mercredi 16 avril 2014

3ème tour...



amère victoire

le mille-feuilles est bien bouclé

Gérer la commune, oui. Mais la communauté de communes peut-elle bouleverser le vote de la ville-centre ? peut-elle gérer la ville-centre ? La contraindre ? Malgré le vote des citoyens ?

YES

transports ; économie ; tourisme ; communication ; médiathèque…

voilà ses domaines de compétences !

J’ai commencé la dernière fois à vous présenter le mille-feuilles administratif dans lequel nous sommes coincés, comme la crème entre deux feuilles de pâte (brisée) du gâteau du même nom. Faites attention, il est parfois difficile à ingurgiter ! (1)















Je vous explique :

-notre commune toute seule compte 12000 habitants :                        1 = 12000
-les 19 autres communes de l’intercommunalité, 8000 habitants :       19 =   8000

Total : 20.000 habitants. Ce n’est pas rien en France : la taille de Cahors ; Concarneau ; Annecy-le-Vieux ; Saint-Lô ; Le Puy-en-Velay ; Sedan et Verdun ; Lannion ; et même Neuilly-Plaisance !

Citoyen lambda, vous pourriez en déduire que la ville-centre représente grosso modo 60% des habitants ? Ou plus précisément 60% des électeurs ?

NON !

C’est bien fait, je dois honnêtement le reconnaitre, car le critère n’est pas le nombre d’habitants, mais celui des délégués, la fameuse colonne de droite de votre récent bulletin de vote :

L’équation devient maintenant :

-la commune toute seule a 15 délégués, dont 12 de sa propre majorité  :        1 = 12

-les 19 autres communes (qui ne représentent que 40% des habitants) ont :  19 = 40

La commune centre devient  minoritaire avec  20% des délégués ! !

Les mathématiques sont impitoyables : le Maire battu de la commune-centre s’allie avec ses collègues des petites communes de la même majorité présidentielle (cette fois-ci, il ressort son sigle), et rassemble 26 voix sur 50 exprimés : il devient majoritaire ! Tel le phénix, il renait de ses cendres. Ou encore, tel un magicien, il remonte sur scène : le troisième tour lui revient.


Chapeau l’artiste !

Je le devinais : la commune-centre chez qui se passe l’essentiel des évènements d’avenir, et qui dispose de 27 conseillers majoritaires ; et six conseillers d’opposition, dont trois à l'intercommunalité, va se voir contraindre par eux : trois des six élus battus, qui ont recueilli 38% des suffrages !

La démocratie est décidément pleine de détours !

Je crois que je vais reprendre mon autobus, mon blog et mes occupations favorites

les voies du Seigneur sont impénétrables ?

celles de la politique aussi !





dimanche 13 avril 2014

Bugatti 57...



...sortie de grange


Vous connaissez maintenant l’artiste, voici un nouvel exemple de sa dextérité. Tant qu’à faire, mieux vaut s’attaquer à des marques illustres : avec une Bugatti 57, ça marche toujours. Si c’est un coupé, avec une capote, même en piteux état, ça fonctionne encore mieux !

Le talent d'un créatif consiste à appuyer sur un bouton de votre imaginaire, pour déclencher émotion ; souvenirs ; et sensibilité : une voiture état neuf c’est bien. Mais une sortie de grange, pleine de rouille et de paille, c’est bien mieux : on touche du doigt l’âge vénérable du modèle. Les rides du vieillissement sont pleines de tendresse. On a envie de materner la voiture, de plaindre sa dégradation : ça y est : l’infirmière qui sommeille en nous est sollicitée.



Va-t-on la remettre en état ? Non : elle deviendrait banale, alors qu’elle est si singulière, marquée par son évolution dans le temps : elle a vieilli : elle est vivante...!



 
la Bugatti de mon grand-père...!

voilà la maturité de l’artiste :

c’est un éloge de l’automobile

c’est un hommage au grand âge :

les cheveux blancs donnent du panache :


Is not ?


Technische Skulpturen



Un peu de langue allemande va vous faire du bien. Vous avez deviné le titre : "sculptures techniques". Vous savez mon admiration pour les « mécaniciens d’art ». Pour la sculpture. Martin Otto Lambert Heukeshoven est les deux : sculpteur de mécaniques d’art.

Cela faisait plusieurs mois que je voulais vous le faire connaitre, après des expositions répétées à Rétromobile. Je vous en parle enfin. Il est du genre à vous donner des complexes : il construit des rêves de voitures-déglinguées. Avec des détails inouïs. Avec la rouille des sorties de grange. On baisse les bras devant ses créations. J’ai tout stoppé concernant mon autobus : je suis en période d’admiration, et me demande comment tenter de m’inspirer de ses chefs d’œuvre. Rassurez-vous : je vais me reprendre… !



Il a 52 ans, né à  Uetersen, Schleswig Holstein. Il vit depuis 1969 dans le sud de l’Allemagne.  Pour le contacter, je vous donne in fine le lien vers son site. Je cesse ma traduction, et vous présente quelques photos : elles parlent mieux que tout texte.



Voilà pourquoi j’ai interrompu mon autobus ! Le pire pour moi est qu’il a choisi un Citroën, avec des formes arrondies comme je les aime, mais moi je reste dans les années 1928, alors que son style reprend celui des années 40 voire 50.


Pour manifester son admiration dans la langue de Goethe, on s’exclame :

Wunderbar !




c'est en s'inspirant de tels chefs-d'oeuvre que l'on progresse !

samedi 12 avril 2014

Talbo lago 1928 de Gouel



Je vous ai déjà parlé de Christian Gouel : http://babone5go2.blogspot.fr/2012/12/christian-gouel.html. La rigueur m’oblige à nommer aussi son épouse : ils vous reçoivent tous deux dans leur atelier de la rue Sainte Croix des Pelletiers à Rouen. Et on comprend mieux que leurs quatre yeux, et mains, participent à tout créer ; tout vérifier, même si Christian est spécialiste dans certains domaines, l’aluminium ; les métaux ; la construction mécanique. Et son épouse les finitions ; le cuir ; l’intérieur. Je parie que c’est elle qui a fignolé la reproduction au 1/8è des journaux, glissés dans les portières ?


Grand moment d’émotion ce samedi 25 janvier matin, quand je leur rends visite : ils me montrent sur son bâti leur dernier chef d’œuvre au 1/8ème : la Talbo Lago T 150C châssis 82935 1938. C’est magnifique : l’aluminium est encore intact, la pièce avant qu’on dirait d’un seul volume ; on voit les charnières ; les trous des futurs phares ; les ailettes de refroidissement soudées une à une. Les verrous des portes. Les roues avec leurs rayons en laiton : le côté merveilleux car très mécanique de l’œuvre avant peinture.


Leur éthique est stricte : interdit de photographier. Je respecte la consigne, et me remplis les yeux de la merveille. Il faut une imagination fertile pour « voir » (en imagination) l’œuvre achevée donc peinte, même si j’ai le droit de découvrir le minuscule insigne déjà prêt destiné à orner le haut de la calandre grillagée.



Grande surprise : la Vie de l’Auto du 10 avril montre la maquette en vue avant-droite page 11. Autre surprise : le site internet de Christian Gouel publie d’autres photos. Certes le clic droit « enregistrer sous » a été soigneusement désamorcé, interdisant toute reproduction. Il faut faire appel à une autre manœuvre informatique pour obtenir le résultat qui suit. Heureusement un Ingénieur en herbe première année à l’INSA Toulouse vous fait ça en dix secondes !



Je fonctionne à l’admiration, et mon but est purement désintéressé : vous faire connaitre cette réalisation unique :

Déjà cette voiture est un des fleurons des créations françaises d’avant-guerre

et sa maquette au 1/8 est une autre démonstration du

made in Rouen


made in Normandie !



voici l'adorable badge de radiateur.
Madame, Monsieur C.Gouel, tout est parfait :
vous êtes de grands Artistes :
respect !


jeudi 10 avril 2014

Jardin fleuri


 
Cette fois, c’est le printemps : température 28° dans la voiture…l’eau est…à 18°. Pour un peu, on se baignerait !

La glycine est rayonnante, remplie d’abeilles charpentières au corset noir vif. Les iris bleuissent ; les tulipes rougissent. J’ai laissé des coussins de ficaires en tondant le gazon, très joli !





















Des convolvulus éclairent le pot de terre cuite en attendant les habituels œillets dinde, et les euphorbes de toutes sortes sortent leurs feuilles lancéolées.







L’azalée pointe ses fleurs de feu.

il fait chaud

c’est merveilleux

le beau temps


du printemps !



mon allée de cardamines pour faire pondre anthocaris cardamines !

ma nouvelle espèce d'euphorbes acclimatée l'automne dernier




mardi 8 avril 2014

La République d'Andrau






Souvenez-vous ! Je vous ai déjà parlé d’Andrau ! Vous avez oublié ? La Garonne d’Andrau, à la Chambre de Commerce de Toulouse ! Il y a deux ans…(comme le temps passe vite)… !








Je viens de vous montrer son buste le soir du premier tour : la République d’Andrau. Honnêtement, bien que séduit par cette sculpture, je n’avais pas pris le temps de tourner autour du socle. Il est bien inscrit : 
J. ANDRAU 1945.


Voici un commentaire sur ce sculpteur toulousain, par Pierre Darques. On y trouve la rhétorique chère aux descendants des troubadours, membres de l’Académie des Jeux floraux, et restés poètes et amateurs d’Art :

« Président d’honneur de la Société des Artistes Méridionaux, Président de l’Association des Ecoles des Beaux-arts de Province, Membre de la Commission Nationale pour la réforme de l’enseignement Artistique, Directeur de l’Ecole des Beaux-arts de Toulouse de 1949 à 1978, Joseph Andrau,  (1907-1987) était un exemple d’intégrité, de volonté et de clairvoyance.
 
la Salle des Mariages
« Né à Toulouse le 23 mars 1907, après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale, Joseph Andrau fréquente d’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, dans les ateliers de Coutan et Landowski. Après avoir participé brillamment aux épreuves de sculpture du Grand Prix de Rome, il revient à Toulouse en 1931. Dès cette époque il reçoit plusieurs commandes officielles et privées. En 1932 joseph Andrau expose pour la première fois au Salon des Artistes Méridionaux.

« A 29 ans, en 1936, il est nommé professeur de Dessin de la Ville de Toulouse qui reconnait ainsi ses aptitudes de pédagogue. Cinq ans plus tard, résistant, il est membre du Corps-Franc « Combat ». A la libération, la Mairie de Toulouse lui confie la responsabilité des cours de l’Atelier Supérieur de Sculpture qui vient d’être créé.

« Après avoir assuré, dès 1946, l’enseignement des 3ème et 4ème années de sculpture, il est nommé Directeur de l’école des Beaux Arts de Toulouse en 1949, et se dévoue dès lors totalement à « son » école qu’il place aussitôt parmi les plus brillantes des écoles d’art de France.

« Profondément humain et attentif à son prochain, il s’attache à l’amélioration des conditions d’existence de ses étudiants.
  

« Soucieux de dispenser au sein de l’Ecoles des Beaux Arts de Toulouse un enseignement de qualité, ses efforts sont récompensés lorsqu’en 1967, un élève toulousain, Robert Montier, reçoit le Prix de Rome.

« De son vivant, Joseph Andrau a reçu l’approbation, la reconnaissance et la consécration de critiques renommés avisés et exigeants. R. Loustaunau, dans un compte-rendu de l’Académie des Arts écrit : « Dans sa sculpture Andrau recherche la beauté en même temps que l’expression et le caractère. Quelle pureté de ligne… quelle palpitation de vie… toute son œuvre est empreinte de finesse… tempérament qui donne à sa sculpture une telle intensité de vie et de noblesse ».

« L’excellent critique d’art Christian Schmidt, consacre des articles élogieux au maitre sculpteur « l’un de nos grands artistes toulousains ». Il évoque la forte personnalité d’Andrau, en fait l’égal de Pythagoras de Rhegium.

« Mademoiselle Schnir l’apparente aux artistes grecs du Ive siècle avant J.C. et affirme que l’art d’Andrau se rapproche, dans la pureté se son style, de celui de Praxitèle.

« Robert Mesuret écrit : « Joseph Andrau, le plus modeste des hommes, nous en voudra-t-il de le comparer à Michel-Ange ? ».

« Il a, à n’en pas douter, le sens du monumental, et dans la pierre et le marbre, il sculpte la plénitude des forces voluptueuses et somptueuses de la vie. »


« La force tranquille qui émanait de sa personne était le reflet de la sagesse de Joseph Andrau. Son calme imperturbable dissimulait une bonté, une délicatesse, une sensibilité sans égales. Tous ceux qui l’ont connu ont eu le plaisir de découvrir en lui ces grandes vertus surannées, qui font cruellement défaut chez trop de nos contemporains, et qui sont le privilège des grandes âmes. »

« Aux heures les plus sombres de la dernière guerre mondiale, les combattants traqués de tous côtés savaient qu’il n’était de refuge plus sûr que dans l’atelier de « JO ». Combien sont allés rue des Potiers se reposer auprès de cet homme discret aux solides convictions, avant de repartir vers de secrètes missions ? »

En dehors de la Garonne déjà citée, j’ai trouvé peu d’œuvres publiques : à l’École Nationale Supérieure d’Électrotechnique, d’Électronique d’Informatique, d’Hydraulique et des Télécommunications (ENSEEIHT), 2 rue Charles Camichel, BP 7122, Cedex 7, 31071 Toulouse, cette grande statue.


Et puis place du président Wilson, ce buste d’Armand Silvestre (1827-1901).


J’ajoute un domaine inattendu : le Scriptorium de Toulouse. Un des rares ateliers français où l’on apprend l’art de la typographie et de la calligraphie ! Il  a été créé à la demande de Joseph Andrau. L’atelier d’Art graphique est dirigé par André Vernette, qui applique l’enseignement de René Munsch, basé sur la géométrie. Il est assisté par Bernard Arin.


Je vous avais dit que j’aimais les


République !


lundi 7 avril 2014

Premier conseil




La cérémonie d’installation a toujours lieu le dimanche qui suit le vote. Le Maire précédent a du décommander les petits fours, mais est présent avec la minorité : les six ex-têtes de sa liste. Les 27 majoritaires placés par ordre alphabétique occupent l’essentiel de la table en U, total 33. Le doyen préside, (à un an de différence cela aurait pu être votre serviteur) et fait voter les élus : un par un, c’est le défilé, devant l’assistance (admirative) réunie au stade de rugby. Car c’est au stade qu’existe la salle la plus grande, susceptible d’accueillir le Conseil. Le Public ; et la table où est prévu l’apéritif (commandé par la nouvelle équipe).

notre tête de liste est élue, avec 27 voix : ouf, personne ne s’est trompé !

applaudissements !

La presse est là, l’évènement étant de taille, la tête (réjouie ou fermée) que font les uns et des autres étant vivement recherchée pour la Dépêche du lendemain. Figurant sur la photo de groupe, je ne pouvais la prendre moi-même : j’ai attendu aujourd’hui lundi pour la récupérer et vous la présenter. Elle est prise en panoramique puisque nous sommes 33, la taille du gouvernement avant resserrement. Le must sont les adjoints qui sont au nombre de 30% donc 9, et qui forment le « gouvernement resserré »,  de combat.



Comme nous sommes  lundi, je viens de faire mon repérage officiel à la Maire où je puis désormais entrer, et viens de prendre mes nouvelles fonctions. Je suis chargé …du protocole des commémorations officielles ! (mais pas que)

C’est le privilège de l’âge, (sans doute), et des cheveux blancs.

Pendant une période de six ans, j’ai vaqué à mes affaires personnelles et, comme le dit si bien Voltaire, ai cultivé mon jardin. Mon vrai jardin d’une part, première tonte harassante hier profitant du soleil. Et mon jardin secret, (pas tant que cela) dont fait partie ce blog. J’avais donc remisé mes costumes (car j’en avais plusieurs). Mes cravates (j’en avais des tas, acquises chez Façonnable  avant que les prix rendent cet achat impossible). Et mes décorations.

la parité strictement observée

Vu le caractère solennel de la réunion d’hier, j’avais remis le tout, belle allure, très officiel, je vous jure que c’est vrai, quelques dames (au moins deux)(d’un certain âge) m’ont susurré à l’oreille la célèbre phrase du film d’Isabelle Mergault, où Meddea Marinescu dit à Michel Blanc (en roulant les R) : « je vous trouve très beau » (en ce qui me concerne, elles parlaient surtout du costume).

Le Maire découvrant cette tenue (comme quoi l’habit fait bien le moine), m’a de suite attrapé au cours du repas qui suivait, pour me dire : -« je suis pressé par les organismes officiels (j’ai appris en Corse qu’il s’agit des autorités Civiles ; Militaires et Religieuses) de valider le programme des cérémonies prochaines : tu seras leur interlocuteur »

Je prends tout cela très au sérieux, pour apprendre il y a quelques heures que les cérémonies du 8 juin n’auront pas lieu le 8 juin, mais le 29 avril. Dans 22 jours ! Vous avez compris ? Déjà le nouveau Premier Ministre montre son efficacité, et anticipe le calendrier ! On a intérêt à suivre !

Nous serons prêts naturellement, car nous sommes des pro.

Je me rappelle la devise scout :

« be prepared »


Toujours prêt !

je profite de la circonstance pour vous montrer la République de la Sorbonne :
j'adore les République(s)
vous avez noté qu'elle est armée d'un glaive à la main droite :
"qui s'y frotte s'y pique !"

P S : le prochain épisode dans quelques jours risque de s'appeler : troisième tour !
                                           il est donc prévu...une suite !