mercredi 16 septembre 2026

Dieu a-t-il créé le mal ? Einstein dit : "non" !



cette Histoire a toutes les chances d'être fausse ?

et alors !

si elle fait réfléchir, si la Bible fait réfléchir, si la Mythologie fait réfléchir

ce qui importe, c'est le résultat : forger notre conscience.

voyez-vous-mêmes :

Un professeur universitaire défie ses étudiants avec cette question. 

Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

Un étudiant répond bravement  : " oui, Il l’a fait ! "

Le professeur rétorque :  " Pour vous, Dieu a tout créé ? "

" Oui, monsieur " réplique l’étudiant.

Le professeur affirme, sentencieux comme tout Professeur l'est, évidemment : " si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. "

L’étudiant ne réagit pas, silencieux devant une telle réponse.

Le professeur est tout heureux de lui-même et se vante devant ses étudiants d'avoir prouvé encore une fois que la foi est bien un mythe.

Un autre étudiant lève alors la main et dit : 

"Puis-je vous poser une question,  Professeur ? "

" Bien sûr "  répond le Professeur.

L’Étudiant réplique alors : " Professeur, le froid existe-t-il ? "

" Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid ? " réplique le Professeur.

Le jeune homme répond : " En fait Monsieur, le froid n’existe pas.

Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l’absence de chaleur.  

Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie.  La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’énergie.  Le zéro absolu (-273 °C) est l’absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température.  Le froid n’existe pas.  Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur.  

L’étudiant poursuir : "Professeur, l’obscurité existe-t-elle ? "

Le professeur répond : " Bien sûr qu’elle existe !"

L'étudiant répond : " Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus.

L’obscurité est en réalité l’absence de lumière.  Nous pouvons étudier la lumière mais pas l’obscurité.  En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur, vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité.  Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer.  

Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ?  Vous mesurez la quantité de lumière présente.  N’est-ce pas vrai ? 

L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière.

Finalement, le jeune homme demande au Professeur : " Monsieur, le mal existe-t-il ?

Maintenant incertain, le Professeur répond : " Bien sûr comme je l’ai déjà dit.  Nous le voyons chaque jour.  C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.  C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde.  Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal. "

L’étudiant répond : " le mal n’existe pas Monsieur, ou au moins il n’existe pas de lui-même.  Le mal est simplement l’absence de Dieu.  Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu.  

Dieu n’a pas créé le mal.  Le mal n’est pas comme la foi ou l’amour,  qui existent tout comme la lumière et la chaleur.  Le mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son cœur.  Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière. "

Le professeur s’asseoit, déconfit.

Il réfléchit, ne trouve pas de répartie

Le nom du jeune homme ?  c'était Albert Einstein…


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PS : le sujet est ardu, la vraie réflexion vient de Saint-Augustin dans ses Confessions

Le livre VII des Confessions est le passage central du livre puisqu’il présente la conversion d’Augustin, sa rencontre avec Dieu.

Il revient sur sa conception du monde, issue de la doctrine manichéenne. Pour résumer : Dieu est un corps, le mal est un corps. Ces deux corps sont en lutte, car s’ils ne le sont pas, Dieu n’est pas bon. Mais s’ils le sont, c’est que le mal peut nuire à Dieu, donc celui-ci n’est pas parfait. D’autre part, Dieu n’est plus infini mais limité par cet élément auquel il s’oppose.

Cette conception manichéenne du mal a pour conséquence nécessaire l’imperfection de Dieu et c’est cela qui ne satisfait pas Augustin.

D’autre part, le problème de l’origine du mal tourmente Augustin : d’où vient le mal ? De l’homme ? Du démon ?

-"En fait, je cherchais l’origine du mal, mais je la cherchais mal, et je ne voyais pas le mal dans ma recherche même".

Il se représente avec difficulté les rapports de Dieu et du monde. Sa conception reste obscure et empreinte du panthéisme naïf des manichéens :

Je fis de votre création une grande masse unique, où se distribuaient les différentes espèces de corps. Cette masse, je la conçus immense, et cependant finie de toute part. Et vous, Seigneur, vous l’entouriez, vous la pénétriez de tous côtés, mais vous restiez infini dans tous les sens. Telle serait une mer qui, s’étendant sans limites dans l’immensité […] renfermerait une éponge, aussi grande qu’il vous plaira, mais d’une grandeur finie et pleine dans toutes ses parties de l’immense mer.

Tout bascule lorsque Augustin détourne son regard du monde, dans lequel il avait vainement jusqu’à présent cherché Dieu, et le tourne vers lui-même, dans une introspection qui le mène à la conversion.

Il lit, en effet, les néo-platoniciens (Plotin, Porphyre…), et averti par ces lectures de faire un retour sur moi-même, j’entrai sous votre conduite dans mon for intérieur.

C’est en lui-même, et non dans le monde, qu’il rencontre Dieu. Voici comment il décrit cette illumination :

J’y entrai et je vis avec l’œil de mon âme la lumière immuable ; non pas cette lumière vulgaire qu’aperçoit toute chair, non plus qu’une lumière du même genre, mais apparemment plus puissante, beaucoup plus éclatante, et remplissant de sa force tout l’espace. Vous avez ébloui la faiblesse de mes regards par la violence de votre rayonnement, et j’ai tremblé d’amour et d’horreur.

Cette rencontre avec Dieu lui donne une meilleure compréhension du monde, et du rapport de celui-ci avec Dieu. Tout d’abord, le statut ontologique des choses du monde se voit relativisé : Je regardai alors toutes les choses qui sont au-dessous de vous, et je vis que ni elles ne sont absolument, ni elles ne sont pas absolument. Elles sont, venant de vous ; elles ne sont pas, n’étant pas ce que vous êtes. Car cela est vraiment qui demeure immuablement.

D’autre part, le problème du mal, à l’œuvre dans le monde, reçoit sa solution : Tout ce qui est est bon  et le mal, dont je cherchais l’origine, n’est pas une substance, car s’il était une substance, il serait bon. La perfection de Dieu, en tant que créateur, n’est donc pas ainsi remise en cause. Le mal serait l’une de ses créations s’il était une substance, et le mal serait un problème. Or ce n’est pas le cas, ce qui résout le problème.

Mais qu’est alors le mal ? Augustin donne deux réponses.

Tout d’abord le mal n’existe pas, mais ne renvoie qu’à une incompréhension de notre intellect, trop limité pour saisir la perfection du Tout, et la nécessité de l’action jugée mauvaise ; celle-ci participe à cette perfection, d’un certain point de vue que nous ne pouvons avoir du fait de notre caractère fini :

Et, pour vous, le mal n’existe point du tout, non seulement pour vous, mais pour l’ensemble de votre création, car il n’y a rien en dehors d’elle qui puisse rompre et corrompre l’ordre que vous y avez établi. Mais parce que, dans le détail, certains éléments ne s’harmonisent pas avec certains autres, on les tient pour mauvais. Or ces mêmes éléments s’accordent avec d’autres et, en cela, ils sont bons. Ils le sont aussi par eux-mêmes. Loin de moi l’intention de dire : « ces choses ne devraient pas être ». A les voir séparément sans doute, je les désirerais meilleures ; mais même à les voir ainsi, je devrais vous louer à leur propos.

je vous avais prévenu : c'est ardu, et il faut réfléchir longtemps pour deviner, ou avoir l'impression de comprendre. Il faut une vie pour comprendre, et il arrive que l'on n'y comprenne rien, ce qui suppose une modestie que peu mettent en avant.

Peut-être comme moi, avez-vous oublié Augustin d'Hippone ?

Augustin d'Hippone ou saint Augustin, dont le nom latin est Aurelius Augustinus, né le 13 novembre 354 à Thagaste et mort le 28 août 430 à Hippone, est un philosophe et théologien chrétien romain originaire d'Afrique romaine qui, après une carrière de rhéteur, occupe la fonction d'évêque à Hippone. Canonisé en 1298, il est avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, l'un des quatre premiers Pères de l'Église latine à se voir conférer le titre honorifique de docteur de l'Église.

Le véritable tombeau de saint Augustin (l'Arche de saint Augustin) se trouve dans la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie, en Italie. À Toulouse, nos toulousains-malins créent la confusion au Musée des Augustins ! Il s'agit en effet d'un ancien couvent construit au XIVe siècle par les ermites de saint Augustin, devenu aujourd'hui le musée des Beaux-Arts de la ville. Pour voir des reliques majeures à Toulouse, il faut se rendre au Couvent des Jacobins, qui abrite les reliques de saint Thomas d'Aquin. 

Né presque mille ans après, en 1225 ou 1226 au château de Roccasecca près d'Aquino, dans la partie péninsulaire du royaume de Sicile (Latium), et mort le 7 mars 1274 à l'abbaye de Fossanova près de Priverno dans les États pontificaux (dans le Latium également), c'est un religieux italien de l'ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique.

Considéré comme l'un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il est canonisé le 18 juillet 1323 par Jean XXII, puis proclamé docteur de l'Église par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique » (Doctor angelicus) ou encore de « prince des scolastiques » ou de « docteur commun ». Son corps est conservé sous le maître-autel de l'église de l'ancien couvent des Dominicains de Toulouse (actuel couvent des Jacobins de Toulouse).

je reviens à Augustin


« In te ipsum redi. In interiore homine habitat veritas » : 

« Rentre en toi-même ; la Vérité habite à l’intérieur de l’homme. [De vera religione, 39, 72.]» 

Dans un discours, avec encore plus d’insistance, Augustin exhortait ainsi le peuple :

« Rentrez en votre cœur ! Où voulez-vous aller loin de vous ? En allant loin, vous allez vous perdre. Pourquoi choisissez-vous des routes désertes ? Rentrez de votre vagabondage qui vous a conduit hors de la route ; retournez au Seigneur. Il est prêt. D’abord, rentre en ton cœur, toi qui es devenu étranger à toi-même, à force de vagabonder dehors, tu ne te connais pas, et cherche Celui qui t’a créé ! Reviens, reviens à ton cœur, détache-toi de ton corps … Rentre en ton cœur ; là, examine ce que peut-être tu perçois de Dieu, car c’est là qu’est son image ; le Christ habite dans l’homme intérieur, et c’est dans ton intériorité que tu es renouvelé à l’image de Dieu. »

Saint-Augustin, In Ioh. Ev., 18, 10 _  (CCL 36, p. 186).

C'est à ce propos que si, comme moi, vous pratiquez journellement la méditation en pleine conscience, vous pouvez rentrer en vous et tenter de parler à Dieu. Dès qu'il commence à répondre, comme il le faisait avec Don Camillo, vous découvrez le bonheur d'entrer dans l'infini, et de découvrir tout ce que vous avez raté jusque là ! Les arguments des candidats à la Présidence de la République vous paraissent alors enfantins voire débiles, et vous guettez avec désespoir l'absence d'un Chef(fe) charismatique et courageux(se). Vous êtes sur la bonne voie, quitte à rester terriblement déçus par le résultat final, mais le changement espéré pourrait au moins vous apporter l'impression que vous avez participé à au moins tester le changement.

La visite maintenant imminente du Pape en France va nous montrer que le Peuple n'est pas du tout athée comme le prétendent ses dirigeants, qui eux le sont totalement, et que du courage, et la vertu, sont fortement attendus par nos contemporains.

Je crois que nos contemporains préfèrent eux aussi que le monde conserve

la Vie, 

et repousse donc le Mal

écoutez : "Keep on the Sunny Side"

par Anissa & Geary, deux jeunes guitaristes américains

https://www.facebook.com/reel/1029864105358605

lundi 14 septembre 2026

Ludwig von Hofmann Peintre romantique allemand

 


"Je suis peintre, de quelque nationalité qu'elle soit, mais Allemand romantique davantage encore, et je veux représenter la Création. La Nature avec un N majuscule. La vie bref, il me faut de l'eau pure. De l'herbe, des arbres et quelques fleurs. Mais la cerise sur le gâteau si je puis dire, il me faut une Allégorie : une Eve seule et pensive au bord de l'eau, dans le plus simple appareil, et sa présence ajoute le quelque chose de sacré, qui signifie que toute cette Beauté ne vient pas de rien ni du hasard seul : c'est l'oeuvre de quelque chose qui nous dépasse".

Aujourd'hui, malgré l'Argent, la Science, l'Intelligence artificielle et la Chimie phytosanitaire, tout cela reste aussi vrai. Pourtant notre Ludwig est mort depuis 1945 ! 

Ludwig von Hofmann, né à Darmstadt le 17 août 1861 et mort à Pillnitz le 23 août 1945, est un peintre allemand.

Il étudie à l'Académie de Dresde, son maître est son oncle Heinrich Hofmann, puis à Munich et à Karlsruhe. Il étudie à Paris à l'Académie Julian, en 1889 et 1890 et subit l'influence d'Albert Besnard et de Pierre Puvis de Chavannes, qu'il rencontrera. Il se trouve confronté à l'art de Hans von Marées qu'il découvre en 1892. De 1890 à 1903, il a surtout vécu à Berlin, où il s'est fait connaître comme membre du groupe des Onze, comme cofondateur de la revue Pan et de la Sécession. En 1899, il épouse une cousine, Eleonore Kekulé von Stradonitz, union restée sans enfants.

Son monde pictural est peuplé de personnages dans des paysages idéalisés. En 1903, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Weimar et il fonde la Société des Artistes allemands : le Künstlerbund. De 1916 à 1931, il enseigne la peinture monumentale à Dresde. Il voyage en Grèce et fait plusieurs séjours en Italie. Son œuvre est à la fois saine et éthérée avec des personnages idéalisés, antiquisants, exaltant la jeunesse et la beauté virile et qui animent des compositions intemporelles avec calme et mesure, dans une sorte d'Arcadie de rêve. Ses tableaux étaient fort appréciés de Thomas Mann qui lui acheta en 1914 La Source (Die Quelle), représentant de jeunes garçons au bord de l'eau. Cette toile demeura dans la chambre de Thomas Mann jusqu'à sa mort.

Hofmann est un des grands représentants du néo-idéalisme allemand. 

forcément, Ludwig qualifié "d'antiquisant" a voulu montrer sa vision d'Eve et Adam, je les remets dans le bon sens ! 

ballade sympa à la découverte du Paradis

il faut qu'Eve fasse attention : il semble y avoir d'autres meufs nues dans le bosquet ?

ici le registre est plus classique : les pommes d'or du jardin des Hesprides ; le serpent qui sussure à l'oreille gauche d'Eve ; Adam en Aryen blond


Après avoir croqué la pomme, Adam se casse

tout le naturisme allemand de l'esprit sain dans un corps sain est là, avec des mecs nus qui se courrent après, notre candidat Attal devrait se sentir à l'aise :


voyez le tableau : une meuf s'est éprise de Narcisse

mais lui, se mire dans l'eau pour s'admirer

il a un si joli ... zizi !


Badende Knaben signifie : "enfants se baignant"

voici à nouveau une Mädchen qui tente de séduire un garçon ...bien imperturbable

pourtant elle arbore une bien jolie poitrine

le titre ? Idylle ! tiens ? 

le voici en couleurs


se déshabille-t-elle, ou, l'étreinte passée... se rhabille-t-elle ?

elle remet ses cheveux, est-ce la seconde hypothèse ?

Oui, cela expliquerait l'attitude de l'amant : il récupère, ce qui expliquerait sa placidité, un peu passif, non ?

il y a un sous-titre :

 Ludwig_von_Hofmann_Idyll_(Männlicher_und_weiblicher_Halbakt_in_der_Landschaft)_-_7990_-_Kunsthistorisches_Museum

Pour les non germanophiles, "Männlicher_und_weiblicher_Halbakt_in_der_Landschaft" peut se traduire par "demi-nu masculin et féminin dans le paysage". Il ne faut sans doute pas trop gamberger, l'Idylle n'en est sans doute qu'au tout début ? En tous cas, le mec parait totalement nu, lui. 

Un autre "Adam und Eva" montre la suite ...si je puis dire, Eve a tout enlevé, Adam lui aussi crevé est allongé dans l'herbe, pendant qu'Eve attend debout la suite ...du second round, elle en redemande, je me demande si Adam était vraiment à la hauteur la première fois ?


d'ailleurs Idolino nous montre un jeune garçon, bien imberbe, bien pensif, pas loin de sa maman et de sa soeur enroulée dans son sac de couchage : il songe à son avenir, comment fera-t-il quand il sera grand ? Aimera-t-il les femmes ? Aimera-t-il les hommes ? Que la vie est donc incertaine, et compliquée pour les petits garçons ! 


Tant qu'on en est dans le romantisme allemand, les paysages, l'eau qui est en train de tant disparaitre aujourd'hui, les hommes, les femmes, voici une petite merveille, alliant sculpture et peinture :


le titre ? Paysage idyllique, avec une scène de bain 
dans un lac d'eau pure, alimenté par une source vive, toujours "die Quelle"

en voici une variante 


et puis une autre :


Badende Mädchen, ou jeunes filles au bain

Badende am Meer

baigneuses au lac


alors que font les jeunes filles (une fois sèches) sorties du bain : elles dansent !


et même, les garçons les rejoignent




un garçon (des plus intrépides), en emmène deux à la fois...

... mais c'est pour les protéger de la tempête qui arrive


 l'une d'entre elles, la plus jolie, attire Zeus transformé en taureau, et devient Europa


si je parle de source, voici une Rebecca à la fontaine
en réalité une "femme agenouillée avec chignon"
le poids de la cruche la force à une attitude princière cambrée

comme autrefois Epstein forçait les jenes mannequins au maintien en les faisant défiler nues un dictionnaire sur la tête, mais -"il ne se passait rien à Paris" ! 


la source attire toujours les humains, mais ceux-là ne demandent pas les services d'une nana


il s'agit de la fameuse "die Quelle", la toile qui demeura dans la chambre de Thomas Mann jusqu'à sa mort.

là aussi c'est : "die Quelle", la source

femmes à la source dans la forêt



voilà ce qui me plait, chez des Personnes, un peintre, le Pape, qui reconnaissent les bienfaits de l'eau


les mecs sont toujours là, toujours entre eux, ils se cherchent ou quoi ?

là ils construisent un mur


là ils pêchent


ils font du skiff


là, ils se baignent dans les rochers


un autre monte à cru à cheval

même si vous n'êtes pas féru d'équitation, pensez au risque que prend le cavalier qui ne met pas de slip et fait du trot sans selle ?





en réalité, les chevaux, le bain, tout cela est possible en bord de mer



revoilà nos baigneurs sortant du bain, c'est "Bleu vif"


l'Allemagne romantique en paix pouvait être attachante :

les hommes et les femmes avaient l'air heureux

c'est cela le romantisme :

d'Arcadia :


Arcadia (ou Arcadie en français) désigne une terre idyllique, un paradis pastoral et un lieu de paix et de bonheur où l'humain vit en harmonie parfaite avec la nature. Dans la mythologie, cette région était isolée et associée au dieu Pan, représentant un mode de vie simple, rustique et proche des troupeaux.

l'Arcadie est devenue un symbole littéraire et artistique
 représentant un âge d'or, 
un havre de paix loin des conflits et du stress des villes.  



aujourd'hui, ce pourrait être le pastoralisme (habillé)
dans les estives pyrénéennes
au milieu des troupeaux transhumants des moutons

avec le berger Pâris qui juge la plus belle des belles


et avec les évocations laissées par Nicolas Poussin (1638-40_le Louvre)


L’Arcadie est une région montagneuse du Péloponnèse, longtemps restée isolée. Dans l’Antiquité, elle était occupée par des bergers vivant de l’élevage de moutons et de chèvres. Cet isolement géographique et ce mode de vie étaient propices à faire naître des légendes. Selon certaines, Zeus lui-même serait né en Arcadie. Mais l’Arcadie est surtout la patrie du dieu Pan, divinité de la nature, protecteur des troupeaux et des bergers. L’un de ses attributs les plus connus est la flûte.

La poésie antique s’empara du mythe de l’Arcadie, mais assez tardivement. Théocrite (310-250 avant JC) crée un genre poétique nouveau, la poésie bucolique, comportant des bergers animés de sentiments raffinés. Mais les bergers de Théocrite habitent la Sicile. C’est le poète romain Virgile (70-19 avant JC) qui, dans ses Bucoliques, plaça les bergers chantant l’amour en Arcadie.

La Renaissance, en reprenant contact avec les poètes antiques, fit de l’Arcadie un pays mythique, le pays du bonheur, peuplé de bergers vivant en parfaite harmonie avec la nature.

Le mythe de l’Arcadie se rattache ainsi à une dimension présente dans beaucoup de civilisations, celle du paradis perdu, de l’âge d’or. Il s’agit d’un monde idyllique et bucolique où l’homme vivait à l’état de nature, libre, sans les contraintes de la société. Pour les chrétiens, il peut s’agir du monde d’avant le péché originel, le paradis terrestre.

Trois bergers d’Arcadie, et une femme, examinent attentivement une tombe. Une relation amoureuse existe vraisemblablement entre l’un des bergers et la femme qui lui pose la main sur l’épaule.

L’homme agenouillé désigne une inscription gravée dans la pierre et qui est lisible sur le tableau de Poussin : ET IN ARCADIA EGO (Moi, j’existe aussi en Arcadie). Comme il s’agit de bergers vivant de façon fruste dans les montagnes d’Arcadie, la lecture est un exercice difficile et le déchiffrement s’impose. Le berger suit donc avec le doigt les mots mystérieux comme un enfant qui apprend à lire.
 

Visiblement, Poussin a voulu montrer un groupe de personnes jeunes supputant sur le sens de l’expression inscrite sur la tombe. La femme, une main sur la hanche, réfléchit. Le berger en tunique rouge lui soumet une hypothèse. Le berger debout suit attentivement la lecture.

Selon les normes de la peinture classique, le peintre encadre la scène principale, placée au centre du tableau. Apparaît ainsi un paysage montagneux représentant bien l’Arcadie dans l’esprit des contemporains. Poussin n’est jamais allé en Grèce et s’inspire du paysage italien, aride avec quelques arbres des régions méditerranéennes.

Cette composition est ainsi un modèle de classicisme, d’où émane une parfaite sérénité, mais aussi une impression de nostalgie. La rencontre avec la mort dans une image de paradis perdu, en se conjuguant avec la retenue de l’expression classique, ne peut que faire naître des sentiments mélancoliques. Aucune audace chromatique n’apparaît, conformément à la doxa, mais pour illuminer sa composition, l’artiste habille ses personnages de tuniques rouge, jaune et le bleue.

La dimension sémantique de cette peinture a donné lieu à des dérives interprétatives multiples, comme il arrive parfois dans le domaine de l’histoire de l’art. Mais la signification du tableau est en réalité assez simple. Poussin propose de méditer sur la chose la plus naturelle qui soit : la mort. Elle est omniprésente et existe même en Arcadie. L’expression ET IN ARCADIA EGO doit s’interpréter de la façon suivante : Moi [la mort], j’existe aussi en Arcadie.

La vie en Arcadie représentant l’acmé de ce que peut espérer l’homme sur sa petite planète, il faut donc comprendre que l’immortalité n’est qu’un rêve. Quelle que soit sa félicité ici-bas, quelle que soit sa puissance, quelle que soit sa volonté, l’homme devra affronter la mort. Louis XIV a conservé ce tableau dans sa chambre à coucher pendant des décennies, jusqu’à sa mort. Il y trouvait sans doute à la fois l’harmonie pleine de retenue des compositions classiques et une leçon de philosophie sur la finitude de leur condition, adressée aux humains, aussi puissants soient-ils.

La sérénité parfaite avec laquelle Poussin évoque la mort en organisant visuellement le questionnement élégiaque de jeunes arcadiens sur ce thème universel a continué à séduire les amateurs d’art depuis plusieurs siècles. Evidemment, le sujet autorisant de multiples interprétations, les commentateurs ne se sont pas privés de plaquer sur l’œuvre des dissertations philosophiques ou religieuses. Il est d’ailleurs loisible à chacun d’en choisir une, sans perdre de vue l’essentiel : la rencontre de la jeunesse, de son insouciance, et même de son bonheur arcadien, avec la mort, c’est-à-dire la dimension tragique de la vie.




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Rose on Sharon Walz mit Jack Martin on dobro