samedi 14 mars 2015

Bib gourmand


Ainsi, Michelin l'a trouvé ! Pourquoi pas une étoile ? -"L'étoile, elle est dans le coeur des convives, nous rassure la Patronne", pas besoin de la pub de Michelin : pourtant le label "gourmand" a été décerné à notre cher restaurant !

Je vous ai parlé de Jeanne : eh bien, elle avait décidé de fêter son anniversaire dans un grand restaurant, et nous l'emmenons donc en Espagne : il y a longtemps que nous n'avions pas fait le point de la nouvelle carte (elle change tous les trois mois désormais), et il était plus que temps de vous faire un compte-rendu d'experts ! Le voici !




Pour une fois, je suis le passager, assis derrière (à la place du Préfet) et puis photographier le paysage, admirer le pont qui va court-circuiter Saint-Béat, ainsi que l'énorme ouvrage à l'aval quasiment terminé. Ambiance printanière, giboulées, froid et pluies, tout y est, avec les chatons des saules et des noisetiers. Il suffit d'arriver à midi et demie, difficile de se garer avec tous ces français devant chez Boya toujours plein.

Le menu est un prodige de littérature culinaire : le coca est suivant l'habitude un mélange terre-mer : la terre c'est une feuille de polenta faisant office de pain. Puis les ris de veau toujours si doux sous la langue. La mer : le croquant des petits calamars que l'on nomme "soupions" à Marseille. Ponctués d'une grosse lentille brun foncé : de l'ail noir ! Que c'est joli, et que c'est raffiné !


Je choisis le plat dont la description est la plus littéraire, à tel point qu'elle prend au moins douze lignes d'explication sur la traduction française du menu : en gros, les morues qu'on appelle fraiches cabillaud, mais pas n'importe lequel : Skrei, migrent en ce moment même dans l'Arctique rempli de krill, le même dont raffolent les baleines. Attention : nous sommes dans la mer de Barents ; autour des iles Lofoten ! Des milliers de Skrei se rassemblent donnant lieu à un spectacle unique ! Les dames pondent leurs oeufs. Et la chair a (en cette stricte période de l'année) une texture blanche et une mollesse dont raffolent les épicuriens (savants en géographie). Entre parenthèses, chapeau les transports espagnols, pas de problème pour acheminer ces merveilles en plein milieu des montagnes des Pyrénées ! Je ne vous parle pas de la recette ... quoique ... sachez qu'avec la chair, il y a des calçots, des tripes de morue, vous voyez le coeur de poireau, je suis incapable d'énumérer le reste ...!


Quant au dessert, tous nous prenons celui à base d'amandes, car voici ce qu'il en est raconté : "la technique de la sphérisation encapsule les saveurs dans des bulles qui éclatent dans la bouche, en les libérant" ... pour le plus grand bonheur de nos papilles of course !

les bulles qui encapsulent les saveurs avant d'éclater dans la bouche !






































franchement !

le menu vaut bien une étoile !

on a pris un café rien que pour les macarons

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