mardi 11 juin 2013

Tout remonter !


Ca y est : nous sommes mardi, et elle a bien séché pendant un week-end prolongé incluant lundi. Aux aurores, j’étais sur place, salué le patron, réglé le dit patron (je veux dire financièrement…. !!), le carton était prêt. Au lieu de me jeter sur les pièces et de commencer un montage si longtemps attendu, j’ai fait durer le plaisir, et profité du ciel maussade (mais sans pluie) pour photographier le puzzle.


La peinture est bien grasse et a rempli les vides, à tel point que je vais devoir re-forer et re-tarauder tous mes trous, tant pis, ce sera l’occasion de re-tripoter mes chères pièces, tellement caressées depuis quatre mois.


Voici ce qu’on ne reverra plus !



vous avez compris que le train de chenilles était à l'envers


















 
quels reflets !






























Je crois que je vais attendre un peu plus,

Pour faire durer le plaisir !




Merci à Jean-Luc ; Jean-Paul ; Robotshop ; Meccano de Lucarré, près de Pau ; Ideal Models et micro-informatique de Toulouse pour l'électricité et la radio-commande ; Dupire de Lourdes salué ce week-end ; Labadens pour sa cisaille; l’Octant ; Clément ; Sébastien ; Jacques pour ses nourrices et ses poignées en buis ; Saïd ; mon correspondant de Londres pour les micro-swiches ; qui ont contribué à cette aventure. Il y a eu aussi le Conservatoire Citroën ; Pascal Honegger, précieux pour leurs photos. C'est fou le monde qui participe à ces créations mécaniques !
.
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours… ! Elle n’est pas terminé, et je vais prendre mon temps pour fignoler. J’ai fait deux exemplaires des sièges et vais me remettre au cuir pour la seconde version. Je n'ai plus de mousse...les difficultés continuent !

et si comme d’habitude, je ne fais que ça

je finis en trois jours ? ?

lundi 10 juin 2013

Pin up art


 

Vous avez lu LUI ? Je veux dire pas maintenant : autrefois, au temps d’Aslan ! Voici Brigitte Bardot, en République : quelle République ! ! Cela nous conduit à nous pencher (quelle expression !) sur les pin up. Celles d’Aslan étaient très déshabillées. Voilà pourquoi je ne vous en montre pas. Pas davantage celles de Varga. Voici un visage de lui, convenable et célèbre.
 










Moi j’ai toujours dans mon atelier mes encadrements d’Elv Gren : ses pin up sont américaines, beaucoup plus pudiques, souvent pleines d’humour. Et puis elles sont en situation, par exemple elles réparent des voitures, tâche ardue, mieux vaut faire du Stop et arrêter un gars costaud ! Comment le gars qui passe ne viendrait-il pas à leur secours ? Leur côté in-gé-nu !




















Connaissiez vous Rolf Armstrong ?

Je vous le mets en langue originale :

Rolf Armstrong (1889 – 1960, USA) is by many considered the father of the Pin-up art. He is the best known for the calendar girl illustrations he produced for Brown & Bigelow.
 

Armstrong attended the Art Institute of Chicago, and after a trip to Paris in 1919 to study at the Académie Julian, he returned to New York and established a studio.


He always worked from life, never using photographs, and consequently met the great stars of the 20’s and 30’s, who came to pose for his portraits (Marlene Dietrich, Greta Garbo and Katherine Hepburn, to name a few). His pastel paintings appeared on many pieces of sheet music, as well as on the covers of many magazines. His pastel illustrations set the glamour-art standard for feminine beauty that would dominate the genre for the next four decades. With a pastel palette of 3600 colors, Armstrong worked with models in his Manhattan studio, creating enormous originals (typical size 39″ by 28″), surviving examples of which are today among the most valuable pin-ups.

Je vous rappelle qu’il faut diviser par 4 pour avoir la dimension métrique. 39 donne par exemple quasiment 1 mètre. Armstrong aimait bien le pastel, et franchement, ses portraits sont absolument magnifiques ! Je vous joins à droite un tableau intitulé, voilà pourquoi j'ai choisi l'américain : "blue eyes american beauty"




















Je préfère à Renoir !






















des pin-up ?

non : de l’art :

pin-up art !


dimanche 9 juin 2013

Reflets métalliques

 
génial pour partir en congés pas cher !
Week-end de juin : salon de vieilles voitures : les plus belles sont à l’abri, on peut y être protégé de la pluie : pas grand monde, on n’est pas dérangé ! Pas marrant pour les exposants, les visiteurs restent devant la télé, c’est à désespérer.

On faisait de belles voitures autrefois, ossature bois. Métal vernis, pare-chocs nickelés, chromés, cela brille de toutes parts. J’adore les phares, avec leurs ampoules multiples, certaines photos dévoilent des effets inattendus.

Pas forcé d’être riche pour posséder une ancienne : voyez ce badge de la MAAIF : la mutuelle des fonctionnaires !
 



 


une Simca 8 décapotable, superbe !
ballade en Amilcar...les cheveux au vent...!

Voici quelques uns de mes meilleurs reflets :






souvenirs d'enfance








et puis : j'ai découvert un papillon inconnu :

il se nomme : Comet
 

Dos au mur


Vous avez en tête cette plaisanterie du mec qui tombe du 125è étage, et qui (pour le moment) est en chute libre : « pour le moment, ça va ! ». Pour le moment, car il va s’écraser un jour (à vrai dire dans quelques instants) au sol. Même une grande toile de pompiers qui viendrait se déployer au pied de l'immeuble n’amortirait pas sa chute. Pour la France, il n’y aura guère que l’Europe pour jouer aux pompiers. Pourquoi passe-t-on son temps à la dénigrer, après avoir co-voté ses décisions en faisant semblant de ne pas être informé des traités que nous avons signé, quel double jeu !

Donc nous, la France, on va…encore ! Et nos médias s’arrangent pour agrémenter la chute (pour le moment ça va) de faits divers, de digressions oiseuses, aujourd’hui Roland Garros ; demain le Tour de France, après-demain (c’est dans un mois) les vacances. Même les Ministres pourtant chapitrés vont (devoir) partir, ils ont été épuisés par une année dense, et ils leur faut le repos, physique et moral nécessaire pour affronter la rentrée, on sait qu’elle sera consacrée à la réforme des retraites ! Quel bazar prochain !

Le titre de mon journal du week-end : « les recettes fiscales rentrent mal, le déficit de l’Etat se creuse ». Grosso-modo, si l’impôt sur le revenu (payé par la moitié de nos concitoyens) a augmenté de 11% depuis 2012, ce qui donne 2 milliards ; l’impôt sur les sociétés stagne. On sait que nos grosses multinationales en paient peu ; la TICPE (indexée sur les carburants) diminue de 6%, un comble alors que le prix du fuel remonte. Et les recettes de la TVA baissent de 2,3% ! Nous sommes passés en légère récession ne l’oublions pas !

Au total le déficit de l’Etat passe de 60 milliards fin avril 2012 à 67 milliards il y a un mois, 7 milliards de plus ! Une paille ! La réforme des alloc’s n’en prévoit qu’un seul…milliard. Alors les 6 autres ?

On reporte le retour à l’indicateur de -3% du PIB  de deux ans, l’Europe nous a accordé ce répit. Ce n’est pas si grave : nous espérons -3,7% en 2013. Mais il va bien falloir (encore) augmenter les recettes, donc les impôts puisqu’il faut rattraper ce dérapage. Et tout est en train d’y passer : allocations familiales des plus aisés (toujours la fameuse moitié : ceux qui paient l’impôt sur le revenu). Allocations départementales des dépendants aisés (les vieux aisés, qui ont accumulé du capital pendant toute leur vie, et on remboursé leurs prêts : l’horreur). Les retraités quel que soit leur niveau vont voir leur CSG grimper. N’oublions pas qu’on est « riche » en France à partir de 4000 Euros par mois. Je parle des Euros déclarés, connus, pas de ceux placés dans les Paradis naturellement.

La fiscalité va donc grimper, alors que nous atteignons 46,5% du PIB en 2014. Dès juillet, les dépenses de l’Etat, dont les retraites, sont payées à crédit, dans l’euphorie de taux d’intérêts encore très bas, qui continuent de nous inciter à continuer de dépenser davantage, alors que nos recettes diminuent. Je ne parle pas du déficit de la Sécu qui a une fois de plus dérapé. Pourquoi alors que mon pharmacien m’impose des génériques ; que le taux de remboursement baisse en permanence ? J’imagine bientôt la suite : les « riches » malades vont devoir payer. Au total, nous consommons moins et les recettes de TVA baissent. Le fameux cycle infernal, les spécialistes évoquent Laffer, le cycle de Laffer : l’impôt tue l’impôt !


Je regarde attentivement la tête de Jacques Attali interrogé périodiquement par les médias (sérieux) : on le dirait atteint d’une tumeur maligne, qui le ronge de l’intérieur, et donne le sentiment qu’il est mal derrière une barbe hirsute qu’il devrait raser. Je partage son inquiétude, et ai mal pour mon pays. Il nous rabâche ses remèdes. Petit à petit, ils s’imposent à nous, mais pas si vite qu’on le devrait.

Bien sûr que comme doit bien le faire un ménage endetté, l’essentiel pour l’Etat serait de réduire les dépenses et de faire la chasse au gaspi ! Erreur : ce serait mécontenter les copains ; les élus dopés au cumul des mandats et aux honneurs républicains. Il va bien falloir la faire pourtant, la réforme des collectivités territoriales, refusée en Alsace ! Et ce serait faire fi du principe de précaution, quand on pense qu’avec une électricité peu chère, on se prépare à l’augmenter drastiquement pour protéger nos centrales nucléaires d’hypothétiques tsunami terrestres !

Nous pleurons tous Pierre Maurois qui avait su imposer la rigueur pour tous.

Nul doute que dans les circonstances qui se préparent dans à peine quelques mois, Jean-Marc devienne à son tour le martyr (relatif) qui saura nous imposer la (juste) rigueur. Va-t-on aligner les régimes de retraites, fonctionnaires et privé ? Ce serait révolutionnaire ! Va-t-on aligner les régimes spéciaux ? Ce serait révolutionnaire ! Va-t-on augmenter les salaires chez EdF ? On pourrait leur faire comprendre d’attendre un peu. Ils détiennent cependant un pouvoir énorme : nous couper le courant ! Va-t-on acheter leur silence ?

La dure réalité des comptes va nous imposer le bon sens dans la gestion.

Cela pourra-t-il se faire sans révolution ?

J’ai peur que non : nous ne deviendrons rigoureux que

dos au mur.

comme j'ai hâte de le voir sourire !

PS : voir précédemment : notre chère dette : http://babone5go2.blogspot.fr/2013/03/notre-chere-dette.html

vendredi 7 juin 2013

Peinture pro


Tout vient à temps à qui sait attendre… ! La peinture est un art tellement exigeant que j’ai décidé qu’on ne m’y reprendrait plus : un professionnel dispose d’une cabine étanche et pressurisée. De mastic pro. De fixateur meilleur qu’un apprêt. D’un pistolet (propre) diffusant un aérosol ténu comme un zéphyr. Des peintures et vernis adéquats. Ma terreur est notamment le noir brillant car quand ce noir sort de la buse de ma bombe, non seulement il distribue des gouttelettes, mais il peut aussi bien sécher en noir mat, même pas satiné, et c’est raté pour le brillant.
 












Donc je dépose ma maquette chez mon carrossier, le patron a 82 ans, du diabète et des maux d’yeux et de pieds terribles. Mais il veut absolument travailler car c’est son autorité qui est en jeu, son identité, sa raison de vivre. Il déambule dans l’atelier en chaussons en hurlant de douleur. Il commande une équipe de 6 ouvriers, dont son fils est le premier, et c’est un tournis constant, devant le nombre de bagnoles de toutes sortes qui déboulent à chaque moment de la journée, sans compter les experts car là, le patron ; le client surtout ; les ouvriers sont sous son autorité : l’expert est un oracle, il décide ce qui sera remboursé par l’assurance : c’est lui qui commande en réalité l’étendue du travail à accomplir.


Paradoxe malgré tout ce boulot (qui amène en ce moment à désosser entièrement une simple R25 pour lui peindre tout le châssis, ce qui suppose tout remonter derrière, fils électriques et toute la mécanique), le vendredi est chômé, car il faut bien rattraper les RTT !

le tableau de bord noir laqué

Autre paradoxe psychologique cette fois, si j’arrive avec ma maquette, le patron (qui me connaît) consent à me faire plaisir, mais je passe après les vraies voitures puisque moi, je joue, les autres, avec leurs « caisses », ils travaillent forcément !

Je viens en passant : miracle, Saïd, qui est le Chef du laboratoire, a commencé de mastiquer. Je repasse : second miracle, il était difficile d’entreprendre de gros travaux un vendredi matin (l’après-midi est donc chômé), et il m’a réservé la cabine de peinture.


Interdiction d’entrer naturellement, et je photographie au travers des vitres de plexi. Un peu ternies, les photos ne sont pas très nettes. Mais Saïd s’amuse à peindre autre chose que des étendues planes de carrosseries, et se fait un honneur de réussir une belle peinture. Il a mis son œuvre précédente, la voiture pompier, comme fond d’écran de son ordi !  Comme un chirurgien, il traque les micro pustules et les ôte une à une. Une heure après on sera hors poussière, et il pourra vernir.
 
la chasse aux poussières
On aura ainsi de vendredi après-midi à lundi soir pour que ça sèche : un gros RTT de trois jours et demie. Je l’aurai dans la matinée de mardi !

Ca tombe bien, il re-pleut !

bientôt les prochaines neiges ?

jeudi 30 mai 2013

Un petit bus 1927 ?

 

Non seulement il pleut toujours, mais nous sommes en « alerte rouge météo » : la météo est bien obligée d’ouvrir le parapluie, au cas où des mécontents la traineraient en Justice, au motif que n’étant pas prévenus, ils se mouilleraient les cheveux ! Nous sommes en piémont, il pleut juste énormément ; mais en altitude, la neige fond sous la pluie et peut occasionner des avalanches : nous sommes donc tous sous le régime neige-mouillée puisque Météo France doit raisonner par département entier !

En tous cas impossible de sortir. La P15N étant en peinture, il faut bien penser à la suite : le fameux petit autobus déjà évoqué ? Le problème, c’est de partir de rien. Alors j’ai réuni les photos disponibles, et il en ressort une synthèse que voici :
 

L’idée est de rester dans du maniable, comme la Paloma espagnole que je vous ai déjà montrée : le côté sympathique, c’est l’association du métal laqué (en bas) et de la belle ébénisterie genre Marine (en haut), qui doit donner une belle coque. L’intérieur est spartiate donc facile : une banquette périphérique recouverte de molesquine. Le toit est une coque de bateau en lattes peintes.


Pour confirmer le choix, on retrouve un hybride du style : l’avant est une voiture classique : moteur ; calandre ; ailes avant « normales ».

Pour l’arrière, il vaut mieux prévoir des roues jumelées. La difficulté est de trouver un cylindre en dural de diamètre 73mm et d’épaisseur : la largeur de deux pneus soit 36mm. Il y a cela dans un endroit rarissime que je fréquente régulièrement, et me faire tourner deux jantes appartient au monde du réel accessible. Il vaut mieux que l’avant et l’arrière soient suspendus, et j’ai commencé à couper mes fameux U laiton si difficiles à trouver en Supermarché dont j’avais fait un stock. Mon premier montage semble fonctionner. On retrouve pour le châssis la plate-forme habituelle aux B14, sauf la longueur totale portée à 62cm ; l’écartement entre axes de roues passant à 41,3 cm au lieu des 38,3 habituels.


L’astuce des constructeurs de l’époque et il suffit de refaire la même chose, est de valoriser la largeur totale de 20cm, alors que la limousine n’utilise que 14cm, le reste étant réservé aux marche-pieds latéraux. Pour raccorder l’arrière à l’avant, il suffit que les portières conducteur à gauche et accès passagers à droite soient en biseau, pour se raccorder à un pare-brise de 17,5cm, qui va justifier les deux vitres ouvrantes avec charnière en haut.

Au total, la hauteur au centre atteint 31cm. Le modèle devient un « gros machin », (61cm x 20 x 31) reprenant les dimensions de la limousine à peine grossies (52cm de long  x 20 large x 25 de haut).


Voici le carton habituel du banquier, uniquement pour fixer les proportions. En réalité, le toit est d’un seul jet, sauf qu’il faudra bien des lattes pour raccorder l’arrière rectangulaire à l’avant trapézoïdal.









ce n'est qu'un "patron", comme une robe.
Il va certainement falloir que je m'y reprenne quelques fois encore
Donc je n'ai pas percé toutes les fenêtres !




Alors : on continue ?

(à vrai dire : il faut dire :

On commence ?)