dimanche 18 février 2024

L'Atalante de PSM

Il est devenu l’incarnation du « Patron » : quand j’écris « Patron » je parle bien d’Ettore Bugatti himself ! Ce compliment s’adresse à PSM :  Pierson scale models, traduction en Français : Laurent Pierson. Il s'est lancé il y a quelques mois dans le chef d’oeuvre de Jean, précisément Gianoberto, mort à trente ans le 11 août 1939 : une Atalante, deux portes pour deux simples places dans une carrosserie Art-Déco très longue, 4 mètres trente. Mais il a fait encore plus fort : tous les accessoires fonctionnent, tous les détails y sont, plus fantastiques les uns que les autres : dans le désordre le toit se replie, soigneusement refermé puis raccroché au pare-brise par des agrafes à l’échelle. Les deux volets d'aération avant relevables pour refroidir l’habitacle fonctionnent…. comme le carburateur. Le toit du coffre arrière se lève… et le must, les portières s’ouvrent, et se referment grâce à une fermeture miniature, et une clenche sur ressort, créant le bruit d’une porte d’Atalante réelle qui se ferme en claquant … (divisé par huit) !



le dossier des sièges s'abaisse. Derrière, le cylindre-coffre recueille le toit replié

les essuie-glaces (pas encore montés) fonctionnent



huit cylindres en ligne double arbre à cames en tête



L’état actuel me fascine : c’est encore le stade où les matériaux de base sont visibles : alu et laiton : la matière brute luisante montre le travail de pliage et d’ajustage de la coque, les arrondis, les courbes, les découpes, les phares tournés au tour fermés de leur vitre rayée ; le guillochage de la plaque moteur...le tableau de bord avec son bois précieux et ses cadrans cerclés de chromes…le volant en bois...





On attend d’une maquette la précision de la reproduction. Laurent nous en donne davantage : la beauté d’une sculpture mécanique, et le fonctionnement d’une horloge dont les rouages sont parfaitement ajustés. Tout y est, rien ne manque, les commentaires de certains demandent à Laurent : - « pourquoi ne pas construire une voiture réelle puisque tout y est » ? C’est ignorer la jubilation lilliputienne de créer un objet à l’échelle : assez grand pour que l’on voie tout. Assez petit pour l’emmener partout !

Par un procédé qu’il nous expliquera plus tard, voilà des personnages à l’échelle quasi vivants : un exploit de plus !



Ca y est : Laurent a commencé de peindre, et de reconstruire le modèle numéro UN : la similitude avec la vraie voiture va grandir encore, mais les parties cachées deviendront invisibles : pourquoi alors s’être attaché à ce qu’elles soient si bien finies ? c’est cela qui fascine : la finition des détails, de tous les détails, peu importe qu’on puisse les voir ou pas : ils sont là, partout, parfaits.

Bravo Patron :

cette Atalante est plus qu’un modèle réduit :

une œuvre d’Art !

 




PS : l’ancien modèle Atlantic, une esquisse des formes de bois sur un châssis laiton

https://babone5go2.blogspot.com/2016/08/latalante-de-psm-7.html

Toutes les photos sont de PSM. J'en ai simplement agrandi quelques unes : voici l'origine avec plein de vidéos :

https://www.facebook.com/search/top?q=psm%20scale-models


lundi 5 février 2024

La Révolution obligée

"La multiplication des normes environnementales provoque un retour de bâton anti-écologique" : le dernier livre de l'Agenais David Djaïz colle à l’actualité

 

Je découvre le dernier livre de David Djaïz et Xavier Desjardins dans la Dépêche, avec cet article signé Bertrand Chomeil que je reprends intégralement. J'ai toujours dans l'oreille cette maxime du numéro deux de la Chambre régionale d'Agriculture de Bretagne, disant les préalables indispensables à toute réforme, notamment agricole à mettre en oeuvre par les paysans : "savent-ils ? peuvent-ils ? veulent-ils ? ".... La température de ce mois de janvier le démontre une fois de plus : nous venons de vivre un mois de janvier comparable à l'été. Je viens de cueillir les premières violettes. Les cerisiers fleurissent dans les Pyrénées orientales... peut-être avant de geler plus tard ? La révolution climatique est bien là, avec son manque cruel d'eau en Catalogne...avant de recommencer ailleurs cet été...

Les constructeurs de l'ICON of the Seas savent-ils que leur paquebot géant rejette du méthane, davantage encore que des millions de vaches et de voitures ?


Pire puisque nous sommes en Bretagne, donc en France, les pêcheurs bloqués au port un mois pour permettre aux dauphins de tenter de se reproduire. Voilà que la Compagnie des Pêches de Saint-Malo investit dans le plus grand chalutier du monde, pour fabriquer à bord du surimi je suppose "made in France".

savent-ils ?

que ce soit l'un, ou l'autre, on les laisse faire ? 




Vous pensiez que les 9 milliards d'humains peuplant la Terre étaient au courant du réchauffement climatique ? Vous voyez bien que non, et que le charbon chinois notamment ne cesse d'être brûlé pour produire de l'électricité, avec un max de gaz à effet de serre ! 

Quand vous avez lu la maxime de la Chambre d'Agriculture de Rennes, vous avez compris que savoir est le préalable, mais que si l'on ne peut pas, (parce que l'on manque d'argent, d'artisans, de terrain, d'énergie... que sais-je), on ne peut pas isoler aisément toutes les passoires thermiques ; changer de voiture thermique pour une électrique, fabriquer le verre sans chaleur, pareil le béton, et donc on ne peut (encore) faire fonctionner tous les navires du monde à l'hydrogène renouvelable, même si l'on estime que 50% de la flotte mondiale de navires marchands peut être équipée de "kites" pour capter un maximum de vent, et ce avec l'objectif 2030. 

Il s'agit bien d'une Révolution qu'ont engagée les accords de Paris. il y a huit ans. Ce qui pêche sans doute, c'est qu'elle ne vient pas complètement de la base, mais qu'elle est imposée par le haut, sans un mode d'emploi pédagogique, et des incitations qui faciliteraient la mise en oeuvre par les acteurs, le fameux : "peuvent-ils ?"

C'était cette déception qu'affirmaient récemment nos agriculteurs : on leur demande de faire cette Révolution immense sans moyens, alors même que leur revenu a diminué.

Il m'a semblé passionnant d'entendre Xavier Desjardins et David Djaïz, 



voici donc l'article de Bertrand Chomeil :

l'essentiel« La Révolution obligée », coécrit avec Xavier Desjardins, est le quatrième ouvrage de l’essayiste agenais David Djaïz. En librairie depuis le 1er février, il sera présenté le lundi 26 février, 18 h 30, au théâtre Ducourneau à Agen.


Le dernier livre de David Djaïz percute de plein fouet l’actualité. Après La guerre civile n’aura pas lieu (Cerf, 2017), le remarquable Slow Démocratie (Allary Éditions, 2019) salué par le prix étudiant du livre politique LCP 2020 et le prix Édouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques 2020 et enfin Le Nouveau modèle français (Allary Éditions, 2021), l’essayiste agenais publie « La Révolution obligée ».

Alors que la colère des agriculteurs s’apaise, ce quatrième ouvrage est un mode d’emploi pour que la transition écologique aboutisse. Il est en librairie depuis le 1er février. Il a été co-écrit avec Xavier Desjardins, géographe, urbaniste, spécialiste de l’aménagement de l’espace et professeur à la Sorbonne.

« L’époque des lanceurs d’alerte est révolue »

« La Révolution obligée » est le fruit d’une rencontre entre les deux intellectuels à l’occasion d’un séminaire appelé « L’art de gouverner les transitions ». Ils l’ont animé en partenariat avec La Fabrique de la Cité (un think tank des transitions urbaines fondé en 2010 à l’initiative du groupe Vinci, son mécène). L’objectif de ce séminaire était de réfléchir de manière très concrète et opérationnelle à la manière de réussir la transition.

« Il nous semble que l’époque des lanceurs d’alerte est révolue, l’époque des grands discours aussi, confie David Djaïz. Nous sommes dans le dur. Nous avons trente ans pour réussir probablement la plus difficile révolution énergétique industrielle et sociétale de l’histoire de l’humanité. En face de ce défi, nous trouvions qu’il y avait une grande pauvreté des réflexions sur les chemins de la transition juste ».

Les auteurs s’attachent à montrer qu’une révolution de cette ampleur est possible « sans faire monter les colères, sans provoquer la crise agricole que nous voyons en ce moment, sans provoquer une insurrection des classes moyennes, sans achever la désindustrialisation de l’Europe, sans ruiner notre souveraineté alors même que des puissances comme les Etats Unis et la Chine sont en train d’essayer de conjuguer action climatique et souveraineté économique ». Ils ont constaté que la multiplication des normes environnementales provoque un retour de bâton populiste et anti-écologique. Le mouvement paysan des deux dernières semaines en est la parfaite illustration.

« Nous avons essayé de construire un chemin »

Lors du séminaire, David Djaïz et Xavier Desjardins ont travaillé sur l’eau, la forêt, le logement (pour ne citer que ces trois thèmes) avec des décideurs publics, des chefs d’entreprise, des syndicalistes, des experts, des universitaires, des dirigeants associatifs. « Et nous avons essayé de construire des chemins ».

Sur la base de cette matière brute qui était riche, ils ont décidé de monter en gamme et en ont tiré un livre d’enseignements plus généraux, « La Révolution obligée ».


Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (première place au concours d’admission en 2010), et de l’École Nationale d’Administration (promotion George-Orwell, 2015-2016), David Djaïz est le président de l’association « Les Amis agenais de Michel Serres » qui organise Les Rencontres. Il assure que le thème de l’édition 2024 est trouvé mais il est trop, dit-il, pour le dévoiler.

En attendant, il sera le lundi 26 février, à 18 h 30, au théâtre Ducourneau, à Agen, pour échanger autour de « La Révolution obligée ». 

« La voie de la transformation industrielle est la plus rapide »

David Djaïz, est-ce qu’il peut y avoir une révolution sans violence ?

Nous n’avons plus le choix entre l’action et l’inaction. Si nous n’agissons pas pour lutter contre le dérèglement climatique, nous aurons des catastrophes incommensurables. Le choix est donc entre agir de manière ordonnée, organisée, et obligée, c’est ce que nous appelons la Révolution obligée, ou subir des cataclysmes. Cette Révolution obligée est bien entendu douce, non violente parce qu’elle est planifiée, concertée, négociée. Le cœur de bouquin est justement de donner une méthode de conduite du changement. La méthode est le chemin.

Les obstacles sont nombreux. Une méthode est-elle suffisante pour les franchir ?

Ce n’est pas juste un discours de la méthode. Il y a un programme d’actions assez complet. Pour atteindre nos objectifs climatiques, de nombreuses actions différentes doivent être menées en même temps : faire évoluer les comportements individuels et améliorer l’efficacité énergétique de notre appareil productif. La production d’électricité repose en moyenne sur une déperdition de 70 % de l’énergie primaire. Rien ne peut se réaliser sans une méthode de transformation.

Le livre résonne avec l’actualité…

Nous ne remettons pas du tout en question les objectifs du Green deal européen, cet ensemble de textes ambitieux pour lutter contre le changement climatique. Nous critiquons par contre sa méthode d’élaboration très bureaucratique, très verticale, très bruxelloise qui repose essentiellement sur des objectifs chiffrés alors que si nous voulons produire du changement il faut renter dans des processus concrets de négociations, de substitution progressive d’une pratique à une autre, d’investissement. Il y a tout un projet de société à construire de la manière la plus démocratique possible. C’est cela qu’il nous manque car beaucoup d’énergie est concentrée sur des actions qui ont peu d’impact sur le climat et à l’inverse on laisse l’éléphant dans la pièce.

Un exemple concret ?

Le Zéro artificialisation nette (ZAN). Il est louable de dire qu’il faut arrêter de consommer des espaces naturels ou des terres agricoles pour urbaniser. Mais la méthode retenue aujourd’hui est de fixer un objectif arithmétique qui est le même pour tout le monde alors que les réalités du territoire sont différentes d’un territoire à l’autre.

Nous, nous plaidons pour une révolution complète de la décentralisation à travers cet exemple du ZAN. La meilleure manière d’y arriver n’est pas de piloter la réduction de l’artificialisation par décret en logeant tout le monde à la même enseigne mais d’engager sur une base horizontale des négociations sur les territoires en fonction de leurs caractéristiques.

Vous expliquez que la Chine a déjà amorcé un tournant industriel spectaculaire. Pourquoi ?

La Chine s’engage dans des transformations profondes sous le prisme industriel. L’entreprise qui a vendu le plus de voitures électriques fin 2023 est le chinois BYD et non l’Américain Testla. La Chine a 40 000 km de lignes à grande vitesse, elle en avait 1 000 km en 2008. Il y a des progrès sur la biodiversité. La pollution de l’air a reculé de + 40 % en 10 ans. Les rivières à Pékin et Shanghai deviennent baignables, ce n’est pas le cas de la Seine à Paris.

Par contre, la Chine fabrique deux centrales à charbon par semaine. Elle est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Il n’en reste pas moins que la voie de la transformation industrielle permet des changements plus rapides que la voie normative choisie par l’Europe. Le Green deal doit changer de braquet.

alors, vous, nous :.. 

prêts pour la Révolution ?

ou on attend d'être ... obligés ? 

jeudi 1 février 2024

Agriculture, troisième salve d'annonces

la vision enchantée demain de la Nature bio-diverse : comment intégrer l'Agriculture dedans ?

Le Premier Ministre ne boude pas ses efforts : pendant que le Président plaide à Bruxelles, Gabriel Attal (qui a remarquablement terminé son cycle accéléré de formation sur l’Agriculture), a abordé les différents chapitres de cette "exception française". Pas simple car la liste est longue : la loi Egalim, pourtant promulguée le 1er novembre 2018, ne garantit toujours pas leur revenu aux producteurs : les contrôles de la DGCCRF vont se multiplier, pour tenter de coincer les mauvais industriels ou distributeurs qui auraient écrasé les prix dus aux producteurs, même les Centrales d’achat situées à Madrid ou Bruxelles ! Les aides de la PAC 2023 non payées vont l’être. Les clauses miroir imposant les mêmes règles de qualité aux produits alimentaires importés vont être actionnées, pour éviter toute distorsion de concurrence…. Je n’ai pas pris de notes, et suis dans la situation des agriculteurs juchés sur leur tracteur, un peu noyés par l’avalanche des mesures : « ils ont besoin d’un peu de temps pour digérer les réponses du Premier Ministre » : c’est la fameuse question habituelle de confiance à la parole politique !

Ce que tout le monde aura compris, c’est qu’il ne reste plus que 400.000 exploitations, je devrais dire « Entreprises agricoles ». La moitié prendra sa retraite en 2035, date fatidique où l’on ne vendra plus que des voitures électriques, et il faudra trouver 200.000 repreneurs pour leur succéder. Pas facile à une époque où dans les secteurs qui le peuvent, les salariés travailleront (en télétravail) quatre jours sur sept, sans compter les vacances, et disposeront de revenus plus importants !

Le Premier Ministre s’était fait accompagner de trois Ministres, Economie, Environnement et Agriculture, et les entendre m’a rappelé quelques sigles, pas toujours faciles à décoder pour les non initiés :

-ICPE sont les Installations classées pour la protection de l’environnement : exemple les élevages de porcs.

-ESOD, espèce susceptible d’occasionner des dégâts : le raton laveur par exemple ! Est-ce le cas du loup, qui est protégé ? Tout finalement n’est pas si clair !

-OFB, c’est l’Office français de la Biodiversité, créé le 1er janvier 2020. Il dispose de 3000 Agents, dont 1700 réalisant la Police de l’Environnement. La police sanitaire ; de l’eau ; la surveillance des espèces menacées ; la biodiversité…. Cet Office dépend des Ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture, mais on a entendu le président du Sénat et le Premier Ministre envisager leur rattachement aux Préfets ?

L’actualité est toujours aussi riche : à 15 heures 02, le Président de la FNSEA répond :

il annonce la levée des blocages, et le travail de simplification à poursuivre en Préfecture

"on transforme l'action, on se met au travail, on a quinze jours pour vérifier si tout est crédible..."

Il va continuer d'intervenir dès l’ouverture du Salon, le 24 de ce mois ...

...cet été, précisément en juin auront lieu les européennes,  

et puis sortira la Loi de modernisation ...

...d’autres rendez-vous européens… dont le green deal, (l’Europe parle désormais Anglais)(1) !

Parti de Carbonne, le mouvement aura permis de mettre sur la table l'une des particularités de la Nation France dans le monde : notre excellence alimentaire.

l'enjeu méritait le cri d'alarme des agriculteurs !

l'égérie du Salon, Oreillette, est bien une vache normande


PS (1) : c'est en 2005 que Jean-Louis Rastouin et Christian Bourdel (de l'INRAE) inventent l'expression " De la fourche à la fourchette" : le système alimentaire : nourrir 9 milliards d'hommes (et de femmes of course)

Leur titre devient à Bruxelles : Farm to Fork Strategy - Food safety, sigle F2F.

depuis l'adoption en 2020, la pandémie de Covid, puis la guerre en Ukraine, ont nourri le principe de "souveraineté alimentaire", conduisant à se méfier de la décroissance, et à maitriser notre production alimentaire : voir l'article ci-dessous :



dimanche 28 janvier 2024

"Lendemain du sursaut" dans la Dépêche du Midi


Ce n'était pas joué d'avance, mais le Premier ministre a convaincu les agriculteurs de Carbonne : le barrage sur l'A64 a été promptement levé, Jérôme Bayle copieusement honni sur les réseaux sociaux, par notamment ceux de ses collègues ayant arrosé (au lisier) l'entrée de la Préfecture d'Agen, et les viticulteurs qui ont brûlé la MSA de Narbonne, leur propre outil social...!


Il faut bien dire que nous sommes dans la tour de Babel : certes la France peut décider seule par rapport à l'Europe dans certains cas, comme la taxation du GNR : elle va bien être maintenue, pour confirmer que le Gas-oil tiré du pétrole fossile est mauvais pour la planète. Mais elle sera immédiatement annulée sur la facture des agriculteurs, avant d'être remboursée aux pompistes.. par l'Etat ! Je rêve de la même opération pour le carburant routier ! Quant aux circulaires, leur simplification va régler les contraintes de paperasse. J'attends de voir...!

Je décrypte la Dépêche pour tenter de comprendre ce qui est annoncé aux agriculteurs, dont les membres de la FNSEA apparemment pas d'accord puisque leurs exigences en 24 points n'ont pas toutes reçu de réponses. L'ultime solution appartient-elle aux consommateurs qui ont, visiblement, seuls la réponse en achetant des produits vraiment Français, encore que ce ne soit pas facile à identifier en rayon ?.

Reste l'Europe :

Depuis l'origine, l'Europe a été créée pour financer l'agriculture, pouvant ainsi baisser le prix proposé au consommateur, pour que ce dernier mange en quantité et qualité. Un argument souvent présenté est que l'Europe y consacre un budget prioritaire :


Ces aides sont-elles équitablement réparties ?

...entre les agriculteurs faisant partie du commerce mondial, céréales, vin, spiritueux, fruits et légumes, lait...

... et ceux plus petits élevant des animaux, volailles, bovins, ovins...

Les spécialistes savent que non, l'essentiel des aides aux surfaces concernant les céréaliers...

...expliquant la colère de la Coordination rurale par exemple

radicale pour défendre les cultures paysannes.

J'admire que le Premier ministre apprenne tout cela en sessions de nuit accélérées :

il a devant lui un travail d'Hercule !

souhaitons lui de réussir mardi devant l'Assemblée Nationale

et dans un mois au salon de l'Agriculture !

 

PS : "notre Agriculture en danger"

https://babone5go2.blogspot.com/2017/02/xavier-beulin-est-mort.html

vendredi 26 janvier 2024

Le Premier Ministre… à Montastruc de Salies !

Le Premier Ministre chuchote à l'oreille droite de la Présidente Carole Delga, cachée par Jérôme Blaye

Vous devinez que je suis devant la télé, précisément BFM Story, ce vendredi 26 janvier, il est précisément 17 heures treize, et le Jeune et souriant Gabriel Attal est sur le terrain, après avoir franchi les barrages coupant (avec l'autorisation des Préfets concernés) l’autoroute menant à Paris. Sa suite roulant sur un chemin de terre est accompagnée du Préfet de Haute-Garonne, et des Ministres de la Souveraineté alimentaire et de la Transition écologique. Elle est attendue par notre Député, notre Présidente d’Occitanie qui a appelé auparavant au calme, les Maires et représentants de l’agriculture, sans oublier les agriculteurs du coin. L’homme par qui tout a commencé est coiffé de sa casquette jaune à l’envers: Jérôme Bayle tout fier de parler au Premier Ministre, qui lui confie quelques annonces, pour tester leur effet prochain.

On a vu sur un barrage plus éloigné notre Président du Sénat, brandissant "sa" Loi de modernisation de l’Agriculture, prouvant ainsi l’avance de la Seconde Chambre sur le Gouvernement.

Depuis Paris, il n’est pas évident de s’immerger dans nos Territoires : la présentatrice vêtue de rose, avec son accent pointu, ne cesse de parler de Montastruc de Salièsse…. Ignorant que Salies vient du sel autrefois exploité dans la commune de Salies que l’on prononce Sal iiii sse !

C’est une petite révolution : voilà la startup-Nation contrainte d’être confrontée aux odeurs du fumier et d’accorder des avantages aux 450.000 agriculteurs restants pour nous nourrir aujourd’hui et demain : certes on a décoré le Ministre du titre de Souverain alimentaire. On cherchait le contenu de cette souveraineté : il s'agit de ne plus dépendre des autres pour manger, disposer d'énergie...

...on commence à rentrer dans le dur ?

je m'arrête : Gabriel  va parler ! 


s'agissant des normes, personne n'évoque notre penchant pour la bureaucratie : je pense aux propriétaires confrontés aux architectes des Bâtiments Historiques opposés aux résidents soucieux de transformer leur passoire thermique en posant des portes isolantes dont les moulures ne respectent plus les arrondis que l'on façonnait encore au XIXè S.

le titre choisi par BFM Story : "le jour du sursaut"



lundi 1 janvier 2024

Bonne et heureuse année 2024 !



Que vous souhaiter pour cette nouvelle année qui commence aujourd'hui ?

- la santé bien évidemment, que l'on soit jeune ou âgé, elle va conditionner notre énergie à vivre, créer, partager ...  attention aux faux sens, c'est salute en Corse !


- des anciens Empires profitent de ces changements profonds pour relancer l'esprit de conquête qui a conduit aux guerres anciennes ...

... on les a cru longtemps oubliées ...

... pourtant, elles se déroulent partout sur la planète, ajoutant la désolation provoquée par les hommes à celle due à l'utilisation toujours grandissante des ressources fossiles : après une année climatique 2023 exceptionnelle : pourvu que 2024 n'empire pas les derniers records ?

... on aimerait ...

... que notre Terre retrouve la Paix !

pace e salute !