mardi 26 juin 2018

Caddy 2 : novellas ruedas

Je vous ai dit que freins et moyeux avaient été rectifiés. C'est le moment de procéder à un premier montage à blanc. Grâce à la minutie de Jean-Luc, tout s'assemble comme un kit de précision :





J'ai encore les phares à préparer et ajuster sur leur support :

mais ...

... il me faut la caisse arrière !

c'était le 8 juillet 2016


(à suivre ...

... j'espère !)

lundi 25 juin 2018

Un bus Saurer Suisse

Après avoir tellement cherché des autobus des années folles,  voici que me tombe dessus, grâce à facebook et à la publication d'amis fans de vieilles voitures, cet autobus Saurer 1924. Il est l'une des pièces conservées par la Bernmobil...à Berne, en Suisse bien entendu !

Les mêmes couleurs que celles de mon Citroën-beige-tropique et vert-olive, provenant de Norvège, et rebaptisé Chausson.

Contrairement à nos amis cheminots, qui le texte adopté poursuivent une grève stérile détruisant leur outil de travail, les Suisses conservent soigneusement leurs vieilles affaires, tellement entretenues qu'elles paraissent plus neuves que neuf.

C'est le cas de ce joli bus, aux sièges perpendiculaires au sens de la marche, et aux manettes sympa notamment celle avec laquelle le conducteur ouvre la porte double d'accès.










Saurer a dégagé le chassis, puisque les sièges sont plus haut, c'est l'une des différences



Saurer dix ans plus tard, construisait des bus décapotables pour visiter les Alpes



nos amis ont même conservé leurs tramways-vapeur,

qui fonctionnent toujours !




dimanche 24 juin 2018

Caddy 2 : c'est parti !

J'ai craint que le caddy n°1 soit le prototype unique (1). J'avais tort ! J'ai créé un groupe de créatifs, (je devrais dire "coworking" pour être moderne !) qui ont mis en commun une détermination sans faille : Jean-Luc, qui a récupéré les pièces d'origine, et a su créer de nouveaux garde-boues arrière : malédiction levée. Jordi qui a fabriqué des roues à rayon uniques. Mehdi qui me confirme se mettre bientôt sur le cul-de-poule-arrière-numéro-2. Saïd qui doit peindre le tout en vert clair Art-Déco, sans oublier M.Dupire vu ici samedi qui me confirme accepter de chromer les pièces, mais demande un délai après les congés d'août : il est dépassé par les commandes auxquelles il ne sait faire face ! Il est comme le dernier médecin dans le désert médical, le seul survivant des chromeurs disparus du Sud !

Si le chef d'oeuvre doit être terminé pour Noël 2018, 

c'est jouable !

Je reçois donc à domicile le carton (intact) qu'a soigneusement emballé Jean-Luc : c'est le truc de Saint-Ex dans le Petit Prince : "dessine moi un mouton" : le mouton est invisible dans le paquet soigneusement emballé : contempler le carton fermé me met en joie, joie décuplée quand j'ouvre les unes après les autres les enveloppes de papier-bulles, contenant les pièces classées par genre : train avant ; arrière ; pièces diverses, capot... et le fameux pare-brise.

c'est Noël !








drôle d'avatar : les moyeux sont taraudés en M4, soit diamètre 4mm et pas de 0,7
pourquoi ai-je donné comme modèles deux d'entre eux au pas de 0,5 ? ?
il a fallu en refaire 5 au pas de 0,7 !
quel joli outil pour les visser en force !
eh oui, les boulons de roues ne vissent pas !


pour le moment, l'objectif final reste cet engin :



... mais avec des roues-rayon !

(à suivre)

PS : (1) 


samedi 23 juin 2018

Capbreton : le gouf

On en apprend tous les jours : pourquoi se rend-on à Capbreton ? Pourquoi est-on assuré d'y goûter d'excellents poissons ? Pourquoi y voit-on des dauphins ? parfois ... des baleines ?



le gouf !

un canyon sous la mer !

 Thalassa nous explique tout :






Une fois vues ces images, wiki nous donne les infos utiles : longueur : 270 km ; largeur  jusqu'à 15.000 m ; profondeur  3.500 m ; âge  300 millions d'années : composé de roches sédimentaires, le gouf de Capbreton (ou gouffre, ou fosse de Capbreton) est un canyon sous-marin créé au Crétacé par l'écartement de deux plaques tectoniques dans le prolongement de l'ancien lit de l'Adour.

Il y a 20 000 ans, le niveau de la mer était plus bas de 130 m et cette zone dite « tête du gouf » était donc émergée. Les sonars montrent des structures cylindriques au fond ; serait-ce des troncs d'arbres ? Non ! les plongeurs remontent des morceaux : coupés, aucune strie de croissance, ce sont de beaux cylindres de roches solidifiées dans des trous, la preuve d'une activité sismique passée !




Le gouf se poursuit par une plaque triangulaire dont la pointe descend de façon régulière vers l'ouest. Il se prolonge donc sur 270 km vers l'ouest par une série de méandres et de canyons de plus en plus profonds jusqu'à atteindre la plaine abyssale au large de Santander avec une profondeur de 3 500 m et une largeur de 15 km.

Une première conséquence : les vagues se créent quand le fond remonte, d'où le surf pratiqué à proximité de la plage. Par contre, au large, la profondeur escamote les perturbations en surface, et le gouf se révèle dans l'histoire maritime comme une zone de calme abritant les navires pendant les tempêtes.

Une seconde : les sédiments mis en mouvement le long de la côte des Landes par la houle majoritairement du nord-ouest et la dérive littorale nord-sud vont se perdre dans la plaine abyssale du golfe de Gascogne par ce gouf. La présence du gouf empêche le ralentissement du phénomène d'érosion du littoral et c'est donc une des causes de l'amaigrissement des plages situées au sud de Capbreton.


Enfin, le gouf permet à Capbreton d'être le seul port des Landes où les pêcheurs peuvent capturer des poissons de roches (rouget, grondin, rascasse...) et des crustacés plus habituels des côtes rocheuses de la Bretagne. Les grands fonds attirent aussi des espèces des zones pélagiques de thonidés (thon, bonite,...) et des céphalopodes (calmar, chipiron,...). On trouve aussi épisodiquement des poissons des abysses, des cétacés plongeurs (dauphin de Risso, baleine à bec de Cuvier, cachalot pygmée,...), des requins rares dans nos régions (requin mako, requin marteau, requin pèlerin,...), des poissons lune. Il y a aussi des légendes de calmar géant.

J'étais innocent la dernière fois :


maintenant que je suis initié, 

j'y reviens !

ce restaurant est pile dans l'axe


on rêve de lire ces annales (après un repas de poissons) !








vendredi 22 juin 2018

Patrimoine et Rococo


Je reprends un article « Cher patrimoine » d'Anthony Palou dans sa rubrique « bien vu » du Figaro publié au début du mois : il plaisante un peu, tout en s’en félicitant, de l’initiative du Président confiant à Stéphane Bern le lancement d’un financement supplémentaire (du moins on l’espère ?) du Patrimoine grâce à un loto spécial. Les heureux gagnants recevront 1,5 millions d’Euros, pour un chiffre d’affaire estimé à 15 millions ! On voit que ce ne sont pas ces gagnants qui gagnent le plus : le billet coûtera 15 Euros, sur lesquels seuls 10% reviendront au Patrimoine : que de prélèvements publics …et privés puisque les buralistes préposés à la vente des billets toucheront leur part… ainsi que ceux qui toucheront les billets gagnants (on s’y perd dans tous ces gagnants mais c’est le principe même du loto). Bizarre d’avoir confié aux Américains l’impression des billets, on ne pouvait pas savoir à l’époque que Trump allait créer des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, et qu’on allait rétorquer en taxant les Harley Davidson.


Voici la carte des 18 plus grosses opérations, sympathiquement réparties sur l’hexagone continental, les îles lointaines dont la Corse incluses. J’y trouve l’aqueduc romain du Gier qui alimentait Lyon, et qui ressemble un peu aux aqueducs parcourant la ville de Tarragone. Ouf, on n’oublie ni nos ascendances gallo-romaines, ni nos racines  chrétiennes avec le couvent de St-François à Pino, et tout le monde sera content. Nous, on a l’hôtel de Polignac à Condom.

Tarragonne : carrer de l'escultor Verderol

Ici il est question de patrimoine immobilier, d'architecture. Un autre domaine des Arts est bien plus simple à préserver, la peinture. La chaîne "Histoire" évoque la période baroque, par l’intermédiaire de Waldemar Januszczak : plein XVIIIè. Je voudrais vous montrer quelques exemples de Rococo, avec des noms aussi illustres que Watteau ; Boucher ; Fragonard ; Tiepolo et Gainsborough.

Voici le tableau de ce dernier, où il a peint ses deux filles : Mary et Margaret. Mary a été baptisée le 3 février 1750, et Margaret a été baptisée le 22 août 1751. Elles chassent les papillons, à la main, la sœur prête à assommer sa prise avec son foulard. Je zoome naturellement, et le grossissement permet d'identifier une piéride du chou, Pieris brassicae. Les taches noires désignent une femelle ! Le titre : « Gainsborough’s Daughters chasing a Butterfly ».




Second exemple : « Les Hasards heureux de l'escarpolette » est une scène galante peinte par Jean Honoré Fragonard entre 1767 et 1769.


La toile a été commandée d'abord à Gabriel-François Doyen par François-David Bollioud de Saint-Julien (1713-1788), baron d'Argental et receveur général du Clergé, en ces termes : « Je désirerais que vous peignissiez madame [en montrant sa maîtresse] sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle ». J’imagine que chaque mot a été choisi avec soin pour faire mouche ? Choqué qu'on s'adresse à lui pour un tel sujet, Doyen orienta le commanditaire vers Fragonard. Ce côté anticlérical fit hésiter ce dernier, qui craignit d'éventuelles conséquences pour sa carrière et convainquit son client de remplacer l'évêque par un mari (cocu). « Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant, et mieux même si vous voulez égayer davantage votre tableau. ». Il faut tout regarder en détail, y compris le baron qui s’est placé pile dans l’axe (de la balançoire) et est donc le seul à pouvoir voir « mieux »  (ce qui ne saurait être vu par les profanes et deviendra plus tard le centre du monde).



Troisième tableau, celui de Boucher : comme la dame a ôté sa toilette XVIIIè, impossible de repérer l’époque rococo à ses vêtements d’époque : par contre, l’anatomie de cette personne me semble tout à fait contemporaine, ou plutôt elle est ... intemporelle !



je vous laisse vous faire votre propre opinion…

sujets passionnants, le Patrimoine

...le rococo...

ils valaient bien un Loto !