jeudi 7 septembre 2017

120 ans pour honoratii

Je la trouve par hasard, cette Zerynthia rumina honnoratii : elle provient d'une collection célèbre, celle d'Oberthür, et vient de Digne...trouvée en 1897 ! Digne avait la réputation d'héberger, on ignore pourquoi, cette forme rare. Je ne sais pas trop ce que vient faire l'adjectif Australis dans le nom proposé, rumina suffit, la forme honnoratii,  apparemment disparue depuis des lustres, (en fait depuis 1991), étant l'aberration envahissant de rouge les espaces normalement jaunes des ailes postérieures. 

vous pouvez l'acheter !

mais la voir en photo ne coûte rien !


dessous : on la dirait intacte malgré la présence de l'antenne gauche glissée sous l'antérieure gauche

dessus : j'ai joué sur le contraste pour lui redonner les couleurs d'origine

je vous ai presque tout dit sur rumina en 2011 :

http://mesamispapillons.blogspot.fr/2011/03/jai-retrouve-rumina.html

Je ne suis pas le seul à m'émouvoir de la disparition de cette aberration : voici dans la langue de Goethe :

"Hier zwei Fotos (un mâle et une femelle) der seltenen Form honoratii Boisd. der provencalischen Zerynthia rumina (Sammlungstiere aus Digne, im Museum Digne, Fotos April 2012). Meinem Wissen nach ist die Form jetzt schon geraume Zeit nicht mehr nachgewiesen worden. Evtl. sind die rumina-Populationen, die die honoratii-Geninformation besonders ausgeprägt trugen, bereits erloschen bzw. ausgestorben worden".

"Die folgende Meinung unseres Kollegen Tristan Lafranchis zum starken Besammeln beider Zerynthia-Arten Südfrankreichs (spez. zwecks Fang oder Zucht der ab. honoratii), sowie seine generellen Bedenken zu nichtrestriktrivem "Fundort-Sharing" finde ich lesenswert" :


Je cite encore : -"J'attire votre attention sur le point suivant : malgré la protection légale dont elles bénéficient, ces 2 espèces sont toujours chassées par les collectionneurs en France, soit à l'état imaginal, soit à l'état larvaire (en particulier en Haute-Provence où certains ramassent le plus de chenilles possibles de rumina dans l'espoir d'obtenir la rare et spectaculaire forme honnoratii qui apparait de temps à autre et qui fait partie des papillons les plus mythiques). J'ai été surpris de trouver même un article récent où l'auteur donnait les résultats de certaines chasses à polyxena en Provence, tout cela signé... Je n'ai malheureusement pas relevé la référence car le contenu n'avait pas d'intérêt pour moi. Je crois qu'il y a un risque certain à diffuser des informations précises pour toute espèce sensible, la preuve en a été faite dans plusieurs pays d'Europe et d'Amérique (quoiqu'en disent les collectionneurs). Il m'arrive régulièrement de croiser en Grèce des filets et papillotes, jusqu'à 7 ensemble, de 3 pays différents, pour un malheureux endémique ! J'ai eu vent de tels excès en Provence, dans le Gard"... (Tristan Lafranchis, le 12 juin 2007)



tiré de :

http://www.lepiforum.de/2_forum.pl?md=read;id=93007



voilà pourquoi je jette toujours un oeil sur les vieilles boites à papillons

on ne sait jamais la surprise que l'on va trouver dedans !

mercredi 6 septembre 2017

Piralide del bosso

Le nom est plus joli en italien. La pyrale du buis nous montre une chose : les papillons ne sont pas tous disparus : il y en a qui nous envahissent, par vagues énormes, et qui détruisent tout : en seulement quarante-huit heures, mon adorable haie de buis qui coupait mon jardin de moine en deux, a été grillée, dévorée, disparue d'un coup. Tellement laide plus tard qu'il a fallu défricher les parties ligneuses mortes !

on dirait une piéride du chou, mais la piéride du chou préfère le chou, celle-ci adore le buis

Il existe bien des prédateurs des chenilles : des guêpes. Et puis des oiseaux, qui mangent les chenilles. Mais...il n'y a pas assez d'oiseaux pour faire face !

attaque caractéristique

Vespa velutina



encore un envahisseur de l'Asie de l'Est !



Nous sommes décidément envahis par des tas de bestioles, comme dernièrement  le papillon du géranium : lui a un itinéraire beaucoup plus classique :

il vient d'Afrique du Nord !






















la chenille est très mignonne,

et elle adore les fleurs de géraniums !



avec le réchauffement climatique

la planète se modifie en profondeur !

mardi 5 septembre 2017

C'est la fête à Gaudens


...comme tous les ans ...



...allez-vous me dire....! 

Mais il y a des nouveautés : Gaudens le martyr, est le second nom Gaudens qui nous relie aux Amériques, avant même Augustus sur lequel nous allons revenir. Je veux parler de l'Art roman, présenté au Cloisters Museum de New-York et de nos chapiteaux....vous allez voir plus bas !

Aujourd'hui, le père Florent Hounkponou (il est originaire du Bénin) prend son Office. Emouvant de le voir brandir les reliques sauvées après la Révolution, que les paroissiens viennent embrasser à la queue leu leu. Le Père a pris le coup de main : il essuie après chaque baiser...! Hygiène garantie !


















Et puis ce pourrait être la clôture (il était temps) de Da Vinci code à 5Go : le double-chapiteau donné par Pierre et Hélène Compans a enfin trouvé sa place, remonté dans le choeur, sauf la dalle supérieure qui supportait la Vierge, cassée lors du démontage. Personne n'y prête attention.



Comme toujours en pays gaulois, un apéritif final, corsé et cochonné, clôt la cérémonie : c'est jour de la rentrée scolaire... 




...et c'est la fête à Gaudens !





                                     http://babone5go2.blogspot.fr/2012/09/cest-la-fete-gaudens.html
et :

lundi 4 septembre 2017

As pequenas grandes motos ...


...de Pere Tarragó

Encore un modéliste d'exception : chaque photo amène la question : vraie  ou modèle ? Il faut dire que son échelle est le 1/5°, cela fait 40% de plus que mon 1/7°...

...hasard ou prédestination ? c'est un Catalan, de Molins de Rei, près de Barcelone !


D'ailleurs vous allez bien vous y mettre vous aussi ?

Pere Tarragó é um construtor que, à semelhança de muitos outros, fabrica de raiz todas as peças, e todas as ferramentas necessárias para criar as suas verdadeiras obras primas. Ele corta chapa, bate-a e solda-a até conseguir as formas perfeitas. Aço, alumínio, latão, cabedal e borracha são materiais que domina na perfeição. Assim como as técnicas de pintura, niquelagem e cromagem.

Este construtor cria as suas motos em casa, na pequena vila catalã de Molins de Rei, perto de Barcelona. Mas não são umas motos quaisquer. São réplicas de motos históricas, de diversas marcas e épocas, construídas com um detalhe incrível, que quase se podem considerar idênticas às originais, não fosse o pequeno pormenor de serem modelos à escala, em proporções de 1:5 e 1:6


Apesar de a sua escolha normalmente recair sobre modelos clássicos espanhóis, como Bultaco, Montesa e OSSA, também podemos encontrar nas suas criações, modelos icónicos de marcas como a Indian, a Henderson, a MV Agusta ou a Moto Guzzi.




O realismo das suas criações vai ao ponto de as suspensões as rodas, as manetes, os descansos centrais e laterais serem móveis, e em alguns casos, ao accionar os travões, pode mesmo ver-se a alavanca dos tambores a mexer-se. (veja este vídeo que demonstra bem o nível de detalhe e perfeição das construções deste artista)

Todo o processo começa com uma análise detalhada do modelo a reproduzir. Tarragó tira fotos, faz desenhos e reproduz os autocolantes. E quando reúne toda a informação que necessita, lança mãos à obra e cria todas as peças, afina os ajustes, os mecanismos móveis e, tal como todos os construtores de motos desmonta tudo para passar à fase de acabamentos, polindo, pintando e aplicando os autocolantes.




Um trabalho de artesanato mecânico de precisão, como próprio artista o define, e muita paciência já que, para cada modelo, dispende entre 250 a 400 horas.

As suas obras estão espalhadas por diversas colecções privadas. Algumas podem ser compradas, em versão final, e também em “kit”, destinado a modelistas experientes. Os preços variam consoante o modelo, e Tarragó também constrói por encomenda, sob orçamento.


on se retrouve sur facebook :


il lui arrive de créer des voitures :



dimanche 3 septembre 2017

Quels yeux ma Normande ! (2)

J'ai retrouvé les bons fils, ôté les vieux branchements, et appliqué la nouvelle règle (je suis bien le seul à la connaitre d'ailleurs).


le bazar est toujours là mais, en bon politique, j'ai caché la partie gauche sous le  tapis
(pour les gens de gauche, la gauche est en haut)

et le résultat est là : 

la Normande a rajeuni

vous savez qu'elle n'est "normande" que si elle sert à l'éleveur à se transporter dans les prés

pour traire  ses vaches sur place ?






et qu'elle peut très bien être :

boulangère !

c'est le cas de ma Boulangère qui transporte ses miches dans son panier d'osier !

ma boulangère est donc toute neuve !




et quels yeux !




André Citroën m'envoie de doux rêves la nuit :
il est très fier de moi !

samedi 2 septembre 2017

De beaux yeux pour ma Normande (1)

Six ans déjà ! Je construisais la Normande, encore une B14 Torpédo, je débutais en télécommande, et disposais des phares d'origine, les mêmes qu'en 1927, même si j'étais passé en 12 volts, et jouais avec les leds au tableau de bord :

les phares d'origine, la capote n'est pas encore posée

les deux voyants à droite, rouge dessus, vert dessous

je  n'avais pas encore créé la règle : rouge = phares allumés, la batterie se vide
vert : la télécommande est enclenchée

à l'arrêt rien n'est allumé bien entendu

finie décapotée, dommage, puisque la capote est fonctionnelle !

finie, capotée, dommage, les phares sont trop petits !
La nouveauté ? Marvin Meit m'envoie donc depuis les Amériques une nouvelle paire de phares, je me dois de décider laquelle en bénéficie : Bingo ! Ce sera la Normande, mon seul Torpédo à ne pas avoir ses phares à l'échelle  !

Dans quel bazar ai-je mis les pieds !

Changer les phares n'est pas le plus difficile : il suffit de monter le réflecteur dans son habillage, et de peindre en noir ce qui était chromé : la Normande est une voiture destinée à travailler, pas à frimer !

Première difficulté : repérer les branchements anciens, pour leur substituer les nouveaux !

Voilà qui est fait :

Madame a pris place sur l'atelier préalablement rangé (il ne l'est plus)
elle est déchaussée

je sais, il y a plein de trucs qui trainent encore sur ma table de travail pourtant préalablement rangée

ouf ! j'ai retrouvé les branchements !

derrière, ça éclaire aussi

mais il y a un problème !


Dessous c'est un bazar pas possible !

à la place de ma nouvelle règle, j'avais branché les leds :

     -vert = la télécommande est enclenchée : c'est bon !

     -rouge dessous : même chose, pour bien voir dessous ce qui est vert au tableau
     -rouge au tableau : la voiture commence à rouler ! Pas bon :

Cela n'a aucun intérêt, puisque je ne suis pas dans la voiture en route !

Il me faut appliquer ma nouvelle règle...

...et retrouver les vieux branchements pour refaire le tout !

un casse-tête !

je vais aller plonger une tête

dans la piscine

pour retrouver la tête

froide !

(à suivre)