dimanche 8 mars 2026

l'Agriculture française est-elle compétitive comparée à nos voisins d'Europe ?

 

vous vous rendez compte de l'importance de la question ?

j'ai l'avantage, comme ancien-honoraire, de recevoir ce rapport

96 pages, j'ai tout lu !

j'ai pris un peu mal à la France agricole que j'aime

j'ai eu peur que pas grand monde le lise

je vous en communique les pages importantes

j'ai mal à la France ! 

c'est Qui le CGAAER ?


En deux mots, quand on a la chance d'avoir fait les études suffisantes pour devenir ou Agro, ou Polytechnicien, on passe ensuite aux Ecoles du Génie Rural, expression qui inclut le mot clé Génie, ou à l'Ecole des Ponts, et on devient Ingénieur des Ponts et des Eaux et Forêts. On commence la plupart du temps par un métier d'Ingénieur. Puis on devient Manager comme Chef de Service-Directeur d'un Service, souvent décentralisé en Département ou en Région. On y est placé sous l'autorité du Préfet, ce qui explique que l'on ait perdu de vue notamment dans la Presse les Directeurs départementaux qui s'appellent aujurd'hui DDT, Directeur départemental des territoires, qualification qui a vu disparaitre le mot clé dans notre cas "Agriculture". A vrai dire, l'Etat n'assure plus depuis longtemps de partie technique, laissée à la Profession, et gère et contrôle la PAC d'origine européenne, expliquant que le budget français stricto sensu soit devenu très faible, avec peu de possibilités d'orientation. Cette dernière est laissée à la formation agricole, tojujours régie par un enseignemnt sous l'autorité du Ministère de l'Agriculture, à la Direction Générale de l'Enseignemnt Agricole (DGER)

Une fois devenu Manager, un Ingénieur d'origine se  bonifie avec l'âge, permettant d'atteindre le stade de la sagesse et du rayonnement, et devient Ingénieur Général. Il entre souvent de fait au sein du CGAAER, où il devient en capacité d'évaluer : du coup, il devient Stratège, et peut répondre à l'angoisse du ou de la Ministre devenus entre-temps Souverains, en répondant à ses questions : -"pourquoi le Salon de l'Agriculture se vide-t-il" ? Pourquoi les Agriculteurs s'angoissent de la signature du Mercosur et autres combinaisons destinées à les remplacer ? Que vont devenir les Territoires puisque le Ministère de l'Agriculture est devenu le Ministère des Territoires, où résident les "nouveaux-Gueux", dont l'importance décroit avec leur propre disparition

il était temps de s'interroger : puisque nous disparaissons

est-ce la faute de notre compétitivité ?

il existe toujours une ambiguïté sur le contenu de "Agriculture"

il est surtout question de céréales ; viande bovine ; lait et aviculture.

Pas de vin ; de maraichage ; de fruits...! 

je vous donne de suite la conclusion :


"Enfin, dans les exploitations d’élevage bovins lait ou volailles, la gestion de l’atelier grandes cultures apparaît souvent peu optimisée, générant des frais fixes élevés au regard de son apport économique.

"Si la formation initiale n’apparaît pas comme un facteur véritablement différenciant, la formation continue peut constituer un levier important d’amélioration, notamment en matière de gestion. La taille relativement modeste des exploitations françaises et la prédominance du modèle familial conduisent en effet le chef d’exploitation à assumer une grande diversité de rôles et de responsabilités. À ce titre, il doit développer des capacités abordées dans le cursus mais dont le caractère opérationnel n’a pas toujours été bien perçu. Il serait pertinent de les approfondir lors de la vie professionnelle, en permettant à l’exploitant de s’approprier certains outils de pilotage".

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Vous le voyez vous-même : l'Enarquie nous a tous contaminés : la langue est mesurée, propre à ne choquer personne. Les termes sont pesés, voilés, tout est dans la nuance que va saisir le lecteur accoutumé à la Langue officielle. Notre Agriculture est en forte baisse de performances. Notre modèle assis sur l'exploitation familiale ne fonctionne plus, concurrencé par les fermes industrielles plus grandes qui fondent ainsi des formats amenant plus de productivité. Rien sur notre Art de Vivre, notre préférence culinaire, qui appelle des productions de haut de gamme, vous me direz qu'on les trouve justement dans le maraichage ; les fruits ... qui échappent à l'investigation actuelle. 

je vous en fais voir un peu plus, pour vous confirmer la tendance, qui elle, est bien à la baisse de notre compétivité :








je relis le dernier paragraphe, je le relis plusieurs fois : 

la conclusion décodée est simple et lourde :

en urgence, il nous faut nous remuer grave !

et modifier notre modèle familial pour une agriculture industrielle comparable à nos voisins et amis
qui ont profité de la Pac pour s'agrandir et devenir compétitifs : assez de refus environnementaux disant non à des bâtiments agricoles dans les Territoires qui doivent rester ruraux.
Assez d'absence de considération pour les jeunes agriculteurs
si nous voulons continuer de manger, sain varié et de qualité

il faut nous bouger grave ! or, on ne se bouge pas, mais padutou


quelques annexes








une conclusion toute bête s'impose : 

nous ne sommes plus Souverains

la Ministre de l'Agriculture a perdu sa couronne 

avant même le vol du Louvre ! 


J'ai connu la Bretagne exportatrice de poulets destinés à nos amis interdits de porc et se nourrissant de "poulet-exportation" : que nos amis écolos se réjouissent : plus de poulets, plus d'algues vertes, la Bretagne va se dépolluer toute seule, nous allons importer le poulet élevé par les autres, mais avec quoi allons nous les payer ?



avec quel "pognon" Macron va se payer son second porte-avions ?
(j'ai écrit "pognon" pour la rime) !


PS : le CGAAER réfléchit sur tout : 

le seul à être clair-voyant =

qui a une vision d'avenir

alors qu'il est trop tard, nos structures mal compétitives empêchent la restructuration nécessaire ! 

sans vous la France ne sera plus la France : devenue un Pays-Musée mal géré, ouvert aux vols, à la pluie et aux entrées gratuites ... devenu pays du Tiers Monde, exploité par des Copains d'Europe et de Paris, s'octroyant les privilèges du Pouvoir Central, les Territoires vidés, laissés à la jachère et la forêt broussailleuse infestée de larves d'insectes, dévorée l'été par les incendies, inondée l'hiver, occupés toute l'année par le narco-traffic.


allez voir : RURAL !

...Début 2024, les agriculteurs se mobilisent de nouveau, confrontés notamment à la maladie hémorragique épizootique qui frappe leurs élevages et inquiets par le projet de traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur. Concerné, Édouard Bergeon se tient prêt. Lors de la manifestation toulousaine, un éleveur du Volvestre prend la parole et annonce que ses camarades et lui bloqueront l'autoroute A64 au niveau de Carbonne. Édouard Bergeon prend sa caméra et la route ; direction : la Haute-Garonne.

La France découvre notre porte-parole : Jérôme Bayle

son groupe : les Ultras de l'A64 !
il a fait changer la majorité à la Chambre d'Agriculture 31

En dehors de tout syndicat, le blocage initié presque malgré lui par Jérôme Bayle tiendra plusieurs jours, permettant à d'autres groupes de s'organiser dans toute la France. Il attirera aussi l'attention : l'éleveur en devient le porte-parole, sollicité par de nombreux médias nationaux et internationaux. Les histoires de Jérôme Bayle et d'Édouard Bergeon se ressemblent et les rapprochent. Le cinéaste décide de le suivre. Sur les barricades et dans sa ferme, avec sa mère, ses compagnons mais aussi les journalistes et les représentants politiques, sa caméra épouse les pas et l'énergie de l'ancien rugbyman revenu dans l'exploitation familiale avec l'envie d'en faire une « belle ferme ». Portrait intime de celui qui est devenu une figure médiatique, Rural est aussi une évocation des difficultés rencontrées par les paysans et de la solidarité qui les anime.

Je suis un rare IGPE à avoir choisi de vivre dans le RURAL, avec les "Gueux" : je les aime, ils vivent avec le Vivant, leurs animaux, la nature, végétaux et oiseaux. Leur Histoire est celle de la Terre. Nous avons les mêmes ancêtres, mon grand-père paternel avait été l'un des premiers à greffer la vigne après le mildiou dans les Landes. Mon grand-père maternel avait une petite ferme à Clères en Normandie, et vendait son lait à Rouen. J'ai eu l'honneur en Tarn et Garonne d'apporter encore à cette époque, les années 1970, l'eau potable, l'électricité, le tout à l'égoût, l'enlèvement des ordures ménagères à Caussade. A l'époque l'objectif était la parité entre Rural et Urbain. Aujourd'hui, lea banlieues gangrénées par le narco-traffic, on laisse tomber la forêt. On laisse tomber le Rural. On a supprimé depuis longtremps le FNDAE, le fonds d'adduction d'eau qui serait bien utile quand aujourd'hui l'eau potable va manquer partout à cause du réchauffement climatique ! On importe l'essentiel de quoi manger. L'Europe a laissé tomber la préférence communautaire

Voilà pourquoi j'enrage contre les soit-disant "Elites"
qui ont, en même temps,  
laissé tomber Paris aussi !

... et le Président sort son Charles de Gaulle
...10 jours après les combats...
...pour venir au secours du Liban démoli...
...et espérer rester à sa place en mai 2027 ! 


et au même moment, nous mangeons nos mandarines venues d'Israël
par avion

en faisant semblant d'économiser le pétrole fossile dont le prix grimpe à la pompe :

quel monde de fous !