mercredi 1 juin 2016

les vitraux Laurens Agde

C'est un château Art-Déco, une folie d'Emmanuel Laurens (1873-1959). Il se trouve à la tête d’une immense fortune provenant de son oncle, hérite de son père du domaine de "Belle-Île". Nous sommes à Agde, coincés entre l'Hérault, qui produit l'énergie électrique de la villa, et le chemin de fer qui relie la propriété à Paris.

Laurens entreprend entre 1897 et 1901 une construction étonnante, nommée depuis le chateau Laurens . Dans un cadre raffiné et théâtral, Laurens, passionné de littérature, mélomane et grand voyageur, mène une vie de dilettante pendant trois décennies. Il y a une femme derrière tour cela, une cantatrice pour laquelle il construira la salle de concert, Louise Blot avec laquelle il finira par se marier.

En 1938, sa fortune épuisée, il est contraint de vendre en viager le domaine et la villa, qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1959. Les années qui suivent sont marquées par une période d’abandon et de vandalisme : sans entretien, le château se dégrade, et le mobilier, toujours en place, suscite la convoitise de nombreux voleurs. En 1994, le domaine est acquis par la commune d’Agde, notamment pour sa situation « historique » dans le paysage de la Ville. Il est peu à peu reconstruit. 

En voici une partie des vitraux :

Les deux vitraux du salon du petit appartement représentent « La Mer » (1896) et « Les Cyprès » (1898-1899). Reprenant une thématique chère à l'époque, ils représentent la femme fatale, porteuse de séduction et de mort (la sirène du premier vitrail). 




émouvant le vieillissement de ces peintures, on croirait un Pompéi Art-Déco

la salle de musique  construite comme une chapelle








il faut y faire un tour et y écouter un concert :




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