jeudi 9 avril 2026

Des tableaux bretons aux enchères à Brest le 25 avril




 que des grands noms : Maufra ; Bernard ; Sérusier ; Simon ; Van Haffen ; Mathurin Meheut ...

...oui, des Bretonnes ...nues dans la mer froide... ! 



ou posant au chaud chez elles


des Bretons & Bretonnes


je suis perdu : dit-on "pêcheuse... ou pécheresse" ? (1)

elle, c'est à Enghien ! 





... pour les amoureux des arbres...

...des pinèdes aussi !



...pour les amoureux de marines...

...Marin Marie aussi !


et Chapelet




...plein de Mathurin Meheut

des pêcheurs aux filets bleus



paysage d'Ouessant


des chevaux



des boeufs


Rouen, le Mont St Michel...avant !



Yvonne Van Haffen

Ouessant, premières éoliennes


Sérusier

allégorie du Printemps

Maufra


gros temps

... et plein d'autres peintures !


prenez un plein de peintures bretonnes

à Brest le 25 avril :

Tonnerre de Brest ! 


PS (1) : pêcheuse ? pécheresse ? qu'en penser ? peut-on être pêcheuse et devenir pècheresse ?

Le mot pêcheuse évoque d’abord une activité concrète, liée au monde naturel et au geste patient.
Il renvoie à celle qui pêche, qui prélève dans l’eau de quoi nourrir ou vivre.
La pêcheuse appartient souvent à un imaginaire de calme, d’attente et d’observation.
Elle s’inscrit dans une relation directe avec les éléments : l’eau, la lumière, le temps.
Dans la peinture, elle apparaît fréquemment comme figure humble ou méditative.

Chez Winslow Homer, les pêcheurs et pêcheuses incarnent la lutte discrète entre l’humain et la mer.
La pêche devient alors métaphore de la persévérance humaine.
La pêcheuse peut aussi symboliser la quête : attraper ce qui échappe.
Elle représente parfois la récolte du vivant ou du destin.
Dans certaines traditions religieuses, la pêche évoque la transmission ou le salut.
La pêcheuse devient alors une figure de patience spirituelle.
Elle agit, mais sans violence excessive : elle attend le moment juste.
Son geste est cyclique, inscrit dans les rythmes naturels.
On la retrouve dans des scènes impressionnistes liées aux loisirs et à la contemplation.
Claude Monet peint ainsi des silhouettes au bord de l’eau où l’action importe moins que la lumière.
La pêcheuse se fond dans le paysage, presque anonyme.
Elle symbolise une harmonie possible entre humain et nature.
Son identité est liée au faire plutôt qu’au jugement moral.
Le mot porte une neutralité éthique : il décrit une fonction.
Il évoque le réel, le tangible, le quotidien.

À l’inverse, pécheresse appartient au vocabulaire moral et religieux.
Le terme ne décrit pas une action professionnelle mais une faute spirituelle.
Il vient du champ lexical du péché, donc du jugement et de la culpabilité.
La pécheresse est définie par une transgression.
Elle existe dans le regard d’une loi ou d’une norme.
Dans l’art chrétien, elle est souvent associée à Marie-Madeleine, représentée avec une chevelure rousse, attirante, portant au péché de la chair.
Caravaggio représente des femmes repentantes baignées d’ombre et de lumière.
La pécheresse devient figure de chute mais aussi de rédemption.
Son identité oscille entre faute et possibilité de transformation.
Chez Georges de La Tour, la lumière d’une bougie éclaire la méditation intérieure, symbole du repentir.
La pécheresse incarne une tension psychologique intense.
Elle n’agit pas dans la nature mais dans la conscience.
Son drame est intérieur plutôt qu’extérieur.

Là où la pêcheuse regarde l’eau, la pécheresse regarde son âme.
Le premier mot relève du monde physique ; le second du monde moral.
La pêcheuse capture des poissons ; la pécheresse est capturée par la faute.

Le jeu phonétique entre les deux mots crée une ambiguïté frappante en français.
Un simple accent transforme une activité en condamnation morale.
Cette proximité sonore souligne la fragilité du sens.
Elle rappelle que le langage peut faire basculer une identité.

La littérature exploite souvent ce contraste pour créer des jeux symboliques.
La pêcheuse peut devenir pécheresse par métaphore du désir ou de la tentation.
Inversement, la pécheresse peut être « repêchée », sauvée.
Ainsi, les deux mots dialoguent autour de l’idée de capture : capturer ou être capturé.
L’un relève du geste libre, l’autre du jugement social ou divin.
Entre nature et morale, extérieur et intérieur, action et faute, se dessine une opposition profonde.

Ces deux termes montrent comment une variation orthographique transforme radicalement l’imaginaire.
Ils illustrent la puissance symbolique du langage français.

Finalement, la pêcheuse appartient au monde visible, tandis que la pécheresse habite le monde invisible de la conscience.




La Pécheresse (en russe : Грешница) est un tableau de grand format du peintre académique polonais et russe Henryk Siemiradzki (1843-1902), réalisé en 1873. Il est exposé au Musée Russe à Saint-Pétersbourg. Ses dimensions sont de 250 × 499 cm.

Le sujet du tableau est la Pericope Adulterae, nom traditionnel d'un épisode évangélique (péricope) au sujet d'une femme adultère de l'Évangile selon Jean.



Siemiradzki traite le sujet en partant d'un poème populaire de l'époque dû à la plume d'Alexis Konstantinovitch Tolstoï, intitulé La Pécheresse. Sur le plan de la composition, le tableau est divisé en deux parties: à gauche Jésus est représenté avec ses disciples, à droite la pécheresse bien habillée suivie d'un petit groupe d'hommes et de femmes qui se distraient.

En avril 1872, Siemiradzki part pour Florence en comptant s'y installer pour longtemps. Mais après avoir poursuivi son voyage en Italie, iil modifie ses plans et décide de s'installer à Rome. Il fait part de sa décision dans une lettre adressée à l'Académie le 9 mai 1872. Il loue un atelier via Margutta, où il commence à travailler à un nouveau tableau qui s'appellera Le Christ et la pécheresse ou La Pécheresse. Il s'agit d'une commande du grand-duc Vladimir Alexandrovitch de Russie, qui, en 1869, était adjoint du président de l'Académie des beaux-arts dont il deviendra président en 1876.


Tête de pécheresse (étude, huile, toile, 54 × 42 cm, coll.part.)


Le travail sur le tableau est achevé en février 1873. Le peintre travaille relativement peu de temps sur la grande toile, selon ses souvenirs environ huit mois. Les réflexions sur le sujet, en ce compris les croquis préparatoires, les esquisses ont pris par contre au moins un an et demi.

Au printemps 1873, le tableau La Pécheresse est envoyé à Saint-Pétersbourg pour participer à l'exposition de l'Académie des beaux-arts qui présentait des peintures et des sculptures à envoyer ensuite à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne. Siemiradzki se rend à Saint-Pétersbourg à la fin du mois de mars et le 30 mars sa nouvelle toile est exposée à la salle Raphaël de l'Académie des beaux-arts. Malgré le fait qu'il ne restait plus que deux jours avant l'envoi à Vienne pour le voir, le tableau attira l'attention du public et fit grosse impression.