vendredi 31 mai 2019

Biblioteca Museu Victor Balaguer (1)


Vilanova i la Geltru possède un museu del ferrocarrils (1). Un Museu romantic, dans la villa Can Papiol, demeure bourgeoise d’une famille aisée du XIXèS… et le musée Balaguer. Il faut se donner du mal pour visiter car la ville est bondée de voitures, infernal de garer la sienne, une place se trouve miraculeusement libre dans le parking Carrer de la Llibertat, et le robot me demande de saisir mon numéro minéralogique pour bien prouver que je suis moi… le temps de payer avec la carte bleue, j’ai droit à 2 heures 39 mn ce qui nous permettra de déjeuner de l’habituel et délicieux bocadillo-jamon et d’une blonde Estrella.




Victor Balaguer est politicien et écrivain. Je trouve dans sa bibliothèque sa signature d’une histoire de la Catalunya en trois volumes. En 1884, il fonde son musée, une Biblioteca Museu, réunissant les curiosités artistiques de l’époque en peinture ; sculpture ; art du Japon, de l’Egypte, céramiques… sans omettre une bibliothèque de 25000 volumes, soigneusement engrillagés.



L’un des premiers musées du XIXèS, combinant collections originales et esthétique





Comme il existe un dépôt du musée du Prado, les signatures sont célèbres en commençant par les artistes locaux comme Santiago Rusinol dont la collection est visible à Sitgès, et qui, surprise,  présente une rue de Rouen ! Mais il y a aussi Ramon Marti Alsina ; Ramon Casas ; Isidre Nonell, Joaquim Mir ; Xavier Noguès… ainsi que El Greco ; Ribera, Goya, Rubens ou Van Dick.




Vous devinez que je suis attiré par les sculptures de la salle d’entrée, notamment la Bellesa dominant a la força. Vous savez que trois piliers gouvernent nos actions : la force, la sagesse et la beauté : voici qu’ici, la beauté a décidé de dominer la force : une meuf qui pèse à peine 50Kg dompte le lion ! Le sculpteur est Venanci Vallmitjana (1830-1919). On peut admirer une épreuve en terre cuite, et le modèle en marbre où la Bellesa arbore un profil grec parfait, le nez bien dans le prolongement du front. J’adore le titre catalan : la dona que sotmet un arrogant lléo. Le lléo en question parait se laisser faire comme un gros chat, à qui sa maitresse gratte la gorge. Nombre d’entre nos messieurs prendraient bien la place du lléo, non ?








Dans un autre genre Lucrécia morta est certes défunte, mais conserve des traits et une poitrine bien fermes, elle ne doit pas être morte depuis longtemps ? Le maestro est Dami Campeny

on devine Cléopâtre à gauche


Comme il pleut averse dehors, nous restons un moment dans la bibliothèque … vide : je parcours à hauteur d’œil les rayons, avec beaucoup de titres français, dont Victor Hugo qui a dédicadé une photo à Victor, son homonyme prénominial.







Un titre me frappe forcément : un dénommé Verville a écrit :

Le moyen de parvenir

Il n’est peut-être pas trop tard ?

Il faut que je me le fasse prêter !



la suite : a la mañana


PS (1) Cléopâtre au musée Balaguer : 

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