dimanche 8 mars 2015

L’audace d’être différents


C’est drôle la vie : on n’attendrait jamais d’une Assemblée Générale qu’elle mette en scène des valeurs morales ! Et pas n’importe lesquelles : Responsabilité ; Respect ; Audace ! On pourrait penser que c’est ringard. Dérisoire. Dépassé par le cynisme des concurrents ? Parce-que ce qui est incroyable (enfin moi j’ai l’habitude, j’ai baigné dans cette marmite tout petit), c’est que c’est une Banque qui s’exprime ! Et pas n’importe laquelle !


En Bretagne, on vous apprend une bien jolie histoire : au début, il y avait des physiocrates : des espèces de nobles étonnants, car désireux de répandre le bien, les valeurs, et le progrès autour d’eux. Alors ils créent un Enseignement, un enseignement libre, catho, car ils sont imprégnés de valeurs chrétiennes. Ils impulsent la JAC, jeunesse agricole chrétienne. Ils créent un crédit, car il faut toujours des Banques pour soutenir la croissance : le Crédit mutuel, qui nous explique toute la journée sur les ondes que ses souscripteurs possèdent leur Banque. Et une forme de coopération bien bretonne, COOPAGRI à Landerneau. Un homme-une-voix, base d’une démocratie mutualiste et coopérative. Ce genre de truc dont on vous parle de temps à autre, et qui sauve parfois des entreprises lâchées par des investisseurs et des fonds de pension, qui eux n’ont comme base de leur existence que le profit à court terme.

L’histoire bretonne est loin d’être terminée : les PACATO (qui sont comme Peppone face à don Camillo), se disent que tous ces physiocrates (blancs) les énervent avec leur morale (chrétienne) : ils veulent, eux, bâtir le même progrès humain sur la laïcité : on peut ne pas croire en Dieu et aimer les hommes, comme vous allez voir. Par rapport aux Blancs, ils se disent Rouges. Ils créeront il y a pas longtemps les bonnets rouges. Eux aussi reprennent les trois piliers du Progrès : l’enseignement qui deviendra public (et laïc). La coopérative sera UNICOPA. Et le crédit ? 

Ce sera le Crédit Agricole, la banque (devenue verte), le bon sens près de chez nous.

de chez vous aussi puisque le Crédit Agricole est partout.


Je participe comme sociétaire à l’Assemblée de ma Banque locale de Mont Royal autrement dit Montrejeau. Sympa, cela se passe à Labroquère, dans un coin verdoyant d’où l’on admire Saint-Bertrand de Comminges. Il fait beau temps, Gonepterix rhamni vole en masse, sortie d’hibernation, annonce du printemps. Pour les nuls en papillons, il s'agit du citron ! 

J’aime bien ces gens : laïcs, mais si on peut voir de loin une cathédrale, pas de raison de s’en priver au cas où… ? Présidence locale, qui préside avec aisance et classe. Protocole parfait. Administrateurs renouvelés au suffrage universel. Résolutions votées à l’unanimité. Et on vous assène sans aucun complexe les trois valeurs : Audace ; responsabilité ; respect.

le Président de la Caisse de Toulouse Robert Conti

On vous dit que dans nos coins reculés l’épargne des 5121 clients de Montrejeau et alentours cumule 104 Millions ! Pas mal ! Avec cela, la caisse assure ses clients, et surtout les finance : tiens : des agriculteurs (normal) mais aussi un cabinet d’esthétique ! Inattendu ! Des campings. Des restaurants etc...Des résidences. Ils appellent ça : « dynamiser l’espace » (rural bien entendu). 

Et ça fonctionne.

Nous avons ici une Caisse locale dimensionnée pour la Haute-Garonne. Dont Toulouse bien évidemment. Le Président est là en personne, et nous annonce des chiffres impressionnants : 440.000 clients, 25 projets financés par jour ! La collecte du département : 1 milliard ! Forcé, avec le Grand Toulouse, Airbus, on a un Crédit Agricole international !

Attendez : ce n’est pas fini : notre Banque rémunère les parts sociales : 1,5%, mieux que le livret A : et les sociétaires sont propriétaires : des coopérateurs, qui affichent leurs valeurs ! Le mutualisme !

Il existe un capitalisme à visage humain

qui finance des jeunes ayant des « projets-passion »

Deux jeunes toulousains vont traverser la Nouvelle Zélande à pied, et récolter des fonds pour des gamins affamés

notre Banque  finance ça !


sympa non ?


Animale

Nous sommes dimanche, journée de la femme, et il fallait que je saisisse cette occasion pour taquiner un peu les femmes. Depuis le temps que je voulais vous parler du livre « Animale », je saisis le moment, pour sonder les fantasmes (si cela est possible_ venant-d’un-homme je-crains-que-ce-soit-impossible) de Laure Anders.

A ce propos elle a bien compris l’énigme (le défi ? le challenge ?) qu’elle allait poser aux hommes, et elle consacre l’une de ses nouvelles (Animale est un recueil de nouvelles) à Laure Anders, qui est elle-même bien entendu. Elle, son soi, superficiel et profond. Une femme. Une énigme donc. Même si je vous l’ai déjà dit, Anders est un pseudo. Et Laure n’est pas son vrai prénom.



Une autre nouvelle traite du titre du livre : « Animale ». J’observe qu’elle a choisi le féminin, c’est bien un animal du sexe faible (enfin tout ça c’est des idées préconçues). Fragile, inquiète, sauvage évidemment, comment pourrait-on apprivoiser une « animale » ? Elle se cache sous son faux nom, et peut ainsi laisser libre cours à ses fantasmes. Elle a des fantasmes comme en aurait un homme : c’est cela qui va séduire les hommes, (ses lecteurs du sexe dit-fort) qu’une animale puisse devenir affamée (de plaisirs de la chair) ? Je tente de vous appâter chers lecteurs, oui une femme a des fantasmes, notre challenge à nous les mecs est de pouvoir les satisfaire, pas évident, ce qui explique que beaucoup d’hommes (parait-il) perdraient peu à peu leur confiance en eux… ? (je parle au conditionnel).


Journée de la femme, journée des hommes, Laure en tous cas est totalement pleine de bonne volonté, quand elle nous parle à nous de « la beauté des hommes ». 

Ouf, en voilà une qui apprécie, on fait tant d’efforts dans les magazines consacrés au Rugby (sport Roi) pour vous offrir des corps parfaits, mesdames … de superbes animaux ? (des animaux pensants je le précise).




Ah ces pères ! ! Il y a le vrai père, qui se nomme François B. Ca en laisse des traces, les pères, dans les affres des petites filles pourtant devenues grandes. Je rassure Laure : chez les petits garçons aussi, notre histoire contemporaine est pleine de héros qui ont réalisé leurs rêves personnels, en refusant d’incarner les rêves déçus de leurs pères ayant choisi de se réincarner dans leurs fils. 

Pères je vous supplie, fichez donc la paix à vos enfants ! Cessez d'exiger d'eux qu'ils réalisent les rêves que vous avez ratés !

Par contre, quand Ivan, le papa de Louise, va la rendre à sa mère, après un joli dimanche, les yeux brouillés de larmes, et l'angoisse au coeur, et se paie un accident de voiture au retour, c'est triste à pleurer, (comme la vraie vie peut être triste et injuste parfois).

Il y a un beau-père (je parle au premier degré) qui est « serviteur ». Quelle belle leçon d’abnégation ! Je soupire d’aise en constatant qu’à la fin, le grand serviteur (j’ajoute grand comme on dit d'un haut-fonctionnaire qui a consacré sa vie à l’Etat), et qui of course s’ennuie dans une retraite où il n’a plus à s’occuper que de son ménage, finit par succomber à sa vocation à servir : il passe du service public, au privé : il tombe (à la fin) sous la domination (on espère coquine ?) de Laure, devenue pour la circonstance une domina dominatrice ! On en frissonne !

Plaisir de l’intelligence, du raffinement de la langue de Laure (je parle de la langue française bien entendu). Comme c’est agréable de lire une prose où la syntaxe est aussi belle, et les mots si bien choisis. Que nous avons une belle langue, nous les Français. Laure sait à merveille nous la faire savourer. J’ai lu avec un plaisir vrai. Faut dire que je kiffe Laure !

C’est émouvant, c’est drôle, (c’est un peu érotique bien entendu), c’est très cérébral.

Venant de Laure,
on aurait été déçu
qu’il en soit autrement.

Laure, j’en redemande







samedi 7 mars 2015

Vue de gauche

Quand on veut faire une description complète, il faut photographier Droite, gauche, avant et arrière, sans oublier dessus-dessous.

Voici donc la gauche :

on ne voit plus la porte, mais l'accès conducteur

je suis très fier de ma machine à poinçonner les tickets


en pleine ascension de l'Aubisque !



j'ai retrouvé le plan, plutôt le croquis août 2013 !

à l'époque je n'avais pas trouvé l'inscription définitive,
influencé que j'étais par le bus Citroën de Lourdes, mais plus tardif

veni, vidi, vici


Je crois que ça y est : quelques instants d'émotion, cela fait quatorze mois depuis l'arrivée des pièces détachées. Pire, quand je retrouve les traces de la conception : les plans mal fichus, mal tracés, peu lisibles. Les esquisses en carton, Les essais de châssis, l'origine (du monde ?) remonte au 30 mai 2013 ! 
http://babone5go2.blogspot.fr/2013/05/un-petit-bus-1927.html

C'était un prototype. Quand j'ai montré le bus au Musée Tidaholm en Suède, ils n'en sont pas revenus que j'aie pris leur autocar comme modèle ! Ils veulent une vidéo sur youtube ! YES, je vais pouvoir la faire !

Puisque la remorque est maintenant (presque) terminée : oui, manque encore la bâche. Et les photos-montage, quand je vais mettre les nourrices d'essence, nécessaires au parcours énorme : Biarritz, Cerbère. Qui passe par Luchon (en bas) et pas SuperBagnères (en haut).

Voici donc les inscriptions finales, sur un engin conçu à nouveau par Chausson, et que personne ne me démente, Chausson a réalisé un prototype (disparu) de cet attelage magnifique !

Evidemment, vous êtes pressé, vous voulez voir :

Longueur presque 1 mètre. Energie : 12 volts. Ca fonctionne, ça s'allume, ça marche, ça consomme de l'énergie, avec ça on fait la :

Route des Pyrénées !

montés dans le bus, c'est parti, il fait un peu chaud, 20° aujourd'hui 7 mars !




Merci !

Merci Jean-Luc ! J'ai encore des petites pièces qui m'ont bien aidé, Jean-Paul ! Christian les moules en bois ont donné des résultats magnifiques. Saïd la peinture était superbe, comme d'habitude. Martin Meit m'a dépanné une fois de plus avec ses phares et ses pièces de modelmotorcars. Le magasin de microélectronique rue du Languedoc m'a sauvé avec ses leds et autres voyants. Je ne parle pas (oui j'en parle) du célèbre Dupire. De la Vierge de Lourdes bien entendu toujours présente 24H/24. Benjamin de Décorpub pour les inscriptions. Du Monsieur d'Octant dont j'ignore le nom et qui reconnait ma voix au téléphone.......sans oublier Jacques, qui m'a tourné ces fichues roues jumelées, sans lesquelles rien n'aurait pu être réalisé !

André Citroën me parle la nuit : il sourit, 

J'aurais du créer des automobiles !

remarquez, j'y arrive un peu !


il y a eu ce stade là, c'était il y a un an pile  !
Jacques m'a sauvé !

Sortie de peinture


Je l’attends depuis des jours : un SMS de Saïd : nous avons fini par pratiquer cette manière efficace de communiquer, qui laisse des messages quand on ne peut répondre au téléphone, surtout si on a un pistolet de peinture à la main ! Le message est laconique : -« venez c’est prêt ». Prêt signifie que les enduits ont été passés. Chauffés. Bois déformé à la chaleur. Re-lissé. Repeint. Séché à la chaleur. Vous voyez que c’est un cirque, et qu’il faut donner du temps au temps.

Bref j’accours d’autant plus vite que je suis chez Feu Vert, qui a la délicatesse d’ôter une vis à bois entrée de force (et subrepticement) dans mon pneu arrière gauche. Comme me le demande avec insistance Béatrice, la managère : -« l’arrière gauche, c’est à gauche comment » ? . Je lui rétorque : -« vous êtes bien une blonde, vous : l’arrière c’est l’arrière. Et la gauche c’est le côté conducteur puisqu’en France, le conducteur est à gauche ! Elle rétorque : -« la dernière fois que j’ai posé la question, la dame m’a dit : la gauche c’est quand je regarde la voiture en face, étant devant » ! Je lui réponds : -« si vous prenez une blonde comme référence, vous n’allez pas faire long feu chez Feu vert ». Voyez le genre de conversation du café du Commerce, c’est comme ça qu’ici on pratique la convivialité. Heureusement, c’est un mec qui repère le pneu en question, et qui m’amène comme un trophée (dans la salle d’attente où nous lisons « le Point ») la vis en question, j’espère qu’elle ne vient pas de l’atelier, ce serait le comble !

Bref, le pneu réparé, j’accours d’autant plus vite que la moitié du chemin a été accomplie, et que j’arrive presque plus tôt que Saïd passé prendre sa petite fille.

bien entendu, il faut tout positionner.
La bâche doit être ajustée, indispensable pour protéger les bagages en cas de pluie.
Nous nous adressons des compliments réciproques : -"vos soudures, vraiment super, du travail de pro" ! Je rétorque sincère :-"votre peinture laquée, elle est magnifique. Ce n'est pas tout de faire du bon boulot, mais dans un modèle, si la peinture est ratée, c'est foutu. Voilà pourquoi je recours aux services d'un pro" !

Bref, on promet de se revoir bientôt !

Le mieux quand on crée, c’est l’état actuel : pas tout à fait fini, suffisamment pour que l’on rêve la réalisation finale, mais un peu avant la fin.

Car à la fin, ce sera fini naturellement !

(et il n’y aura plus rien à faire…


..avouez que c’est dommage) !


vendredi 6 mars 2015

Des violettes pour Nathalie

C’est le voyage que je vous conseille : une heure de voiture pour se rendre à Toulouse. Mais au lieu de conduire, vous êtes le passager : rien à faire, le conducteur est tout à vous pour bavarder de tous les sujets possibles : même entre hommes, ça en fait pas mal à dire en deux heures aller-retour.

Le conducteur travaille. Le passager se ballade. Il dispose de trois heures libres : c’est beaucoup même pour faire des courses à pied d’un bout à l’autre de la ville. Aussi, le plus sage, est de se rendre à la FNAC : on prélève une BD dans l’espace ad hoc. On va dans le forum prévu spécialement pour s’allonger sur des banquettes pour lire les dites BD. Le bonheur, encore mieux que chez Leclerc, c’est tout dire ! Jusqu’à ce que l’on soit viré par un mec qui décide de s’accaparer l’espace pour lui seul (à moins qu’il le fasse pour s’adjoindre une autre personne mais ceci ne nous regarde pas). Comme chaque lecteur a le sentiment pas faux d’abuser de la lecture qu’il n’a pas payée, on se casse.


Pardon de ces considérations matérielles, mais où se soulager la vessie dans une grande ville ? Nulle part officiellement depuis que l’on a supprimé les dames pipi, dommage, c’était une source de services utile pour tout le monde et favorable à l’emploi. Il faut donc être initié pour se sortir du besoin si je puis dire. Restent les Galeries Lafayette (merci) qui proposent des dames en question au troisième étage, pour la modique somme de 50 centimes. Le problème est de se souvenir d’une fois sur l’autre du numéro de l’étage, il suffit d’espérer trouver l’endroit adapté au 6è dans le restaurant, pas de bol, vous êtes refoulé au 3è.

chez Artcurial : j'ai raté cette statue d'Andrau : 24.000 Euros
une affaire !

Cette précaution satisfaite, vous pouvez vaquer à vos occupations par exemple traverser toute la Ville pour vous rendre rue Ninau dont je vous ai déjà parlé, acheter de la poutargue chez Florence Grimm, et mieux passer par Via Chandernagor admirer les restants de pashmina du Tibet, qui ont survécu aux ventes de Noël. Ensuite, facile de se rendre aux Carmes, magasin de micro informatique, le seul qui vende des accus 12v miniatures, et des témoins du même voltage susceptibles de passer pour des feux rouges pour le prochain véhicule échelle 1/7° en cours de finition.


Au retour passage devant l’Ecureuil, la Caisse d’Epargne. Les banques depuis toujours ont un raisonnement superbe sur le plan architectural, consistant à se servir en premier avec les dépôts des épargnants, pour réaliser de superbes immeubles qui pourraient être revendus en cas de faillite (ce qui se produit rarement). Le résultat des travaux de rénovation du vieil et splendide immeuble XIXè de la rue du Languedoc est magnifique : les sphinges ont été rénovées. et l’architecte a ajouté des décorations de moucharabiés en métal du plus bel effet. Que c’est beau !



























































Le conducteur travaillant, m’a demandé de passer devant le seul kiosque de la Ville Rose spécialisé dans la vente au public de bouquets de fleurs coupées de violettes : cela fait des années que nous achetons d’odorants bouquets à cet endroit nostalgique (et classé Art-Déco). Pas de bol : après avoir bloqué des années le coin pour cause de métro, voilà que la Ville (d’Airbus) a découvert qu’elle aurait du refaire à neuf les canalisations d’égoûts. Elle a donc bloqué le kiosque dans d'énormes barrières, et obligé la vendeuse à vendre sur le trottoir (pas de jeux de mots).




















-« Avez-vous des violettes » ? –« Non mon bon Monsieur, mais j’en aurai demain, jour de week-end » ! Nous sommes jeudi, et le week-end commence à Toulouse le vendredi, c’est bien connu. Pas de bol : pas de violettes pour Nathalie !

contrit, je lui offre ces deux jolis bouquets

qui ne sentent rien

mais sont impérissables !


Franz Mortelmans

On va dans le mur


d'Agnès Verdier-Molinié

Son CV est dans wiki : elle est célèbre ! Née dans une famille de viticulteurs bordelais, elle est titulaire d'une maîtrise d'histoire économique contemporaine (2000), son sujet de mémoire portant sur « les scandales politico-financiers sous Pompidou, vus par le Canard enchaîné ».

Embauchée par le think tank libéral « Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques » (IFRAP) en 2002, elle en devient directrice en 2007. Elle est désormais vice-présidente.

Elle figure souvent au milieu des chroniqueurs entourant Yves Calvi dans l’émission de 18 heures C dans l’air, et j’ai pris l’habitude d’entendre ses arguments : grosso modo, elle défend des principes qui nous paraissaient de bon sens avant que l’on invente « la croissance par la consommation à crédit », par exemple que l’on ne devrait pas dépenser davantage que ce que l’on gagne. Sauf si l’on investit bien évidemment. Alors on contracte un crédit, et on en rembourse les annuités, incluant le capital, pour diminuer peu à peu sa dette. 

C’est ce que nous faisons tous dans nos ménages. Sinon, la banque met une seconde pour saisir un huissier. L’huissier met deux secondes pour saisir par exemple votre voiture si vous n’avez pas remboursé deux mensualités successives : ça va très vite dans la sanction ! Je vous ai parlé de ma banque Général Electric qui (en réalité) possède ma chère Citroën : GE Money Bank, comme elle se nomme, ne me connait absolument pas. Elle ne craint pas que je lui fasse du tort. Elle serait impitoyable pour déclencher ce terrible processus, si je faillissais à mon obligation mensuelle de remboursement. Après tout, je dois bien respecter mon contrat.

Agnès nous rappelle cette vieille anecdote des 100.000 Euros de Villepin :
une goutte d'eau (de plus) dans une mer de gabegie

Je suis une entreprise, je suis en liquidation. Je suis une commune, je suis mis en tutelle, et on nous annonce un petit millier de communes dans les prochains mois, qui vont re-justifier (s’il en était besoin) le rôle du Préfet pour immédiatement décider de rembourser la dette, sans aucune hésitation pour augmenter les impôts locaux si c’est la solution la plus facile. Même s’il s’agit d’emprunts toxiques délivrés par DEXIA, qui exige que quand on rembourse le capital restant du, on paie une amende égale au dit capital : la double peine !

L’Etat, lui, n’a pas de règle d’or. Nombreux sont ceux, économistes inclus, qui insistent pour voir dans la dette un mécanisme heureux, pour provoquer la croissance. Si c’est pour investir, certes ! Mais si c’est pour payer les intérêts de la dette, alors on appelle ça : de la cavalerie.

Je trouve Agnès bien provocatrice : les titres de ses œuvres en sont un exemple : « La mondialisation va-t-elle… nous tuer » ?, 2008.  « Les Fonctionnaires contre l'État », 2011.  « 60 milliards d’économies » !, mars 2013.

la vue vers le Sud depuis Leclerc : les ballons égayent le paysage enneigé : sublime non ?

Aujourd’hui, elle récidive avec « on va dans le mur ». Je reviens de chez Leclerc. Librairie immense dont je vous ai déjà parlé : je n’achète plus chez Amazon, puisque je sais désormais que cette multinationale ne paie pas d’impôts en France. Je suppose que Leclerc les paie ? Leclerc reçoit les nouveautés au jour le jour, le livre figure en tête de gondole (c'est l'expression consacrée !).

le livre, facturé 19 Euros, ne vaut que 18,05 Euros chez Leclerc : c'est pas boça ?

Agnès aborde un sujet scabreux : 618.384 élus en France pour 65 millions d’habitants ! Cela fait 95 élus pour 10.000 habitants ! Sa thèse est que trop de démocratie, nuirait à de sages décisions surtout si ces décisions sont difficiles à prendre, car  … impopulaires !

Je vous ai dit : sujet scabreux !

Ici, je vous en ai déjà parlé, notre intercommunalité (qui regroupe 20 communes) totalise 20.000 habitants. Suivant le pourcentage national, cela donnerait  : 190 élus ? Au moins en effet  !

Il y a 20 communes. Il faudrait compter exactement, mais il doit bien y avoir 5 x 19 = 95 adjoints dans les 19 communes périphériques ? Il y en a 9 dans la commune-centre ; et le même nombre dans l’intercommunalité. Le total tourne autour de 113 adjoints. Disons plus de 100, cela est certain. Ils sont rémunérés ... Si on ajoute les simples conseillers, le compte est largement bon. (entre 100 et 499 habitants, le nombre d’élus est de 11 conseillers dont 3 adjoints).

Prenons une commune (une simple commune) de 20.000 habitants. Le nombre d’élus est régi par la Loi, et s’établit à 33 conseillers, dont 9 adjoints. Ainsi, une intercommunalité de 20.000 habitants, va disposer de 12 fois plus d’adjoints que la même commune, si elle était unique ! Ou de 100 adjoints de plus ...?
... de trop ? ?

Le coût unitaire a beau être modeste, il est multiplié par un certain nombre : cent au lieu de dix !

Ce coût pèse (forcément) sur les finances locales.

les finances locales sont alimentées par les impôts ...  locaux.

Vous ne croyez pas qu’Agnès n’a pas tort ?


Je le répète : sujet scabreux !





la Dépêche, nous sommes le 11 mars, on ne parle que de ça !