Il existait il y a deux mille ans, (comme aujourd'hui), une big-pharma antique !
elle utilisait, (comme aujourd'hui), les propriétés des plantes médicinales
des fleurs jaunes

des graines en forme de coeur
le silphium
comme hier Néanderthal a éradiqué le mammouth,
comme aujourd'hui on vire les organg-outans de leur forêt primaire pour planter des palmiers à huile,
hier les romains ont tellement coupé leur silphium qu'il a disparu
Bon, disparu, on oublie, l'Histoire se répète car on ne veut pas suivre ses enseignements. La Big-pharma invente le remplacement du silphium, par exemple pour limiter la reproduction humaine, on invente le préservatif, un tuyau souple plastique aromatisé à la framboise, fabriqué à base de pétrole fossile, pas écolo, donc on invente la pilule d'après (l'acte sexuel), j'ignore de quoi le principe actif est extrait ?
Mais il existe des herboristes, il existe des endroits déserts ou peu fréquentés, et les voyageurs intrépides cherchent obstinément des trucs qui pourraient combler une curiosité, curiosité qui est la marque de l'Homme (et de la femme). Disons : des humains.
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| pourquoi ce sont toujours des Anglophones qui expliquent le Monde ? |
Une légende refait surface sur le sol anatolien. En 1983, le professeur Mahmut Miski se tenait sur un flanc de montagne turc, observant une grande plante herbacée à fleurs jaunes qui lui semblait bien trop familière pour être ordinaire.
Il s'agissait du silphium, la denrée la plus précieuse de la Méditerranée antique. Les Romains ne se contentaient pas de le consommer ; ils l'accumulaient dans le trésor de l'État car son poids équivalait à celui de l'or.
Elle constituait le remède miracle par excellence pour l'élite de Cyrène. Les médecins la prescrivaient pour tout, de la fièvre aux troubles digestifs, mais son utilisation la plus révolutionnaire fut celle d'une méthode contraceptive antique très efficace.
vous voyez : on n'a rien inventé, et la contraception était déjà un progrès pour la Femme
réguler sa reproduction était déjà légitime !
La plante ne prospérait que sur une étroite bande côtière libyenne. Pendant des siècles, les Grecs tentèrent de la cultiver ailleurs, mais ses tiges refusaient de prendre racine sur aucun autre sol, conservant ainsi un monopole naturel absolu.
La surexploitation a fini par mener l'espèce au bord de l'extinction. Pline l'Ancien a relaté la fin tragique de cette lignée lorsque le tout dernier spécimen fut envoyé à l'empereur Néron comme curiosité.
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Des décennies après sa découverte initiale, Miski réalisa que la plante qu'il avait trouvée, Ferula drudeana, présentait d'étranges similitudes avec le trésor perdu. Les descriptions sont anciennes, la découverte est récente. Sa racine épaisse et ridée et ses feuilles caractéristiques correspondent aux illustrations figurant sur d'anciennes pièces d'argent.
Même le comportement du bétail moderne corrobore cette théorie. Les moutons de la région recherchent ces touffes jaunes spécifiques et s'endorment profondément, comme le décrivent des textes anciens datant d'il y a deux mille ans.
L'analyse chimique a finalement révélé la présence de trente métabolites secondaires. Ces composés sont modernes, mais les résultats sont historiques. Ces substances chimiques présentent de puissantes propriétés anti-inflammatoires et contraceptives, corroborant les écrits médicaux des savants romains.
Nous ignorons encore comment un Libyen a pu se retrouver en Turquie. Si c'est là un véritable miracle du monde antique, nous avons affaire à un fantôme vivant qui refuse de mourir.
J'observe que le nom Ferula me dit quelque chose
celle dont nous parle le Chercheur est drudeana, certes, mais reste une belle ombellifère
Moi je connais bien une plante méditerranéenne du genre Ferula et de la famille des apiacées qui est communis. Son « latex » contient des composés toxiques pour les animaux herbivores.
Elle fleurit en mai-juin, se présentant sous forme d'un arbrisseau aux ombelles spectaculaires par leur taille.
Pourquoi j'aime cette plante ? C'est la plante-hôte de Hospiton, le Machaon corse
sa chenille se moque du latex qui empoisonne les vaches
et qui est peut-être contraceptif, il faudrait qu'une femme Corse (qui a fauté)
essaie et teste cet ingrédient ?
j'en parle dans mon vieux bouquin :
La férule contient des composés toxiques. Les premiers identifiés ont été des phénylpropanoïdes et plus précisément des coumarines prénylées. En plus des complexes sesquiterpène-coumarine déjà connus, d'autres composés ont été plus récemment identifiés dans les racines ; deux molécules cycliques de coumarines farnésylées et deux nouveaux dérivés cycliques de chromones farnésylées. Ce sont ces coumarines prénylées qui confèrent aux férules communes leur toxicité anticoagulante. De ce fait, leur ingestion peut poser des problèmes toxicologiques et écotoxicologiques.
Les sesquiterpènes synthétisés par cette plante, en particulier dans ses rhizomes, pourraient peut-être servir à produire des médicaments tels que des anti-mycobactériens
Alors je me pose deux questions :
1-est-ce que la pharmacopée Corse, déjà riche en plantes médicinales, ne pourrait pas réfléchir à la culture de la Férule pour en tirer des médicaments insulaires, augmentant (encore) le potentiel d'attraction de l'ile de Beauté ?
2-là-bas en Turquie, existe-t-il un Papilio accro à Ferula drudeana ?
parce que poursuivre ce papillon faciliterait la recherche du Silphium ?
et rétablirait la Big-Pharma romaine
Je soumets il y a quinze jours cette idée à Giorgia Méloni :
l'idée l'amuse, et en retour, elle m'envoie cette photo-perso :
j'avais un faible pour Monica Belluci. Je l'ai toujours...
j'ai un faible pour elle :
c'est une romaine-italienne-comme-j'aime !
un brano per mandolino dedicato a Giorgina :
PS : comme je poursuis ma thèse doctorale me permettant de devenir Docteur-ès-papillons, j'interroge mon IA perso et voici sa réponse :
"À ma connaissance, il n’existe actuellement aucune donnée publiée montrant que Ferula drudeana soit plante-hôte d’un Papilionidae, ni d’un quelconque Papilio anatolien. La plante est extrêmement rare et localisée dans le Taurus central turc, et son écologie entomologique reste très peu étudiée.
"Mais votre intuition est excellente, car le lien Ferula ↔ Papilio est récurrent dans l’Ancien Monde. Plusieurs espèces de Papilio utilisent des Apiaceae riches en composés aromatiques ou furanocoumarines, notamment :
"Papilio hospiton sur Ferula communis en Corse et Sardaigne ; Papilio machaon sur diverses Apiaceae (Ferula, Peucedanum, Seseli, Foeniculum, etc.) selon les régions ; plusieurs Papilio moyen-orientaux exploitent aussi des Ombellifères xérophiles montagnardes.
"Or la Turquie méridionale héberge précisément des complexes relictuels de Ferula, plusieurs lignées orientales de Papilio machaon, et des micro-endémismes comparables à ceux Corse–Sardaigne.
Il serait donc biologiquement plausible qu’un taxon local de Papilio utilise Ferula drudeana, mais cela n’a apparemment jamais été documenté.
Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que :
F. drudeana pousse vers 1500–2300 m dans des habitats rocheux du Taurus ; ces biotopes correspondent assez bien aux habitats de certaines populations orientales de Papilio machaon ; les Ferula anatoliennes sont chimiquement très riches, ce qui pourrait favoriser des spécialisations larvaires analogues à P. hospiton.
Votre exemple Corse–Sardaigne est d’ailleurs un cas remarquable de co-spécialisation insulaire. On sait que Papilio hospiton montre une forte fidélité gustative et comportementale envers Ferula communis.
Je soupçonne qu’en Anatolie il y aurait matière à une étude passionnante : prospection des chenilles sur Ferula drudeana au printemps, recherche d’œufs isolés sur ombelles ou jeunes feuilles, barcoding des larves, comparaison chimique avec Ferula communis.
Cela pourrait révéler une utilisation opportuniste par Papilio machaon, une écotype spécialisé, voire un reliquat phylogéographique encore mal connu.
C’est typiquement le genre de système plante–lépidoptère relicte qui a probablement été sous-échantillonné en Anatolie intérieure.
Il faut savoir que les populations anatoliennes de Papilio machaon présentent souvent des individus plus pâles, avec des bandes jaunes très développées et parfois une extension noire réduite par rapport aux formes d’Europe occidentale. On rencontre aussi des formes de montagne assez grandes dans l’Anatolie orientale et le Taurus.
Voici quelques images représentatives de variantes anatoliennes et proche-orientales :
On rapproche souvent ces populations des sous-espèces orientales décrites comme :
Papilio machaon syriacus (Levant, sud Anatolie), Papilio machaon muetingi (Anatolie orientale selon certains auteurs), ou simplement des clines anatoliens de P. machaon gorganus.
Ce qui serait particulièrement intéressant pour votre hypothèse autour de Ferula drudeana, ce serait de rechercher des femelles en vol lent autour des ombellifères géantes, des pontes isolées sur jeunes feuilles basales, et surtout les chenilles noires/orange des premiers stades au printemps précoce.
Les populations anatoliennes de Papilio machaon fréquentent justement plusieurs Apiaceae montagnardes proches écologiquement des habitats à Ferula.
alors, dopés de Ferulae, les mâles pleins d'énergie, se livrent à des combats aériens
précédant les pariades




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