samedi 5 février 2022

Le papillon (jaune) de Ferdinand Keller

Ferdinand Keller, né le 5 août 1842 à Karlsruhe et mort le 8 juillet 1922 à Baden-Baden, est un peintre allemand. Allemand, donc romantique, artiste, il s’intéresse à la mythologie, il met en scène Guillaume II comme nous le faisions de Napoléon, il voyage, et peint la baie de Rio de Janeiro.

A vrai dire, je connais depuis longtemps son tableau qui pourrait montrer Psyché, mais tout bêtement, il s’agit (je traduis) de "la Belle au papillon regardant le papillon jaune". Je vous le montre de suite, les ailes font penser à un Vulcain à cause de leurs couleurs, et le papillon jaune pourrait être un citron qui aurait viré à l’orangé ?



Ferdinand grandit dans une famille d'artistes. Son oncle est peintre, son frère est peintre et illustrateur. Ferdinand Keller est élève de Johann Wilhelm Schirmer et de Hans Canon à l'académie des beaux-arts de Carlsruhe. Il fait son « Grand Tour » comme disent les Anglais en 1867 en Suisse, en Italie et en France en 1867. Dommage pour moi, il n’est apparemment pas allé à Cancale ! Il fait aussi un grand voyage au Brésil. Il rencontre son premier succès en 1867 avec "La Mort de Philippe II". Ferdinand Keller est professeur à l'académie des beaux-arts de Karlsruhe de 1873 à 1913. Christian Wilhelm Allers figure parmi ses élèves.

J’ai choisi ces tableaux qui montrent des tombeaux antiques au bord de la mer, des Naïades, des affiches, mais ...

... je n’ai pas trouvé d’autre papillon ! 

Ich habe kein andere Schmetterling gefunden

Schade ! 



c'est vrai que l'on aimerait tous un tombeau comme celui-ci ! 


Cérès

Diana

un centaure se lave les sabots : sympa, pas besoin de chaussures !


Sapho fait une pause, abandonnant sa lyre, accompagnée de son chien


Walkyrie faisant un calin à son cheval

Selene, toujours le même chien

Flora est très sérieuse


la Fortune aussi sourit 

aux Germaniques :

ils vont passer leurs vacances à  Rio de Janeiro

Guanabara bay





quand on pense que c'est devenu cela : la baie de Rio

comme l'homme a changé la Planète, en cent ans !

(c'est mieux maintenant)