dimanche 8 mars 2015

Le timon


Les photos montrent tout. Moi, j'ai fait comme tous les hommes politiques : je l'avais bien vu, mais l'avais soigneusement enfoui dans un coin de mon cerveau gauche : le déni : pour qu'une remorque tourne correctement derrière un tracteur, sans le cogner dans les angles, il faut une certaine longueur de timon. Sur les photos, cela apparaissait comme le nez au milieu de la figure, le timon était trop court !

Ce timon, soudé en trois parties pour réaliser un I coudé, avait été conçu pour une autre remorque. Mais assez bien réussi, j'ai voulu le poser à tout prix : trop court.

Le pire, c'est que Jean-Luc ayant vu les photos sur internet, me dit sans précaution : -"tout est très bien, sauf le timon, trop court" ! Comme le médecin quand il vous annonce une catastrophe : on ne peut rien rétorquer : c'est vrai !


A l'aube, vous devinez que je retourne la remorque : existe-t-il  un bout disponible ? Peut-être !  Je perce, taraude, utilisant tout millimètre. Je peins ce qui était caché, m'en fiche plein les doigts, impossible d'attendre davantage ! La peinture séchera plus tard !

C'est mieux !

Repris par le désir de perfection, je fabrique deux courroies, indispensables pour l'attache de trucs quelconques sur la galerie. Avec du joli cuir, que m'a offert ma copine du marché, qui confectionne des gants de mouton admirables, comme on en trouve uniquement rue du Bac à Paris, mais trois fois plus cher forcément ! Comme Anne m'avait recousu les deux derniers bouts de bâche ayant survécu aux réalisations précédentes, je coupe sur mesure, colle des ourlets, pose des oeillets de 1mm (toujours en cas de pluie). Replie tout : on ne voit presque plus rien. Il y a 12 oeillets, on en voit à peine trois ! Je pose la bâche pliée sur la galerie : c'est prêt en cas d'intempéries !




















Après tous ces incidents, il faut reprendre la Route !

Voilà l'attelage corrigé, 

Plein d'essence fait. Réserves pleines !

Il fait un soleil printanier : c'est le jour des balades !

montée

frein moteur
par le circuit "découverte" de Via Michelin
Cela faisait un moment que cette idée me trottait dans la tête : réaliser le trajet Biarritz-Cerbère, en vrai ! J'ai donc demandé à Via Michelin (qui travaille le dimanche aussi). J'ai pris une voiture, tirant une caravane, et roulant à l'essence. Evidemment comme si on ne s'arrêtait jamais. J'ai refusé les autoroutes, mais ai du en prendre 26 Km sur un total de 509 Km.

La durée totale est de 11 H 27. Le coût de l'essence est de 61 Euros.

Imaginons un autocar en 1927, j'ignore la consommation, supposons 18 litres aux cent : cela fait 90 litres. Réservoir plein de 60 litres (?) la réserve doit être de 30 litres : cela fait 3 de mes petits bidons de section triangulaire. Ca colle !

Soyons sages : ce serait vraiment bête de ne pas visiter le Château de Pau. D'aller saluer la Vierge à Lourdes. De s'arrêter à Luchon. Foix, et si je m'écoutais, j'irais faire un tour en Andorre.

Faire le trajet en quatre ou cinq jours serait superbe : du lundi au vendredi : hors week-end.

Je vais aller lire la Loi Macron,

 je vais bien trouver un (vieux) bus à acheter ?

on va s'y mettre à quelques copains !

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