vendredi 2 août 2019

La renommée de Ducuing... à vendre !



… pour trois fois rien !

Evidemment je connais Paul Ducuing, pour son monument aux morts de Saint-Gaudens. J’avais rédigé en son temps un billet sur lui, en montrant quelques œuvres, dont une victoire : https://babone5go2.blogspot.com/2014/01/paul-ducuing-sculpteur.html

Occasion rarissime, je trouve la dite Victoire rebaptisée Renommée… à vendre … prix rabaissé … chez Monsieur Berthelot ... pseudonyme Bozzarts …  à Bordeaux !

un coup de voiture … elle est dans la malle ? ?




Voici le commentaire de Monsieur Berthelot : « Cette allégorie mythologique de la renommée, de la réussite et du pouvoir  est présentée sous les traits d'une jeune femme svelte,  voluptueuse, à la  gestuelle  souple, gracieuse et légère.  Un pied sur le monde, elle présente, bien haut dans sa main droite, la couronne de laurier, symbole d'honneur et de réussite, qu'elle posera sur la tête des personnages glorieux , et puissants de ce monde qu’elle parcourt à tire d'ailes. Elle est en mouvement, les ailes dépliées, elle a tant à faire, le monde est si méritant » ... 

La renommée est à l'origine une divinité grecque allégorique personnifiant le caractère de la reconnaissance publique ou sociale. Elle est aussi connue sous le nom de Pheme ou Fama.

























« La renommée est une divinité ailée, fille de Gaïa possédant de nombreux yeux et de nombreuses bouches, lui permettant de prendre connaissance des secrets des mortels et de les divulguer. Ces caractéristiques en faisaient une divinité crainte et respectée. Elle est la messagère de Zeus ou la subside d'Hermès, ce dernier trait a surtout été utilisé par les Romains qui ont répandu et complété son caractère ».





Paul Ducuing, fils du pays toulousain …disciple de Falguière ...

Fils d'agriculteurs, Paul Ducuing entre en 1886 à l'École des beaux-arts de Toulouse dans les ateliers d'Alexandre Laporte (1850-1904) et Henri Maurette (1834-1898). Boursier de la ville de Toulouse, il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers des sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié. Après avoir eu de nombreuses commandes officielles, pour lesquelles il obtient des récompenses, il devient directeur des travaux de biscuit à la manufacture de Sèvres de 1919 à 1927. Le 8 juin 1922 à Paris, il épouse la comtesse Françoise de Simard de Pitray, petite-fille de la comtesse de Ségur et veuve d'Antonin Mercié, sculpteur

Cette grande sculpture  d'inspiration néoclassique est  d'époque art nouveau ; la déesse y est magnifiquement représentée. Les formes sont fines, élancées, et élégantes. La coiffure est sophistiquée et rehausse à merveille le joli port de tête et le visage digne  !       



Mensurations :  3.3 Kg , H : 42cm , prof : 18 cm , larg  : 23 cm , socle 10cm X 10cm


elle a bien sa place ... à Bordeaux ! 




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