vendredi 22 mars 2019

Je vole !

En m'offrant mon premier drone pour Noël, mes généreux donateurs savaient très bien ce qu'ils faisaient : m'inoculer un virus (de plus), me donnant envie d'avoir envie (oui c'est du Johnny !) : finalement tout le monde en a conscience : le bonheur n'est pas uniquement de consommer, mais d'apprendre : maîtriser un sujet de plus, maîtriser une nouvelle technologie : comme piloter un drone moderne. Car un drone moderne est un appareil (chinois) bourré de technologie : le mode d'emploi compte 350 pages ! Il ne faut d'ailleurs pas dire : "drone", mais quand vous passez vos examens (car il faut un permis de conduire) vous apprenez que l'on dit "aéronef civil piloté à distance". Et le pilote, c'est vous !  On ne dit pas pilote, mais télépilote ! Et il vaut mieux savoir conduire ! Interdit au-dessus des agglomérations ! Interdit au-dessus des personnes, (même s'il s'agit de la famille) ! Interdit de nuit ; autour des centrales atomiques, et des aérodromes ... où volent d'autres aéronefs ! 



De même qu'il y a un permis de conduire, il y a aussi une immatriculation... mais les deux sont étonnament ... gratuits !



En fouillant sur internet, j'ai vite compris que le drone dont j'avais envie était le DJI Phantom, mais il existe de multiples versions de cet appareil, qui s'est amélioré avec le temps, avec des prix qui commencent à plus de mille Euros pour un appareil neuf. Que choisir ? LeBoncoin vous offre la possibilité de savoir ce qui est à vendre dans votre coin, et un Phantom 4, le dernier sorti, était proposé d'occasion, tout près. Démonstration, démonstration impressionnante... vais-je parvenir à dompter l'engin ? Je me réponds non avec regret-et-lucidité. Un modèle moins sophistiqué mais qui n'est plus fabriqué me semble à portée : le Phantom 3 Advanced, advanced car il revient à la maison tout seul. Il s'est donc repéré comme un grand grâce à son GPS avant de partir (il faut l'aider un peu quand-même). On peut afficher sur l'écran la carte et la photo satellite du point de départ. Et en appuyant sur RTH, return to home (les chinois parlent anglais pour se faire comprendre des acheteurs non chinois)... il revient tout seul à la maison. Mais pas sans une procédure : vous le faites monter mettons à 50 m d'altitude, pour qu'il ne trouve pas d'obstacle lors du retour. A cette altitude ne volent que les buses, il y a tout de même un risque ! Puis il se dirige face à la "maison". Enfin il atterrit (tout seul) en se laissant descendre à la verticale ! Spectaculaire ! ! 

Je repère donc une annonce, et tombe sur un vendeur-jeune-apprenti qui travaille comme cuistot (ça pour le revenu et l'essence de la voiture) et qui en même temps poursuit ses études dans la COM (dans la COM il produit des vidéos prises depuis son aéronef piloté à distance justement, aéronef qu'il vend pour s'acheter le dernier modèle). Chapeau Maxime, qui est né... à Saint-Tropez ! Non seulement je lui achète son appareil. Mais je lui demande quelques heures de coaching. C'est comme cela que je me retrouve sur un stade, dégagé de tout obstacle sauf les poteaux de rugby, longtemps que je n'avais pas foulé de pelouse !

je suis sérieux : nous sommes dans une zone jaune autorisée, le rouge est interdit




en pratique mieux vaut un écran plus grand : je viens de me commander un 9,7", je vous montrerai

Ce matin, beau temps, je découvre ce que voient les oiseaux : à terre, la vue est limitée par les arbres, l'horizon, la platitude. A cinquante mètres, le point de vue change : les Pyrénées apparaissent, les monuments, la ville, les routes, étonnant !





je deviens un oiseau

drôle d'oiseau ?

je vois le paysage autrement....

d'en haut !



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