mardi 2 septembre 2014

Tibiran 2

la publication de Bailhache Marcel

hommage à l’ingénieur



Je ne retrouve pas grand-chose sur cet ingénieur : étudiant les aqueducs de Fréjus, citant les lois d’écoulement des canaux et la formule de Bazin, il étudie en 1970 les sources de l’eau de St Bertrand, et publie un travail sur l’aqueduc, remarquable par ses détails, et illustré de photos en noir et blanc. Voilà une trace parfaite, qu’il suffit de suivre ! Comme je tente de le faire (quel encouragement), il joue un rôle de composition, se mettant dans la peau de l’ingénieur romain chargé de la construction ! De l’archéologie reconstructrice !


Voyez l’allure de la prise d’eau il y a quarante ans : nous sommes dans une prairie, le puits artésien ressort du sol comme une casemate enterrée pour la chasse aux canards dont seule émerge la lucarne au sommet. Les vestiges du canal sont enherbés. C’est mieux que le chaos actuel provoqué par les vaches ! les vaches !

Le parcours précis est reconstitué, même si mon agrandissement est un peu flou : le tracé de l’époque se met le plus possible à flanc de colline. Quand il faut franchir une dénivelée, on crée un mur en appareil encore grossier, et on monte le canal dessus. Quand la longueur l’exige, on crée des arches comme à Fréjus, où Marcel (toujours Bailhache) a reconstitué également le parcours. On comprend que plus tard, les agriculteurs aient fait tomber le mur quand il était plein, et faisait obstacle à l’écoulement des eaux de leur pré. Et puis tous ces matériaux constituaient une carrière tentante pour créer les nombreux bâtiments actuels.


le puits artésien romain en marbre de St Béat
ça n'a pas changé depuis 2000 ans !









Quand on doit passer un aplomb, on creuse un tunnel, et en voici l’allure, toujours la même dans tout le monde romain.


arches Brenguier à Fréjus













































le même à Fréjus

Et à l’arrivée, on construit un château d’eau, pour assurer la cote permettant la pression dans les conduites de plomb. Et pour donner du volume suffisant, pour  assurer la distribution durable dans les thermes.

si vous ne voulez pas mourir idiot

voici un bon exercice de vacances

(pour les seniors prenant leurs vacances en septembre) :


Saurions-nous être à la hauteur d’un ingénieur romain ?



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire