jeudi 7 mai 2026

Ma santé suivie par GardPro, dopée par EXO-Hypershell, réglée par Diabby, boostée par l'IA : je suis au MAX de ma forme !



comment fait un mec aujourd'hui pour courser une "meuf augmentée" ...

... équipée elle-même d'un EXO squelette ?

il doit s'équiper aussi !

facile, avec l'argent économisé grâce au renchérissement de l'essence ...

... il suffit de l'acheter : et il est ... électrique !

cet engin me change la marche



oui les Américains ont du mal à parler correctement Français

mais ils réalisent des appareils super

Mon Infirmier en Pratique Avancée est formel : quand on est frappé par le diabète, -"la marche n'est plus un loisir, c'est un médicament". Le matin je me lève tôt, à l'heure des infirmières, c'est à dire 6H30, ainsi je garde l'habitude au cas où elles devraient me faire un prélèvement pour vérifier ma glyquée, cela arrive tous les trois mois. Je m'injecte à gauche (je ne vous dis pas où) l'insuline lente, qui va durer toute la journée, et la rapide, (je ne vous dis pas où) pour qu'elle prenne effet rapidement, après le petit-déjeuner... ensuite elle laisse la place à la lente. Ainsi le sucre pris au petit-déjeuner qui suit est rapidement amorti par l'insuline du matin. Au repas du midi, le phénomène du sucre qui est partout recommence, mais l'insuline du matin fait moins d'effet. Donc la redescente de la glycémie traine, tarde, bref coince : il faut marcher, la thérapie de l'IPA qui précède.

Il n'y a rien de plus pénible que de marcher pour rien. Faire éternellement le même parcours sur le Parcours de santé. En connaitre chaque descente, chaque remontée, toutes les plantes, les fleurs, les oiseaux, les papillons. Croiser les passants avec leur chien. Pourquoi les piétons marchent-ils à gauche quand on conduit à droite ? Perso, je marche à droite, avec en face le chien à gauche, tirant sur sa laisse. Je m'oblige donc à traverser à gauche, pour croiser à gauche le chien et sa maitresse, qui ne sortirait jamais sans son chien, qui réclame sa promenade chaque midi pour faire ses besoins dans l'herbe où vaut mieux pas s'asseoir. 

le lieu qui devrait être l'endroit sacré de 5Gaudens : au centre, l'amas de ferrailles rouillées édifié à la gloire du Circuit du Comminges proche, où devrait trôner la statue de Gaudens
la Montjoie où sa tête a été déposée en 450 ap JC. A gauche passage piéton vers à gauche la descente de 50 m de la rive fossile de la Garonne
en face les initiés distinguent la trace jaune de la Chapelle de la Caoue qui surmonte la fontaire du bourreau, toujours fonctionnelle
Les lampadaires de style "moderne" sont signés Cassagne, qui éclaire le Comminges de ses appareils élancés

Arrivé au rond-point célèbre par la ferraille rouillée qui a été remise en place après qu'une auto, roulant à fond, l'ait déplacée, tout cela à côté du monument historique que constitue la Montjoie sur laquelle Gaudens a posé à l'époque son Chef, je descends la côte menant à la Chapelle de la Caoue, pour présenter mes hommages au même Gaudens qui tient sa tête buchée par les Révolutionnaires dans ses deux mains martyrisées par le burin des mécréants, renouvelant le supplice des Aryens ayant démoli Rome et les Romains, et venus nous envahir en 450. Pour attirer les votes favorables des Catho-locaux, le Maire a fait nettoyer la fontaine du bourreau, qui a perdu sa végétation et exhibe ses pancartes car il y en a au moins deux, datant de l'époque ce qui explique qu'elles aient été conservées, expliquant "eau non potable"  visant à ainsi dissuader le pékin de boire pendant la marche, ce qui serait mauvais vu les microbes que les fuites des eaux usées ont du projeter dans la fontaine.

 Où veux-je en venir ? 

C'est que nous avons descendu une partie des 50 mètres de dénivelée que constitue la vieille rive de la Garonne qui coule en-dessous, et que le marcheur a du (même inconsciemment) forcer les muscles freinant la descente sur la partie supérieure de ses cuisses. Quand le marcheur va remonter la côte dont la pente est assez forte, il va actionner les muscles "monteurs", et devoir ralentir le rythme de sa respiration. S'il adopte un pas plus lent et cadencé, en respirant tous les trois pas, il va remonter en quelques minutes, et faire une pause au sommet, pour retrouver son souffle. Attendre au passage-piéton que la file de voitures qui vient de Valentine veuille bien s'arrêter, un arrêt en côte est toujours délicat pour le conducteur qui ne sait pas démarrer en côte, et qui a tendance à filer à toute vitesse, un sénior écrasé serait une bouche de moins à prélever l'argent immense consacré aux retraites, et conduirait le conducteur à bénéficier de circonstances atténuantes. Donc j'attends, il arrive qu'une conductrice s'appitoie, et marque un arrêt. Alors, il faut se précipiter, courir pour ne pas l'impatienter car elle vous a fait une concession en pensant à son papa perso, traverser en faisant des gestes de remerciement, et remonter à toute vitesse la petite côte qui suit pour retrouver les 400m d'altitude du Parcours de santé, interdit aux cyclistes, mais qu'ils empruntent quand même car ils sont des cyclistes-libres, et que la piste cyclabe pourtant à côté est en pente, et qu'il leur faut un sol horizontal pour ne pas perdre un équilibre apparemment précaire.


Maintenant, j'ai chaussé sur mes hanches mon EXO dont l'écartement a été minutieusement réglé sur le chiffre 1, confirmant que mes hanches sont étroites vu que je suis un mec, conçu pour ne pas avoir d'enfant. J'ai enroulé les brassards au bout de mon humérus-artificiel, à trois doigts au-dessus du genou. Ainsi, mon humérus-naturel à moi est aidé par l'humérus artificiel plaqué dessus et peu visible si je porte une veste. Je suis désormais dopé, que je descende ou que je monte surtout, les côtes en montagne ou même les escaliers. Dopé, il est devenu amusant de marcher, pour véfifier si l'EXO fait son boulot, et le faisant, je lui en sais gré évidemment. Je redeviens marcheur, parti politique disparu remplacé par Renaissance, drôle de "renaissance" qui a plongé le pays dans les séquelles d'une dette abyssale.

J'ai du charger une application spéciale, car désormais plus besoin de mode d'emploi, on le trouve sur internet et on le charge sur son téléphone, qu'il faut absolument porter sur soi : pour appeler les secours surtout en cas de rupture du col du fémur, en cas d'incident survenu à l'EXO, ne serait-ce qu'un manque de courant dans la batterie si vous aviez oublié de la charger avant de partir. Comme le téléphone, il doit être chargé chaque nuit, nous sommes entourés désormais d'appareils devant obligatoirement être chargés, ce qui explique que les migrants de Calais doivent trouver eux aussi une prise électrique fonctionnelle, placée par les Associations caritatives dans chaque buisson de Calais, ce qui suppose que la Ville ait équipé les buissons, comme nous on équipe le marché du Jeudi pour que les commerçants les plus modernes puissent alimenter l'appareil accueillant les cartes bleues. Mais la plupart des clients paient en liquide, au cas où le commerçant utiliserait encore ce moyen de paiement traditionnel pour éviter toute surveillance des contrôleurs fiscaux.

je lui ai fait essayer, il a été ravi, il kiffe car il est devenu  "Jupiter-augmenté" !


Si l'on veut savoir l'heure, mieux vaut avoir une montre, se transformant en chronomètre, et pouvant vous confirmer que, comme nous le conseille notre aimé Président Macron, (maintenant Ouvreur du détroit d'Ormuz) vous avez marché au moins 20 minutes, hors les bavardages avec les marcheurs croisés sur le Parcours, le mieux étant 30 minutes, ou mieux encore une heure, qui entretiendra davantage votre vitalité retrouvée. La montre donne le nombre de pas, donc la distance, donc la vitesse ! Elle vous dit si vous avez accompli votre devoir, qui est d'avoir dépensé tant de calories. Elle vous donne vos battements de coeur, votre pouls, votre glycémie que vous aviez déjà avec Diabby, pour la consulter, il faut que votre smartphone veuille bien être muni de la fonction NFC, qu'évidemment l'appareil pourtant neuf que j'ai acheté (pour en avoir un neuf qui ne me pose pas de problèmes) n'avait pas ce qui explique que j'ai du garder le vieux, qui n'a plus de carte SIM, mise dans le nouveau. Ils communiquent entre eux par blootoh. Deux téléphones comme le Président qui en a plusieurs pour ses différentes affaires publiques et privées. Hermès, le Dieu des pharmaciens qui avait des ailes aux pieds est désormais supplanté.

Le plus rigolo, cettre montre me dit si j'ai assez dormi car je suis un gros dormeur ce qui explique que je couche tôt pour me lever si tôt. Elle me donne mon sommeil profond, le léger, et le paradoxal, vous savez c'est quand vous dormez peu en ouvrant les yeux. C'est la raison pour laquelle on dit "paradoxal"

Le top, c'est qu'elle analyse mon humeur

ce matin, elle a longuement réfléchi, elle s'est reprise, n'en croyant pas ses yeux si je puis dire, et elle a finalement conclu, en me disant :

PAIX


Diabby je vous en ai déjà parlé, c'est le truc qui me donne ma glycémie instantanée, (grâce à un implant que je m'inscruste dans les chairs tous les 15 jours, qui est lavable sous la douche, et qui lui aussi comunique par bloototh), la courbe journalière, le respect de mes plages de risque (le moins possible) d'orange (là aussi) et de respect de la norme verte (le max). Même, elle me donne ma glyquée estimée trimestrielle, qui est vérifiée chaque trimestre pour tester l'appareil par l'analyse de sang que me fait Cerballiance, grâce à l'infirmière du matin qui est venue avec sa Tesla électrique, et qui conserve toutes ses mesures avec sa tablette avancée qui enregistre tout, photocopie l'ordonnance, vérifie la carte vitale, la mutuelle, et lui permet ainsi de suivre au moins 15 patients d'une journée qui est pleine de visites. Il faut recharger la Tesla de temps à autre, sinon les batteries sont vides si l'on n'y prête pas attention. 

bilan : une sinusoïde amortie, où le résultat du manque de marche en hiver après le repas de midi est visible


Vous comprenez ainsi pourquoi notre Société a tant besoin d'énergie électrique : pour faire plaisir aux écolos on investit ainsi des milliards pour implanter des éoliennes chinoises dans le passage des pêcheurs en mer. D'autres milliards pour boucher les paysages naturels à terre. Enfin une troisième tranche d'usines nucléaires pour garantir la nuit et en l'absence de vent la fourniture de base, (destinée à faire tourner les éoliennes en l'absence de vent), surtout maintenant pour les énormes installations nécessaires au fonctionnement de l'Intelligence artificielle, qui requiert une énergie dingue.

L'IA je m'y mets tellement que l'on pourrait dire que je m'y jette.

J'ai dans le passé, je l'avoue, dit du mal du Ministre des Finances-écrivain-coquin :

Bruno Le Maire, à qui je reprochais, maintenant je sais que c'est à tort, d'avoir laissé filer la dette

il s'en défend, ce n'est pas lui, il était sous tutelle... du Président-Jupiter-augmenté

il s'en défend


comme je ne voulais pas acheter son bouquin, j'ai demandé à mon IA de le lire à ma place

je me doutais de la réponse que voici :

Bruno Lemaire vient de publier chez Gallimard "le temps d'une décision". Peux-tu m'écrire une page résumant son livre ? Je reproche à Bruno Lemaire ministre des finances durant 7 ans d'avoir laissé faire le déficit de la France pendant son mandat, de 1500 milliards d'Euros. Evoque-t-il en quoi que ce soit sa responsabilité ou la reporte-t-il sur Macron, son Président ?

Voici une synthèse d’environ une page, fidèle au contenu du livre et aux analyses disponibles, suivie d’un éclairage précis sur la question de la responsabilité de Bruno Le Maire concernant la dette.________________________________________

📘 Le temps d’une décision — résumé analytique

Dans Le temps d’une décision (2026), Bruno Le Maire propose moins un bilan technocratique qu’un récit personnel du pouvoir, mêlant souvenirs diplomatiques, portraits de dirigeants mondiaux et réflexion sur l’affaiblissement politique de l’Europe et de la France.

Le livre s’ouvre sur une série de scènes vécues au sommet de l’État et dans les cercles internationaux : rencontres avec Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping, échanges avec des acteurs de la tech ou de la finance globale. Ces épisodes illustrent un monde où la puissance s’exerce de manière plus brutale, plus directe, et où l’Europe apparaît en recul, voire menacée de « vassalisation ».

L’essai développe ensuite une thèse centrale : la démocratie occidentale, et particulièrement européenne, souffre d’un déficit de décision. Selon Le Maire, la politique contemporaine s’est enfermée dans la délibération, la norme et le compromis, au détriment de l’action. D’où son idée directrice : « décider ou disparaître ».

Cette réflexion débouche sur une critique du fonctionnement institutionnel français. Il décrit une « monarchie présidentielle » affaiblie par ses propres excès, où tout remonte au chef de l’État, ce qui finit paradoxalement par bloquer la décision. Il plaide pour :

     un rééquilibrage des pouvoirs,

     un rôle accru du Parlement,

  un renforcement du ministre de l’Économie (jusqu’à un droit de veto sur certaines dépenses),

      et une simplification drastique de l’appareil administratif.

Enfin, le livre se conclut sur une note plus personnelle et presque littéraire : une déclaration d’attachement à la France, perçue comme affaiblie mais encore capable de se redresser par la volonté collective.________________________________________

⚖️ Sur la dette : reconnaissance ou défausse ?

Votre question est centrale — et c’est précisément un point sensible du livre.

👉 Bruno Le Maire ne fait pas un mea culpa clair et individuel.

Au contraire, il adopte une ligne constante :

1. Une responsabilité présentée comme collective

Il reconnaît un échec — ne pas avoir laissé des finances publiques en ordre — mais le qualifie explicitement d’« échec collectif », lié à des dérives anciennes de plusieurs décennies.

Il insiste sur :

              une trajectoire budgétaire dégradée depuis longtemps,

              les contraintes politiques (crises, arbitrages, majorité),

              et les limites du pouvoir réel d’un ministre des Finances.

2. Mise en avant de son manque de marge de manœuvre

Le Maire décrit un ministre qui « lutte pied à pied » mais ne décide pas seul. Il évoque des arbitrages perdus, notamment face au Premier ministre ou au Président après le Covid, ce qui suggère une responsabilité partagée au sommet de l’exécutif.

👉 Implicitement, cela revient à diluer la responsabilité dans le fonctionnement global du macronisme, plutôt que de la porter personnellement.

3. Une critique indirecte du système Macron

Sans attaquer frontalement Emmanuel Macron, il critique :

   la centralisation du pouvoir présidentiel,

   les compromis budgétaires,

    et l’abandon de certaines orientations économiques.

Cela revient à pointer des choix politiques collectifs, y compris présidentiels, mais sans accusation directe.

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🧭 Conclusion

Le livre n’est pas un rapport de gestion ni une autocritique franche. C’est plutôt :

              un essai politique et philosophique sur la décision,

              un récit de pouvoir qui valorise l’expérience personnelle,

              et une tentative de repositionnement politique.

Sur votre reproche précis — le creusement massif de la dette — la réponse est claire :

➡️ Le Maire ne l’assume pas pleinement comme une responsabilité personnelle.

➡️ Il reconnaît un échec, mais le reformule en responsabilité collective et systémique, tout en suggérant qu’il n’avait pas les moyens d’imposer une autre trajectoire.


voilà, il n'y est pour rien

il n'a pu rien faire

fait-il quelque chose aujourd'hui ? Oui, il écrit des livres

c'est donc un écrivain

bientôt il se fera aider par l'IA

peut-être se fait-il aider déjà ?

du moment que sa montre à lui, sans doute beaucoup plus chère

lui dit chaque matin qu'il est ...

... en PAIX


Le temps d’une décision est un livre de vérité. Il met à nu la grande bascule du monde.

Que signifie la décision politique quand plus rien ne tient, ni le temps long, ni la parole publique, ni la souveraineté des nations ? Qui décide encore dans le monde actuel ? Qui décide vraiment ? De la scène nationale aux coulisses des sommets internationaux, Bruno Le Maire décrit les négociations avec Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping, les G20 ou les Conseils européens vidés de leur sens, la montée des régimes autoritaires et le sentiment grandissant que les décisions se prennent désormais ailleurs : dans la finance ou dans les monopoles des géants de la tech.

Le temps d’une décision est un récit nourri par vingt-cinq ans de responsabilités au plus haut niveau dans un contexte mondial où la force a repris le pas sur le droit.

Ce récit ne décrit pas le pouvoir, il le fait vivre, minute par minute, jour par jour, de manière haletante. Les rapports de force y apparaissent dans toute leur brutalité, l’engagement public devient un combat moral et physique qui met les nerfs à rude épreuve. Les relations humaines se nouent et se distendent, au fil de portraits taillés au scalpel.


Alison Balsom est génial-issime à la trompette ...

... sans EXOsquelette ! 

https://www.facebook.com/reel/970896505304356


mardi 5 mai 2026

J'ai visité à Mons la Maison Houzeau de Lehaie, appelée "maison Losseau" !


la devise de la maison est donnée par les plateaux marquetés de Gallé
 

"souci de plaire"




nous sommes au 37, rue de Limy à Mons, en Belgique



Léon Losseau était un photographe prolifique et avait accumulé les vues de l'Hainaut



le ciel est parfois gris-gris


la façade côté rue est contigüe aux immeubles voisins


mais à l'opposé, un jardin énorme sur lequel donnent les accès arrière


l'entrée extérieure est un parfait exemple de l'effet Art Nouveau

des fuchsias dorés




La maison Losseau est un immeuble de style art nouveau situé à Mons en Belgique. Datant du XVIIIe siècle, elle est rénovée dans ce style au début des années 1900 à la demande de Léon Losseau par Paul Saintenoy. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel. Elle est acquise en 1873 par Charles Losseau, le père de Léon Losseau, bibliophile montois.

Elle est totalement rénovée par Paul Saintenoy, contacté en 1899 par Léon Losseau, avocat, bibliophile, photographe et mécène, et les finitions sont confiées aux architectes parisiens Henri Sauvage et Charles Sarazin avant d'être poursuivies par le Bruxellois Louis Sauvage. Je vous rappelle qu'Henri Sauvage est l’auteur de la villa Majorelle à Nancy. Léon Losseau est très actif lors de la construction de sa maison. Il ne laisse pas les différents architectes travailler tout seul. Il est présent durant tout le chantier ; des plans, aux différents maquettes et échantillons, jusqu’à la construction même. Il y aura au total 116 plans, coupes et croquis repris dans son inventaire. Paul Saintenoy commence les travaux en 1900 et les achève en 1904, tandis que la majorité des décorations sont réalisées entre 1905 et 1912. La rénovation s'achève en 1913, et comprend notamment l'ajout de l'électricité, du chauffage central, et d'un ascenseur. Une fois la rénovation achevée, il s'agit de la première maison privée de Mons équipée de l'électricité et du chauffage central au charbon.

Voici comment on accède à l'étage : un escalier classique, certes, et l'ascenseur électrique qui fait penser aux appareils catalans de Barcelone :




la cave pour stocker le charbon et deux étages

une verrière comme toit de l'ascenseur, je kiffe !






Durant sa vie, Léon Losseau accumule plus de 100 000 ouvrages dans sa bibliothèque, en majorité consacrés à la politique, mais aussi à la littérature et à la poésie. Le nombre d'ouvrages en fait la première bibliothèque privée de Mons. La maison Losseau accueille associations et sociétés savantes, et colloques...

Pendant la Première Guerre mondiale, la maison Losseau est réquisitionnée par Rupprecht de Bavière, puis occupée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale.

Une fondation est créée en 1952. Depuis le 19 avril 1982, la façade et les toitures sont classées comme monuments tandis que l'intérieur de la maison l'est également depuis le 21 novembre 1983. En 2015, après un projet lancé au début des années 2010 en prévision de Mons 2015, une rénovation est entamée en 2011, la maison rouvre ses portes au public en 2015. Elle abrite un centre d'interprétation des collections de Léon Losseau et un centre de littérature hainuyère.

les entrées donnent sur la rue par le portail, et sur les jardins



les boiseries sont somptueuses, et ornent partout les murs


côté jardin, la lumière entre de tous côtés




vous pensez bien que je me précipite sur les deux petites statues ! 






nous entrons maintenant dans les pièces à vivre




le parquet est en marqueterie


l'entrée du vestibule en mosaïque



sur les murs de l'art nouveau



on n'hésite pas à se déshabiller dans l'Hainaut






Mosaïque murale d'Amalric Walter, représentant Thuin

un petit tour aux cabinets







et voici le plus beau :

L’objectif principal de l’Art Nouveau est d’harmoniser l’ensemble des éléments de la pièce. Ils devaient être coordonnés tous ensemble. Dans sa demeure, les thèmes de la fleur et de la nature sont centraux. On peut y retrouver des plantes telles que la glycine, le chardon, l’iris, l’orchidée, la rose, le fuchsia et l’églantine. On retrouve généralement une fleur en particulier dans chacune des pièces. Par exemple, le bureau est consacré au chardon. La porte d’entrée décorée avec des branches de fuchsia en métal.

L’importance des plantes et de la nature trouve son origine à l’École de Nancy. Cette école trouve son inspiration dans les formes végétales et animales. Ces formes sont représentées dans des matériaux nouveaux comme la verrerie, le vitrail, la ferronnerie, l’acier, ou encore le bois. De plus, l’École de Nancy a pour but de mettre fin à la séparation entre les arts majeurs, tels que l’architecture, la peinture, la sculpture et les arts mineurs. Elle a pour objectif de promouvoir les arts décoratifs qui touchent de nombreuses disciplines. On retrouve beaucoup de ces éléments dans la maison de Léon Losseau. On peut observer son mobilier avec des gravures en formes de plantes, ou encore sa passion pour la ferronnerie avec sa porte d’entrée en fer forgé. Dans sa salle centrale, le grand salon, Léon Losseau y fait construire une énorme verrière :


je vous l'ai cachée, mais la voici enfin !







voilà la maison Losseau : boiseries, bronzes partout, et vitraux


éclairages à gogo





Marquetteries Gallé, et  lampes Daum évidemment





et voici les fameux radiateurs-chauffe-plats



jamais une dame alors ne se déshabillait, sans se protéger d'un paravent



je pense, (aucun rapport pourtant) ... à cette toile de Manet...



tout dans cette maison est luxe et raffinement


"la fortune" souriait et sourit toujours aux Belges érudits



on apprenait encore le Grec à cette époque :

« το εὔδαιμον τὸ ἐλεύθερον » se transcrit comme :

« TO EUDAIMON TO ELEUTHERON »

➡️ « Le bonheur est dans la liberté »
ou plus littéralement :
➡️ « Est heureux qui est libre »

PS : Léon Losseau est connu internationalement pour un fait original : c’est pour avoir obtenu 425 exemplaires d’« Une saison en enfer » d’Arthur Rimbaud. « Une saison en enfer » est écrit par Arthur Rimbaud à l’âge de 19 ans. La légende de cet ouvrage est que tous les exemplaires auraient été brûlés par l’auteur sauf 6. Il s’agit donc d’un texte très populaire et très connu. Pourtant, Léon Losseau découvre en 1901 le reste des exemplaires (425) dans la resserre de la maison J. Poot, 27, rue aux Choux, à Bruxelles, alors qu’il cherchait un exemplaire de la Belgique judiciaire. L’auteur n’avait simplement pas payé l’imprimeur. L’avocat offre à certains cette nouvelle trouvaille, mais il veut que l’information reste secrète. Cependant, cette affaire commence à faire de plus en plus de bruit. Il reçoit alors fréquemment des lettres lui demandant plus de détails sur sa découverte, les correspondants affirment que ce sont sans doute des contrefaçons. Léon Losseau échange longtemps avec un personnage sous le pseudonyme de Paterne Berrichon. Il s’agit en fait de Pierre-Eugène Dufour, poète et fervent admirateur d’Arthur Rimbaud. Il se marie d’ailleurs avec la sœur de ce dernier. Pierre-Eugène Dufour essaye à même de convaincre Léon Losseau de détruire les exemplaires nouvellement acquis pour « continuer le geste de Rimbaud ».



Léo Ferré a repris ces textes en voici un souvenir :




"est heureux qui est libre" !