samedi 5 juin 2021

à L'Océan


Je vous l'ai déjà dit : on ne dit pas "la mer", on dit "l'Océan" : la mer c'est la Méditerranée, pleine de touristes ; de mazout, et de plastiques, ici on n'aime pas. L'océan par contre c'est l'Atlantique : l'horizon au loin donne sur l'Amérique. Au sud, c'est le pays basque. L'océan est grand, des poissons vivent dedans, dessus, on peut naviguer, au moins on peut surfer. Bref, c'est mieux ici que là-bas : mieux encore, on peut regarder les surfeurs (tenter de) surfer, en sirotant un drink à la terrasse de Nina, à Capbreton. Le top !




Ici, on pratique la marche, mieux encore, le vélo est devenu à la mode, mais pas n'importe lequel : le chic (car il faut pratiquer "le chic") est de disposer d'un gros vélo avec de très gros pneus qui permettent de rouler sur le sable (pour les rares fois où l'on roule sur l'estran). On dit un "fat bike" ! (1) Comme le vélo va être très lourd, le chic est de disposer d'un moteur électrique, le plus chic étant de l'avoir caché dans le pédalier. Avec cet engin, on affiche sa classe en prenant l'apéro chez Nina, en regardant les gens qui marchent à pied, et les surfeurs qui se gèlent dans leur combi en attendant la vague.







un tel flat-bike prend tout son intérêt sur la plage



 il doit être équipé pour transporter la planche 



le moteur électrique démarrant en côte pour escalader la dune




ou alors, on roule à marée basse sur l'estran mouillé


cette parenthèse vélo fermée, on peut aller chez Nina









Les puristes (dont naturellement je fais partie) eux marchent à pied, avec des chaussures de sport, et séjournent dans les sites naturels, pendant les périodes de morte saison, pour éviter les estivants du prochain été, limitant promiscuité et contact, comme si la pandémie durait ... sait-on jamais ?.

Il faut pour cela marcher dur, escalader la dune, la redescendre, ne pas bouger malgré le vent violent et glacé, souffrir donc pour admirer l'Océan dans toute sa puissance. 

personne... il fait trop froid !









la plage a disparu ; aucun surfeur, aucune meuf pour vous mater, aucun intérêt !

deux maso hument les embruns, habillés de rouge pour être repérés des secours

les secours arrivent, mais leur présence (rassurante) est inutile : personne à sauver (cette fois-ci)



la marée haute, la plage est toute étroite


comme si les vagues allaient m'anéantir




les vagues ont l'air au poil pour surfer ?






rien à manger, rien à boire... même pas un tire-fesse : il faut remonter

à pied !


seules les plantes basses résistent au vent




tout ce chemin pour rentrer !



tout ce long chemin pour rentrer

l'Océan, c'est grand

et c'est crevant !


PS 1 : la dernière fois chez Ducamp : 19 mars 2020, oui, quatorze mois sans Ducamp !



PS 2 : le lendemain, soleil, il fait beau, mais l'air est frisquet au bord de l'eau

marée basse, la plage a grandi





l'école de surf fonctionne adonf !

il faut répéter au sol les gestes futurs

et puis on va dans l'eau, tous à la fois







une grande partie du temps consiste à transporter la planche







les poètes eux se contentent des liserons des sables







PS (1) les plages des Landes en fat bike :




PS (2) j'ai trouvé pour vous ce rare engin (armoricain)

boober B'Cloo fat bike : 

de manière surprenante, il est importé par boubicO à Perros-Gueirrec


qui vend également ce pliable écologiquement pur :





vendredi 4 juin 2021

Chez Nina à Capbreton



Ce n'est pas facile de circuler par ici : ou bien vous prenez l'autoroute, elle est littéralement envahie de camions gros-porteurs espagnols, qui bloquent deux voies en se doublant, qu'est-ce que cela sera cet été ? Les péages se suivent et se ressemblent. Ou bien les petites routes sont tellement étroites que la vitesse est limitée à 70 Km/h, et l'on roule à une moyenne de 60 Km/h. Dur dur de se rendre à Cap Breton, et de trouver la route qui mène chez Ducamp ... puis de trouver une place de stationnement ...

...sauf que Ducamp dispose d'une salle merveilleuse, entièrement ouverte sur la rue, mais pas de terrasse ! Les rares clients possibles sont donc alignés sur le trottoir, vraiment pas attirant !


même pas une seule place sur le trottoir !

Seule solution : poursuivre à pied, et rejoindre l'Océan (on ne dit pas "la mer").

on longe le canal, où le Tetris (de Bayonne) traverse la forte houle du goulet en cahotant


il faut chercher les terrasses, seules à être autorisées, mais celle du Grand Large un  peu plus loin, où nous avons nos habitudes est pleine !




on s'arrête donc chez Nina, le restaurant est plein...

... reste le coin adjacent réservé aux tapas


Une famille manifestement du coin prend des Martini, signe qu'ils en sont à l'apéro, mais pas au restau !

Nous trouvons des sièges sur le rang à côté... miracle... 

... ils partent déjeuner dans leur villa Art-Nouveau !


Vous avez comme moi repéré les éperlans : ce sont les boquerones de Catalunya ! 

je veux !


les dames prennent des tartares de saumon

l'avantage des tapas est que l'on peut s'asseoir, le restaurant plein

on vous sert une assiette délicieuse

 c'est moins cher qu'au restaurant, bien que l'on y soit, au restaurant !

le coté restaurant est plein comme un oeuf

Nina veille à ce que les flâneurs s'asseoient... et consomment :


à la demande générale, j'ai agrandi Nina, qui dit à la dame : -"asseyez-vous là-bas, Madame" ! 



le bonheur est de voir l'océan

en déjeunant (et buvant)

nous sommes maintenant quasi au premier rang


nos contemporains sont sortis indemnes du covid



nous restons très sérieux

respectueux des réglements, et méfiants des variants :

on remet son masque après déjeuner :

le virus n'aime pas le vent, ni les éperlans

c'est marrant, de se retrouver devant

l'Océan !

vous avez reconnu Annelise Hesme
la série télé : l'héroïne infirmière ! 

... chez Nina à Capbreton !

jeudi 3 juin 2021

Premier restau dehors à Urrugne

Quatorze mois sans manger au restau ! C'est long, non, pour la cuisinière ! Quand je dis "restau", je dois préciser "terrasse" : une terrasse est une cour couverte de platanes, c'est à dire à l'origine : "dehors". Le virus est un mec casanier, il n'aime pas l'eau. Il n'aime pas dehors, il n'aime pas le vent dehors. Il aime les ambiances confinées, les bureaux, les classes d'école, il faut bien le dire : les cellules de dégrisement des commissariats de police... et ... les ...hôpitaux....!  Pour le contourner, l'astuce consiste donc à se rendre là où il est mal à l'aise : les terrasses, dans la mesure où elles sont aérées. A ce propos, c'est sur les terrasses que l'on repousse les fumeurs : on va donc devoir déjeuner avec : personne n'a jamais dit si le virus aime ou pas la nicotine ?





Je me dis en allant à Socoa que l'on va trouver une terrasse au restaurant Alaïa où autrefois nous mangeâmes d'excellents poissons grillés. Las... le restau est fermé, la terrasse aussi ! Comment faire face ? Il suffit d'explorer, dans le virage, face au fort, après le pont sur l'Untxin, je trouve : le café de la Plage, il n'y a pas de plage puisqu'elle est de l'autre côté du boulevard Pierre Benoit, on s'en fiche, il y a une terrasse ! 



La cour plantée de platanes ayant l'inconvénient d'être sous la pluie quand il pleut a ainsi été heureusement couverte de ces plaques de polycarbonate qui si elles protègent de la pluie, créent une atmosphère de serre en plein soleil : on s'en moque il fait 14° dehors, donc sous la "verrière" si l'on peut dire. Les branches des platanes ont été contournées astucieusement et sont donc restées vivantes. Les rideaux latéraux sont relevés et créent ainsi les courants d'air qui indisposent le virus, et permettent de désigner le lieu destiné au repas de "terrasse-ouverte", conforme à la réglementation qui nous autorise ainsi que le taulier à déjeuner ce midi :

nous n'en demandions pas tant, 

d'autant qu'il existe des toilettes bien précieuses après un long périple :

bien qu'elles soient à l'intérieur, on est autorisé à s'y rendre !

L'ambiance n'est pas à l'accueil des bobos, ce serait plutôt le genre "ouvrier ", autrement dit "routier". Tous les gens normaux vous avoueront que c'est là que l'on mange le mieux, même si ce genre d'établissement a tendance à disparaitre ! Nous sommes arrivés en avance, une table est disponible, le bonheur !

La particularité du Pays Basque est d'avoir créé un style, de maisons basques à colombages, de couleurs qui se nomment le "rouge-basque" ; je n'oublie pas ni les espadrilles, ni le linge, ni les chants dans les églises, ni la langue bien entendu. Il y a aussi une typographie, on reconnait l'écriture basque à des lettres très jolies, comme dans notre menu basque, où le A est couronné d'un béret... basque !


Pour les dames, des croustillants de chèvre. Pour Monsieur, non seulement il y a de l'andouillette, mais elle est hors catégorie, une andouillette 5A ! Les frites sont faites maison, on en a la preuve car le cuistot a laissé la peau d'origine ! La sauce à la moutarde est délicieuse, et il me faudra non pas un mais deux demis de bière pour faire passer l'engin !



c'était un peu juste pour les dames, elles ont demandé des frites

Quatorze mois sans restau valaient bien le restau de la Plage !

à Urrugne !

la note reste bien modeste !

si vous passez dans le coin venez de ma part




j'adore ce coin






PS : la preuve !

https://babone5go2.blogspot.com/2013/09/maree-basque.html

https://babone5go2.blogspot.com/2013/09/ramuntcho.html

nous sommes à deux pas des villa Leihora & Lehen tokia

https://babone5go2.blogspot.com/search?q=leihora

https://babone5go2.blogspot.com/2012/09/lehen-tokia.html

plus chic le Café de Madrid à Guetharry

https://babone5go2.blogspot.com/2014/05/cafe-de-madrid.html

plus déroutant nos amis basques de l'autre côté ... quand peut-on s'y rendre ?

https://babone5go2.blogspot.com/2018/08/albaola-24.html

15 mars 2020 : dernier restau à Pasaia ! depuis, privés de restau ! on a fait face !

https://babone5go2.blogspot.com/2020/03/echappee-baye-de-pasaia.html


demain, ce sera (beaucoup) plus chic : 

on va chez Nina

à Capbreton !