dimanche 3 décembre 2017

Schneider modèle au gui

Je ne me lasse pas des verreries de Schneider, pourtant je vous en ai montré des tas, et grâce à internet, j'en découvre toujours de nouveaux modèles ! Au salon des antiquaires de Toulouse il y en avait pas mal, la difficulté étant de tomber sur les plus beaux modèles, aux couleurs contrastées.

Je viens de découvrir le décor dit "au gui". Vieille tradition gauloise, la couleur est tentante, et comme toujours chez "le verre français", différentes formes de vases, de vasques éclairantes au plafond, de lampes les plus rares existent. Voici un florilège récent :
































la signature dite "au berlingot" bleu-blanc-rouge


ne pas confondre avec cette coupe :





la même signature


PS : avec le "modèle aux papillons", vous retrouverez les liens vers les billets précédents
http://babone5go2.blogspot.fr/2017/05/coupe-verre-francais.html

samedi 2 décembre 2017

Le fils de Néandertal


Attendez, réfléchissez-bien au titre : "le fils de Neandertal" : la nouvelle est plus extraordinaire que vous le pensez, puisque si le père est Néandertal, la mère est Sapiens !...ce qui signifie…-vous n’allez pas m’en croire-, que Néandertal, (qui serait l’ancêtre rural un peu brutal et mal rasé que nous imaginons tous, vivant en province naturellement dans la France d’en-bas), aurait pécho une urbaine-bobo-sapiens… !

...connaissant peut-être (sans les avoir encore formulés), les 38 stratagèmes de Schopenhauer ?

Les bras vous en tombent ?

leur BB serait lui-même Néandertal…

…qui survivrait encore ?

un bébé Néandertal dans le ventre de sa mère sapiens fils de son père Néandertal ? ?

Dans "Le Fils de Neandertal", œuvre de fiction faut-il le dire, tout commence avec la découverte d'une étrange sépulture dans le pays basque espagnol. Tout près de chez nous notez le bien ! Une bombe archéologique sur laquelle tombe le préhistorien Nicolas Darvain alors que, par extraordinaire, une équipe de télévision a décidé de le suivre à la trace pour un reportage... qui prend dès lors une tournure pour le moins intrigante ! Car il s'agit d'un squelette fossilisé, vieux de plusieurs dizaines de milliers d'années. Or son analyse confirme qu'il y a décidément quelque chose en nous de Neandertal. Et pas qu'un peu ! Car le pourcentage de gènes néandertaliens qui perdure chez l'homme moderne peut aller de 1 à 4... voire 66 % du génome !

le père (reconstitué)















Pourtant il – a 11 ans  Hervé Buschard avait écrit sur ce thème, de "son frère Neandertal" !

mardi 26 septembre 2006

« Et si l’homme de Néandertal avait survécu ? S’il n’avait pas disparu il y a 28 000 ans ? Alors nous ne serions pas aujourd’hui, nous les Homo sapiens, la seule espèce d’êtres humains à vivre sur Terre..
Qu’est-ce qui a bien pu arriver à Homo neandertalensis il y a de cela 28 000 ans ? C’est encore aujourd’hui un mystère. Mais les paléoanthropologues ne désespèrent pas de le percer un jour. En attendant les hypothèses vont bon train. L’homme de Néandertal est apparu sur terre il y a environ 300.000 ans pour disparaître 272.000 ans plus tard. Sapiens, dont nous sommes les descendants, n’est apparu, lui, qu’il y a environ 200.000 ans... Il semble donc que Néandertal soit notre « grand frère » !

Les paléoanthropologues sont pourtant sûrs d’une chose : si Néandertal et Sapiens ont cohabité pendant 172.000 ans, ils n’appartenaient pas à la même espèce. Nous possédons cependant un ancêtre commun : Homo ergaster, apparu lui il y a 2 millions d’années. L’isolement géographique des différents groupes « d’hommes » qui ont colonisé la planète par la suite les a fait évoluer dans des directions distinctes. Puis les mutations génétiques ont fait le reste. Quand ils se sont retrouvés plusieurs siècles plus tard, Néandertal et Sapiens n’étaient plus interféconds, bien que très proches physiquement. On a pourtant découvert de jeunes hybrides « probables » entre les deux espèces mais en nombre très limité, ce qui porte à croire qu’à l’instar des autres espèces animales, si des croisements étaient possibles, ils produisaient des individus non viables, ou eux-mêmes incapables de se reproduire.



Mais qui était donc Néandertal ? Un homme, oui, assurément. Et bien loin de l’image de brute épaisse qu’on lui a collée depuis sa découverte en 1856. Il possédait des capacités cognitives identiques aux nôtres, était un excellent chasseur et même enterrait ses morts, prouvant par là qu’il s’interrogeait sur le devenir de l’être après la vie. On a d’abord pensé que Néandertal était « inférieur » à Sapiens qui l’aurait supplanté grâce à sa plus grande adaptabilité et à son intelligence. On a la certitude aujourd’hui que Néandertal était un être au moins aussi intelligent que Sapiens (le volume de son cerveau, légèrement différent du nôtre, était même supérieur !) et pour ce qui est de l’adaptabilité, on sait que Néandertal a été le premier à coloniser le Nord de l’Europe et qu’il s’en est très bien porté pendant plus de 100.000 ans ! Il semble aussi que des « échanges » culturels aient eu lieu entre les deux espèces. Certains outils en effet leur sont communs, même si chacun avait des outils ou des armes qui lui étaient propres. Enfin tous deux possédaient un sens artistique certain et reconnu. De toute façon, même s’il y a eu des périodes « d’alternance » d’occupation de l’Europe en particulier, au gré des changements climatiques, Néandertal étant plus adapté au froid et Sapiens au climat tempéré, on peut sans risque imaginer que les deux espèces se sont croisées à plusieurs reprises pendant les plus de 1700 siècles où elles ont occupé la Terre simultanément !

Alors guerres tribales ? Rivalité territoriale ? Ou plus probablement épidémie virale rapportée des climats tropicaux par Sapiens et qui aurait décimé la population néandertalienne qui n’était pas immunisée ? Toutes les hypothèses sont envisageables, et aucune à ce jour n’emporte l’unanimité. Pourtant Néandertal ne s’est pas éteint subitement. Sa population a dû décliner, sans doute à cause des changements climatiques qui l’obligeaient sans cesse à migrer, ce qui l’aurait affaibli, éparpillant les groupes d’individus et rendant les rencontres entre eux de plus en plus aléatoires.




















Qu’en serait-il, s’il avait survécu ? Le monde aurait-il pu supporter le poids de deux espèces d’hommes distinctes ? Sapiens a évolué dans des voies parfois très différentes, mais les hommes qui occupent la Terre partagent tous le même patrimoine génétique (n’en déplaisent à certains...) formant une seule et unique espèce. Ce qui fait dire à la communauté scientifique aujourd’hui que la notion de « race » est tout simplement impropre à l’espèce humaine qui ne connaît pas de subdivision. Même si des différences physiques (uniquement dues à notre adaptation aux climats dans lesquels nous avons vécu depuis des dizaines de milliers d’années) apparaissent parfois entre nous (couleur de peau, forme des yeux), notre génome commun fait que nous sommes interféconds, et que nos descendants le sont tout autant que nous. Pour bien assimiler cette notion, souvenons-nous par exemple que les tigrons (ou tiglons) sont les hybrides du tigre et du lion, mais qu’il sont stériles. Les tigres et les lions sont donc bien deux espèces distinctes appartenant à la même famille, celle des félins. De même pour Néandertal et Sapiens. Deux espèces d’hommes distinctes.

Néandertal ? Sapiens ? un rôle de composition dans tous les cas ?

Dans quel monde vivrions-nous aujourd’hui aux côtés de Néandertal ? Un monde encore plus xénophobe et ségrégationniste ? Ou au contraire un monde plus tolérant ? Car qui nous dit que Néandertal, ce « frère » que nous n’avons plus et qui a pourtant passé sur Terre plus de temps que nous, n’était pas, après tout, plus tolérant et philosophe que Sapiens... ?

En étant pessimiste, il serait tentant de croire que les difficultés seraient accrues du fait de la présence sur notre planète d’une autre espèce humaine. Mais rien n’empêche d’être optimiste, et de penser que notre savoir, notre cheminement intellectuel auraient été bien différents grâce à Néandertal, et qu’il nous aurait peut-être menés à plus d’amour et de respect de la vie humaine, quelle qu’elle soit. On peut toujours rêver !

Hervé Buschard





un habitat (sapiens) du XVIè arrondissement,
(à l'époque)
PS : les fois précédentes :


vous y retrouverez les six épisodes précédents !

vendredi 1 décembre 2017

My incredible adventure bikes for Christmas

Noël ne s'improvise pas, et si vous voulez que je vous trouve des cadeaux formidables, il faut m'y prendre à l'avance. Je suis fort content de mon ebike, Mobiky transposé-allemand, et maintenant totalement opérationnel...dommage qu'il soit quasiment impossible de se le procurer, il est tout simplement formidable et ...introuvable pour le vulgum pecus ! http://babone5go2.blogspot.fr/2017/08/elektro-bike-2.html

...mais il en existe d'autres, beaucoup plus importants, plus chers, mais qui dessinent plus ou moins les véhicules individuels du futur !


En voici quelques uns, dont celui déjà testé par notre Président, que je vous ai montré il y a peu, toujours aussi introuvable...quoique ! 

Il est pour le moment Polonais, le promoteur Jacek Skopiński cherche des fonds en lançant une souscription sur internet : vous pouvez lui acheter son bike, à quatre ou trois roues, mais vous devrez attendre mai 2018 pour vous le faire livrer...s'il reçoit assez d'argent pour lancer une fabrication !




 

Je suis personnellement tenté par le tricycle (1), mais d'une part il est lui aussi très difficile à se procurer, uniquement peint en couleurs primaires vert ou orange, parfois blanc, et surtout...cher, disons 2550 Euros livré, meilleur prix que j'aie trouvé...en Hollande où un promoteur en vend aux compte-gouttes pour accompagner le yacht qui constitue l'achat principal !

Figurez-vous que nos compatriotes restent d'excellents inventeurs dans ce domaine, même si ensuite la fabrication est souvent délocalisée, en voici un récent exemple avec le Kiffy, dont vous noterez l'écriture irrésistible (nous ne sommes plus dans l'écriture inclusive, mais la langue de bois anglicisée, au lieu de dire : "je t'aime", on dit : "je te kiffe", d'où le nom kiffy !)





Dans ce cas, le modèle flash (le plus cher) se découple entre l'avant, qui forme un chariot pour les courses, et l'arrière, qui s'attache ...derrière. On se met sur le dos quand il fait beau le toit qui vous protège quand il pleut. Le tout est à nouveau très cher, surtout la version électrique où le moteur est dans le pédalier. Là encore, on frise les 3000 Euros !


C'est un peu pareil avec le cyclospace, qui conserve son toit quand il fait beau, ce qui évite de le porter sur le dos.




Moralité ? Il est prudent d'attendre une distribution plus abondante de ce qui reste des prototypes, si l'on veut espérer voir baisser les prix. Je me serais bien pour ma part acheté ce modèle à pédales de Morgan, car après tout voilà l'origine de tout cela...










sauf que fabriqué en tout petit nombre, il est et reste (lui aussi)


introuvable !


marchons donc à pied !

(1) https://www.youtube.com/watch?v=EWQFUYnVRIM&feature=youtu.be

c'est celui-là qui, finalement, reste le mieux !