lundi 6 juillet 2026

Budapest, et le Gutenberg Otthon (2)


Le Foyer Gutenberg (en hongrois : Gutenberg-otthon) est un édifice de style sécession situé dans le 8e arrondissement de Budapest. Se dressant sur la partie Ouest de Gutenberg tér (ancienne Sándor tér ; quartier de Palotanegyed), sa construction est due à l'initiative de la Société de secours des ouvriers du livre et typographes de Hongrie qui voulait en faire un immeuble d'habitation. L'organisation ouvrière en a alors confié les plans aux frères László Vágó et József Vágó.


La façade illustre l'Art nouveau hongrois avec sa forme massive, ses balcons incurvés, ses pignons et ses céramiques Zsolnay présentant des motifs évolutifs sur cinq étages, complétés par des intérieurs comprenant des vitraux de Miksa Róth (1), des balustrades d'inspiration folklorique et des peintures murales d'artistes comme Károly Kernstock représentant des thèmes d'imprimerie. À l'origine, il abritait 38 appartements dans les étages supérieurs, tandis que les commodités du rez-de-chaussée comprenaient un auditorium orné (utilisé pour des projections de films depuis 1915), une salle de conférence, une bibliothèque, une salle de jeux, un café, un restaurant, une salle de danse et même un bowling au sous-sol, avec des entrées séparées assurant l'intimité des résidents.

Tout au long de son histoire, le bâtiment a survécu au siège de Budapest de 1944-1945, a été nationalisé en 1948, ce qui a entraîné la subdivision du bâtiment en appartements, et a subi une rénovation dommageable dans les années 1970 qui a fait disparaître des sculptures et recouvert des peintures murales ; de 1951 à après 1989, il a fonctionné comme la Maison culturelle Gutenberg sous l'égide du Syndicat des travailleurs de l'imprimerie. Les restaurations menées par les résidents ont commencé en 2006, ravivant des éléments comme le sol en terrazzo du hall d'entrée et les balustrades, bien que la façade, l'auditorium et les peintures murales restantes nécessitent encore des travaux importants en 2021 pour préserver ce joyau architectural.

On voit bien le célèbre Gutenberg en statue devant le foyer

qui porte son nom

Otthon, est le nom du lieu-dit


dessous, Gutenberg est habituellement accompagné par les allégories (nues) de la Science, l'Education, la Lecture et les Arts Graphiques, en fait tout ce que l'on est en train d'abandonner à notre époque


L'Association d'entraide des imprimeurs et graveurs de caractères hongrois, forte de six mille membres, décida en avril 1905 de construire un immeuble d'appartements pour ses membres. Le 27 septembre de la même année, il fut décidé d'acquérir un terrain de 620 mètres carrés rue Gyöngytyúk (aujourd'hui rue Gyulai Pál), mais en raison du prix élevé du foncier, le choix se porta finalement sur le terrain situé au numéro 4 de la place Sándor (aujourd'hui place Gutenberg). Parmi les projets présentés au concours d'architecture, l'assemblée générale de l'association approuva celui des architectes László Vágó et József Vágó. La construction débuta le 3 mai 1906 par la démolition de l'ancien bâtiment. En raison de grèves de chantier incessantes, les travaux avancèrent lentement, et la date de livraison initialement prévue fut reportée de cinq mois. Le siège de l'association, la Maison Gutenberg, a été inauguré le 13 octobre 1907, et les coûts de construction se sont élevés à 939 000 couronnes.






Ma comparaison va vous paraitre osée ? Je retrouve la disposition de Barcelone, d'un immeuble avec cour intérieure construit en rectangle. A chaque étage, des balcons mènent d'un appartement à l'autre. Au centre, la colonne verticale des escaliers. Comme il faut bien les éclairer, et que nous sommes à l'époque de l'Art nouveau, l'architecte installe des vitraux. On les voit peu depuis l'extérieur. Nous allons les voir à l'intérieur. Je crains bien qu'il n'y ait pas d'ascenseur ? Nous ne sommes qu'en 1907 ! Mais nous ne sommes pas à Barcelone où des machines en fer forgé magnifiques ont été installées ! 



on retrouve la ferronnerie des balcons aussi belle que les papillons de la fois précédente




mais les plus beaux sont à l'intérieur


le motif répété :






le motif m'intrigue :

ce n'est quand-même pas du muguet, bleu au demeurant ? 

Je finis par trouver un élément décoratif constant : la tulipe stylisée, courante dans l'art populaire Hongrois, on va voir qu'elle intervient aussi dans les vitraux

la tulipe en effet, c'est la vie, la fécondité, et l'identité Hongroise



Alors je vous ai parlé de l'éclairage du grand escalier central

sur la façade, on voit bien les deux baies côte à côte



en haut, sont-ce mes tulipes ?


les cartons changent à chaque étage !


Ensuite, l'astuce consiste au fait qu'à chaque palier, l'entrée dans l'appartement se fait par une porte-vitrail

Vous n'empêcherez pas les habitantes de poser des pots de fleurs devant les vitraux qu'elles ne remarquent plus tellement elles ont l'habitude !



on pose le vélo devant les vitraux donnant sur la cour

on se dit qu'on est Hongrois, pays des tulipes

et on rentre chez soi, sans vélo


par terre l'aigle Hongrois vous confirme votre identité

GO, Gutenberg Otthon

le mur est décoré de blasons à tulipes


bonjour à la maison



grandiose, non, pour des imprimeurs ?








entré dans l'appartement, on file voir les copains par le balcon

re-déco iron butterflies


on ouvre la fenêtre



on reprend l'escalier pour aller méditer dans la salle commune en bas


je vous le disais :

un Barcelone hongrois




PS 1 : Miksa Róth (Pest, 26 décembre 1865 _Budapest, 14 juin 1944) est un artiste hongrois en vitrail et mosaïque. Il a notamment travaillé aux vitraux du Parlement hongrois et aux mosaïques de la façade de la Banque turque, tous deux à Budapest.

si vous visitez Budapest, allez voir son musée 




sont-ce bien des tulipes ?


elle nous souhaite de revenir chez nous

en PAIX


le livre en marbre qui tourne indéfiniment ses pages, à Budapest :



attention à la canicule

passez à l'ombre !

samedi 4 juillet 2026

Cour des Comptes : La France étouffe inéluctablement sous sa dette !

 

la mort par strangulation est une mort classique dans l'histoire du meurtre

elle était prévisible, elle est annoncée

par celle même nommée par Macron :

Amélie de Montchalin


adoubée en grande pompe, Garde républicaine en decorum


trois mois plus tard, elle annonce le drame

ou du moins, elle le fait annoncer, (elle s'est réfugiée dans son bureau climatisé)


-"ce n'est pas un risque, c'est la réalité" ! 

(même si tout le monde s'en fout) !


à 6 heures du mat' BFM Business en parle


c'est 77 milliards cette année ! 



tous les signaux sont rouges ! 

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au même moment, Arnaud Montebourg enrage au Sénat

Arnaud, lui, il est sympa, il râle : 

nos entreprises plombées par les PGE






la mort par strangulation



je réfléchis à la nouvelle : un populicide... par strangulation ?

est-ce possible ?

OUI, aucun problème :

on accroit la dette, elle devient prioritaire

on arrête tout le reste, en commençant par le remède Grec

on casse la France

on l'englobe définitivement dans l'Europe : étranglée, personne ne moufte

on met en avant l'Europe militarisée dès le 14 juillet

on déclare la guerre à Poutine

et le complot se noue ... les Français partent en vacances

IL a "gagné" en septembre ?


dernière nouvelle, la BRI est la banque centrale ...

... des Banques Centrales



juchée sur un baril de poudre

étranglée par la dette

la France d'Emmanuel Macron est "mal barrée" !


s'il n'est pas le seul fautif, 

il sera celui qui aura serré le dernier, la corde au cou des Français


nouveau Ponce-Pilate : 

nouveau Golgotha ?


du coup, ça complote...ça complote


je l'ai dit et redit qu'il était ... pervers ...

... et qu'il a une montagne de problèmes personnels à résoudre !





PS : les 50 décisions... du rapport Thomas More



Question : -"pourrais-tu me lister les 10 plus importantes mauvaises décisions qui ont, selon cette étude qui en évoque 50, "coulé" la France ? Certaines intéressent-elles la présidence Macron depuis 2017 ?

Oui. J'ai retrouvé le rapport de l'Institut Thomas More qui accompagne ce numéro du Figaro Magazine. Il s'agit d'un document de 112 pages présentant 50 décisions de 1975 à 2025, chacune assortie d'une argumentation expliquant pourquoi les auteurs la considèrent comme ayant contribué au « déclin » français.

Il faut toutefois souligner un point important : le rapport ne classe pas les 50 décisions par ordre d'importance. Elles sont présentées chronologiquement. La sélection ci-dessous est donc une synthèse des décisions qui apparaissent comme les plus structurantes dans leur démonstration (par l'ampleur des développements qui leur sont consacrés et leur caractère « matriciel »).

Les 10 décisions qui apparaissent comme les plus importantes selon le rapport :

1. Collège unique (1975) Point de départ du « nivellement par le bas » de l'école française.
2. Regroupement familial (1976) Considéré comme le tournant majeur de la politique migratoire.
3. Numerus clausus médical (1979) Responsable, selon eux, de la pénurie actuelle de médecins.
4. Retraite à 60 ans (1982) Présentée comme la principale cause du déséquilibre durable des finances publiques et du recul de l'emploi.
5. Lois de décentralisation Defferre (1982) Jugées responsables d'un empilement administratif coûteux.
6. Loi Jospin sur l'éducation (1989) L'élève devient le centre du système au détriment de la transmission des savoirs.
7. Maastricht puis approfondissement de la construction européenne Perte de souveraineté économique et industrielle selon les auteurs.
8. Les 35 heures (1998-2000) Accusées d'avoir freiné la compétitivité et la croissance.
9. Vente de la branche énergie d'Alstom à General Electric (2014) Symbole de la perte de souveraineté industrielle.
10. Accumulation des déficits et de l'État-providence (RMI, fiscalité, dépenses publiques...) Le rapport y voit une dynamique continue ayant conduit à la dette actuelle.

Emmanuel Macron est-il concerné ?

Oui. Contrairement à ce que laisse penser la couverture (qui montre tous les présidents de Giscard à Macron), le rapport ne s'arrête pas avant 2017. Il attribue également plusieurs décisions à la présidence Macron.

Parmi celles-ci figurent notamment :

-des décisions liées à l'immigration, que les auteurs jugent insuffisamment restrictives ;
-des choix concernant la transition énergétique, qu'ils estiment avoir prolongé certaines erreurs antérieures ;
-plusieurs mesures concernant l'école, notamment autour des évolutions des programmes ;
-le programme EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) en 2025, qui constitue la dernière décision de la liste et que les auteurs critiquent vivement.

En revanche, il est intéressant de noter que certaines réformes emblématiques de Macron ne figurent pas parmi les « mauvaises décisions ». Par exemple, le rapport ne retient pas :

la réforme des retraites de 2023 ; les ordonnances Travail de 2017 ; la baisse de l'impôt sur les sociétés ;
la suppression partielle de la taxe d'habitation.

Cela est cohérent avec l'orientation générale du think tank, qui est plutôt favorable aux réformes libérales et conservatrices.

Un mot de contexte

Ce rapport est publié par l'Institut Thomas More, un think tank qui se définit comme libéral-conservateur. Il s'agit donc d'une analyse politique argumentée, et non d'un consensus académique ou institutionnel. Beaucoup des décisions retenues (collège unique, retraite à 60 ans, regroupement familial, 35 heures, Maastricht, etc.) font effectivement l'objet de débats depuis des décennies, mais leur interprétation et leur poids relatif restent très discutés parmi les économistes, historiens et politologues.

Si cela vous intéresse, je peux également vous faire un tableau des 50 décisions, avec pour chacune :

la décision,
le président concerné,
le gouvernement,
l'argument avancé par le rapport,
et les principales objections formulées par d'autres analyses. Cela permet d'avoir une vision plus équilibrée de chacune des 50 mesures.


Avec plaisir. Voici une synthèse des 50 décisions (regroupées lorsqu'elles relèvent d'un même thème), avec l'argument du rapport de l'Institut Thomas More et une mise en perspective. Je distingue volontairement ce que dit le rapport des principales critiques ou contre-arguments, afin de rester équilibré.

Période Décision Critique formulée par le rapport Principales objections ou nuances

1975 Collège unique Baisse du niveau scolaire D'autres études soulignent qu'il a aussi démocratisé l'accès au secondaire.
1976 Regroupement familial Début d'une immigration durable Les défenseurs rappellent qu'il découle d'une décision du Conseil d'État et du respect du droit à la vie familiale.
1979 Numerus clausus Pénurie de médecins La démographie médicale dépend aussi du vieillissement et de la répartition territoriale.
Années 1980 Politique de la ville Développement des quartiers sensibles Les évaluations sont contrastées selon les territoires.
1981-82 Nationalisations Affaiblissement de l'économie Certaines entreprises ont ensuite été redressées avant privatisation.
1982 Retraite à 60 ans Explosion des dépenses sociales Les partisans invoquent le partage des gains de productivité et la justice sociale.
1982 Décentralisation Multiplication des échelons administratifs Elle a aussi rapproché certaines décisions des collectivités locales.
1981-83 Suppression de la peine de mort, diverses réformes judiciaires Affaiblissement de l'autorité La peine de mort est aujourd'hui largement rejetée en Europe ; le lien avec la criminalité est débattu.
1988 RMI Dépendance à l'assistance Les défenseurs soulignent son rôle contre la grande pauvreté.
1989 Loi Jospin sur l'école Primat de la pédagogie sur les savoirs Le débat reste vif entre approches pédagogiques.
1992 Maastricht Perte de souveraineté Les partisans mettent en avant la stabilité monétaire et le marché unique.
Années 1990 Multiplication des normes européennes Bureaucratie Beaucoup de normes sont également demandées par les États membres.
1998-2000 35 heures Perte de compétitivité Plusieurs études constatent aussi des créations d'emplois au début de la réforme.
Années 2000 Fiscalité croissante Découragement de l'investissement D'autres analyses insistent davantage sur l'impact de la mondialisation.
2014 Vente d'Alstom Énergie Perte d'un fleuron industriel Cette opération reste très controversée aujourd'hui.
2015-2025 Politiques énergétiques Fragilisation du nucléaire Les choix ont été portés par plusieurs gouvernements successifs.
2025 EVARS Critique idéologique du programme Le ministère met en avant un objectif d'éducation à la santé et au respect.
Les décisions attribuées à Emmanuel Macron (2017-2025)

Le rapport ne fait pas porter la responsabilité du déclin uniquement sur Macron ; il présente plutôt sa présidence comme la continuité de tendances anciennes.

Les décisions qu'il critique concernent principalement :

Immigration Régularisations jugées trop nombreuses, insuffisance des éloignements
Éducation Réformes des programmes et de certaines orientations pédagogiques
Transition énergétique Fermeture ou ralentissement de certains projets nucléaires et développement jugé excessif des renouvelables
Finances publiques Déficits persistants malgré une croissance retrouvée avant la crise sanitaire
EVARS Dernière décision du rapport, considérée comme emblématique d'une évolution culturelle

En revanche, le rapport ne critique pas plusieurs mesures emblématiques de Macron :

réforme des retraites (64 ans) ;
ordonnances Travail ;
baisse de l'impôt sur les sociétés ;
réforme de l'assurance chômage ;
politique de réindustrialisation (qui est même évoquée de manière plutôt favorable sur certains points).

Si l'on regarde les 50 décisions par thème

Le rapport insiste surtout sur cinq causes profondes :

1. École (≈ 20 % des décisions)

Pour les auteurs, c'est la cause principale du déclin. Ils considèrent que la baisse du niveau scolaire explique ensuite : la perte de compétitivité ; la crise civique ; les difficultés d'intégration.

2. Immigration

Ils voient le tournant majeur dans le regroupement familial de 1976, puis dans une succession de décisions juridiques et politiques qui auraient limité la capacité de l'État à maîtriser les flux.

3. Dépenses publiques

Le rapport critique : retraite à 60 ans ; RMI puis RSA ; hausse continue des dépenses sociales ; multiplication des collectivités.

4. Désindustrialisation

Les auteurs mettent en avant : Maastricht ; ouverture commerciale ; fiscalité ; vente d'Alstom ; recul du nucléaire.

5. Justice et sécurité

Ils estiment que plusieurs réformes auraient progressivement réduit l'autorité de l'État.

Ce qui est sans doute le plus intéressant

En lisant les 112 pages, on constate que le rapport ne soutient pas que la France a été "coulée" par une ou deux erreurs spectaculaires. Sa thèse est plutôt celle d'un effet cumulatif : cinquante années de décisions jugées cohérentes entre elles, qui auraient progressivement produit le déclin observé.

Autrement dit, dans cette lecture, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande, ni Macron ne seraient seuls responsables. Chaque présidence aurait ajouté quelques décisions à une trajectoire de long terme.

C'est une grille de lecture cohérente, mais elle reflète une vision idéologique identifiable (libérale-conservatrice). De nombreux chercheurs contesteraient le poids attribué à certaines réformes ou mettraient davantage l'accent sur d'autres facteurs comme les chocs pétroliers, la mondialisation, la désindustrialisation mondiale, les évolutions démographiques ou les crises financières.

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Pour ma modeste part, j'imagine que la Gouvernance française ferait des économies spectaculaires en virant tous les politiques inutiles, et en les remplaçant par quelques Fonctionnaires scrupuleux, prenant leurs décisions après vérification de l'état des lieux. Décisions murement calculées. Evaluation ex post des décisions prises. Rectifications après évaluation des décisions. Comparaison permanente avec les Etats européens voisins. 

Tout cela aurait lieu dans des immeubles de bureaux vides, modernes et climatisés, et tous les Palais dorés seraient consacrés à un tourisme de masse international rentable avec la devise :

  "voyez comme les Princes français dits "républicains" succédant aux Rois et Révolutionnaires les ayant précédés ont ruiné la France ... par une gabegie incroyable.... 

...le Pays ne peut se redresser que par la Règle d'Or, et le recours à la Raison"

pouvons-nous nous redresser ?

qui peut bien être le Redresseur ?