samedi 1 novembre 2014

Automne


couleurs d'automne

Cette fois-ci, malgré les dernières journées ensoleillées, c’est bien l’automne. Feuilles rouges ; citrouilles vertes et oranges. Feuilles mortes qui s’empilent en tas ; la nature change de formes.











Le marché a pris les mêmes couleurs

















Nous qui sommes loin de la mer, la mer des Charentes-Maritimes  vient à domicile les mois en R, avec les huîtres personnelles de Bonnin Thierry. 

Les (nombreux) amateurs viennent le voir le samedi matin, jour des huîtres !















Ballade sous les tilleuls, merveille, un petit écureuil s’approche, je bloque la respiration pour ne pas lui faire peur, mais arrivé à la distance d’intimité, il fait demi-tour et file sur le sequoia en face.





Semaine prochaine, on perd 10 degrés. 

On va rentrer chez soi.

                                                       Dans le silencieux automne
                                                       D’un jour mol et soyeux,
                                                       Je t’écoute en fermant les yeux,
                                                       Voisine monotone.
                                                       Ces gammes de tes doigts hardis,
                                                       C’était déjà des gammes
                                                       Quand n’étaient pas encor des dames
                                                       Mes cousines, jadis ;
                                                        Et qu’aux toits noirs de la Rafette,
                                                        Où grince un fer changeant,
                                                        Les abeilles d’or et d’argent
                                                        Mettaient l’aurore en fête.
                                                         Paul-Jean Toulet, Contrerimes

vous savez que le monument à la mémoire de P.J Toulet  est à l'entrée de Guéthary ?









































Arts du feu à Martres


Session 2014
la Vénus prêtée par la Mairie avec son nez refait

Déjà  nous nous rendions à Martres tous les ans. Désormais, ce n’est plus seulement un plaisir, mais un devoir : Madame la Secrétaire d’Etat « chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, auprès du Ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique », étant ici dans ses terres, nous voulons absolument voir de près les artisans qu’elle a réunis à Martres. Un espace est réservé à la création, et effectivement ils présentent de superbes œuvres d’art. Très haut niveau. Nous en revenons, il reste demain dimanche pour y retourner (pour approfondir) !

Les arts du feu commencent avec le fer forgé : à l’entrée, des jeunes s’exercent à trois à alterner leurs coups de marteaux sur l’enclume, avec une belle cadence. A l'intérieur, un jeune potier s'exerce à la fabrication traditionnelle d'un pot sur corde.

































Nous nous arrêtons devant le travail d’André Delrieu, qui est associé à Mario, forgeron d’art à Vic sur Cere, dans le Cantal. Ils fabriquent, associés à un tapissier, de superbes canapés, exactement comme on en rêve, même qu’on en aurait besoin de deux. La monture est en fer forgé, admirablement patiné. Les tissus et les teintes conçus à l’unité. Confort inégalable. Le prix ?  …3750 Euros l’unité, nous voilà partis pour 7500 Euros : le prix d’une voiture (d’occasion) ! André nous raconte sa bataille avec les taxes, et les prélèvements inouïs auxquels il doit faire face chaque mois. L’acheteur, lui, va devoir payer 750 Euros de TVA (sur chaque pièce). Tout le monde est mis à contribution, cela ne va pas être aisé de trouver un acquéreur, du moins dans les classes moyennes (même supérieures) qui vivent ici !

















Voici deux lampes de Catherine Magnani. Elle n’aime pas trop que je les photographie, de peur qu’un artisan (chinois) les recopie suivant la bonne habitude de nos amis d’extrême orient. C’est imaginer que nos amis (chinois) consultent mes images (ce serait très flatteur si cela était le cas) ! De plus, les photographes auxquels elle fait appel d’habitude, disposent d’appareils sophistiqués, d’éclairages également professionnels, de fonds adaptés, bref, mes approximations d’amateur l’inquiètent. Surtout que photographier du vitrail ne saurait s’improviser, -« le photographe doit savoir capter les reflets ». Je vous renvoie cher lecteur au site www.colorlamp.fr pour profiter du professionnalisme (des véritables professionnels). Pardon pour les deux seules photos (bien banales) que j’ai pu prendre à toute vitesse, avant de me faire expulser d’un très beau stand !


Claude Laniesse, céramiste à Monfaucon (Hautes-Pyrénées) est sympathiquement coopératif. Il m’autorise à photographier, et je m’engage à lui envoyer aujourd’hui même sur son email les photos où il pose en tenant une théière, et de ses autres créations. Superbe dessin. Matière très belle, les plats vont au feu. Superbes couleurs, tout l’univers chinois est évoqué, depuis les yeux du paon. Le crapaud (chinois). L’éléphant et le tigre. J’ai gardé pour finir deux superbes nus, quels motifs décoratifs pour rêver ! Je lui souhaite à lui que de (riches) chinois le repèrent grâce à ces quelques vues !
















































l'éléphant







le tigre

















Les arts du feu incluent un aligot aveyronnais tellement bon, qu’il termine dans la bouche par un petit goût de vin blanc. Nous en achetons deux parts, avec des saucisses grillées, que nous emmenons à la maison pour les arroser d’un cidre breton  bien frais.

Je reviens avec un carnet d’adresses rempli

dommage que le règlement (consécutif) de la Taxe foncière suivie de la taxe d’habitation

(dont le total est exactement celui d’un canapé d’André) …

… m’ait ôté toute velléité d’acheter quoi que ce soit !

j'irais bien visiter un jour le château de Claude Laniesse !
je pourrais mieux photographier cette belle personne !
ainsi que sa cousine !

Attention à la lumière…


…bleue

l'utilisation excessive des ordi et autres tablettes nuit au sommeil

Je reste trop longtemps devant l'écran de mon ordi. Cela serait la même chose avec une tablette numérique : cela empêche de dormir ! Je croyais que la cause était l’excitation du cerveau en plein fonctionnement pour dominer la machine, et en tirer le maximum : c’est pire que cela !

On savait déjà que la télévision, l'ordinateur ou les consoles de jeux pouvaient gêner le sommeil, ce qui explique en partie que les Français dorment une heure de moins qu'il y a cinquante ans. Mais qu'en est-il des nouveaux outils digitaux (smartphones, liseuses etc.) à portée de main à tout de moment de la journée… et de la nuit ? À en croire les résultats d'une étude américaine parue dans la revue Applied Ergonomics, il faudrait veiller à modérer leur utilisation dans la chambre à coucher. En cause, la lumière bleue émise par les écrans qui perturbe sensiblement l’ hormone clé du sommeil.

Sans mélatonine, point de repos: en réponse à l'obscurité, l'hormone est produite par une petite glande située à l'arrière du cerveau pour induire le sommeil (la glande pinéale, en forme de pomme de pin). Or, ne pas dormir assez peut favoriser le stress ou nuire à l'immunité, entre autres effets.

Cette fabrication de mélatonine peut être interrompue par la lumière bleue, un type de rayonnement émis par les diodes électroluminescentes (LED) utilisées pour le rétroéclairage, une technologie présente sur de nombreux nouveaux appareils numériques, dont les iPad et autres tablettes numériques.


Pour la première fois, des chercheurs du Lighting Research Center au Rensselaer Polytechnic Institute (ce ne peut être que dans l'État de New York) ont analysé l'influence de l'utilisation des tablettes sur la production de mélatonine. Mariana Figueiro et son équipe ont analysé les taux de l'hormone chez 13 participants, en majorité adolescents, après qu'ils aient joué, lu ou regardé des vidéos sur une tablette rétroéclairée, dans l'obscurité.

Résultat, au bout de deux heures d'exposition à la lumière émise par les tablettes, la suppression de mélatonine chez les sujets a été d'environ 22%, indique Mariana Figueiro. Toutefois, des durées d'utilisation inférieures ont peu altéré la quantité d'hormone produite. Le type d'activité réalisé (jeu, lecture ou vidéo) a également influé sur la quantité de lumière bleue émise, mesurée à l'aide d'un outil spécial disposé au niveau des yeux.

En mai 2011, une équipe suisse avait déjà constaté une altération des cycles biologiques et des performances intellectuelles due aux écrans LED d'ordinateurs. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a elle-même lancé l'alerte en 2010 sur ces diodes émettrices de lumière bleue, pointant un risque particulier pour les enfants dont l'œil filtre moins bien la lumière. Un souci de plus pour les bambins français, dont 14% ont du mal à s'endormir. En revanche, ni les téléviseurs à LED (l'œil, plus éloigné, reçoit moins de lumière) ni les anciennes technologies (avec un rétroéclairage sans LED) ne sont concernés.


Pour parer à cette privation de sommeil due aux LED bleues, des lunettes ou des filtres teintés d'orange (une couleur qui filtre les rayons bleutés) sont commercialisés. Super, après vous avoir vendu (très cher) un ipad, on vous propose d'acquérir la lunette orange qui corrige la lumière bleue de la tablette.


Petits enfants, ados, adultes, séniors

Attention à votre ipad !

Déjà qu'il vous empêche de dormir. Déjà que les parents ne dormaient plus

(avec leurs soucis d’argent)

En plus si vous leur faites acheter des lunettes orange


on vous prend vraiment tous pour des poires !

Réponse à Valérie


Ça s’appelle : « l’homme qui rit »


L'Homme qui rit est un roman philosophique de Victor Hugo publié en avril 1869 dont l’action se déroule dans l’Angleterre de la fin du xviie et du début du xviiie siècle. Il est notamment célèbre pour la figure mutilée dans un rire permanent de son héros éponyme qui a fortement inspiré le monde littéraire et cinématographique. Je reprends (lâchement) Wikipedia, comme c’est bien dit !

Dès 1861 - 1862, Victor Hugo a le projet d'écrire une trilogie politique : un livre traitant de l'aristocratie (L'Homme qui rit), un autre traitant de la monarchie et le dernier traitant de la révolution (Quatrevingt-treize). On a trace de ce projet par des notes prises par Victor Hugo dans les années 1862, 1863, concernant l'étude d'une Chronique de la régence et du règne de Louis XIV ou Journal de Barbier.

C'est dans le Journal de Barbier qu'il trouve l'inspiration pour certaines scènes du roman : la mutilation subie par Gwynplaine est identique à celles perpétrées sur les galériens et décrites dans le Journal de Barbier, c'est aussi dans Barbier que l'on entend parler de vol d'enfants.


Victor Hugo commence la rédaction de son ouvrage le 21 juillet 1866, à Bruxelles et le termine deux ans plus tard, le 23 août 1868 toujours à Bruxelles. Mais c'est en exil à Guernesey qu'il en rédige la plus grande partie. Il s'interrompt en 1867 pour écrire la pièce : « Mangeront-ils » (Théâtre en liberté), qui est aussi une autre réflexion sur le pouvoir et les appétits humains.

Dès l'été 1866, il complète sa rédaction par une série de lavis qu'il ne publiera cependant pas. La première version de l'œuvre paraît sans dessin. C'est Daniel Vierge qui en illustrera l'édition de 1876.


Voilà la base hugolienne. Voulant répondre à Valérie, le journaliste et biographe de François notre Président, Serge Raffy  fait un transfert (de personnalité), se mettant dans la peau (surtout la tête) de l’homme attaqué, et dévoile (à nos yeux ébahis) un Président tel qu’il est, c'est-à-dire bien meilleur que celui que nous a présenté l’ex-évincée.

Que se passe-t-il dans la tête de François Hollande? Au plus bas dans les sondages, encerclé par les difficultés, le président de la République paraît toujours aussi stoïque, imperturbable. Le journaliste et biographe de François Hollande, Serge Raffy, a tenté de percer le mystère Hollande. Dans «Moi, l’Homme qui rit», publié ce mercredi aux éditions Flammarion, il se glisse dans la peau du chef de l’Etat, se promenant dans «les neurones» de celui «qui avance toujours de profil, tel un crabe». 20 Minutes l’a interrogé. Propos recueillis par Thibaut Le Gal
.

On fait dans la psy du sur-moi, on ne parle pas de convictions politiques. Encore moins de projet, ni de véritable caractère. Ce n’est pas une vraie réponse à Valérie, voici en effet l'interview, je m’interroge s’il ne faut pas la lire au second degré ?


Question : « François Hollande est-il insensible »?

C'est un volcan éteint. En surface, il donne l’impression d’être inactif. Mais à l'intérieur, il est en éruption permanente. Il est «l'Homme qui rit», ce personnage de Victor Hugo dont la balafre dissimule les sentiments. Ça explique pourquoi beaucoup de ses collaborateurs ont du mal à le saisir. Ce n’est ni une fuite ni une indifférence, mais une énorme pudeur. Il ne laisse rien transparaître. Ça explique son malentendu avec les Français. Paradoxalement, son quinquennat restera comme le sommet de l’explosion des sentiments alors que lui déteste le dévoilement.

Question : « Vous le peignez comme un homme «diablement seul»…

La fonction présidentielle isole. Les événements vécus l’ont isolé. Personne ne peut l’aider dans ces moments-là. Un exemple: ses conseillers lui donnent des éléments de langage, des phrases chocs qui pourraient être reprises par les médias. A chaque fois il refuse, pour un discours plus lisse, plus techno. «Je ne veux pas me déguiser», dit-il.


Question : « En l’élisant, la France serait «entrée dans le XXIe siècle». Pourquoi » ?

Dans son inconscient collectif, la France n’est jamais sortie de la monarchie, ou du bonapartisme. Elle rêve d’un leader charismatique, fanfaron. Chirac ou Mitterrand l'avaient compris et acceptaient le principe du césarisme. Avec Hollande, les Français ont élu pour la première fois une «Mère de la nation», prônant un modèle scandinave, de compromis. La France est pour Hollande une poupée de porcelaine qu'il faut manier avec délicatesse. En cela Valls l’aide terriblement. Lui a ce coup de menton, ce côté un peu rude.

Question : « Peut-il aller au bout du mandat, le croit-il vraiment » ?

François Hollande est un roseau d’airain. C’est quelqu’un de plus fort, de plus déterminé que les gens ne croient. Sa puissance, c’est de faire croire l'inverse. C'est un roc, avec le vernis d’un notaire de province. Ceux qui le mésestiment doivent se méfier, il est beaucoup plus dur que ce qu’il laisse supposer.

Question : « Sarkozy lui a-t-il vraiment manqué » ?

Le retour de Sarkozy est miraculeux pour lui. Il n’existe que par opposition à Sarkozy et il le sait. C’est un homme très lucide. Sarkozy est son antithèse. Il a fait sa campagne là-dessus. Pas forcément sur le fond mais sur leur différence de personnalité. Sarkozy, c’est les tripes à l’air. Hollande, c’est les tripes cachées.

Question : « Sur quoi peut-il rebondir » ?

Hollande va jouer très gros sur la réforme des régions. Historiquement, De Gaulle est parti après sa défaite sur le référendum en 1969, sur son projet de décentralisation qui ressemble étrangement à celui du président. Le projet sera très compliqué à mettre en œuvre, l’opposition va batailler dur. Ce sera un moment politique très fort. Mais pour s'en sortir, il faut impérativement que le privé ne fasse plus irruption dans son actualité politique, c’est ça qui l’a tué.

Ce n’est plus une question, mais une perche tendue : « L'international, voilà un domaine qu'Hollande apprécie... »

C’est un homme d’Etat. Il l’a prouvé en Centrafrique, au Mali, en Irak. Les Français le soutiennent en plus sur ces sujets. Il donne là l’impression d’avoir de l’autorité. Hollande est comme le reblochon, dur dehors, à l'étranger, et mou dedans, toujours dans le compromis à l’intérieur du pays.


Que voilà un curieux panégyrique :

comparer le Président à … un reblochon

ou évoquer le vernis…d’un notaire de province…

Il fallait vraiment un ami (intime)

pour y penser !


j’adore le mot : contreproductif !


Caius Julius Serenus

Qui c’est ?

Nous avons tous les mois une conférence (gratuite) grâce aux archives départementales. Super on y entend parler des sujets les plus divers. Derrière moi, une dame vient d’Auch, elle a parcouru 80 Km. Elle papote avec une voisine qui vient de Sauveterre, dix kilomètres seulement. Il y a même des gens d’ici, et même des Toulousains qui viennent se dépayser, pour échanger avec nous qui leur rendons la pareille puisqu’un cycle symétrique se déroule dans la Capitale.


Ce soir, c’est Jean-Luc Schenck-David, conservateur du musée départemental de Saint-Bertrand de Comminges qui est au micro. Il est accompagné de son épouse, et vient actualiser ses recherches sur un dénommé Caius Julius Serenus. Un personnage dont le nom figure sur au moins 5 plaques votives épigraphiques (des écritures sur des marbres jaunes de brèche de Saint-Béat) trouvées par Bertrand Sapène dans les années 20 à 30. Sauf que Sapène étant instituteur émérite certes, mais pas vraiment historien, a parfois enjolivé les choses, et que de véritables historiens se doivent d’en revenir aux faits.


En tous cas, nous sommes dans les années cent, du temps de Trajan, et sa femme, car il faut immédiatement rechercher la femme dans toute histoire qu’elle soit moderne ou antique, est Pompeia Plotina, Plotine, l’impératrice. Elle est née et a grandi à Escacena del Campo, en Bétique, sous le règne de l'empereur romain Néron. Elle est la fille de Lucius Pompeius et Plotia, qui ont de nombreuses relations politiques. Plotine est décrite par les auteurs antiques comme une femme cultivée, intelligente et modeste, de grande vertu et pieuse. Elle est aussi réputée pour son intérêt pour la philosophie, et l'école épicurienne d'Athènes sera sous sa protection.

On lit son nom sur une plaque, et on se demande si, copine de la "meuf" de notre Serenus, ce n’est pas elle qui l’a pistonné pour une carrière prestigieuse. Car le nom de l’épouse de notre héros est inscrit sur une plaque votive, Julie, reconnaissez que dans le monde romain c’est rare que l’on parle de la femme-de, sauf si elle a du pouvoir.


Quelle carrière ?

Serenus est IIIIvirat, ce qui veut dire quatrième Conseiller (il y a 4 traits verticaux) d’un Conseil municipal de quatre membres. Cela attire mon attention, car dans une ville comparable, il existe aujourd’hui 33 conseillers municipaux, ce nombre énorme diminuant l’importance de chaque conseiller qui ne compte évidemment que pour 1/33° au lieu de ¼.

Voilà qu’il devient sacerdos, c'est-à-dire prêtre. Attention, il ne s’agit pas de religion mais d’hommage impérial …  à Auguste. Les tribus gallo-romaines (ne nous trompons pas : nous sommes en Aquitaine, dans un découpage vertical par rapport aux Pyrénées qui nous associe aux aragonais d’aujourd’hui ; alors qu’à Toulouse, nous sommes en Narbonnaise, la limite se tenant à saint-Girons).
Les provinces occupées par l’Empire ne sont qu’une mosaïque des peuples d’origine. Elles ne sont romaines que par un seul ciment, le culte de l’Empereur. Exercé par des prêtres-magistrats. Et puni gravement en cas de manquement. Voilà la raison du massacre des Chrétiens, qui n’ayant qu’un Dieu, refusent le culte de l’Empereur, pourtant  obligatoire, au risque de se faire lapider.

Ensuite (ça se passe encore comme ça chez nous), Serenus devient Préfet, mais attention, cela désigne ici un rang militaire, un Préfet commande une troupe de cavaliers. Il accéde ainsi au club Equestre, le rang situé juste avant Sénateur.

On n’en sait pas davantage, mais en quelques morceaux de marbre, on a reconstitué une carrière « préfectorale ».

Le côté magique (tout est magique si l’on a des yeux neufs) est l’admirable adresse avec laquelle Jean-Luc (il a deux prénoms et un nom, on voit qu’il est déformé par ses amis romains. Il a même un surnom, et porte finalement quatre noms, un de plus que Caius Julius Serenus), Jean-Luc Schenck-David donc déchiffre les épigraphes.

Nous ne voyons qu’une lettre ; deux lettres : ça suffit, il faut inventer le reste, et s’y connaitre en latin. Exemple : on voit C, il faut traduire Caius ! On voit Iul : c’est Iulus. On lit Seren, c’est Serenus. Si on lit : in nomine suo, c’est « en son nom ». Facile !

Pour sa femme, par contre, comme elle est peu connue, on trouve son nom entier : et Iuliae (et de Julia au génitif, elle s’appelle Julie, ça se portait couramment à l’époque) L(uciae) fi (liae) Fille de Lucie (au génitif, on a donc le nom de la mère, la belle-mère de Caius, vous vous rendez compte si on remonte loin ?



Tout cela confirme le statut de Lugdunum convenarum,

notre capitale romaine de Saint-Bertrand

avec l’automne, on va pouvoir retourner au musée !


Ah oui : voici Pompeia Plotina : coiffure d'époque !