vendredi 15 mars 2019

Henner, l'Alsace et le peintre des rousses

Ainsi donc, Lalyre avait un inspirateur, un Maître-ès-naïades : l'alsacien Jean-Jacques Henner. Facile d'admirer ses oeuvres, Paris héberge un Musée Henner, 43 avenue de Villiers, 17ème.  Une superbe maison bourgeoise, à vrai dire ancienne propriété d’un autre peintre et grand décorateur, Guillaume Dubufe. Henner n’y a jamais vécu, son atelier, qu’il partageait avec le peintre Pierre Puvis de Chavannes, se situait à Pigalle. Trois étages du musée, rénovés en 2008 pour lui rendre un aspect aussi proche que possible de celui qu’il avait au XIXè siècle, sont consacrés à l’œuvre de Henner. 



comme on pouvait l'espérer, une verrière éclaire le dernier étage


Comme nombreux artistes de cette époque, Jean-Jacques né à Bernviller en mars 1829 commence à peindre en Alsace, et est couronné en 1858 du prix de Rome pour son Adam et Eve trouvant le corps d'Abel qu'il décrit ainsi : -« Mon Abel est couché tout le long, sur le premier plan. Ève à genoux s’élance vers lui Adam lui semble plutôt reculer, car il a deviné tout de suite, tandis qu’Ève pourrait encore douter. »



Comme c'est encore le cas, Henner peut donc séjourner à la villa Médicis, et restera en Italie six ans, jusqu'en 1864. C'est alors qu'il s'installe à Pigalle, et se fait reconnaître par son tableau l'Alsace, elle attend, peint en 1871 après la défaite. «La France tout entière reconnut dans cette figure la personnification de l’Alsace perdue", et ce tableau assura la popularité du peintre.



















Henner entretient des liens constants avec sa région natale, où il retourne chaque année malgré son annexion par l’Empire allemand en 1871. À partir de L’Idylle exposée au Salon de 1872, aujourd’hui à Paris au musée d’Orsay, l’art de Jean-Jacques Henner devient emblématique par ses représentations de femmes rousses, nues, situées dans des paysages à peine esquissés comme Les Naïades, L'Églogue ou encore sa Nymphe endormie.

Voilà l'inspirateur de Lalyre 

que je vous avais promis !

« On a dit qu'Henner est le peintre des blondes : des rousses surtout. Son goût pour le roux, c'est-à-dire pour la lumière, traduit jusque dans la façon dont, en certaines natures mortes, il s’est plu à peindre des chaudrons de cuivre d’une étonnante réalité, l’entraîne tout naturellement à choisir pour modèles, lorsqu’il fait un tableau, les filles rousses pareilles à celle de Titien, dont les cheveux incendient la toile. »


Mélodie du soir

le dos de Byblis

la femme au divan noir est à Mulhouse

elle, c'est Solitude !

Liseuse, Orsay


je vous ai promis les Naîades !







séance de dessin dans la salle des naïades, le dos au tableau, il faut regarder le modèle



j'ai retrouvé une modèle, chez Sonia Rikel !


il y a également des Messieurs (il fallait bien s'exercer à peindre Abel)


allez admirer en confiance !


il y a des paysages


de belles vues de Paris


peut-être ne vous attendiez-vous pas 

à ce que ce soit ce tableau :  Idylle ?


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