dimanche 1 avril 2018

Van Gogh à vendre !


C'est un tableau qui fait l'événement : un van Gogh en vente à Paris, cela fait 20 ans que ce n'était pas arrivé. Il est exposé au public chez la maison d'enchères parisienne Artcurial. L'oeuvre de jeunesse, intitulée "Les raccommodeuses de filet dans les dunes", une huile sur papier de 1882, contient en germe toutes les caractéristiques qui feront le succès de van Gogh : la touche de peinture épaisse, l'hommage à la terre et aux paysans, le ciel mouvementé.

les mains donnent les proportions : tant que le catalogue d'Artcurial n'est pas sorti
on n'aura pas les dimensions précises



Les raccommodeuse est un tableau voyageur, exposé d'abord à La Haye (Pays-Bas) pendant des décennies, puis à Montréal (Canada), il est revenu au musée van Gogh d'Amsterdam il y a huit ans. Le propriétaire, un collectionneur européen qui avait prêté le tableau au musée, le vendra à Paris le 4 juin. Comme l'explique Bruno Jaubert, directeur associé du département art moderne chez Artcurial, "L'offre se raréfie, s'amenuise, et que ce soit à New York, à Londres, et aujourd'hui à Paris, il y a de moins en moins d'oeuvres de van Gogh proposées sur le marché". Le tableau est estimé entre 3 et 5 millions d'euros. On est loin des records atteints par le Laboureur dans un champ, 60 millions d'euros en 2017, mais un tel prix est raisonnable pour des musées publics, ce qui pourrait éviter que Les raccommodeuses ne finisse dans l'ombre d'une collection privée.

j'adore le qualificatif "raisonnable" quand il s'agit de quelques millions...!


"Cette vente constitue un événement dans la mesure où il y a de moins en moins d'oeuvres de Van Gogh en circulation, pas plus de deux ou trois par an aux enchères dans le monde", a indiqué à l'AFP Bruno Jaubert, directeur associé du département d'art moderne d'Artcurial.

"L'oeuvre remonte au tout début de la carrière de Van Gogh, à partir de 1880. Il l'a peinte deux ans plus tard. Il avait 29 ans. On retrouve déjà toutes les caractéristiques de la peinture de Vincent, notamment le traitement des paysages, laissant la place principale à la terre, et celui des ciels toujours très travaillés. Ce paysage est à plus d'un titre remarquable, un jalon essentiel dans le parcours de l'artiste", a ajouté M. Jaubert.

Avec tous les appartements que j'ai achetés ces temps-ci

je crois que je vais laisser tomber !

et vous ?



des roues à rayon pour "mes gros jouets Citroën"

Depuis précisément treize ans, je tente avec un relatif succès de poursuivre l'oeuvre d'André  Citroën, oeuvre reprise dans les années 1980 par ce Monsieur Brepsomn, citoyen Suisse, dont je n'ai pas réussi (encore) à retrouver précisément la trace.

Je vous ai annoncé des nouvelles pour l'année 2018 : la belle verte sedan va bien finir par arriver, (avec sa facture des frais de douane), des Etats Unis d'Amérique. Rêve de métal a miraculeusement récupéré les pièces de fonderie des B14 au 1/7è, issues des anciens stocks de Brepsomn, et avec, quelques caisses de pièces détachées. Du coup, nous avons décidé de lancer la construction de trois nouveaux caddies....



roues B37 Bugatti au 1/8è, avec le pneu lisse Citroën au 1/7è: le diamètre est bon, mais l'essieu trop fin

Pour ma part, je poursuis depuis treize ans le fantasme de chausser quelques voitures de roues à rayon. De vraies roues à rayon, aux dimensions identiques aux roues Citroën embouties d'origine, même diamètre (avec pneus) de 10 cm. Et même épaisseur, pour pouvoir s'enfiler sur les essieux existants de 12,5 mm.

Pour cela, inimaginable de recourir à des pièces existantes : des roues au 1/8 de Bugatti Art-collection-auto (pour autant qu'il en reste), ou pire des roues d'Alfa-Roméo de la marque Pocher qui pourtant ont belle allure, car dans les deux cas, elles ne sont pas aux cotes des essieux.

roues Pocher, la jante constituée d'empilage de cercles métal et plastique

le top : l'Hispano de Jordi


Je contemple les roues de l'Hispano Suiza de Jordi. Je réalise qu'il vit non loin de Barcelone. Je me dis que Barcelone n'est pas si loin, et que dans les merveilles que m'a offertes la capitale de la Catalunya depuis toutes ces années, il y en a des tas qui m'ont échappé, dont précisément l'atelier de Jordi. Le voyage 2018 à Barcelone est programmé depuis longtemps, pas de problème pour s'y rendre.

Miracle, j'engage la conversation avec lui, le traducteur d'orthographe étant limite dans le passage du Français au catalan quand il s'agit de traduire "jante" ; "essieu" ; "filetage" ; "embout" ; "tambour de frein" et j'en passe.

le mot clé, dans notre cas, est "ruedas" !

Il insiste avec des croquis pour qu'il n'y ait pas méprise, et je lui envoie le minimum de pièces pour qu'il dispose de celles d'origine, essieux arrière et avant (car l'avant est équipé d'un raccord avec la barre de direction). Une roue complète, un bout en bois reproduisant la traverse.

















Et voilà quelques photos qu'il a prises pas à pas, que j'ai fait traiter par Lightroom pour les alléger, (ce qui explique ma signature-usurpée). Comme le disait Steve Jobs, c'est une révolution : 91 ans plus tard, il a créé les premières roues-rayon avec tambour de frein, susceptibles de remplacer les roues Citroën d'origine !

merci Jordi !

André Citroën (de là-haut) n'en croit pas ses yeux :

qu'au XXIè siècle, il y ait encore des amateurs assez fous pour continuer à fabriquer ses jouets !

on aimerait en présenter à Rétromobile

en février 2019

à moins que ce soit l'année d'après ?

je gamberge toujours sur une couleur adaptée

je sais bien qu'il s'agit d'une Delage :
je puis désormais rêver de ce genre de pare-brise
et de ces deux tons de couleurs pour mon prochain caddy !

Vous avez dit : "éthique" ?

Mot d'ordre à toutes et à tous : le CCNE, le  Comité consultatif national d'éthique, attend vos, nos remarques, pour réfléchir à son rapport prochain, 

C quoi l'éthique ?

Y-a-quoi dedans ?

comment l'homme (et la femme bien entendu...) va-t-il (ou pas) vivre en harmonie 
avec la Vie (le vivant) demain ?

bonne question, non ?



Ces questions, les philosophes se les sont posées depuis l'Antiquité. S'agissant de l'Homme et de la Nature aussi, la science correspondante se nomme l'écologie. Je vous ai parlé du premier sommet de la Terre en 1972 où l'agronome René Dubos sera l'un des rédacteurs du manifeste : "nous n'avons qu'une Terre".

1972, c'était il y a 46 ans ! Mais si nous relisons les manifestes Sioux de 1854, il y a 164 ans, tout est dit !




le voici :

Discours prononcé en 1854 par Seattle (v. 1786-1866), chef des tribus Duwamish et Suquamish, devant le gouverneur Isaac Stevens. Il s’agit de la traduction française de la version anachronique de Ted Perry. Pour plus d’information concernant les désaccords sur l’attribution du discours, voir Wikipédia.

  
"Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.


Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.



Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.


Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance".

Chef Seattle, 1854



Speilberg nous montre dans son dernier film Ready player one une hypothèse de notre  "survivance" dans quelques dizaines d'années !

ça n'est pas que de la science-fiction !


Voulons-nous devenir cette humanité la ?

J'espère que le CCNE va relire le discours du Chef Seattle ?



PS : voici, dans le langage diplomatique d'aujourd'hui, le résumé de la CCNE




c ça l'éthique !

compris ?

Les doigts d'or de Mehdi V.

Je vous ai déjà parlé de Mehdi, le jeune carrossier qui m'a confectionné l'arrière de mon caddy B14 Citroën. Je suis allé le visiter hier, pas loin de Saint-Girons, pour lui porter le moule en bois, maintenant patiné, sur lequel il avait construit l'arrière pointu, en or comme le laiton neuf. Je vous ai dit que j'avais un projet, partagé avec  Jean-Luc  dit : "Rêves de métal", de relancer quelques unités. Oh pas beaucoup : trois serait pas mal, ce qui nécessite de multiplier par trois : châssis ; avant ; arrière ; accessoires...et ...15 roues !


et si on lançait (un jour) une Amilcar ?

A l'échelle 1/7è, c'est un boulot comparable à celui des "Maîtres de l'auto", une des émissions télévisées que montre la chaine 24, où l'on voit de fameux ateliers américains qui déconstruisent, puis reconstruisent à neuf des automobiles de cinquante ans et davantage.

Nous, c'est pareil à l'échelle !





La Darlmat que je vous ai déjà montrée a avancé, et la carrosserie est maintenant présentable. Mais les autres projets foisonnent, notamment une Mini dans laquelle est montée le Président Mitterrand !












Je vous laisse avec ces débuts de mini-voitures destinées à être mues à l'électricité, cette moitié avant de Bugatti, et cet arrière de voiture de course.













Les projets reprennent

c'est le printemps !

photo Jordi Reixach Rodriguez... 5 roues rayon 1/7è... ça avance bien !