samedi 6 juin 2026

Le silphium des Romains ... retrouvé ?


Il existait il y a deux mille ans, (comme aujourd'hui), une big-pharma antique ! 

elle utilisait, (comme aujourd'hui), les propriétés des plantes médicinales


des fleurs jaunes

des graines en forme de coeur


le silphium


comme hier Néanderthal a éradiqué le mammouth,

comme aujourd'hui on vire les organg-outans de leur forêt primaire pour planter des palmiers à huile,

hier les romains ont tellement coupé leur silphium qu'il a disparu



Bon, disparu, on oublie, l'Histoire se répète car on ne veut pas suivre ses enseignements. La Big-pharma invente le remplacement du silphium, par exemple pour limiter la reproduction humaine, on invente le préservatif, un tuyau souple plastique aromatisé à la framboise, fabriqué à base de pétrole fossile, pas écolo, donc on invente la pilule d'après (l'acte sexuel), j'ignore de quoi le principe actif est extrait ?

Mais il existe des herboristes, il existe des endroits déserts ou peu fréquentés, et les voyageurs intrépides cherchent obstinément des trucs qui pourraient combler une curiosité, curiosité qui est la marque de l'Homme (et de la femme). Disons : des humains.

pourquoi ce sont toujours des Anglophones qui expliquent le Monde ?

Une légende refait surface sur le sol anatolien. En 1983, le professeur Mahmut Miski se tenait sur un flanc de montagne turc, observant une grande plante herbacée à fleurs jaunes qui lui semblait bien trop familière pour être ordinaire.

Il s'agissait du silphium, la denrée la plus précieuse de la Méditerranée antique. Les Romains ne se contentaient pas de le consommer ; ils l'accumulaient dans le trésor de l'État car son poids équivalait à celui de l'or.

Elle constituait le remède miracle par excellence pour l'élite de Cyrène. Les médecins la prescrivaient pour tout, de la fièvre aux troubles digestifs, mais son utilisation la plus révolutionnaire fut celle d'une méthode contraceptive antique très efficace.

vous voyez : on n'a rien inventé, et la contraception était déjà un progrès pour la Femme

réguler sa reproduction était déjà légitime !

La plante ne prospérait que sur une étroite bande côtière libyenne. Pendant des siècles, les Grecs tentèrent de la cultiver ailleurs, mais ses tiges refusaient de prendre racine sur aucun autre sol, conservant ainsi un monopole naturel absolu.

La surexploitation a fini par mener l'espèce au bord de l'extinction. Pline l'Ancien a relaté la fin tragique de cette lignée lorsque le tout dernier spécimen fut envoyé à l'empereur Néron comme curiosité.

Des décennies après sa découverte initiale, Miski réalisa que la plante qu'il avait trouvée, Ferula drudeana, présentait d'étranges similitudes avec le trésor perdu. Les descriptions sont anciennes, la découverte est récente. Sa racine épaisse et ridée et ses feuilles caractéristiques correspondent aux illustrations figurant sur d'anciennes pièces d'argent.

Même le comportement du bétail moderne corrobore cette théorie. Les moutons de la région recherchent ces touffes jaunes spécifiques et s'endorment profondément, comme le décrivent des textes anciens datant d'il y a deux mille ans.

L'analyse chimique a finalement révélé la présence de trente métabolites secondaires. Ces composés sont modernes, mais les résultats sont historiques. Ces substances chimiques présentent de puissantes propriétés anti-inflammatoires et contraceptives, corroborant les écrits médicaux des savants romains.

Nous ignorons encore comment un Libyen a pu se retrouver en Turquie. Si c'est là un véritable miracle du monde antique, nous avons affaire à un fantôme vivant qui refuse de mourir.

J'observe que le nom Ferula me dit quelque chose

celle dont nous parle le Chercheur est drudeana, certes, mais reste une belle ombellifère

Moi je connais bien une plante méditerranéenne du genre Ferula et de la famille des apiacées qui est communis. Son « latex » contient des composés toxiques pour les animaux herbivores.

Elle fleurit en mai-juin, se présentant sous forme d'un arbrisseau aux ombelles spectaculaires par leur taille.


Pourquoi j'aime cette plante ? C'est la plante-hôte de Hospiton, le Machaon corse

sa chenille se moque du latex qui empoisonne les vaches
et qui est peut-être contraceptif, il faudrait qu'une femme Corse (qui a fauté)
essaie et teste cet ingrédient ?

j'en parle dans mon vieux bouquin :


La férule contient des composés toxiques. Les premiers identifiés ont été des phénylpropanoïdes et plus précisément des coumarines prénylées. En plus des complexes sesquiterpène-coumarine déjà connus, d'autres composés ont été plus récemment identifiés dans les racines ; deux molécules cycliques de coumarines farnésylées et deux nouveaux dérivés cycliques de chromones farnésylées. Ce sont ces coumarines prénylées qui confèrent aux férules communes leur toxicité anticoagulante. De ce fait, leur ingestion peut poser des problèmes toxicologiques et écotoxicologiques.

Les sesquiterpènes synthétisés par cette plante, en particulier dans ses rhizomes, pourraient peut-être servir à produire des médicaments tels que des anti-mycobactériens

Alors je me pose deux questions :

1-est-ce que la pharmacopée Corse, déjà riche en plantes médicinales, ne pourrait pas réfléchir à la culture de la Férule pour en tirer des médicaments insulaires, augmentant (encore) le potentiel d'attraction de l'ile de Beauté ?

2-là-bas en Turquie, existe-t-il un Papilio accro à Ferula drudeana ?

parce que poursuivre ce papillon faciliterait la recherche du Silphium ?

et rétablirait la Big-Pharma romaine

Je soumets il y a quinze jours cette idée à Giorgia Méloni :

l'idée l'amuse, et en retour, elle m'envoie cette photo-perso :

j'avais un faible pour Monica Belluci. Je l'ai toujours...

j'ai un faible pour elle :

c'est une romaine-italienne-comme-j'aime ! 


un brano per mandolino dedicato a Giorgina :



PS : comme je poursuis ma thèse doctorale me permettant de devenir Docteur-ès-papillons, j'interroge mon IA perso et voici sa réponse :

"À ma connaissance, il n’existe actuellement aucune donnée publiée montrant que Ferula drudeana soit plante-hôte d’un Papilionidae, ni d’un quelconque Papilio anatolien. La plante est extrêmement rare et localisée dans le Taurus central turc, et son écologie entomologique reste très peu étudiée.

"Mais votre intuition est excellente, car le lien Ferula ↔ Papilio est récurrent dans l’Ancien Monde. Plusieurs espèces de Papilio utilisent des Apiaceae riches en composés aromatiques ou furanocoumarines, notamment :

"Papilio hospiton sur Ferula communis en Corse et Sardaigne ; Papilio machaon sur diverses Apiaceae (Ferula, Peucedanum, Seseli, Foeniculum, etc.) selon les régions ; plusieurs Papilio moyen-orientaux exploitent aussi des Ombellifères xérophiles montagnardes.

"Or la Turquie méridionale héberge précisément des complexes relictuels de Ferula, plusieurs lignées orientales de Papilio machaon, et des micro-endémismes comparables à ceux Corse–Sardaigne.

Il serait donc biologiquement plausible qu’un taxon local de Papilio utilise Ferula drudeana, mais cela n’a apparemment jamais été documenté.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que :

F. drudeana pousse vers 1500–2300 m dans des habitats rocheux du Taurus ; ces biotopes correspondent assez bien aux habitats de certaines populations orientales de Papilio machaon ; les Ferula anatoliennes sont chimiquement très riches, ce qui pourrait favoriser des spécialisations larvaires analogues à P. hospiton.


Votre exemple Corse–Sardaigne est d’ailleurs un cas remarquable de co-spécialisation insulaire. On sait que Papilio hospiton montre une forte fidélité gustative et comportementale envers Ferula communis.

Je soupçonne qu’en Anatolie il y aurait matière à une étude passionnante : prospection des chenilles sur Ferula drudeana au printemps, recherche d’œufs isolés sur ombelles ou jeunes feuilles, barcoding des larves, comparaison chimique avec Ferula communis.

Cela pourrait révéler une utilisation opportuniste par Papilio machaon, une écotype spécialisé, voire un reliquat phylogéographique encore mal connu.

C’est typiquement le genre de système plante–lépidoptère relicte qui a probablement été sous-échantillonné en Anatolie intérieure.

Il faut savoir que les populations anatoliennes de Papilio machaon présentent souvent des individus plus pâles, avec des bandes jaunes très développées et parfois une extension noire réduite par rapport aux formes d’Europe occidentale. On rencontre aussi des formes de montagne assez grandes dans l’Anatolie orientale et le Taurus.

Voici quelques images représentatives de variantes anatoliennes et proche-orientales :




On rapproche souvent ces populations des sous-espèces orientales décrites comme :

Papilio machaon syriacus (Levant, sud Anatolie), Papilio machaon muetingi (Anatolie orientale selon certains auteurs), ou simplement des clines anatoliens de P. machaon gorganus.

Ce qui serait particulièrement intéressant pour votre hypothèse autour de Ferula drudeana, ce serait de rechercher des femelles en vol lent autour des ombellifères géantes, des pontes isolées sur jeunes feuilles basales, et surtout les chenilles noires/orange des premiers stades au printemps précoce.

Les populations anatoliennes de Papilio machaon fréquentent justement plusieurs Apiaceae montagnardes proches écologiquement des habitats à Ferula.

alors, dopés de Ferulae, les mâles pleins d'énergie, se livrent à des combats aériens
précédant les pariades





jeudi 4 juin 2026

Edgar Morin a-t-il rejoint Stéphane Hessel... là-haut ?


J'ai pêché par-ci, par là, deux témoignages sur Edgar Morin, en commençant par son épouse

Sabah Abouessalam n'est pas n'importe qui : c'est une sociologue de l'urbain, née le 13 avril 1959 à Marrakech, marocaine naturalisée française le 10 mai 1994. Après avoir été maître de conférences à l’université Paris1-Panthéon-Sorbonne de 1993 à 2006, puis professeure à l'Institut national d'aménagement et d'urbanisme (INAU) en 2006 au Maroc, elle est sociologue au sein de l'Institut des sciences de la communication du CNRS.

De 1979 à 1992, Sabah Abouessalam a lu de nombreuses œuvres d'Edgar Morin, dont la pensée a structuré ses réflexions alors qu’elle était étudiante en sociologie puis en urbanisme. Plusieurs sessions de travail et des conférences en commun ont précédé leur rencontre en avril 2009, lors du festival des musiques sacrées à Fès. Depuis, le couple ne se séparait plus. Ils se marient en 2012. Depuis lors, Sabah Abouessalam ne cesse de travailler avec et pour son mari. Elle a contribué successivement aux ouvrages « La voie » en 2011 , puis « Ignorance, Connaissance, Mystère », puis « La France est une et multiculturelle » (Fayard, 2011), puis « L'homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), puis en 2020 « Changeons de voie - Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Depuis 2018, Sabah Abouessalam travaille à installer la Fondation Edgar Morin. Le 23 septembre 2020, la Fondation est créée à Paris. Dans un autre domaine, Sabah Abouessalam a tenté en 2013, avec la collaboration de son mari, de réhabiliter une ferme écologique de sa famille dans la région de Marrakech, s’inspirant de l’agro-écologie de Pierre Rabhi. Selon elle, une telle ferme permettrait « d'inciter les paysans à demeurer dans leurs terres auxquelles serait restituée une rentabilité ».

écoutez sa réflexion sur l'écologie :

https://www.facebook.com/reel/946843405071125

plutôt sympa, non ?



Elle prend la parole après son départ, 

"Son sourire demeure intact dans mon coeur..."

Il est des lendemains que l’on redoute, ceux qui laissent un silence profond et une absence difficile à apprivoiser. Le vendredi 29 mai 2026, à l’âge de 104 ans, le philosophe et sociologue Edgar Morin s’est éteint, laissant derrière lui une œuvre intellectuelle considérable et une empreinte durable dans la pensée contemporaine. Surnommé par certains “l’universaliste”, il incarnait une vision ouverte du monde, portée par une curiosité constante et une réflexion en mouvement. Son parcours s’est également accompagné d’une histoire d’amour avec son épouse Sabah Abouessalam, de 37 ans sa cadette, avec laquelle il partageait une vie faite d’idées, de projets et de complicité intellectuelle. Ensemble, ils formaient un duo uni, travaillant à plusieurs ouvrages et partageant voyages, réflexions et engagements entre Paris et le Maroc, où ils passaient régulièrement du temps. Dans une déclaration publiée dans *La Tribune du Dimanche* le 31 mai 2026, Sabah Abouessalam est sortie du silence avec des mots empreints d’émotion, décrivant Edgar Morin comme une présence qui dépassait largement le cercle intime et dont la pensée touchait à l’universel. Elle rappelle qu’il n’était pas seulement un époux ou un compagnon de route, mais une voix qui s’adressait à l’humanité entière, et évoque leur vie commune faite de travail, de voyages, de projets et d’espérance. 

Elle revient aussi sur ses dernières années, marquées par un affaiblissement physique progressif, tandis que son esprit restait tourné vers l’avenir, et partage un souvenir intime où il lui disait : “Sabah chérie, tu me sauves encore ?” Dans cette période de deuil, elle confie avoir trouvé la force dans leur lien profond, l’accompagnant avec toute l’énergie que donne l’amour, affirmant que son désir de vivre ne s’est jamais totalement éteint. Aujourd’hui, elle assure que sa pensée continue de résonner, que ses paroles guident encore, et que son sourire demeure intact dans son cœur, concluant que chacun peut continuer à faire vivre ce qu’il incarnait : la bienveillance, la sagesse et l’amour des autres. 

Engel Apotheke Bruxelles

---o---

Un autre témoin parle : "Aujourd’hui s’éteint une conscience rare. Une de celles qui ne cherchent pas à simplifier le monde mais à nous apprendre à l’habiter dans toute sa complexité.

"Edgar Morin aura traversé plus d’un siècle d’histoire sans jamais céder au confort des certitudes. Résistant, penseur, humaniste, il nous rappelait inlassablement que comprendre exige de relier, que penser demande de douter, et que l’intelligence véritable naît du dialogue entre les contradictions.

"À l’heure où tant de discours fragmentent, opposent et caricaturent, il défendait une pensée du lien : lien entre les êtres, entre les savoirs, entre l’humanité et le vivant. Il refusait les frontières étroites de la pensée comme il refusait les fatalismes.

"J’ai eu la chance de partager plusieurs moments avec Edgar Morin, dont le Sommet de la Terre « Rio +20 » à Rio en 2012 au cours duquel nous avons porté la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement. Il était généreux, inspirant et ne manquait jamais d’humour.

"Il était convaincu que l’espérance n’est pas une prédiction mais une possibilité. Jusqu’au bout, il a choisi cette voie exigeante : regarder les crises du monde en face tout en continuant à croire à la capacité humaine de créer, de comprendre et de transformer.

"Dans « Le Chemin de l’espérance »   il affirmait avec Stéphane Hessel que, malgré les crises multiples de notre époque, il est encore possible de construire une société plus humaine, écologique et démocratique, à condition de sortir de la résignation et de réinventer notre manière de vivre ensemble.

"Le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre aujourd’hui serait de donner raison à cette affirmation et de faire honneur à la manière profondément humaine qu’il avait de regarder le monde. 

"Mes pensées vont aujourd'hui à celles et ceux qui l'ont aimé au-delà du penseur, de l'intellectuel et de la figure publique : à sa famille, à ses proches, à ses compagnons de route. Derrière l'immensité de l'œuvre, il y avait un homme. Puisse la gratitude de tous celles  et ceux qu'il a inspiré-es témoigner de la trace lumineuse qu'il laisse derrière lui. 

je poursuis pour terminer ces deux hommages

Edgar Morin fut l'un des grands penseurs français contemporains. Philosophe, sociologue et anthropologue, il est surtout connu pour sa théorie de la « pensée complexe », qui cherche à comprendre les phénomènes humains en tenant compte de leurs multiples dimensions et de leurs interactions.

Né en 1921 à Paris et décédé en 2026, il traversa presque tout le XXe siècle et le début du XXIe. Son œuvre couvre des domaines très variés : la connaissance, la politique, la culture, l'écologie, l'éducation et la condition humaine. Refusant les explications simplistes, il estimait que la réalité est faite de contradictions, d'incertitudes et de relations complexes qu'il faut apprendre à penser ensemble.



Son livre L'Homme et la Mort, publié en 1951, est souvent considéré comme l'une de ses œuvres fondatrices. Il y étudie la manière dont les différentes civilisations ont affronté le mystère de la mort, les croyances qu'elles ont élaborées et les espoirs qu'elles ont placés dans un au-delà.

Comment Morin envisage-t-il la mort ?

C'est là que sa position est particulièrement intéressante. Morin ne défend ni un matérialisme strict affirmant que la mort n'est qu'une disparition totale, ni une foi religieuse affirmant avec certitude une survie personnelle.

Dans L'Homme et la Mort, il observe que l'humanité a presque toujours développé deux grands mythes fondamentaux : celui de la survie après la mort et celui de la renaissance. Il les étudie comme des réalités anthropologiques universelles, profondément enracinées dans la conscience humaine.

Cependant, Morin ne prétend pas démontrer que ces croyances sont vraies. Son objectif est davantage de comprendre pourquoi les êtres humains éprouvent le besoin de croire à une continuité de l'existence. Selon lui, l'homme est l'être qui sait qu'il va mourir et qui, en même temps, refuse intérieurement cette disparition.

Une disparition totale ou un passage vers autre chose ?

Si l'on cherche sa conviction personnelle, elle paraît empreinte d'incertitude plutôt que de certitude dogmatique. Morin reconnaît pleinement la réalité biologique de la mort : l'individu, en tant qu'organisme vivant, disparaît. Mais il souligne aussi que la conscience humaine a toujours perçu dans la mort quelque chose qui dépasse la simple extinction physique.

Il ne dit donc pas : « après la mort il n'y a rien », mais il ne dit pas davantage : « nous retrouverons certainement nos proches dans un autre monde ».

Sa démarche consiste plutôt à maintenir ouverte la question. La pensée complexe qu'il défend invite à accepter l'incertitude là où aucune preuve définitive n'existe.

Retrouver les disparus ? rejoindre un esprit créateur de l'univers, et de notre conscience d'humains ?

Concernant l'idée de retrouver des êtres aimés disparus ou de se rapprocher d'un esprit créateur de l'univers, Morin ne l'affirme pas comme une vérité philosophique. Il analyse ces espérances comme des thèmes récurrents des religions et des mythologies humaines. Elles font partie des réponses que les cultures ont élaborées face à l'angoisse de la mort.

Toutefois, il n'était pas un penseur religieux au sens traditionnel. Son humanisme restait profondément laïque. Il considérait que la question de l'au-delà demeure fondamentalement mystérieuse. On pourrait dire qu'il se situait entre le scepticisme et l'espérance : refus de prétendre savoir, mais refus également de réduire toute la réalité à ce que la science actuelle peut démontrer.

En résumé, Morin ne voyait pas la mort comme une simple certitude du néant, mais il ne la concevait pas non plus comme la preuve d'une survie personnelle garantie. Il la considérait comme l'un des grands mystères humains, devant lequel l'intelligence doit rester humble. Son attitude est moins celle de la croyance ou de l'incroyance absolue que celle d'une interrogation ouverte sur ce qui pourrait exister au-delà de notre expérience.

si l'on détaille un peu,

... ce qui rend L'Homme et la Mort si original, c'est que Edgar Morin ne commence pas par demander : « Que devient l'âme après la mort ? », mais plutôt : « Pourquoi les êtres humains ont-ils presque toujours cru qu'il y avait quelque chose après la mort ? »

Selon lui, dès les premières sépultures préhistoriques, on observe des gestes qui suggèrent que les hommes ne considéraient pas le défunt comme entièrement anéanti. Les corps étaient enterrés avec des objets, des armes, des bijoux ou de la nourriture. Pour Morin, cela révèle l'apparition très ancienne d'une intuition fondamentale : le mort n'est plus là, mais il n'est peut-être pas totalement absent.

Il remarque également une contradiction profonde de la conscience humaine. D'un côté, nous savons rationnellement que tout être vivant meurt. De l'autre, nous avons beaucoup de mal à imaginer notre propre inexistence. Nous pouvons penser à un monde sans nous, mais nous ne pouvons pas véritablement faire l'expérience mentale du néant de notre conscience. Cette tension aurait favorisé l'émergence des croyances en une survie.

La mort comme scandale de la conscience

Morin écrit en substance que l'homme est le seul être qui sait qu'il doit mourir et qui, simultanément, refuse intérieurement cette vérité.

Cette idée le rapproche en partie du philosophe allemand Martin Heidegger. Heidegger considérait que la conscience de la mort est au cœur même de l'existence humaine. Mais alors que Heidegger s'intéresse surtout à l'expérience individuelle, Morin étudie davantage les réponses collectives : religions, mythes, rites funéraires et croyances populaires.

Comparaison avec Platon

Platon adopte une position beaucoup plus affirmée. Dans le dialogue Phédon, il soutient que l'âme est distincte du corps et qu'elle lui survit après la mort.

Pour Platon, la mort est essentiellement une séparation : le corps disparaît, mais l'âme continue son chemin. Le philosophe doit même s'y préparer toute sa vie.

Morin, lui, ne prétend pas démontrer cette survie. Il constate simplement que cette idée apparaît dans de nombreuses civilisations parce qu'elle répond à un besoin humain très profond.

Comparaison avec Pascal

Blaise Pascal est encore différent. Chrétien convaincu, il considère que la destinée ultime de l'homme dépend de sa relation à Dieu. Pour Pascal, la mort n'est pas seulement un phénomène biologique ; elle ouvre sur un jugement et sur une destinée éternelle. 

Morin ne partage pas cette certitude religieuse. Mais il reconnaît que les grandes religions ont donné à des milliards d'êtres humains une manière de faire face à l'angoisse de la disparition.

Comparaison avec André Comte-Sponville

André Comte-Sponville représente une position plus proche du matérialisme moderne. Comte-Sponville considère généralement que la conscience disparaît avec le cerveau. Il ne croit pas à une survie personnelle après la mort. Pourtant, il affirme que cette absence d'au-delà n'empêche ni la sagesse ni l'amour. 

Morin se distingue encore par sa prudence. Il ne professe pas une croyance ferme en une vie future, mais il évite aussi de présenter le néant comme une vérité définitivement acquis

et la rencontre avec nos proches après la mort, 

des retrouvailles dans un espace éternel où l'on se retrouverait  ?

Morin n'affirme jamais que nous retrouverons nos parents, amis ou figures historiques dans un autre monde. Toutefois, il souligne que cette espérance apparaît dans presque toutes les cultures.

Pourquoi ?

Parce que la mort n'est pas seulement la perte de sa propre vie ; elle est aussi la séparation d'avec ceux que nous aimons. L'idée des retrouvailles constitue donc l'une des formes les plus puissantes de l'espérance humaine.

Morin aurait probablement dit que cette espérance possède une immense force psychologique et culturelle, mais qu'aucune connaissance certaine ne permet de la confirmer ou de l'infirmer

Et découvrir, enfin, l'« esprit créateur », le Créateur du Ciel et de la Terre ?

Ici encore, sa position demeure ouverte.

Il n'était ni athée militant ni théologien. Au fil de sa longue vie, il a souvent insisté sur les limites de nos connaissances. L'origine ultime de l'univers, de la conscience et de l'être lui paraissait demeurer mystérieuse.

On pourrait résumer sa position ainsi :

il est certain que nous mourons biologiquement ; il est incertain que la conscience survive ; il est impossible de démontrer aujourd'hui ce qu'il y a après la mort ; les grandes espérances humaines (retrouver les disparus, rejoindre une réalité spirituelle supérieure, participer à une conscience cosmique) doivent être respectées comme des questions ouvertes plutôt que rejetées ou affirmées dogmatiquement.

C'est peut-être là l'attitude la plus caractéristique de Morin : accepter l'incertitude sans renoncer à la réflexion. Là où certains affirment « il n'y a rien » et où d'autres affirment « nous savons ce qu'il y a », Morin répondrait plutôt : nous ne savons pas, mais le mystère mérite d'être exploré avec lucidité et humilité.

Cette position est d'ailleurs assez rare dans l'histoire de la philosophie, où les penseurs ont souvent choisi soit la foi, soit le matérialisme. Morin tente de maintenir ensemble la rigueur intellectuelle et l'ouverture au mystère.

Chapeau Monsieur !

En vrai spécialiste du  théâtre républicain, le Président a fait poser le célèbre chapeau sur le cercueil lors de l'Hommage national qu'il a présidé aujourd'hui


https://www.facebook.com/home.php?clk_loc=5

https://entretiens.ina.fr/entretien/461/edgar-morin/sommaire/1?fbclid=IwY2xjawSIvo9leHRuA2FlbQIxMABicmlkETB2QmJaRXQyUng4UzU3a2lsc3J0YwZhcHBfaWQQ


PS : en vrai républicain, comme tout aura été dit par le Chef de l'Etat lors de la cérémonie qu'il a présidée lui-même et personnellement, ma propore "pensée complexe" me contraint à faire cas de ce moment posthume que voici :




le discours du Président est disponible sur le site de l'Elysée :

en voici la chute, précédant le : -"merci Edgar"

Brigitte, ancienne mentore du jeune et brillant élève Emmanuel, désormais rompu à l'exercice coutumier dans la cour des Invalides, souriante et convaincue, s'est rapprochée intimement de l'orateur après son intervention pour lui glisser dans l'oreille gauche : -"je suis fière de toi Emmanuel"

Quant à la veuve Sabah, émue aux larmes, elle s'est approchée elle aussi, a eu droit à un dashram qui est le câlin indien témoignant l'empathie et le partage émotionnel de la sincérité, et lui a dit : -"vous avez un don Universitaire particulier, vous avez su tout dire, -"Edgar aurait aimé"... et elle a ajouté, se reprenant : -"Edgar a aimé" ...

...particulièrement quand vous avez prononcé cette phrase reprise par le Monde :

« Il était un franc-tireur de la pensée, pas du tout militariste, mais profondément humaniste et républicain »




voici le moment du bref échange



Ouais !



mardi 2 juin 2026

Je le croyais pervers ? Il (et elle) sont... satanistes ... avec les vitraux de Claire Tabouret pour Notre Dame !

 

vous croyez admirer la Vierge Marie ?

le Président et Brigitte vous manipulent :

vous êtes devant un vitrail  : "sataniste" !


vous êtes manipulé deux fois

- d'abord, on introduit volontairement une criminelle à la place de la Vierge

- ensuite on dépense pour rien 4 ou 5 millions pour une artiste-sataniste, alors que les vitraux anciens existent et n'ont aucun besoin d'être remplacés :

que les nouveaux soient mis à l'Elysée ! 

on saura que Jupiter s'est transformé en Diable ! 

c'est une histoire extraordinaire, aussi extraordinaire que celle d'Emmanuel séduisant sa vielle professeure, et de sa professeure séduite par son jeune élève séduisant et culotté, culotté jusqu'à exercer une gouvernance perverse au vu et au su de millions de Français, d'Européens, et de Dirigeants du monde entier !

qu'il ait failli réussir est d'ailleurs fascinant... et terrifiant à la fois !

voyez cet édito de Cyrano :

Des tueurs en série diaboliques sur les nouveaux vitraux de Notre-Dame ?

15 mai 2026 Cyrano EDITO DE CYRANO 68

Des tueurs en série seront donc à l’honneur sur les nouveaux vitraux de Notre-Dame.

La nouvelle – étayée par des faits troublants – commence à faire du bruit : les nouveaux vitraux inutiles de Notre-Dame, réalisées d’après les peintures de Claire Tabouret, s’inspireraient d’une diabolique icône, à savoir Charles Manson et sa « Famille ».


Claire Tabouret, à qui on donnerait le BonDieu sans confession, est suffisamment mignonne pour remplacer la Vierge sataniste par un auto-portrait !





Sommairement, pour ceux qui ignorent qui est Charles Manson, il s’agit d’un gourou ayant fondé une secte de hippies toxicomanes et meurtriers en Californie dans les années 1960, surnommée la « Manson Family ». Touche-à-tout – musique, poésie, etc. –  Manson, atteint de mégalomanie, rêvait surtout d’une guerre raciale entre Blancs et Noirs, à l’issue de laquelle il deviendrait un guide, affirmerait-il plus tard.

Pour arriver à ses fins, Manson fit assassiner des riches blancs de Californie, tachant d’imputer ces crimes aux Noirs en laissant des indices sur place allant dans ce sens.  Ce afin de provoquer le chaos qu’il espérait dans le but d’en finir avec une société qu’il jugeait responsable de ses déboires. Il envoyait ses fidèles exécuter ses basses œuvres.

C’est ainsi que Manson dépêcha des membres de sa secte pour se venger d’un producteur de musique ayant refusé de le signer jadis. Sur place, ledit producteur n’était pas là mais se trouvaient Sharon Tate, la jeune épouse de Roman Polanski, absent à ce moment, ainsi que des amis. L’horreur aller se déchaîner sur eux et connaître son paroxysme dans cette scène : « Susan Atkins raconte ainsi avoir répondu à Sharon Tate, qui la suppliait de l’épargner pour laisser la vie à son bébé : “Femme, je n’ai aucune pitié pour toiˮ, avant de lacérer le corps de l’actrice de seize coups de couteau. Son cadavre sera retrouvé avec une corde de nylon autour du cou, la reliant au corps de l’un de ses amis, Jay Sebring. »

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/charles-manson-le-gourou-de-la-mort

https://www.tueursenserie.org/charles-manson/

Manson sera jugé, condamné d’abord à la peine de mort, une peine commuée en prison à perpétuité où il se fera tatouer sur le front une croix gammée et, devenu une célébrité, recevra de nombreuse visites. Il mourra en 2017, étant devenu entre temps une icône populaire, qu’on retrouve dans des films, des chansons et des livres. Quant à Susan Atkins, elle mourra en prison d’un cancer, entre temps convertie au born-again Christians, elle qui pensait que Manson était… le Christ !

Revenons à Claire Tabouret, qui habite à Los Angeles, dans le quartier où se sont déroulés certains des crimes de Manson et sa Famille. Là ne s’arrête pas l’histoire car cette peintre française – surcotée car elle ne casse pas non plus trois pattes à un canard ! – semble elle aussi fascinée par Charles Manson, ainsi que l’a découvert, parmi les premiers, notre ami Nicolas Stoquer : « Parmi les publications virales figure celle de Nicolas Stoquer, animateur de Radio Courtoisie qui affirme que certaines figures représentées dans les projets de Claire Tabouret rappelleraient Susan Atkins, membre de la secte de Charles Manson impliquée dans les meurtres de 1969. » Atkins ne serait d’ailleurs pas la seule représentée parmi la Famille, et à travers les traits d’un apôtre on peut voir une ressemblance dérangeante avec Manson, dans une posture obscène par ailleurs.

https://tribunechretienne.com/notre-dame-de-paris-parfum-de-scandale-et-bataille-judiciaire-autour-des-nouveaux-vitraux/

https://www.annebrassie.fr/suite-du-feuilleton-vitraux-de-notre-dame/

Donc, nous aurions une Vierge Marie représentée sous les traits de Susan Atkins, c’est-à-dire l’antithèse absolue de la Vierge, qui n’hésita pas à assassiner une femme enceinte la suppliant de laisser vivre son bébé. Atkins se disait par ailleurs « fille de Satan » et avait un goût prononcé pour le sang versé. Le sang, on le retrouve dans certains portraits, la bouche maculée, de Claire Tabouret. L’artiste aurait même racheté « une partie du Barker Ranch. Ce site, situé dans le désert de Mojave, est mondialement connu pour avoir été le refuge de la secte de Charles Manson ».

https://geopolitique-profonde.com/videos/manson-vitraux-notre-dame/

L’auteur à succès de romans policiers Patricia Cornwell a bien vu dans certains tableaux de Walter Sickert, effectivement troublants eux aussi, la preuve de ce qu’elle avance après de nombreuses recherches, à savoir que ce peintre britannique serait Jack l’Éventreur, et son interprétation n’était pas dénuée de sens.

Aussi, les uns et les autres pourront prétendre que ce sont là des insinuations oiseuses, voire gratuitement polémiques, de l’« extrême droite »,  mais il faut savoir que le milieu dit culturel entretient des relations très étranges avec les tueurs en série.

(Parmi les pourfendeurs de la théorie selon laquelle la Vierge de Claire Tabouret ressemblerait fort à Susan Atkins, il y a l’association Sites & Monuments, qui déclare : « Pas notre combat, faut-il le préciser ? Cette interprétation délirante des vitraux de Claire Tabouret appartient à ceux qui la propagent. » Par contre, ils n’expliquent pas pourquoi ce serait faux, faute d’arguments peut-être…)

Ainsi, l’ex conjoint de Vanessa Paradis, l’acteur américain Johnny Depp, est par exemple fasciné par les « œuvres » de John Wayne Gacy – à ne pas confondre avec le héros du Jour le plus long ! –, un tueur en série particulièrement sadique ayant assassiné un grand nombre de jeunes hommes dont il enfouissait les cadavres dans le vide sanitaire de sa maison. Exécuté en 1994, Gacy est lui aussi devenu une icône populaire et ses œuvres ont même été exposées.

https://www.tueursenserie.org/john-wayne-gacy/

https://archive.nt2.uqam.ca/revuecaptures-org/contrepoint/exposer-les-%C5%93uvres-d%E2%80%99un-tueur-en-s%C3%A9rie.html

La fascination pour les tueurs en série est très ancrée dans la culture populaire. Il suffit de voir les programmes alléchants proposés par les plateformes de vidéo en ligne consacrés aux tueurs en série pour comprendre à quel point ils exercent une attraction malsaine. Et le personnage d’Hannibal Lecter – inventé par l’écrivain américain Thomas Harris – en est la preuve, même s’il est quant à lui inoffensif car pure fiction.

Ce ne serait donc pas étonnant que Claire Tabouret ait cédé à cette attraction morbide. Sauf que nous parlons de Notre-Dame de Paris et que cela représenterait une injure inouïe jetée à la face des catholiques de France et du monde entier. Et à ceux qui argueraient que l’enfer est souvent représenté dans les églises, c’est vrai, mais ce n’est pas pour en faire la promotion ! Un enfer par ailleurs majoritairement inspiré, dans l’iconographie occidentale, par celui de Dante Alighieri, lequel n’était pas un adepte de Satan. Idem, de grands peintres, tel Le Caravage, choisissaient effectivement leurs modèles féminins parmi les prostituées pour peindre des figures de femmes chrétiennes – Vierge ou saintes –, mais ces modèles étaient anonymes et ils s’effaçaient devant le sujet traité. Avec Claire Tabouret, il semble que le modèle soit exalté pour lui-même, dans une association plus que douteuse entre une tueuse sanguinaire et la Vierge.

Il reste à espérer que tout ceci s’éclaircisse au plus vite et que les doutes soient définitivement dissipés en ne remplaçant par les vitraux préexistants de Notre-Dame, ce temple de la foi et de notre Histoire…

nous lui sommes reconnaissante de ne pas avoir choisi de nous montrer 
cette souriante personne



"en même temps", il faut bien dire que les vitraux de Viollet le Duc sont un peu ringards :


en même temps comme il faut dire, si le but du Président est de laisser une trace de son décennat comme ses prédécesseurs avec le musée des Arts Premiers, la Grande Bibliothèque, la pyramide du Louvre etc... comment voulez-vous créer le buzz, la seule chose qu'il sache faire, avec des vitraux aussi banaux ?
voici l'envers banal, et l'endroit, aussi banal


même la  Vierge de Notre Dame de Lorette manque, elle aussi, de pep's contemporain



je reconnais, en étant totalement sincère, que la tentative qui va peut-être aboutir, de faire passer Marie-Madeleine pour une femme de mauvaise vie, susceptible d'avoir connu Epstein, était amusante....

... mais qu'ajouter l'hypothèse que la Vierge Marie soit satanique était inédite, personne n'y ayant pensé ou plutôt personne n'ayant osé :

eux, IL et ELLE,  osent oser :

c'est vraiment un couple ... machiavélique ! 

on tente comme on peut de laisser sa trace dans l'Histoire !


-"c'est la meilleure des blagues que je leur aurai enfilées en dix ans" !



PS (1) : voici les sources









le thème officiel est "la Pentecôte"

l'esprit Saint frappe les apôtres



c'est la raison pour laquelle l'Archevêque de Paris a donné son accord


l'astuce était de cacher dedans une figure féminine satanique

(bien représentative de : "la marque du XXIè Siècle") :

athée, et satanique ! 

l'Art est là pour représenter le monde ! 


de loin, on ne voit rien ! 


le Diable a vraiment choisi la bonne personne ! 


je vous montre à nouveau son sourire sous sa frange

si tout cela est vrai, ce dont je finis par douter

le Diable joue vachement bien avec l'Intelligence artificielle ?


voici le voyage à Nantes : sont-ce des filles ? des garçons ? 

ah oui : c'est écrit : "des baigneuses"

elles ont l'air tristes, mal à l'aise dans le Siècle ?

rien à voir avec des auto-portraits !



PS (2) : je trouve à l'instant ce texte d'une amie sur facebook, Bleu, Blonde, Rouge,  "qui est à Cathédrale Notre-Dame de Paris" en traduction mot à mot.




Elle passe son temps au Louvre, connait par coeur l'histoire des bijoux de la Couronne, et connait mieux que moi les Monuments de Paris. Voici ce qu'elle raconte aujurd'hui pile à ses followers, je vous mets en PJ ses images et vidéo, des vitraux comparés avant et après, qu'elle estime une altération supplémentaire, une "repeated Destruction of History".
 ·

"The restoration of Notre Dame after the 2019 fire was nothing short of a miracle. In just over five years, the cathedral opened its doors once more to the faithful, but in reality to millions of tourists. However, with any major project in France or anywhere in the world, there will always be a political or self-serving edge that sneaks in.

On December 8, 2023, President Macron announced, at the so-called urging of Bishop Laurent Ulrich, his intention to add new contemporary windows to the cathedral to reflect the fire and the Renaissance. At the time, it was thought that the windows might reflect the craftsmen and women and even the fire itself, but that was not at all what we would eventually see. 

Ulrich was named bishop of Paris on April 26, 2022, and oversaw the restoration of the cathedral’s interior, including its furniture and decoration. We were told by the diocese that whatever had been inside the cathedral on April 14, 2019, the day before the fire, would return. That has been far from true and a flat-out lie.

Over the last 161 years, since Viollet-le-Duc’s restoration was completed in 1865, bishops and church officials have continued to erase his contributions. 

In creating this week’s podcast episode, I wanted to take a deeper look at the controversy surrounding the new windows at Notre Dame, but, as with anything, it led me down another road. The systematic vandalism of Notre Dame was done by the officials who should be there to protect it. 

The interior of Notre Dame is where the brilliance of architect Viollet le Duc really shines, none more so than in the chapels, or the chapels before 1950, I should say. Viollet looked at each chapel as a canvas, one that would incorporate all elements and combine them to tell a story, including a translucent, colored tapestry of stained glass. 

Between 1959 and 1963, the chapels were stripped of all their design and color, leaving the bare stone walls. 

In 2026, the destruction continues with the stained glass of the south nave. Listen to the entire saga, including a few pages of the history of Notre Dame you might not know.

Paris in Bleu Blonde Rouge Episode 21 is out now on Apple and Spotify. 



PS (3) : toujours au Louvre, voilà ce qui est exposé, qui nous rappelle Charlemagne ! 




le Sceptre de Charles V porte au sommet l'effigie de Charlemagne


Napoléon le brandit, peint par Ingres


c'est le même ! ! 

où est ce sceptre ? au Louvre ! ! 

ma copine américaine est allée le photographier :



dessous, une pomme d'or possède trois faces

les légendes sont en Anglais, nous les avons oubliées, elles évoquent Saint-Jacques le Majeur

Il s'agit du frère de Saint-Jean, le patron que l'on vient saluer à Compostelle.

La boule (nœud) est décorée de trois scènes en repoussé figurant la légende de Charlemagne d'après le Codex Calixtinus. Première scène : saint Jacques apparaissant à Charlemagne, lui présentant l'orbe et l'épée et lui ordonnant d'aller délivrer l'Espagne. Seconde scène : saint Jacques apparaît aux chevaliers en prière, leurs lances ont, pendant la nuit, pris racine et se sont transformées en branchages. Troisième scène : saint Jacques arrache l'âme de Charlemagne à un démon. Ces trois médaillons sont entourés de perles et de pierres serties, autrefois précieuses, remplacées plus tard par des verreries.

Une corole à six pétales, autrefois émaillée de blanc, symbolise un lys qui supporte la statuette. Charlemagne figure assis sur un trône, couronné et tenant à gauche un orbe et à droite un long sceptre, son extrémité brisée et disparue est remplacée par une boule. Sur la base du socle une inscription ajourée en latin court sur les quatre faces :

SANTUS [sic] KAROLUS MAGNUS ITALIA ROMA GALIA ET (?) ALIA

Je vous cite le texte de ma copine qui ne donne pas tout à fait la même interprétation : "Created in 1380 by Hennequin du Vivier, goldsmith to Charles V, for the future coronation of his son, Charles VI. As Napoleon would 424 years later, the Valois dynasty sought to align itself with that of Charlemagne and the Carolingian Empire. All but two kings and emperors since the 14th century has held the symbol of royal power during their coronation linking them to the first Holy Roman Emperor. 

"Covered in almost five pounds of gold and encrusted in 29 pearls, four rubies, three diamonds, and three large sapphires, the statuette is a work of art. Today, the large pearl that topped his crown and the ruby have disappeared, and the diamonds have been replaced with green glass as well as the sapphires. However, the spinel rubies and pearls still date to the 14th century. 

"On the “apple” below the lily that was once covered in white enamel are three scenes in the life of the emperor in bas relief. Facing the front, Saint James the Major appears to Charlemagne in a dream, asking him to liberate his remains from the Moors. On the right, the miracle of the flowered lances seems on those who are about to die in the battle of Sahagun—a prophecy of their future in the afterlife. On the left, Saint James appears again, taking the soul of Charlemagne back from the devil.  

"After the theft of the jewels on October 19, the Louvre removed the remaining jewels and other precious pieces and is holding them in a bank vault deep underground. The scepter has also been included among the jewels due to its high value in gold and jewels, especially in French history. 


La Chronique de Turpin continue : à Sahagun, Charlemagne affronte cette fois Aigoland, le roi sarrasin. Sur les rives du Cea, Aigoland propose un combat singulier à « un contre un, ou deux contre deux, ou vingt contre vingt, ou quarante contre quarante, ou cent contre cent, ou mille contre mille, ou deux mille contre deux mille ». Successivement, chaque combat donne la victoire aux chrétiens mais Aigoland ne veut pas s’avouer battu. Une dernière grande bataille se prépare, avant laquelle eut lieu le « miracle des lances fleuries ».

Le soir avant le jour de la bataille, quelques chrétiens fichèrent leurs lances en terre devant le camp, dans la prairie au bord de la rivière Cea. Le matin, les lances de ceux qui devaient mourir étaient couvertes d’écorce et de feuillage. Ils les coupèrent presque à ras de terre, et les racines devinrent de grands arbres qu’on peut voir encore en cet endroit.

the moors, ce sont les marais, ce sont aussi les Maures, il s'agit de libérer les restes de Saint-Jacques des Maures ! 

Il y a le Charlemagne de la société vassalique et féodale, le Charlemagne de la Croisade et de la Reconquête, le Charlemagne inventeur de la Couronne de France ou de la Couronne impériale, le Charlemagne mal canonisé mais tenu pour vrai saint de l'Église, le Charlemagne des bons écoliers.

Depuis, nos Rois, avaient cet avantage sur les Présidents (laïques) suivants,
d'avoir comme but premier 

de lutter contre le Diable ! 


aujourd'hui, on tourne le dos au Christianisme

et on s'allie sans problème... avec le Diable ! 

on ferait bien d'emmener nos Parlementaires et nos Rois-Présidents

faire quelques visites historiques au Louvre... et à Notre Dame !