dimanche 5 janvier 2020

Vous aimez les pré-Raphaélites ?

... alors suivez, une fois encore, Sotheby's !

tout n'est pas qu'à Paris

c'est à Londres !






j'ai été très sélectif, voici ce que je vous propose :

une vue du Gard très inhabituelle


oui, elles se nomment Alexandrine et Josette, seul Sir William Russel pouvait inventer ça !

d'habitude, les peintres peignent le pont du Gard ??
et puis dans un genre parallèle, voici the Rainbow







pour nous qui aimons la montagne, leurs paysages nous enchantent en évitant les émotions trop vives




samedi 4 janvier 2020

Histoire des Pyramides d'Egypte



On passerait son temps à lire National Geographic : voici sur quoi je tombe : 

Snefou le précurseur des pyramides-à-surface-lisse
et-pas-Keops

Les pyramides de Gizeh sont trompeuses. Leur perfection géométrique ainsi que l’harmonie de leur agencement incitent en effet à croire que, comme Athéna sortie tout armée du crâne de Zeus, elles surgirent, déjà achevées, de l’esprit d’architectes de génie.

Cette impression puissante n’a cessé d’inspirer les divagations ésotériques qui, depuis plusieurs siècles, attribuent leur construction à l’œuvre d’initiés, détenteurs d’une sagesse supérieure, ou d’extraterrestres venus fort complaisamment dispenser leur science aux pharaons. Plus simplement, comme leurs collègues de toutes les époques, les ingénieurs du 3è millénaire av. J.-C. durent, pour parvenir à bâtir la première pyramide à faces lisses, multiplier les prototypes et essuyer des échecs proprement monumentaux.

L’histoire des pyramides remonte, au moins, au règne de Djéser (-2667-2648), qui fit ­bâtir l’édifice à degrés qui domine son complexe funéraire à Saqqarah. Les progrès techniques les plus spectaculaires eurent lieu toutefois quelques décennies plus tard, sous Houni (-2637-2613), mais surtout sous son successeur, Snefrou (-2613-2589). C’est en réalité sous le règne de celui-ci que la totalité des solutions techniques mises en œuvre pour construire les pyramides à faces lisses furent découvertes. Solutions que s’empressa de reprendre Kheops (-2589-2566), le commanditaire de la première des célèbres pyramides de Gizeh.

C’est en effet sous Snefrou que l’on passa d’un empilement de structures rectangulaires de plus en plus petites, comme c’est le cas dans la pyramide à degrés, à la réalisation d’un solide pyramidal de base carrée, aux proportions cyclopéennes. Cette transformation de la forme des tombes royales entraîna tout naturellement son lot de tâtonnements et de ratages. Des errements dont témoignent les trois pyramides qui se dressent toujours à Dahchour et à Meidoum, respectivement à 25 et 60 kilo­mètres au sud du Caire.

 Meidoum, l'essai raté

Énorme tour surgissant d’un chaos de pierres, la pyramide de Meidoum apparaît, saisissante, au détour de la route qui conduit du Caire au Fayoum, comme si, remontant des entrailles de la terre, la pyramide à degrés avait perforé la surface du sol en sortant d’un cratère. À l’origine, il s’agissait d’un édifice très proche de celui bâti par Djéser à ­Saqqarah, à la différence près qu’il comportait non pas six, mais sept ou huit degrés.

C’est sur cette matrice que furent réalisées les premières tentatives de lissage des faces. Les maçons s’employèrent alors à combler les « marches » en agençant des blocs de pierre, avant de procéder à la pose d’un appareil extérieur de bonne qualité destiné à parer l’édifice en donnant à ses faces un aspect uni.

Hélas, très vite, vraisemblablement dans les années qui suivirent l’achèvement du chantier, remplissage et parement commencèrent à dégringoler, formant peu à peu les hauts terrils pierreux d’où émerge aujourd’hui la pyramide à degrés. L’analyse architectonique de ces ruines a montré que cet effondrement était dû à au moins deux facteurs.


Le premier est directement lié à l’histoire de l’édifice. Comme les architectes royaux s’étaient appliqués à lisser la pyramide à degrés parfaitement achevée, le parement calcaire de grande qualité recouvrant cette dernière n’offrait pas de prises aux blocs ajoutés pour remplir les « marches ». Mal soudés au cœur de la pyramide, ces derniers finirent par glisser d’autant plus que, composée de pierres grossièrement taillées et agencées sans soin, cette maçonnerie était elle-même d’une grande fragilité. Il est très probable que la pyramide à degrés avait été initialement commandée par le roi Houni. Mais c’est à Snefrou que nous devons la tentative malheureuse d’habiller cet édifice pour en faire une pyramide à faces lisses. Il est donc possible que la dernière demeure d’Houni ait servi à son successeur pour expérimenter à peu de frais un projet qu’il destinait à son propre tombeau.

Une hauteur jamais atteinte

C’est le plateau de Dahchour, situé 35 kilo­mètres plus au nord, qui fut choisi pour accueil­lir celui-ci. L’objectif initial assigné par Snefrou à ses architectes était ambitieux : il s’agissait d’édifier une pyramide à faces lisses dont la hauteur ferait presque le double de celle de Djéser à Saqqarah. Mais, pour des raisons qui nous échappent, à la moitié de la hauteur prévue, la pente des faces fut réduite par les maçons, passant de 54° à 43°.

Ce changement donna à cette construction une forme unique, qui lui vaut d’être qualifiée de «rhomboïdal » (du grec rhombos, « losange »). ­Malgré cette étrangeté, la première pyramide de Snefrou constitua, notamment du point de vue de la hauteur atteinte (105 mètres contre 62 mètres pour celle de Djéser à Saqqarah), un premier pas significatif. Un peu plus loin au nord-est, sur les bords du Nil, se dressait le temple associé à la pyramide.

Les bas-­reliefs qui ornaient ses murs représentaient notamment une procession de femmes qui personnifiaient les domaines agricoles servant à alimenter le culte du roi défunt et à rémunérer le clergé attaché à la pyramide.


  
la forme parfaite est trouvée

Est-ce la bizarrerie de la forme de la pyramide rhomboïdale qui poussa Snefrou à commander la construction d’un autre tombeau ? La question est, dans l’état actuel de nos connaissances, impossible à trancher. Quoi qu’il en soit, le cahier des charges vraisemblablement imposé par le roi ne facilita pas la tâche des architectes royaux.


En donnant à la ­nouvelle pyramide une base de 220 mètres de côté, soit 76 mètres de plus que celle de Meidoum, le roi ajoutait une difficulté supplémentaire en compliquant leurs calculs. Construire une pyramide à faces lisses implique en effet d’établir de façon très précise l’angle des faces de manière que celles-ci se recoupent parfaitement au sommet de l’édifice.

C’est en puisant dans ce que leurs échecs précédents leur avaient appris que les architectes royaux parvinrent à leurs fins. Non seulement la forme de la pyramide était enfin parfaite, mais, à l’exception de la chute du parement de calcaire blanc qui dévoila les pierres rouges employées pour bâtir les pentes, l’édifice est toujours debout et constitue la plus ancienne pyramide à pentes lisses d’Égypte. C’est donc à Snefrou que nous devons cette réussite, dont les résultats furent repris et magnifiés par ses successeurs immédiats : Kheops, Khephren et ­Mykérinos.

Si la perfection des trois pyra­mides de Gizeh a jeté aujourd’hui sur Snefrou et ses prototypes une ombre épaisse, la situation était toute différente dans l’Antiquité. Ce n’est pas sur le plateau de Gizeh, mais bien à Dahchour que les pharaons du Moyen ­Empire (-2033-1786 av. J.-C.) Amenemhat II, Sésostris III et Amenemhat III choisirent en effet d’établir, près de sept siècles plus tard, leurs sépultures, inscrivant ainsi leur règne dans la continuité de celui de Snefrou.


Plus encore, à cette époque, ce dernier avait été divinisé et recevait un culte en Moyenne-Égypte. La ferveur régnant autour du dieu Snefrou était telle que de nombreux parents donnaient alors à leurs enfants un nom composé sur le sien : plus d’un millénaire après sa mort, des petits Snefrouménou (« Snefrou-demeure »), Snefrouhotep (« Snefrou-est-apaisé ») couraient ainsi sous le soleil d’Égypte.


De manière plus officielle, associé aux mines et aux carrières, le dieu Snefrou fut aussi adoré par les ouvriers royaux qui extrayaient de la turquoise sur le site du Sérabit ­el-Khadim, dans le Sinaï. C’est toutefois la littérature qui assura sa postérité au sein de la culture égyptienne. Snefrou joue en effet un rôle central dans l’un des contes du papyrus Westcar daté du milieu du 2e millénaire av. J.-C. Ce récit met en scène le roi se promenant paisiblement dans une barque aux rames manipulées par des jeunes filles.



Or, au milieu des rires et des jeux, la plus belle de ces rameuses laissa filer à l’eau un bijou en forme de poisson. Convoqué par le roi, un magicien parvint à ouvrir les eaux du lac en deux et à retrouver le précieux objet qui gisait par le fond. Le roi put alors reprendre ses activités et passer la journée entière en réjouissances. Léger, recourant volontiers à la magie, le Snefrou des contes égyptiens n’a décidément rien à voir avec la redoutable opiniâtreté que l’on devine chez celui qui parvint, à force d’efforts, à reposer au cœur de la première pyramide à faces lisses d’Égypte.


ici nous n'avons pas besoin d'aller si loin : 

ce matin le Quairat était illuminé




et ses faces lisses et blanches luisaient au soleil







vendredi 3 janvier 2020

Klimt le tableau retrouvé

 

Ce Portrait d'une dame, d'une dame sur fond bleu, est entouré de mystère. Ce n'est qu'un an avant sa disparition, en 1997, que l'on découvre que Klimt a peint ce portrait vers 1916-1917 sur un autre portrait, ce qui en fait le seul repeint connu du peintre autrichien. La toile a été volée juste avant une grande exposition censée la mettre en valeur. Un an plus tard, elle est retrouvée à Vintimille, dans un paquet adressé à l'ancien Premier ministre italien, Bettino Craxi. Mais il s'agira d'un faux. Un vrai magnifique faux, mais faux ! L'idée du voleur était de mettre en valeur le faux, pour prouver que le faux peut berner le vrai .... une idée de faussaire cherchant la notoriété vous voyez ?

Portrait d'une dame est une peinture à l'huile sur toile, réalisée en 1916-1917 par Gustav Klimt. Il s'agit d'un portrait d'une femme, dans un style inhabituellement expressionniste. Il a été acquis par la Galleria Ricci-Oddi à Piacenza, en 1925.


Et voilà que ce Portrait d'une dame pourrait n'avoir jamais quitté le musée Ricci Oddi de Plaisance. Enfin, pas si sûr. Car le jardinier, en ouvrant un regard oublié, huit ans après le vol, a retrouvé le tableau caché dans un sac poubelle. Désormais, on a le faux (que l'on prenait pour le vrai), et le vrai  ... pas plus beau que le faux. De quoi accrocher deux Klimt au lieu d'un :

tout est bien qui finit bien !

est-ce le faux, ou le vrai ?

Klimt a peint d'autres jeunes femmes et pas que des oeuvres dorées




PS : on a davantage l'habitude de voir de Klimt : Dané :
https://babone5go2.blogspot.com/2018/12/danae-pour-la-nouvelle-annee.html

jeudi 2 janvier 2020

Eric Millet breton (2)

Je vous ai montré Eric Millet corse, mais il est d'abord breton !



le phare du Four




Ouessant





le passage du Gois à marée basse


est-ce mon Seagull, de Brest ?

je termine par la bisquine de Granville, n'ayant pas trouvé (encore ?) la Cancalaise !


PS : Eric millet corse :
http://babone5go2.blogspot.com/2019/12/eric-millet-peint-la-corse.html

mercredi 1 janvier 2020

Bonne et heureuse année 2020

Une année est passée, j'ai tenu mon pari : 365 billets, un par jour. Au total, cela ressemble à un gros livre illustré, qui compte 2637 pages, tenues maintenant depuis le 28 décembre 2010, neuf ans... cela ne fera dix ans que fin de l'année 2020 ... c'est un engagement pour tenir douze mois encore...


... au moins ?


Je ne suis pas dupe : le cumul des contacts (puisque c'est ce que mesure le compteur) aura dépassé 630.000, mais ce n'est qu'un cumul : je devine avoir quelque deux cents visiteurs me suivant régulièrement, je le sais quand à la médiathèque un inconnu au visage familier me raconte ce que j'ai raconté le matin. Figurez-vous que j'ai nombre de lecteurs aux USA ce qui me surprend toujours, même des francophones en Russie et au Canada ! Il faut dire que je ratisse étroit, que tout le monde ne kiffe pas mes modèles réduits Citroën, ni mes vitraux, ni les petites fleurs, pas forcément la Catalogne, même les plats terra i mare des grands cuisiniers du val d'Aran !  Quant aux papillons, c'est une distraction de sénior bien éloignée de l'intérêt des habitants des mégapoles amateurs de voyages intercontinentaux recherchant les plages tropicales où bronzer all inclusive !



Je viens de présenter à quelques érudits une synthèse amusante dont le nom est "surprenantes Pyrénées centrales" : c'est un endroit dont on connait l'Histoire (avec un grand H) depuis le miocène, c'est dire moins un million d'années (et demie). On devine que dans cet intervalle de temps immense, il a pu se passer des évènements prodigieux, la disparition des ours des cavernes, et l'apparition sur terre d'hybrides entre Sapiens et Néanderthal. Nous sommes imprégnés de civilisations romaine et puis romane. De religion et de sources miraculeuses. Même le passage de la Révolution a laissé ici des traces indélébiles qui nous font être intéressés par ce qui se passait avant, à la Renaissance avec Jean de Mauléon, ou au siècle des Lumières à Tarbes et Toulouse comme on le trouve dans les publications de la Société d'Etudes du Comminges.


C'est dire que l'Histoire et l'histoire sont loin d'être terminées


"qui ne progresse pas chaque jour est déjà moins bon"

il y a un an, c'était ce fouillis ...






alors ? le troisième caddy en 2020 ... qu'en pense Jean-Luc G.   ??


En 2019, j'ai augmenté mon champ de vision avec mon drone qui m'a apporté la troisième dimension



en 2020 je continue...

... avec vous si vous le voulez bien ?


bonne et heureuse année !


il y a encore mieux que Jean, il y a Jean-Joseph !