Le sauveur s'est prononcé : il est prêt à investir dans Fibre Excellence :
... et il est milliardaire !
On est passé près du gouffre, il faut dire que Sophie Binet s'est déplacée sur place, devant l'usine arrêtée
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| avec le Président du Conseil départemental de Haute-Garonne |
il faut dire que nous avons vécu l'appel du ...18 juin !
https://www.facebook.com/watch/?v=1199939172230861
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| avec le Maire de Saint-Gaudens forcément, et notre Député à gauche derrière lui |
à gauche, Madame Magali Gasto, première adjointe au Maire de Saint-Gaudens, Présidente du Syndicat 5C
se joignait aux Officiels, Mr Sébastien Oustric à droite
cela explique le nom Gasto-Oustric ainsi révélé
même Marseille se joignait à nous
se rendant compte que Tarascon était concerné
je me demande à ce propos pourquoi, alors que l'on déborde de milliards de paquets carton emballant nos importations de Chine, on ne consomme que peu de cartons issus de nos forêts durables ?
J'ai convoqué ChatGPT forcément, et ai eu ce diagnostic d'urgence :
1. Pâte à papier ≠ carton d'emballage
Les usines Fibre Excellence de Saint-Gaudens et Tarascon produisent principalement de la pâte à papier marchande à partir de bois. Cette pâte est ensuite transformée par d'autres industriels en papier, carton, papiers sanitaires, etc.
Or la forte croissance des colis issus du commerce électronique, notamment asiatique, repose surtout sur du carton ondulé, dont la matière première est majoritairement constituée de vieux papiers recyclés plutôt que de pâte vierge.
Autrement dit, la fermeture de Saint-Gaudens ou Tarascon ne signifie pas automatiquement une pénurie de cartons d'emballage.
flute alors : on recycle donc tant que cela ?
2. D'où vient tout le carton utilisé par les exportateurs asiatiques ?
Pendant des décennies, les pays occidentaux ont exporté vers l'Asie des quantités gigantesques de papiers et cartons usagés. La situation a évolué lorsque la Chine a restreint les importations de déchets papier à partir de 2018, mais les industriels chinois ont alors développé leurs propres réseaux de collecte ; investi dans des usines en Asie du Sud-Est ; acheté des capacités de production à l'étranger ; importé de la pâte recyclée ou des demi-produits plutôt que des déchets bruts.
Le paradoxe est que l'explosion du commerce en ligne génère elle-même d'énormes flux de cartons récupérables qui alimentent ensuite la production.
flute alors : ils recyclent donc tant que cela ?
3. Pourquoi la France semble-t-elle accepter la disparition de ces usines ?
Je sais que c'est une question un peu critique, mais on ne peut pas dire que l'Etat, jusqu'à maintenant, se soit remué pour trouver une réponse "souveraine" !
Je pense qu'il y a ici un débat de fond sur la notion de souveraineté.
Pour l'État français, la pâte à papier n'a pas toujours été considérée comme un secteur stratégique au même titre que l'énergie ; la défense ; les semi-conducteurs ; les médicaments.
Pendant plusieurs décennies, la logique dominante a été :
« Si un produit peut être acheté moins cher sur le marché mondial, il n'est pas indispensable de le produire en France. »
Cette vision a conduit à la disparition de nombreuses industries intermédiaires.
Aujourd'hui, les discours officiels parlent davantage de réindustrialisation, mais les mécanismes économiques restent puissants : coûts énergétiques élevés ; normes environnementales plus strictes ; fiscalité ; concurrence mondiale.
4. D'où viendrait la pâte à papier si les usines françaises disparaissaient ?
C'est probablement la question la plus intéressante.
La pâte à papier est déjà un marché mondial dominé par quelques grandes régions : Brésil ; Chili ; Canada ; Finlande ; Suède ; Indonésie
Dans un marché mondial, un papetier français peut acheter sa pâte à l'autre bout du monde si elle est moins chère que celle produite à Saint-Gaudens.
5. Votre question met en lumière une contradiction :
Les Pyrénées, le Massif central et les Landes disposent de ressources forestières importantes.
La France importe de plus en plus de biens emballés.
Pourtant ses capacités de transformation du bois diminuent.
Cela conduit à un schéma où le bois peut être récolté localement, exporté sous forme de matière première ou de faible valeur ajoutée, transformé ailleurs, puis revenir sous forme de produits finis ou d'emballages. D'un point de vue économique global, cela peut sembler rationnel si les coûts sont plus faibles ailleurs. D'un point de vue de souveraineté industrielle, de balance commerciale ou d'empreinte logistique, cela paraît beaucoup moins évident.
Une autre hypothèse à examiner
Il est également possible que l'enjeu principal de Fibre Excellence ne soit pas la compétitivité de la pâte elle-même mais celui de l'énergie. Les deux sites reposent fortement sur la cogénération et la valorisation énergétique de la biomasse. Une partie importante des difficultés récentes semble liée à l'évolution des prix de l'électricité et des mécanismes de soutien. Dans ce cas, la question deviendrait :
La France perd-elle une industrie forestière parce qu'elle est moins efficace que ses concurrentes, ou parce que son environnement énergétique et réglementaire la rend moins rentable ?
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