samedi 13 février 2016

Jean-Michel Baylet au gouvernement :

Jean-Michel : le retour

Le rôle du Ministre Baylet nous passionne ici : ses parents sont illustres. Il s’agit d’une vieille connaissance. L’aménagement du territoire dont il a désormais la charge nous concerne dans nos projets complexes de fusion des 11  communautés de communes du sud de la Haute-Garonne. 

Je reprends intégralement la publication de Patrick Noviello et Laurent Dubois le 11/02/2016 dans le blog politique de Midi-Pyrénées :

« Ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales. Vingt-trois ans après son passage au ministère du Tourisme, Jean-Michel Baylet revient au gouvernement. Mais pour quoi faire ? A quoi va servir le ministre Baylet ? Réponse au travers d’un verbatim.

« Depuis des mois, Jean-Michel Baylet le répétait en boucle. Le président Hollande lui a promis le ministère de la Défense. Hier encore, mercredi 10 février, l’agriculture était une hypothèse. En milieu d’après-midi, Stéphane le Foll confesse à un parlementaire : « c’est dur mais je ne vais pas lâcher » . Cela a payé. Le sortant n’a pas été sorti. Finalement, Jean-Michel Baylet hérite d’un portefeuille en forme de millefeuille qui est très loin des combats en Syrie ou du front agricole.

«Aménagement du territoire. Ruralité. Collectivités locales». Un élu régional réagit immédiatement : -«mais c’est le même portefeuille que Sylvia Pinel au conseil régional». Effectivement, l’ex-ministre du Logement est la 1ere vice-présidence en charge de l’aménagement du territoire dans la nouvelle Grande Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Mais la comparaison s’arrête là.


« Jean-Michel Baylet a deux autres cordes à son arc ministériel. La ruralité et les collectivités locales.

«Pour un parlementaire de la majorité, « la ruralité, c’est surtout le rapport Bertrand (NDLR rapport du sénateur de la Lozère). Le haut débit, l’offre médicale, l’accès des services publics. En revanche, l’aménagement du territoire, c’est un peu tout sauf l’urbain et les métropoles. Les collectivités concerne l’application de la loi Notre et les regroupements de communes ».

« De 1990 à 1993, sous le gouvernement de Michel Rocard, Jean-Michel Baylet a déjà eu en charge les collectivités. Le bilan ?  « Les traces on les cherche encore » . Ce jugement (cinglant) n’émane pas d’un adversaire politique. Il est formulé par une éminence socialiste. Un retour au gouvernement, cela peut servir à cela. Corriger le passé.


«Pour un autre parlementaire de gauche (toujours en OFF car un ministre reste un ministre), « Baylet saison II» va forcément être meilleur. En effet, le nouveau ministre est flanqué d’une secrétaire d’Etat aux collectivités locales, Estelle Grelier. L’ancienne députée de Seine-Maritime (43 ans) ne manque ni de caractère ni d’expérience (Parlement Européen, Vice-présidence du Conseil Régional de Haute-Normandie). Un parlementaire de gauche (franchement hostile à Jean-Michel Baylet) déclare : « c’est le chien de garde de l’Elysée. Elle a été mise aux côtés de Baylet pour gérer les dossiers ». Toute polémique mise à part, il est vrai que le volet « collectivités locales » du ministère Baylet ne va pas être simple. Dans le cahier des charges, on trouve l’application de la fameuse loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe). Nous y voilà.

Or, Jean-Michel Baylet a farouchement combattu ce texte. Ses sénateurs ont même voté contre.

Pour un député PS (proche de Manuel Valls), ce n’est pas grave car ce n’est pas le sujet. « Le portefeuille de Jean-Michel permet de cultiver les réseaux d’élus locaux pour 2017 et de donner des gages aux départements (NDLR Jean-Michel Baylet a critiqué la loi Notre au nom de son « départementalisme »).

Tous les remaniements sont politiques. Mais celui de février 2016 est franchement « politicien ». Il prépare (avec l’entrée de Jean-Michel Baylet mais aussi des écologistes) la présidentielle de 2017.




il faut lire également pourquoi Le Président contraint la Présidente au cumul des mandats :