samedi 28 avril 2012

Casa navas : le retour


C’était il y a un an, en mai 2011, nous avons fait en sorte de revenir un peu avant, pour avoir moins de chaleur, et moins de touristes, encore que nous tombions en ce moment dans le pont du premier mai, qui est également valable pour les espagnols : l’hôtel est plein, on a du faire la queue pour entrer au restaurant ! Il est temps qu’on reparte (demain) !

Si vous voulez revoir les images de l'an passé, c'est ici :



faute d'argent, (sans doute),le clocheton et le fronton au-dessus de la grande fenêtre centrale n'ont pas été reconstruits

J’ai donc repris un billet (de major) à l’office de tourisme, et à onze heures pile Conxa, toujours là, nous a ouvert la porte. Même discours en espagnol et anglais (les français n’existent pas ici). Même chaussons pour protéger les mosaïques et les parquets. Même interdiction de prendre des photos : nous ne sommes pas dans un lieu public, mais privé ; c’est un privilège rare d’entrer ici (c’est vrai) pas comme dans le magasin toujours ouvert au rez de chaussée.




















J’y suis retourné faire un tour, car là on peut visiter et  photographier puisque c’est ouvert au public. Ce qui me fascine, c’est que l’architecte qui avait eu mandat pour cette construction totale devait à la fois livrer un magasin. Et une maison de réception et d’habitation destinée à en mettre plein la vue aux clients. Pour le magasin, il a utilisé les mêmes principes de décoration : des ferronneries superbes ; des moulures, des éclairages zénitaux ; et des vitraux toujours les fameuses roses-roses. Le sol est aussi en mosaïque. Quant à l’électricité à fils apparents, elle est d’époque comme le bureau de Joaquim et ses postes téléphoniques toujours là. Grand moment d’émotion quand on pense au savoir faire des artisans espagnols au début du XXème siècle.



















                          le coffre-fort, et l'installation électrique, tout est d'époque !


A l’intérieur, la visite dure toujours une heure. C’est toujours aussi inimaginable. Pour moi, c'est plus dément encore que la Sainte-Chapelle rêvée par Saint-Louis. De sculptures ; de colonnes ornées ; des vitraux partout du sol aux plafonds. Des espaces de musique entourés de vitraux avec un pianola ; de détente ; de réception. Tout est d’origine, boiseries marquetées ; meubles intégrés, sièges et leurs tissus ; lustres ; poignées de portes ; médaillons dans les parquets ; crucifix ; sculptures...



J'ai le droit de vous montrer ce grand lustre car il était fait pour être admiré de l'extérieur ! Comme j’aurais aimé vous montrer des choses comme cela par exemple :


         ce canevas aux hortensias, est célèbre dans le monde de la broderie, va savoir pourquoi ?

























n'ayant pu les photographier, je ne vois pas comment je pourrais vous montrer ces merveilles…







… peut-être un jour, qui sait ?


Post scriptum : de retour, je cherche des photos (autorisées) sur internet : il en existe, mais on dirait qu'elles sont volontairement moches, pas grand chose à en tirer. Par contre, je tombe sur notre guide : Conxa Packard, j'avais mal orthographié son prénom) ! je vous engage à l'écouter (c'est tout elle) sur : http://www.tinet.cat/portal/sheet-show.do?id=53020&ch=7. Elle est très forte, elle parle 6 minutes et demie et réussit à nous éviter (la théorie de l'évitement) la visite de l'intérieur !


celles-là ont été trouvées (encore) sur flick !
il y a un art du photographe pour prendre les vitraux :
il faut qu'ils soient éclairés par derrière ! !

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