Bertrand ; Saint Just, ça nous en avons l’habitude. Mais pas que l’on ajoute Montmaurin : figurez-vous que les principes de l’orientation sont les mêmes, avec le cardo et le decumanus que nous avons appris à l’école primaire, plus … tous les détails qui font les petits et grands plus… !

A Valcabrère donc, il faut bien un guide pour nous rappeler la venue (présumée) ici d’Hérode Antipas, et de sa femme Herodiade, elle-même responsable de la mort cruelle de Jean-Baptiste par sa fille Salomé, tous évènements  représentés sur les stalles de Saint-Bertrand. Parmi les 7 collines qui entourent st-Bertrand comme les 7 collines entourant Rome, il y en a une qui abriterait le tombeau de l’illustre Herodiade, encore faut-il le trouver ce que je vous souhaite ardemment à vous amis chasseurs qui parcourez ces bois en tous les temps possibles et imaginables !

un binôme mère-fille séduisant et infernal, pauvre Jean-Baptiste ! par Paul Delaroche


Et voici que toujours poussé par Philippe Andreoli je découvre le peintre  René-Henri Ravaut, né à Paris le 23 mars 1854 et mort en 1917. Il est l'élève d'Ulysse Butin et de Jean-Paul Laurens. Il obtient une médaille de troisième classe au Salon de 1880. Son atelier était situé au 18, rue Brunel à Paris. Il peint des scènes religieuses, et deux vous nous intéresser :

Raimond VI comte de Toulouse, l'excommunié 1156-1222, 1889, située dans le grand escalier du Capitole de Toulouse. Et les funérailles de Saint Bertrand de Comminges, vers 1890, huile sur toile, musée des Augustins de Toulouse. Je pourrais en rajouter une, le titre en parait anodin : une scène de nu dans une barque, mais j’imagine (mon imagination déborde) qu’il s’agit de mieux encore ! !

alors, c'est son sarcophage découvert à Saint-Sernin en 1998... ou pas ?

Nous sommes donc au Capitole de Toulouse, attendris par le comte Raymond VI qui, tolérant, tolérait les Cathares voisins. Raymond VI, mort en 1222, et excommunié par Rome justement pour protéger les cathares persécutés par les armées du Nord lancées contre l'hérésie au début du XIIIe siècle.

Et où Ravaut représente-t-il le comte excommunié ? A cent kilomètres de Toulouse, à Valcabrère justement, dont les spécialistes que nous sommes devenus connaissons par cœur le portail d’entrée situé au Nord. On reconnait bien les personnages à gauche : Saint Just. A droite on voit face Pastor à droite, et Sainte-Hélène avec sa croix à gauche. Ravaut imagine que le Comte se réfugie au milieu des pélerins pour méditer sur l’injustice des puissants de l’époque, dans ce lieu dont nous apprécions la signification oubliée..


Je m’aperçois que toutes ces informations sont très denses :  j'attendrai demain pour vous montrer l’autre tableau de Ravaut… sans oublier le nu déjà évoqué, qui me fait penser à Marie-Madeleine atterrissant aux Saintes-Maries, lieu de vacances qui nous est cher !

achetez le bouquin de Ph.Andreoli !


et visitez Valcabrère !




à demain pour les funérailles !

1 commentaire:

  1. Merci mon ami de nous faire découvrir notre Comminges et ces merveilles-
    Je te contacte rapidement pour te faire découvrir d'autres découvertes sur Marignac et Géry

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