vendredi 6 novembre 2026

Winslow Homer, peintre américain de marine, et ... de butterflies !


Winslow Homer (24 février 1836-29 septembre 1910) est un dessinateur, peintre, graveur et illustrateur américain, réputé pour ses marines et comme témoin objectif de son temps. En grande partie autodidacte, il est considéré comme l'un des principaux peintres du XIXe siècle américain et l'une des figures prééminentes du réalisme américain.

Il peint les scènes de la guerre de Sécession. En automne 1866, il entreprend un premier voyage européen. Il arrive à Paris et y reste dix mois. Durant ce séjour, assez mystérieux, nous savons qu'il visite le Louvre et l'Exposition universelle. Pour Harper's, il produit deux dessins montrant la Grande Galerie. Du côté de l'Exposition, il y montre deux de ses toiles. Il est possible qu'il ait été marqué par le pavillon Courbet et les toiles d'Édouard Manet, deux artistes en marge de l'exposition, mais rien n'est certain ; curieusement, Croquet Scene, qui n'est pas sans faire écho à Femmes dans un jardin de Claude Monet, deux toiles exécutées en 1866, a été achevée avant le voyage à Paris. Son meilleur ami de l'époque, John La Farge, témoigne « qu'ils étaient intéressés par certains peintres liés à l'école de Barbizon » et leurs correspondances laissent entendre que Théodore Rousseau, Constant Troyon mais surtout Camille Corot, dans leurs phases les plus naturalistes, exercèrent une influence sur le peintre alors trentenaire.

il sait peindre la mer, et les vagues :














à l'époque, seuls les hommes pêchaient la morue dans les doris

tellement la tâche était difficile

aujourd'hui, les femmes ont conquis leur liberté, et s'éclatent dans ces tâches, 
transformées en compétions sportives






























de temps à autre après la vie en mer

commence la vie à terre







et il me fait ce cadeau :

deux Machaon (américains évidemment ...

chassés par une collectionneuse de papillons... américaine)













Winslow Homer a toute sa vie recherché l'indépendance et à vivre de son art. Il possédait une énergie, une force, qui l'ont vu comparé à Gustave Courbet par son principal marchand dans les années 1880, le Bostonien J. Eastman Chase qui témoigna de l'avoir vu exécuter une toile en cinq heures, puis la modifier, et ce, afin d'honorer parfaitement une commande.

À partir des années 1890, son principal marchand est Knoedler, qui met Homer à l'abri du besoin : l'artiste vend bien son travail de son vivant, et il reçoit de nombreuses récompenses. Avec John Singer Sargent, il est le peintre américain des années 1900 le plus reconnu. Son plus gros collectionneur est pendant longtemps Thomas B. Clarke (1848-1931). Les premières institutions américaines à acquérir et conserver son travail sont le Carnegie Museums of Pittsburgh, le Metropolitan Museum of Art, et le musée des beaux-arts de Boston.