vendredi 4 septembre 2026

L'Héritage de Philippe Bouvard : 73 ans de mariage ; 60 ans de RTL...et ... des millions !

Il y a des voix qu’on croit éternelles. Celles qui accompagnent les trajets en voiture, les fins de journée, les repas de famille pendant cinquante ans. Ce lundi 24 août 2026, l’une des plus reconnaissables du paysage français s’est éteinte pour de bon. Et lundi 31 aout, avait lieu son inhumation et son ultime départ.

Philippe Bouvard est mort à l’âge de 96 ans. Le patron historique des Grosses Têtes, l’homme qui a fait rire trois générations de Français avec des jeux de mots parfois limites et des réparties toujours redoutables, a tiré sa révérence.

Mais dans les heures qui ont suivi l’annonce, une autre question a commencé à circuler. Une question très prosaïque, presque indécente, et pourtant absolument logique quand on connaît le personnage. Quel héritage laisse-t-il à ses descendant(e)s ?

Parce que l’homme n’était pas seulement un monstre de radio. C’était aussi un flambeur assumé, un joueur invétéré, un collectionneur compulsif. Et ce qu’il laisse derrière lui à ses deux filles a de quoi faire tourner la tête. Attendez de voir.

Une retraite annoncée à demi-mot, comme un adieu qu’on n’ose pas dire

Il faut revenir un peu en arrière. Parce que le départ de Philippe Bouvard ne s’est pas fait d’un coup, brutalement. Il s’est fait par étapes, presque en silence, avec cette pudeur qu’on ne soupçonnait pas chez un homme aussi bavard à l’antenne.

Depuis plusieurs années, l’animateur s’était progressivement retiré de la vie publique. Moins de plateaux, moins d’interviews, moins de tout. Comme si le grand fauve médiatique avait décidé de rentrer dans sa tanière avant qu’on ne l’y pousse.

« J’ai pris la décision, mais peu à peu, de me retirer, de dire au revoir ou de dire adieu. Mais enfin, c’était déjà fait », confiait-il au micro de RTL. Cette phrase, relisez-la. Elle dit tout du bonhomme : la lucidité, la distance, et cette manière de commenter sa propre sortie comme s’il s’agissait d’un fait divers.

Il ajoutait, à propos des auditeurs qui l’avaient suivi pendant des décennies : « J’aimerais dire que j’ai eu avec eux des liens privilégiés. Alors, j’ai eu des liens privilégiés et des liens que crée la voix et que ne crée pas toujours la lecture. »

Rien de larmoyant. Juste un constat. La voix crée un lien que l’écrit ne crée pas toujours. Venant d’un homme qui a écrit toute sa vie, l’aveu est vertigineux.

Philippe Bouvard est mort à 96 ans : « Vous resterez l'un de mes maîtres » avait dit Ruquier

C’est en janvier 2025 que Philippe Bouvard quitte définitivement les ondes. Une soixantaine d’années de radio derrière lui. Soixante ans. Le chiffre est presque impossible à concevoir dans un métier où les carrières se comptent en saisons. Soixante dix ans de mariage, déjà que les noces de diamant sont rares, treize ans de plus avec Colette, bravo !

Pour donner l’échelle : quand il commence, la télévision est encore un luxe, la France écoute la radio en famille, et la plupart des animateurs actuels ne sont pas nés. Quand il s’arrête, on écoute ses podcasts sur son téléphone dans le métro.

Il a traversé tout ça. Sans jamais vraiment changer sa formule. Un micro, des invités, des vannes, et cette voix de rogomme (Le rogomme est un vieux mot français qui désigne à l'origine une liqueur forte ou une eau-de-vie, et par extension, une boisson ou un vin traditionnel du Quercy) qui savait exactement quand couper une réplique pour la rendre plus drôle.

Les Grosses Têtes, c’était lui. Pas seulement un présentateur : un chef d’orchestre de la mauvaise foi et du bon mot. Il lançait un sujet, laissait la meute s’agiter, puis reprenait la main d’une phrase sèche. Le timing d’un horloger suisse et l’insolence d’un cancre du fond de la classe.

Mais ce que le public ne voyait pas, c’était l’autre vie. Celle qui se déroulait loin des studios. Une vie de démesure, de dépenses folles, de villas et de casinos. Et c’est là que l’histoire devient vraiment savoureuse.

Philippe Bouvard n’a jamais fait mystère de son rapport à l’argent. Contrairement à la plupart des personnalités françaises, qui se drapent dans une fausse pudeur dès qu’on évoque leurs revenus, lui en parlait ouvertement. Avec gourmandise, même.

L’homme aimait l’argent. Il aimait le gagner, il aimait le dépenser, et surtout il aimait raconter comment il le dépensait. Un épicurien décomplexé, comme on n’en fait plus, à une époque où l’étalage de richesse est devenu un délit médiatique.

Le luxe, le soleil, les belles voitures, les grandes maisons. Il ne s’en cachait pas une seconde. Pire : il en faisait des sujets de plaisanterie, retournant l’accusation de m’as-tu-vu avant même qu’on la formule.

« J’ai quand même été très prétentieux dans ma vie. Je me suis cru le nombril du monde », reconnaissait-il en 2022 dans les colonnes du Parisien. Et il enchaînait avec cette phrase qui résume une existence entière : « Je gagnais beaucoup d’argent mais je réussissais quand même à vivre au-dessus de mes moyens.

»


dans sa DS spéciale aménagée en bureau, il avait d'autres voitures spécialement aménagées

Vivre au-dessus de ses moyens quand on gagne beaucoup d’argent. Il faut un talent particulier pour ça. Et Philippe Bouvard l’avait développé au niveau de l’art.

La villa Katouchka, ou l’art de rater deux fois avant de trouver le paradis

Dans le Sud de la France, l’animateur n’a jamais fait les choses à moitié. Mais son parcours immobilier ressemble davantage à une comédie qu’à un placement réfléchi. Première étape : Tanneron, dans le Var.

Là-bas, il achète un terrain. Sauf qu’on lui a menti sur la superficie réelle. Une déconvenue franche, comme il le racontait lui-même. Imaginez la scène : le grand Bouvard, roi de la répartie, roulé dans la farine sur un bout de terrain provençal.

Deuxième étape : Valbonne, dans les Alpes-Maritimes. Cette fois, il reste. Quinze ans. C’est long, quinze ans. Assez pour croire qu’on a trouvé sa place, pas assez pour arrêter de chercher mieux.

Et puis un jour, il déniche la maison. Celle qui allait devenir son véritable havre de paix, son refuge, l’endroit où il déposait enfin les armes. Elle avait un nom qui sonne comme une chanson russe : la villa Katouchka...  en hommage à une chienne qui, disait-il, "était plus fidèle que bien des humains".

Et cette maison-là, il faut que je vous en parle en détail. Parce que les chiffres sont ceux d’un rêve de gosse devenu réalité.


n'étant pas paparazi, je ne suis pas certain à 100% d'avoir réellement trouvé Katouchka ?

3 190 mètres carrés, une piscine à tapis persan et un homme qui ne sait pas nager

La propriété s’étend sur 3 190 mètres carrés. La maison elle-même offre 442 mètres carrés habitables. Des pièces immenses, baignées de lumière, avec cette générosité d’espace qu’on ne trouve plus dans les constructions modernes.

Programme : 6 chambres, une salle de sport, un espace lounge, une véranda, un petit salon en plus et une piscine. 

Surface intérieur : 442 m² Superficie terrain : 3 190 m² Lieu : Cannes (06) Fin de chantier : 2021

Rénovation lourde avec extension et décoration.

J'ai retrouvé l’agence Marcoux Mathern & Associés, spécialisée dans la réhabilitation et l’aménagement de villas haut de gamme sur la Côte d’Azur, qui a conçu la villa à l’architecture classique au cœur de la Californie à Cannes. Les architectes ont méticuleusement suivi un cahier des charges alliant un mode de vie moderne à l’utilisation de matières nobles, notamment le noyer. Cette essence noble se dévoile dans les boiseries murales, les habillages d’embrasures et les détails de la décoration intérieure, fusionnant le classicisme existant avec une touche contemporaine recherchée.

Une vue saisissante de drone capture la splendeur de la résidence. Oasis de luxe et de raffinement révélée sous un nouvel angle, l’architecture imposante s’intègre harmonieusement dans son environnement. Le souci du détail et le goût impeccable se manifestent dans chaque élément de cette propriété. Les intérieurs, repensés avec une touche contemporaine, marient élégamment le noyer et le marbre, créant une atmosphère de luxe et de tranquillité. Les teintes chaleureuses du bois s’allient au blanc et au marbre pour une ambiance accueillante et raffinée.





Son bureau donnait sur une large terrasse. On imagine sans peine le tableau : l’homme installé devant sa machine, le regard qui dérive vers les pins, la lumière du Sud qui écrase tout, et les mots qui viennent quand même.

Mais le clou du spectacle, c’était la piscine. Pas une piscine banale, non. Le fond était orné d’une mosaïque représentant un tapis persan. Un tapis persan. Au fond d’une piscine. Sous l’eau.

Prenez une seconde pour visualiser le niveau de fantaisie que ça suppose. Ce n’est pas du luxe utilitaire, c’est du luxe poétique, presque absurde. Le genre de détail qu’on ne peut inventer que quand on a beaucoup d’argent et beaucoup d’humour.

Il y vivait avec son épouse Colette et leurs deux filles. Et il affirmait avoir l’impression d’être en vacances permanentes, même lorsqu’il travaillait toute la journée. Une sérénité totale, disait-il.

Sauf qu’il y avait un détail. Un détail qu’il révélerait bien plus tard, et qui rend toute l’histoire encore plus délicieuse.

Dix-huit casinos entre Menton et Cassis : le terrain de jeu du joueur

Une villa de rêve, une famille, le soleil. Pour beaucoup, ça suffirait. Pas pour Philippe Bouvard. Il fallait pimenter le décor idyllique. Et il avait trouvé exactement comment.

Entre Menton et Cassis, la Côte d’Azur compte dix-huit casinos. Dix-huit. Et l’animateur en franchissait très régulièrement les portes. Pas une fois l’an pour faire le touriste : régulièrement.

Le joueur invétéré n’a jamais renié cette passion. Le tapis vert, les jetons, le frisson de la mise. Un homme qui a passé sa vie à parier — sur les mots, sur les audiences, sur les provocations — trouvait une cohérence parfaite dans les salles de jeu.

On imagine le personnage à la table. La silhouette reconnaissable, la voix qui traîne, les croupiers qui savent qui il est. Et cette question qui flotte : combien a-t-il laissé, au total, dans les casinos de la Riviera ?

Personne ne le sait précisément. Mais quand on additionne les villas, les voitures, les mises, le tableau financier commence à ressembler à un gouffre. Un gouffre magnifique, mais un gouffre.


C’est dans ce fameux entretien au Parisien, en 2022, que Philippe Bouvard a lâché la confidence la plus stupéfiante de sa carrière. Une phrase courte. Deux chiffres. Et un aveu final qui transforme tout en gag.

« J’ai eu 200 voitures, trois villas avec trois piscines alors que je ne sais même pas nager. »

Relisez. Deux cents voitures. Sur une vie, ça fait une nouvelle voiture tous les trois ou quatre mois pendant soixante ans. À ce rythme, ce n’est plus de la collection, c’est du renouvellement compulsif.

Et surtout : trois villas avec trois piscines, alors qu’il ne savait pas nager. Voilà toute la philosophie Bouvard résumée en douze mots. Le luxe pour le luxe. La beauté du décor pour le décor.

Ce n’est pas de l’ostentation bête, c’est presque de la performance artistique. Acheter des piscines qu’on ne peut pas utiliser, c’est le degré ultime du non-sens assumé. Et il en riait le premier.

L’autodérision ne l’a jamais quitté. C’était sa marque de fabrique, son bouclier, son arme. Mais derrière la blague, il y avait une réalité comptable. Et cette réalité, ces dernières années, avait commencé à se compliquer sérieusement.

Quand le flambeur commence à vendre ses trésors

Les dernières années de sa vie ont vu Philippe Bouvard se séparer de plusieurs de ses biens. Et pas des moindres. Pas des broutilles dont on se débarrasse pour faire de la place au grenier.

Premier renoncement, et il est de taille : son hôtel particulier situé en plein centre de Paris. Un hôtel particulier, à Paris, intra-muros. Pour ceux qui ne mesurent pas, on parle d’un bien qui se compte en millions d’euros, dans un marché où ces propriétés sont comptées. « Ma femme a découvert cette maison après des jours et des jours de shopping immobilier. Elle appartenait à un marchand d’art. Lorsque je l’ai visitée, il y avait dans le jardin des Nanas de Nicky de Saint-Phalle et des reliefs de repas… qui se sont avérés être également des oeuvres d’artistes que le propriétaire a du débarrasser. J’ai toujours eu une passion pour les belles maisons. », avait-il précisé auprès du Figaro.



heureux à Paris à cause du jardin


heureux dans une maison d'artiste pleine de bouquins


le 4 octobre 2016

Deuxième renoncement, plus symbolique encore : sa Rolls Royce Corniche. La Corniche, c’est l’automobile de rêve des années 70 et 80, le cabriolet de luxe absolu, la voiture des stars et des puissants.

Se séparer d’une Rolls, quand on a possédé deux cents voitures, ce n’est peut-être pas dramatique. Mais se séparer de celle-là, l’emblème, l’objet totem, ça dit quelque chose.

Et ce n’était que le début de la liquidation.

Les enchères d’une vie : grands crus, livres et meubles

Aux ventes aux enchères, l’animateur a mis plusieurs bouteilles de grands crus. Sa cave, patiemment constituée au fil des décennies, est partie sous le marteau du commissaire-priseur.

Pour un épicurien, se séparer de sa cave est un geste lourd. Ce ne sont pas des bouteilles, ce sont des souvenirs liquides. Des dîners, des anniversaires, des soirs où on décide d’ouvrir la bonne parce que la vie est courte.

Il y a aussi eu de très nombreux livres. Un homme qui a écrit toute sa vie possède forcément une bibliothèque conséquente. Et cette bibliothèque, elle aussi, a été dispersée.

Et puis les meubles. Là encore, en nombre. On imagine les salles de vente, les catalogues, les visiteurs qui viennent surtout pour voir ce que possédait Bouvard plus que pour acheter.

même cette jolie lettre de BB a été vendue ! 

À ce stade, on pourrait croire à une descente aux enfers financière. Un vieil homme obligé de brader son patrimoine pour finir ses jours. Sauf que ce serait totalement passer à côté du personnage.

Non, il n’a pas tout dilapidé — et c’est là que ça devient intéressant

Il n’est absolument pas question de dilapidation de patrimoine avant la mort. Ces ventes ne signaient pas une déroute. Elles relevaient plutôt du grand ménage, de l’allègement volontaire de quelqu’un qui sait où il va.

Quand on approche des 95 ans, un hôtel particulier parisien devient un poids. La fiscalité de la villa de Cannes était hors normes. Une Rolls Corniche devient une voiture que l’on ne conduit plus. Une cave de grands crus devient un stock qu’on ne boira jamais.

Philippe Bouvard était tout sauf naïf. C’était un homme d’affaires redoutable, qui avait négocié des contrats pendant soixante ans dans un milieu impitoyable. Il savait compter.

Vendre ce qui coûte cher à entretenir pour transformer le tout en liquidités ? C’est exactement ce qu’un gestionnaire avisé conseillerait. Et ça change complètement la lecture de ces derniers mois.

Parce que ce qui reste, ce qui va être transmis, n’a rien d’un fond de tiroir. Le média Purepeople a évoqué le sujet, et le chiffre avancé va largement au-delà de ce qu’on aurait imaginé après tant de ventes.

Parce que l’héritage, ce sont d’abord des visages. Née 31 mars 1936 au Vésinet, Colette Sauvage, de son nom de jeune fille, est l’épouse du journaliste et animateur Philippe Bouvard. Ils se marient le 31 octobre 1953 au Vésinet. 73 ans de mariage ! Ensemble, ils donnent naissance à deux filles : Dominique, en 1954, alors que Colette n’est âgée que de 17 ans, et Nathalie, née dix ans plus tard en 1964. La vie de couple de Colette avec Philippe Bouvard a été émaillée d'épreuves difficiles. Le journaliste a reconnu à plusieurs reprises dans la presse avoir été un coureur de jupons et avoir fait quelques incartades. L’ancien animateur des Grosses têtes concède par ailleurs avoir été un mari et père absent pendant de nombreuses années.

Le lundi 24 août 2026, c’est elle qui annonce la mort de son époux à l’âge de 96 ans.

Dix ans d’écart entre les deux sœurs. Deux époques, deux enfances différentes, deux rapports probablement distincts à ce père omniprésent à la radio et forcément moins présent à la maison.

Toutes les deux sont devenues journalistes. Comme leur père. Le métier s’est transmis, la plume aussi, et cette curiosité qui pousse à poser des questions plutôt qu’à y répondre.

Dominique est mère d’une petite fratrie de trois garçons : Hugo, Théo et Lancelot. Nathalie, elle, a eu un seul enfant, un garçon prénommé Hadrien. Quatre petits-fils, donc, et aucune petite-fille.

Et au bout de la chaîne, deux arrière-petits-enfants. Quatre générations. « Deux filles, quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants, ça fait une belle tablée », résumait-il avec ce sens de la formule qui ne l’a jamais lâché.

L’aveu le plus douloureux de sa vie n’avait rien à voir avec l’argent

En 2019, Philippe Bouvard accorde un entretien à Mireille Dumas pour Paris Match. Une consœur, donc, et pas une inconnue. Le climat est propice à la confidence.

Et il livre alors quelque chose de rare chez lui : un aveu de faiblesse. Pas une vanne, pas une pirouette, pas une esquive par l’humour. Un vrai constat, désarmant de simplicité.

« J’ai sûrement raté beaucoup de choses », dit-il en évoquant la paternité. Six mots. Venant d’un homme qui a passé sa vie à ne rater aucune occasion de placer une bonne réplique, le contraste est saisissant. Il enchaîne : « J’essaye d’être un meilleur grand-père que je n’ai été un père. » Voilà. Tout est là. La reconnaissance de l’absence, et la tentative de réparation par la génération suivante.

Un homme qui bossait comme un forcené, qui écrivait, qui animait, qui enregistrait, qui voyageait. Les heures ne sont pas élastiques. Ce qu’il donnait au micro, il ne le donnait pas à la maison.

« Je suis en train de devenir patriarche grâce à mes arrière-petits-enfants. C’est très agréable », ajoutait-il. Le mot patriarche est joli. Il dit la place qu’on prend quand on a survécu à tout le monde.

Le boulimique de travail qui ne s’arrêtait jamais

Pour comprendre pourquoi Philippe Bouvard a « raté beaucoup de choses » avec ses filles, il faut mesurer son rythme de travail. Le mot boulimique n’est pas exagéré, il est en dessous de la réalité.

Journaliste, chroniqueur, animateur radio, animateur télé, écrivain. Il a cumulé ces casquettes pendant des décennies, sans jamais vraiment lâcher l’une pour l’autre. Le tout en produisant à un rythme industriel.

Les Grosses Têtes, c’était quotidien. Tous les jours, il fallait tenir l’antenne, gérer les egos, relancer, couper, doser. Une émission apparemment légère qui exige une préparation redoutable.

À cela s’ajoutaient les chroniques, les livres, les plateaux. Un homme qui dort peu, qui écrit tôt, qui enchaîne. Et qui, forcément, n’était pas à la maison quand Dominique et Nathalie rentraient de l’école.

C’est le grand paradoxe de ces carrières monstres. On construit un patrimoine colossal pour ses enfants, mais le prix payé, c’est le temps qu’on ne passe pas avec eux. Bouvard l’a reconnu sans se chercher d’excuse.

À côté de ce tourbillon, il y avait Colette. Son épouse, la mère de Dominique et Nathalie, la femme qui a tenu la barre pendant que le mari construisait sa légende radiophonique.

C’est avec elle qu’il partageait la villa Katouchka. Elle qui vivait le quotidien de cette maison immense, ce jardin, cette piscine au fond mosaïqué que son mari ne pouvait pas utiliser faute de savoir nager.

On ne l’a jamais beaucoup vue dans les médias. Pas de plateaux, pas de confidences, pas de couvertures de magazines. Une discrétion totale, à l’exact opposé de la vie publique de son mari.

Cette discrétion en dit long. Dans un couple où l’un occupe tout l’espace sonore, l’autre choisit souvent le silence. Ce n’est pas de l’effacement, c’est un équilibre.

Et c’est cette famille-là, resserrée, discrète, qui se retrouve aujourd’hui face à la succession d’un homme qui a gagné et dépensé des fortunes pendant soixante ans.

Alors, reprenons. Faisons l’inventaire mental de ce que cet homme a accumulé au cours de son existence. Parce que l’addition donne le vertige.

Deux cents voitures, de son propre aveu. Même en comptant des modèles modestes dans le lot, même en considérant qu’il les revendait au fur et à mesure, la somme investie sur une vie est astronomique.

Trois villas avec trois piscines. Dont la Katouchka, sur ses 3 190 mètres carrés de terrain azuréen. Ajoutez un hôtel particulier en plein centre de Paris. Le patrimoine immobilier à lui seul pèse lourd.

Une cave de grands crus. Une bibliothèque conséquente. Du mobilier en quantité suffisante pour alimenter plusieurs ventes aux enchères. Et soixante années de revenus dans les médias, au plus haut niveau.

Face à ça, les pertes : les casinos, le train de vie dispendieux, l’aveu de vivre au-dessus de ses moyens. Une vie financière en montagnes russes permanentes.

Alors la question devient obsédante. Après tout ça — les gains monumentaux, les dépenses folles, les ventes de fin de parcours — que reste-t-il concrètement à transmettre ?

Sur le plan strictement juridique, une succession comme celle-ci est un exercice délicat. Pas à cause d’un conflit familial — rien ne l’indique — mais à cause de la nature même du patrimoine.

Quatre générations vivantes. Deux héritières directes. Quatre petits-enfants. Deux arrière-petits-enfants. Autant de branches potentielles, autant de configurations possibles selon les dispositions prises.

En droit français, les enfants sont héritiers réservataires. Dominique et Nathalie ont donc, par la loi, une part garantie qu’aucun testament ne peut leur retirer. C’est le socle intangible.

Mais un homme aussi organisé que Philippe Bouvard avait très probablement anticipé. Les ventes des dernières années ressemblent d’ailleurs furieusement à une préparation de succession bien menée.

Vendre l’immobilier lourd, liquider les collections difficiles à partager, transformer l’illiquide en liquide. C’est le manuel du bon gestionnaire successoral. Et ça simplifie énormément la vie des héritiers.

La dernière blague d’un homme qui voulait mourir de rire

Avant d’en venir au chiffre, il faut raconter cette dernière séquence. Parce qu’elle résume mieux que tout ce que fut Philippe Bouvard jusqu’à son dernier souffle.

Interrogé par Le Parisien sur la fin de sa vie, il n’a pas cherché l’émotion facile. Pas de larmes, pas de bilan solennel. Il a répondu ce qu’il aurait répondu à trente ans.

Il aimerait « mourir de rire », a-t-il déclaré. Voilà le programme. Le rire jusqu’au bout, l’humour comme dernière volonté, la vanne comme épitaphe.

Puis il a ajouté, et là c’est du grand art : « Mais il n’y a plus assez de comiques pour ça. » Une pique grinçante contre son époque, glissée dans une réflexion sur sa propre mort.

Ce type était incorrigible. Même en parlant de son décès, il trouvait le moyen de balancer une critique acide sur le niveau de l’humour contemporain. Chapeau.

Et maintenant, le moment est venu. Le chiffre. Ce que Philippe Bouvard laisse réellement derrière lui.

D’après les informations rapportées par le média Purepeople, le père de famille « laissera tout de même un héritage de plusieurs millions d’euros à ses deux filles, Dominique et Nathalie, ses quatre petits-enfants et ses deux arrière-petits-enfants ».

Plusieurs millions d’euros. Voilà le chiffre. Après les deux cents voitures, les trois villas, les dix-huit casinos de la Riviera et une vie entière passée à dépenser plus qu’il ne gagnait.

C’est ça, le twist final. L’homme qui se vantait de vivre au-dessus de ses moyens, qui achetait des piscines sans savoir nager, qui bradait sa Rolls et sa cave, laisse quand même une fortune considérable.

Et cette fortune ne va pas seulement aux deux filles. Elle est destinée aux quatre petits-enfants — Hugo, Théo, Lancelot et Hadrien — ainsi qu’aux deux arrière-petits-enfants.

Quatre générations bénéficiaires. La « belle tablée » dont il parlait avec tant de tendresse se retrouve aussi être la tablée des héritiers. Le patriarche a pensé à tout le monde.

Le grand-père a réussi là où le père disait avoir échoué

Regardez la cohérence de cette histoire. Un homme qui reconnaît publiquement avoir raté beaucoup de choses comme père. Qui déclare essayer d’être un meilleur grand-père.

Et qui, au moment de partir, s’assure que tout le monde soit couvert. Les filles, les petits-fils, les arrière-petits-enfants. La réparation par l’acte plutôt que par les mots.

Il ne s’agit pas d’acheter un pardon. Il s’agit plutôt de la seule forme de transmission qu’un homme de cette génération sache manier avec certitude : le patrimoine.

Le temps, il ne pouvait plus le rendre. Les dîners manqués, les vacances écourtées, les soirs où il était en studio : rien ne rattrape ça. Mais la sécurité matérielle, oui, il pouvait la garantir.

Et c’est peut-être la lecture la plus émouvante de ces ventes aux enchères des dernières années. Chaque bouteille vendue, chaque meuble parti, chaque mètre carré cédé : autant de liquidités pour la tablée.


Ce lundi 24 août 2026, le paysage médiatique français a perdu bien plus qu’un animateur. Il a perdu une manière d’être à l’antenne qui n’existe plus nulle part ailleurs. Des décennies de bons mots, de réparties cinglantes, de provocations parfaitement calibrées. Et des millions d’auditeurs qui, à l’annonce de sa mort, ont eu le sentiment de perdre un membre de la famille. Sur les réseaux sociaux et les antennes, les hommages ont afflué. Anciens compagnons de studio, animateurs actuels, auditeurs anonymes : tous ont raconté le même souvenir sonore. Parce que la radio fabrique ça. Cette illusion d’intimité, ce lien que la voix crée et que l’écrit ne crée pas toujours. Il l’avait dit lui-même, quelques mois avant de partir.

Il laisse donc plusieurs millions d’euros à quatre générations. Mais surtout, il laisse une bibliothèque sonore que personne ne pourra vendre aux enchères.

Il voulait mourir de rire et déplorait qu’il n’y ait plus assez de comiques pour ça. Ironie finale : c’est lui qui manquait déjà. Et il manquera encore plus maintenant.

Reste cette image, quelque part sur la Côte d’Azur. Une piscine au fond décoré d’un tapis persan, un homme qui ne sait pas nager, et un éclat de rire qui traverse soixante ans de radio française.









"nous y passerons tous... comme les autres" ! 

retrouverons-nous ceux qui nous ont précédé ?

retrouverons-nous ceux qui nous auront succédé ?

par quelle procédure (cerfa ou autre) solliciter déjà un RV avec Philippe Bouvard ...

... le plus tard possible, quand-même ...l'éternité peut bien attendre un peu ? ? 


mes vieux copains sont toujours là !

"give me flowers whuke i’m living with You"


mercredi 2 septembre 2026

130 milliards : Sarah Knafo a trouvé ..."où passe le "pognon" !


💥 130 MILLIARDS : 

SARAH KNAFO AFFIRME AVOIR TROUVÉ OÙ PASSE NOTRE ARGENT

Mais où passe-t-il... notre argent ?



elle a sa page Wikipedia ...

... et elle pense nos dirigeant(e)s ...déconnecté(e)s de la réalité du Pays : 



En octobre 2018, Jacline Mouraud, hypnothérapeute et musicienne bretonne, elle avait à l’époque 52 ans et en a donc maintenant soixante,  publiait une vidéo coup de gueule sur Facebook, devenue virale avec plusieurs millions de vues. Dans cette intervention adressée au président Emmanuel Macron, elle s'insurgeait contre la hausse des taxes sur les carburants et posait la célèbre question : -« Mais qu'est-ce que vous faites du pognon ? » (en s'interrogeant sur l'utilisation de l'argent public). Cette vidéo a fonctionné comme l'une des principales étincelles à l'origine du mouvement des Gilets jaunes à l'automne 2018

C'est la question, toute simple mais explosive, que Sarah Knafo pose dans son premier livre, « Le Casse du siècle », qui paraît ce 2 septembre, aujourd'hui donc, chez Fayard.

Et son constat est sans appel.

La France est le seul pays au monde à avoir voté, depuis 50 ans, chaque année un budget en déficit. Oui la règle d’or qui s’applique à tous les citoyens et même aux Collectivités territoriales « tu ne dépenses pas davantage que ce que tu gagnes », investissements inclus, (pour sa maison les Banques imposent un maximum de remboursements de 30% du revenu), cette règle d’or donc ne s’applique pas. L’autre règle d’or imposée par l’Europe pour protéger l’Euro : -"le déficit ne doit pas dépasser 3% du PIB", ne s’applique pas non plus à la France, la France dépassant ce critère en permanence, promettant vainement de s’amender ...ce qui est impossible puisque les dépenses filent toutes seules, alimentées par la dette qui augmente toute seule elle aussi ! Comme la France n’exporte plus, et importe à toute vitesse y compris pour se nourrir, et acheter voitures et médicaments, aujourd’hui sa dette dépasse son PIB, et fait l’objet de prêts à 8 ans dont le taux dépassant 4% est le plus élevé d’Europe… avant la Grèce… et avant l’Italie ! !

 Jamais il n’est question de baisser les dépenses : le système fait l’objet d’une répartition par Ministère, chaque Ministère occupé par un copain du Président, ou un copain-allié d'un parti d'opposition à qui l'on concède un droit à dépenser pour acheter son vote...des copains ou copines grosso modo incompétents, mais qui fonctionnant en réseau : chacun distribue sans réflexion préalable « son argent » à ses propres copains, et jamais depuis 50 ans chaque politique ni l'agglomérat de nos politiques n’onts été évaluées. On découvre que des logiciels ont été payés des fortunes sans pour autant fonctionner comme ceux de la Police et de la Justice. On constate que nos données numériques sont pillées faute de sécurité. On découvre que l'on finance des vignes en Afrique du Sud pour faire plaisir au copain africain qui ainsi vous invite aux frais de l'Etat français voyager gratis en Afrique du Sud. On découvre les notes de frais de Madame Hidalgo. On découvre ceux de Madame Ernotte dans les palaces de Cannes. Ceux du couple Macron à Brégançon, chaque bain surveillé valant 60.000€. On nous confirme que Julie Gayet est toujours financée et gardée davantage que les diamants du Louvre, en même temps que son Mec cumule les mandats dont les indemnités d'ex-Président. On découvre que personne ne s'occupe de mettre l'eau potable à Mayotte. On découvre que l'on manque de Canadairs, de masques de protection anti-grippe, de paracétamol, de réserves de carburant, que les WC ne sont pas nettoyés dans les postes de Police. On découvre des investissements déments pour des éoliennes en mer qui vont gâcher le paysage...mais, les investisseurs (dûment subventionnés) versent des rétrocommissions dans des Holdings anonymisant les bénéficiaires à Jersey, et partout dans les paradis fiscaux censés avoir disparu...! Pire, c’est un peu faux, car la Cour des Comptes publie chaque année un rapport détaillé, mais si tout le monde peut le lire, jamais les avertissements ni préconisations ne sont appliqués : nous avons créé une Cour (où sont casés là aussi des copines notamment à la Présidence) pour évaluer l'efficacité ou l'efficience de ce que nous avons décidé, en décidant "en même temps" de ne jamais faire ce qui est préconisé... mais jamais imposé. Nous payons cash les amendes imposées par l'Europe, sans rectifier une politique que nous avons acceptée et signée à Bruxelles. Pire encore avec l'énergie électrique, nous avons monté un système scorpionesque pour payer dix fois plus notre électricité nucléaire, en la hissant au prix du gaz le plus cher en Europe, pour ne pas concurrencer l'Allemagne, tout cela au détriment de nos propres contribuables et entreprises ! A ce propos, nous allons donner gratis nos barrages hydrauliques payés par nos factures de courant électrique (donc les réserves d'eau qu'ils contiennent en période de sécheresse) aux mêmes sociétés distribuant notre électricité pour davantage appauvrir les consommateurs Français : Sommes-nous donc schizophrènes ? Oui puisque nous faisons le pour et son contraire "en même temps" ! Nous en sommes à la 25ème réforme du Fonds vert destiné à la transition écologique et seuls les copains ont pu gagner le loto en refaisant refaire gratis leur immobilier perso maintenant climatisé. Nous sommes lâches devant l'Europe, nous y sommes incompétents, et n'hésitons jamais devant une corruption facile ou fructueuse, (je parle de nos Dirigeants) tout cela en dénonçant les mêmes pratiques chez les autres. 

J'ai nommé tout cela "Kakistocratie", le Pouvoir des incompétents(e) :  https://babone5go2.blogspot.com/2026/08/kakistocratie-le-pouvoir-des.html

Or la France selon Sarah Knafo qui paradoxalement a une approche sérieuse et expérimentée, étant donné son ancienneté justement à la Cour des Comptes et aux Finances, "n'aurait pas un problème de manque d'argent". 

Elle aurait un problème avec la manière dont elle le dépense.

Pour tenter de le démontrer, Sarah Knafo part d'une situation que des millions de Français connaissent : celle d'un salarié au revenu médian.

Elle regarde ce qu'il coûte réellement à son employeur, ce qu'il touche à la fin du mois… puis tente de suivre la trace de tout l'argent qui disparaît entre les deux. Comme une enquête de police :

Cotisations. Impôts. Taxes.

💶 Où va tout cet argent ?

Car c'est là tout le paradoxe français : nous sommes parmi les pays où les prélèvements et les dépenses publiques sont les plus élevés, tandis que beaucoup de Français ont pourtant le sentiment que l'hôpital se dégrade, que l'école recule, que la sécurité manque de moyens et que les services publics sont de moins en moins efficaces.

Alors Sarah Knafo mène l'enquête.

🔎 Les (ultra) riches ?

🔎 Les (grandes) entreprises... les ETI ? Les auto-entrepreneurs... ?

🔎 Les (riches) retraités ... "riche"...dès 2000€ par mois ?

🔎 L'Europe, qu'y faisons nous, nous défendons nous, qu'y font nos élus ?

🔎 L'immigration ? qui s'en sert ? Quel bilan à Mayotte... dans nos campagnes ?

🔎 La bureaucratie ? la bureaucratie partout, l'Absurdistant français, la France résolument "socialiste", le dernier pays communiste d'Europe, avec les Dirigeants élus payés davantage que des PDG d'entreprises ?


Le livre est construit comme une sorte de « polar fiscal », dans lequel elle passe en revue les suspects avant de chercher les véritables responsables de ce qu'elle appelle « le casse du siècle ».

Et contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, elle ne prétend pas découvrir un grand complot organisé.

Sa thèse est différente : le « casse » serait le résultat de décennies de décisions politiques, de dépenses inefficaces, de renoncements et d'une bureaucratie devenue tentaculaire, sous des gouvernements aussi bien de droite que de gauche.

Mais le plus spectaculaire arrive à la fin.

📊 Sarah Knafo affirme avoir identifié environ 130 MILLIARDS D'EUROS D'ÉCONOMIES POSSIBLES CHAQUE ANNÉE.

Pas seulement avec quelques économies symboliques.

Son livre aboutit à 15 grandes « résolutions » destinées à réduire profondément certaines dépenses publiques et, selon elle, à pouvoir ensuite rendre une partie de cet argent aux Français sous forme de baisses d'impôts.

130 milliards par an.

Si le chiffre se vérifie, c'est colossal.

en même temps, c'est le même chiffre que les 126 milliards d'économie préconisés par les quatre experts désignés par le Premier Ministre, pour dire comment sortir de l'impasse en stabilisant la dette pour 2032, rapport remis à Bercy le 15 juillet dernier : 

Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla.

qui a lu ce rapport ? un rapport fondateur, 

encore un rapport que personne ne lit ...ni ne commente ... 

...alors que les Présidentielles ont débuté !


Mais c'est justement là que va commencer le véritable débat.


"véritable débat" est bien le juste mot

le Medef le premier vient de nous présenter le débat tel que le voient les candidats actuels à la Présidence dans huit mois :

...des paroles-verbales habituelles ; Des costumes-cravattes. La robe verte-épicéa de Marine Tondelier pour signifier qu'elle serait écologiste-féministe-et-Forestière ? ? La révolution simpliste de Mélenchon qui ne rembourse pas la dette, réglant aisément le problème, comme si chacun d'entre nous ne payait pas son banquier ! Des promesses faites par ceux-mêmes qui auraient pu faire le diagnostic de Sarah il y a dix ans...! Des paroles, pas d'actes passés, comment peut-on croire leurs boniments ?

aucun ne propose de solution pour relever la France

ils ne cherchent que faire perdurer le système, alors qu'il ne peut perdurer...

Sarah Knafo offre la perspective d'un vrai audit conduisant à remédier aux vrais problèmes

1-chacun devine confusément que l'Etat doit se recentrer sur ses vraies responsabilités qu'il n'assume plus, et laisser les Collectivités territoriales prendre leurs vraies responsabilités dans les Territoires, mettant ainsi fin au mille-feuilles et aux doublons

2-Chacun sait que les Agences d'Etat doivent être fortement élaguées

3-Chacun sait que des tas de Commissions inutiles doivent être supprimées, même au prix du salaire fictif des copains. Pareil pour les avantages choquants des édiles diverses et variées

4-chacun sait que l'exemple doit être donné depuis le haut jusqu'en bas, sur le cumul des postes ; des salaires ; des retraites ; du financement des ex Présidents, des ex Premiers Ministres ; des Maitresses et ex Maitresses ; des Conservatrices et Conservateurs ; des copains et Copines des Agences de COM etc...

5-Chacun sait qu'il faut libérer nos Entreprises des handicaps que nos charges leur causent, pour retrouver leur capacité à concurrencer nos concurrents...qu'il faut créer des richesses avant de les dépenser...etc...

.../...

Sarah Knafo évalue ce retour au bon sens à 130 milliards d'économies ...

👉 Ces 130 milliards sont-ils réellement économisables ?

👉 Quelles dépenses faudrait-il supprimer ?

👉 Quelles seraient les conséquences concrètes pour les Français ?

👉 Et les calculs résisteront-ils à l'analyse des économistes et des organismes publics ?


Il faudra évidemment lire le livre et confronter ses chiffres aux données officielles avant de pouvoir trancher.

Mais derrière cette enquête sur nos impôts se dessine déjà quelque chose de beaucoup plus politique.


À l'approche de 2027, « Le Casse du siècle » ressemble aussi à l'ébauche d'un programme économique : moins de dépenses publiques, moins de bureaucratie, moins d'impôts et un État recentré sur ses missions essentielles.

Et finalement, Sarah Knafo pose une question que beaucoup de Français, quelle que soit leur sensibilité politique, se posent déjà :

💬-« Nous n'avons jamais payé autant. Les premiers du monde. Alors pourquoi avons-nous le sentiment justifié d'en avoir de moins en moins pour notre argent ? » ...

..."où donc passe notre pognon" ?


📕 Sarah Knafo — « Le Casse du siècle »

demain, nous l'aurons tous lu

demain, nous retrouverons le pouvoir d'avoir les clés en main

nous relirons quelques passages de la Cour des Comptes

nous regarderons d'un autre oeil le Compteur de la Dette, que je vous sers depuis, reconnaissez le, au moins 15 ans

📅 Sortie aujourd'hui 2 septembre 2026 — Éditions Fayard.


n'étant pas abonné au Figaro, je ne puis vous montrer la suite

tiens... quel raccord avec les 130 milliards de Sarah ?


alors, 2027 sera-t-elle une année blanche, ou une année SANS Budget ?


2027 sera-t-elle une année chaude ? OUI ! Y aura-t-il moins encore de canadairs ? OUI

aurons-nous un Budget ?

sans doute NON ! 

comment nous soignerons-nous ?

comment mangerons-nous... boirons-nous... arroserons nous les légumes... ?

nous le peuple "des Gueux", devons davantage nous mobiliser :

ne laissons pas nos Dirigeants continuer pareil que depuis 50 ans :

le peuple Souverain c'est NOUS, pas EUX ! ! 

c'est NOUS, surtout pas L U I :