mercredi 13 mai 2026

Les quatre Thaîs de ce printemps, fini pour les imagos, il faut chercher les chenilles

sur cette photo de G Ayme, rumina, sur son aristoloche, a laissé un oeuf sur une fleur au centre

Nous sommes le 13 mai, le printemps a tellement avancé que les Thaïs ne volent déjà plus : elles ont éclos, se sont "rencontrées", elles ont pondu, restent leurs oeufs, plus tard leurs chenilles, mais les papillons, eux ont disparu.

On nous rabâche dans les médias : Ormuz, le pétrole qui manque, l'électricité qui manque, les impôts qui vont augmenter, ah oui, que les engrais vont manquer, que la famine nous guette pour bientôt, que Macron va déboucher avec son porte-avions le détroit d'Ormuz, en payant le péage iranien un max Koikilenkoute ...

... mais que les Thaïs doivent attendre le printemps 2027, les élections...

...tout le monde s'en fiche !

Je vous ai montré deux rumina, celles qui sont le plus au Sud, même si on les trouve dans les basses Alpes, je vous montre davantage


il faut en voir beaucoup pour se "saturer l'oeil"

c'est un papilionidae, voyez les nervures qui manquent aux postérieures, qui permettent de bien voir le corps

dans son milieu naturel, un supermarché plein de fleurs


celle-ci provient de Murcia

si on file à la bonne date, donc dépassée vers le Sud, disons l'Espagne du sud

elles deviennent jaunes presque orange

les variations sont importantes, entre l'absence de points rouges, et la forme honnoratii de Digne quasi disparue, où le rouge était prépondérant



connaissant depuis des années le lieu précis, entouré maintenant de maisons, (non, de villas avec piscines) j'ai pu prendre cette photo à l'éclosion ce qui explique sa fraicheur

mais quand nous sommes devenus Arlésiens, c'était pour rencontrer 

sa cousine polyxena


vous voyez mal la différence ?


elles sont cousines, ça c'est sûr

des dessins analogues, des festons noirs analogues

les taches rouges plus grandes chez rumina, surtout sur les antérieures

mais elles sont parentes

un ami les hybride, ce sont donc des races pures, j'aimerais vous montrer le résultat, mais ses travaux sont secrets, il veut les enterrer dans sa tombe, vexé que l'on ne prête aucune attention à ses recherches qui sont perso.

Je vous remontrer quelques exemplaires pour vous "saturer l'oeil"





s'il n'y a pas de rouge dans les antérieures dessus, il y en a dessous




voici un test : lesquelles sont-elles ?


c'est rumina, pas grave !

je poursuis car je vous emmène en Grèce, voir cretica, ou cerisii

oui je vous ai déjà parlé de ces noms variés et variables qui "brouillent l'écoute" comme le dit la célèbre contrepèterie


vous voyez les différences ?


facile : plus de festons marqués. Peu de couleurs, les mêmes taches noires, la différence entre jaune et blanc sont les sexes. 


pareil dessous : il y a eu un travail de simplification


attention, attention ! voici ici l'apparition de petites "queues-caudales" !




cretica n'en a pas, quand cerisii en a (des queues caudales)

je viens de vous montrer les 3 espèces de Thaïs d'Europe dont deux sont françaises (cocorico)

voici la quatrième qui n'a plus du tout le même nom puisqu'elle vit au Japon

vous allez comme moi être convaincu que c'est une variante japonaise






il est "endémique du Japon", certes... c'est là qu'il s'est fixé comme endémique, mais sa parenté avec nos Thaîs est reconnaissable, non ?

les spécialistes reconnus, ceux qui contrairement à moi ont obtenu leur Doctorat-ès-butterflies diront que eux, ils ont identifié l'ADN, et que ce sont des races pures, avec tel % de l'ADN commun ! Je n'ai pas connaissance de ce genre de travaux... mais je réside en Province !

je ne vous ai pas comparé non plus les oeufs, les chenilles, et les chrysalides

je pourrais le faire mais ai crains de vous lasser... déjà que vous en avez assez !

Pourtant, préparant ce fichu Doctorat, je persiste : 

car voici l'ancêtre commun de tous des variants

qui sont des Papilionidae :

c'est Machaon




des queues, un oeil aux postérieures, défense passive en cas d'agression par un bec d'oiseau

planeur extraordinaire




il a un premier cousin Corse (Corsu-su)


un second provençal, Alexanor qui vient de sortir


regardez les caudales de cet exemplaire en Israël

une femelle en ponte

saturez vous bien les yeux

car le quatrième cousin, c'est Podalirius

forme feisthameli en PO et forcément en Espagne



je vous ai montré comme il variait sur la planète




vos yeux bien imprégnés, vous avez tout vu de ce que je voulais vous donner à voir

pour revenir à nos Thaîs ! 

ces Papilionidae, ce sont tous des papilionidae, nervure postérieure en moins, même genre de métamorphoses, ressemblance picturale

ils ont selon moi (la base de mes recherches doctorales) des gènes récessifs : couleurs rouges, taches noires, présence effective des queues, qui modifient la technique de planeur par exemple

eh bien nos Thaïs ont bien des cousinages avec les planeurs
et leurs queues masquées
réapparaissent selon les cas

les variations de Darwin (à moins que ce soit Wallace) sont tout le temps sous nos yeux (saturés)

voilà que l'IA ressuscite Wallace







ce sont aussi des Papilionidae variants !



j'ai demandé à mon IA de me créer l'hybride entre les deux cousins rumina-polyxena

voici le résultat




appelez moi Docteur-ès-papillons !

cet hybride jamais décrit ni nommé appartient à Babone et devient de facto :

 © Thaïs babonii

propriété privée ne pas diffuser faute de poursuites judiciaires engagées

c'est le moment de placer ma chute :




je fais mieux que voir l'invisible :

je vous le montre !