mercredi 8 juin 2022

Ballade à Alès (1)











le plafond du hall d'entrée est joliment peint de scènes locales, 

l'artiste est Rémi Bonnaure de Salindres





le musée PAB proche montre d'autres vitraux au dessin semblable



Plutôt que laisser Monique repartir à Alès en Blablacar, il y a quand-même quatre heures et demie d'autoroute, nous avons décidé de l'emmener, accompagnée de bagages imposants, et d'aller faire un tour dans la capitale des Cévennes, de la sériciculture, de notre ami Pasteur, et du fameux train à vapeur de Saint Jean du Gard.

De suite je me précipite tant que c'est ouvert dans l'Hôtel de Ville (à partir d'un certain stade on ne dit plus "mairie") pour y contempler le fameux vitrail du fameux artiste local malheureusement disparu, pour les initiés c'est PBA, Pierre André Benoit (1921-1993), qui a légué son oeuvre au musée créé sur place. Il aimait Picasso, Cocteau, Arp, et cela se voit à ses dessins. Je découvre le vitrail aux hirondelles, et présente à côté celui que j'ai laissé à Sitgès, je n'avais plus de place dans la voiture, et il était cassé quoique facilement réparable, quand je pense au prix de 120€, j'ai fait une sacrée boulette en ne l'achetant pas : un collectionneur mordu regrette parfois quand il achète, quand il ne le fait pas il le regrette toujours ! 



Je salue respectueusement le polytechnicien Louis Leprince Ringuet, grand Officier de la LH, ainsi que la Caisse d'Epargne avec son service des coffres impressionnant ! La souriante dame du syndicat d'initiative m'explique que si elle est si jolie, (la Caisse d'Epargne) c'est qu'elle était la demeure de l'Evêque ! Il ne me faut pas longtemps pour trouver une maison de Maitre à acheter, gros travaux indispensables, mais le résultat sera royal !


les armes d'Alès : "champ de gueule au demi-vol d'argent"
autrement dit : une aile blanche d'oiseau, les armes du seigneur Bernard de Montalet
inhumé dans le choeur de la cathédrale


Tout près de là où nous résidons, Louis Pasteur est là pour nous rappeler qu'il débarqua de Paris à Alès le 7 juin 1865, il y tout juste 157 ans jour pour jour, pour identifier la pébrine, pire alors pour les vers à soie que le covid de nos jours. La solution : "le grainage cellulaire", (le grainage est la ponte par une femelle de 500 "grains" autrement dit ses oeufs) consistant à trier au microscope les oeufs atteints. Quand on pense que la région produisait 11.000 t de cocons en 1877, pour finir par disparaitre sous la concurrence étrangère et locale, le murier remplacé par la vigne notamment, on voit survenir déjà les débuts de la mondialisation !




Louis tient dans sa main gauche un bouquet de feuilles de murier, plein de cocons 
aujourd'hui, ne pourrait-on relancer la magnanerie pour re-créer la soie des Cévennes ?



à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, l'institut Pasteur diffuse un pdf de 11 pages 


sympa, la place de la Cathédrale en travaux promet un résultat superbe






on cultive ici le souvenir des Papes !


et celui des Mines


toujours grâce au zoom, je vois très bien Notre Dame des Mines surplombant la ville


profitant de mon passage à l'Hôtel de ville, je demande audience au Directeur de Cabinet de la Première Ministre pour me présenter :

hélas il reste à Matignon pour la Pentecôte !



la suite... demain !

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