Le manoir de la Haye, qui date du XVIIe siècle à Saint-Divy, au lieu dit La Haye, entre Brest et Landerneau, dans le nord du département du Finistère. Vous avez bien lu Landerneau, les débuts de la famille Leclerc ? Oui, c'est bien cela ! Le voici ... avant...!
C'est Sébastien de Penfeunteniou [Penfentenyo], seigneur de Mesgral, qui remplace dans la seconde moitié du XVIIe siècle le vieux manoir gothique datant probablement du XVe siècle (et qui aurait lui-même succédé à une maison forte) par un château à l'architecture classique agrémenté d'un jardin à la française. La chapelle est aussi reconstruite à la même époque et surmontée en 1716 d'un clocheton à dôme.
François-Marie de Penfeunteniou fut le dernier héritier direct du domaine ; il meurt, sans avoir émigré, en janvier 1794 à Lesneven. Son cousin François-Marie de Poulpry hérita du domaine et, à sa mort, c'est au tour de son propre cousin Charles Kerguisiau de Kervasdoué. Le manoir est vendu en 1860 à Joseph Vacheron, tanneur à la Petite Palue en Landerneau.
Le manoir se compose d'un grand corps de logis rectangulaire d'un étage à six travées, plus un étage en comble, avec sur sa façade nord, un corps en hors-œuvre. Les fenêtres sont à fronton décoré et la porte à contrecourbures feuillagées ouvrant sur un escalier monumental. Les façades, toitures et escalier intérieur sont inscrits aux Monuments historiques depuis le 26 mai 1977.
Pour atteindre le manoir de La Haye, il faut franchir deux grilles, s’enfoncer dans les arbres, longer un étang puis traverser un verger avant d’apercevoir le corps de logis rectangulaire, isolé dans le paysage. Le domaine acheté par Édouard et Hélène Leclerc est protégé par une forêt de 70 hectares, dont 16 aménagés en parc, à la lisière de Saint-Divy, petite commune d’un millier d’habitants.
À l'entrée du domaine se trouve une petite chapelle construite en 1716 avec un clocher ajouré, au nord du manoir s'étend un jardin à la française bordé à l'est par deux étangs. Dans le domaine entourant le manoir, se trouvent les restes d'une enceinte elliptique avec douves et fondations d'un donjon carré datant du Moyen Âge.
Cet espace vert est doté de hortensias de couleur bleu électrique, de topiaires géantes, de vallons et de terrasses ainsi que de plans d’eau,
... on en arrive aux lieux de vie de Michel Edouard !
Le château et son domaine furent rachetés par Édouard Leclerc en 1966 et servit alors de résidence principale pour son épouse et lui jusqu'à leur décès. Aujourd'hui propriété de ses enfants, il doit prochainement abriter le fonds Édouard et Hélène Leclerc.
À quelques kilomètres, Landerneau reste l’épicentre de l’aventure Leclerc. C’est là qu’Édouard et Hélène ouvrent en 1949 leur première épicerie, rue des Capucins, avant de racheter en 1966 le manoir de La Haye pour en faire leur résidence principale. Entre cette cuisine transformée en boutique et le château breton caché dans la verdure, la trajectoire de la famille raconte une autre façon d’habiter la réussite.
Quand le couple rachète la bâtisse à des assureurs en 1966, la maison est encore dans son jus, couverte de lierre, sans chauffage ni sanitaires. Ils en font leur résidence principale, y élèvent leurs trois enfants et y bâtissent une part de l’empire E.Leclerc. La place du manoir dans leur histoire reste pourtant à part. "Vous voyez, chez nous, le mot "famille" n’est pas envahissant. On n’a pas besoin de l’inscrire dans la pierre, justifie Michel-Edouard Leclerc. La Haye, c’est une maison-jalon dans l’histoire familiale plus qu’une maison de famille typique comme on en trouve sur l’île d’Yeu ou l’île de Ré", a-t-il expliqué, cité par M, le magazine du Monde.
Au quotidien, la vie y reste simple, presque austère, loin des clichés de la demeure de grand patron. La cuisine est moins équipée que celle d’un appartement populaire des années 1970, la chapelle datée de 1716 rappelle la foi d’Édouard Leclerc, ancien séminariste, et les enfants viennent surtout pendant les vacances, entre pêches à la truite et parties de cache-cache dans la forêt. Très vite, le manoir devient aussi un QG de l’enseigne, où se croisent responsables de magasins, journalistes et intellectuels. "J’ai tout appris de la société française à travers la galerie de portraits qui venaient ici. Ça valait Balzac et Zola réunis", raconte Michel-Edouard Leclerc.
Toutes les vacances, le grand patron du discount Michel-Edouard Leclerc se retrouve à Landerneau dans un style décontracté pour renouer avec ses racines bretonnes. Pour arriver dans la région il faut faire le trajet dans l’Ouest et atteindre le bout de l’Europe, notamment le Finistère. Chaque été, c’est dans la région du Penn-Ar-Bed, début de terre en breton, que Michel-Edouard Leclerc passe la majeure partie de ses vacances. « Une quasi île dont on a envie de partir pour y revenir », précise le président de E.Leclerc. En effet, c’est dans le Landerneau que vient se ressourcer Michel-Edouard Leclerc. Un bourg de 15 000 habitants où celui-ci a décidé de faire du bruit, en ouvrant le domaine familial aux passionnés de l’art contemporain.
À Landerneau, impossible d’y être et d’échapper au nom Leclerc. Cette ville est l’épicentre de l’aventure de la famille Leclerc dans le monde de la grande distribution. En effet, le couple Leclerc a ouvert en 1949 sa première épicerie à la rue des Capucins. Cette épicerie fut fermée en 1986 pour subir des travaux de rénovation et depuis près de onze ans, cet espace est devenu le Fonds Hélène et Édouard Leclerc. Un lieu qui organise des expositions d’art contemporain et moderne, à l’instar de quelques œuvres de l’illustre Picasso. Par ailleurs, dès 2026, le domaine familial situé à quelques kilomètres de là à Saint-Divy sera le prolongement du Fonds et devrait accueillir son parc de sculptures.
Bien qu’il n’y ait pas vécu pendant toute son enfance, le domaine Leclerc situé à la lisière du village Saint-Divy est un patrimoine familial auquel Michel-Edouard tient beaucoup. De ce fait, après la mort de leur mère Hélène Leclerc en 2019, aucun des autres enfants Leclerc ne s’est engagé à reprendre le domaine familial, rapporte Purepeople. Dans le but de lui donner une seconde vie, Michel-Edouard mise sur la culture, compte tenu du succès du Fonds ouvert depuis 2012. D’autre part, cette initiative aura d’importantes retombées économiques sur la ville de Landerneau et le petit village Saint-Divy, s’enthousiasme le maire.
À 72 ans, Michel-Edouard Leclerc reste attaché à la Bretagne, "Une quasi île dont on a envie de partir pour y revenir", précise-t-il, cité par le magazine Pleine Vie. En ouvrant ce domaine à un parc de sculptures, il prolonge l’élan culturel de ses parents.
nous en sommes partis en 1998 ...
nous aussi nous reviendrions bien...!
mes copains jouent toujours la nostalgie des hommes heureux sur la dobro :
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