mardi 16 juillet 2013

B14 P15N 1927-28 scale 1:7° model : mode d’emploi

Terminer ce modèle a été une œuvre de longue haleine : au dernier moment, l’artisan mexicain qui grave les glaces des phares (lenses) de modelmotorcars pour Marvin Meit lui fait faux bon : cela n’arrive pas qu’en France ! J’importe donc les phares sans leurs glaces, et dois trouver la solution pour les découper au laser, au diamètre parfait de 26,7mm chez l’artisan qui me découpe les numéros d’immatriculation. A partir de là, je puis raccorder les derniers fils électriques ; refermer le capot et poser la calandre ; poser la carrosserie et les accessoires. Voilà c’est enfin terminé, dernier prototype qui clôture la série décrite il y a tout juste un an dans « mes gros jouets Citroën » en six chapitres.[1]

On a vu que pendant l’hiver 1927-28, Kégresse avait testé les chenilles neige P15N tout juste homologuées, sur quelques châssis de B14 (quatre ou cinq) carrossés en torpédo découverts. Il a atteint avec deux de ces véhicules le col du Grand Saint-Bernard le 2 janvier 1928, « glissant » sur une couche de neige de 10 mètres d’épaisseur ! On retrouve l’un de ces véhicules aux J.O de St Moritz un mois plus tard, conduit par André Citroën lui-même, tractant les skieurs à une époque où n’existaient pas les remontées mécaniques.[2]
 















L’un de ces véhicules (ils avaient chacun de petites particularités) est maintenant réalisé à l’échelle 1/7°, celle des grands Jouets Citroën sortis en 1924, sous forme limousine (sedan pour les anglo saxons), dont le taxi jaune est le plus connu.

-à l’avant, le modèle reprend les pièces de carrosserie en tôle des répliques Brepsomn : capot ; calandre nickelée ; garde-boues ; marchepieds alu ; et cloison pare-feu de la limousine. Les phares sont des modèles conformes importés des USA.
-un châssis spécial en laiton, identique à celui de la limousine à l’avant a été découpé à l’arrière pour laisser place aux garde-boues plats adaptés aux chenilles.
-des chenilles spéciales ont été mises au point, en reprenant les pièces de robot VEX déjà utilisées pour le modèle précédent P17 [3]. Elles sont maintenant motorisées et suspendues.
-le train avant a été suspendu  lui aussi. Le roulement est ainsi amélioré par rapport aux jouets d’origine, peu conçus pour rouler réellement sur un sol présentant des aspérités. Des skis et un tasse-neige ont été construits, identiques à ceux équipant la limousine-neige, créée quelques années auparavant, qui elle est statique. [4]
-enfin le modèle a été radio-commandé, reprenant la technique maintenant répandue sur les modèles de l’auteur [5].

rares sont les photos de l'arrière : la voici maintenant.
Le porte-bagages est replié, mais je publierai d'autres photos avec le chargement !

On a de ce fait une réplique exacte des Jouets Citroën d’origine. Mais 90 ans après, elle intègre les progrès techniques des années 2000 : suspension ; électricité ; et radio-commande, sans compter de nombreux détails qui en font une maquette précise. Cela est d’autant plus émouvant que les véhicules réels ont disparu, seules quelques photos noir et blanc subsistant notamment dans l’Officiel de la mode de l’époque !

-pour la nuit nous nous étions posés la question de la protection contre les intempéries : une bâche peut recouvrir la voiture. Elle est roulée à l’arrière pendant la journée, devant le porte-bagages déployé qui supporte deux nourrices d’essence de section triangulaire. De cette manière, on peut admirer les banquettes en cuir souple.

-des porte-skis ont été vissés sur les ailes arrière. Quatre paires peuvent être transportées, permettant d’équiper chaque passager.[6]

La commande des phares et feu rouge arrière se fait (sous 12v) par l’interrupteur gauche au tableau. La led rouge s’allume.
 


Le contact est mis grâce au switch droit. Il allume la led verte. L’émetteur doit avoir été ouvert auparavant. Si l’interrupteur sous la carrosserie est resté sur ON, le servo de direction tressaute lors du contact : la voiture s’éveille ! On manœuvre la direction grâce au levier droit de l’émetteur. Le volant tourne seul. On met en avant (doucement comme sur une vraie autochenille) grâce à la commande gauche de l’émetteur. Le témoin de moteur s’allume sous le train de chenilles. Le véhicule avance en « avalant » les obstacles. La marche avant est conçue pour être plus rapide que la marche arrière comme en réalité.

On arrête le véhicule en coupant le contact, puis l’émetteur. En cas de stockage mettre l’interrupteur de télécommande sous le châssis sur OFF.

L’accu de 12v est caché sous le capot. On y accède en ôtant la carrosserie. Le tapis de sol avant qui tient les 3 leviers (frein ; vitesse et crabot). On ôte la fausse cloison sous le tableau en la faisant pivoter sur sa partie basse, et en s’aidant de la poignée nickelée. On tire l’accu en s’aidant de la languette. Attention de ne pas inverser les pôles après recharge faute de détruire le variateur.

Ceci est un jouet Citroën sophistiqué :

sa place sera peut-être un jour sous la photo

 du musée du col du Grand St Bernard !


ne pas mettre à portée des enfants de moins de quarante ans !








 
 
je n'ai pas attaché les skis pour conserver la pureté des lignes
ce sera la prochaine fois !

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