la Dryade de Charbonnel existe en buste
mais elle est mieux évidemment quand elle est entière
comme à Antibes
Les dryades sont, dans la mythologie grecque, les nymphes (des divinités mineures) liées aux arbres en général et plus particulièrement aux chênes. Elles sont, par essence même, l'écologie ! Nous sommes pourtant loin de Marine Tondelier, ou plutôt c'est l'inverse, sait-elle qu'elle devrait ressembler à une Dryade ? ? Le nom de dryades fut utilisé plus tard pour désigner les figures divines présidant au culte des arbres et de la forêt. Elles sont généralement considérées comme des créatures très timides qui se montrent rarement. Comme elles sont nues en plus, elles se cachent des hommes, (et des satyres notamment qui fréquentent les mêmes biotopes), et elles se cachent. Dépourvues de peignes en plus, leur chevelure est n'importe comment, les cheveux se collent, ça leur donne un air Afro très à la mode Afro d'aujourd'hui.
Le mot « dryade » est issu du grec ancien Δρυάς / Dryás (au génitif Δρυάδος / Dryádos), lui-même dérivé de δρῦς / drŷs, « chêne »[3]. Selon Émile Benveniste, les racines indo-européenne drew et grecque drŷs, équivalentes de l'allemand treu, signifiaient à l'origine « ce qui est solide ou ferme » et furent ensuite utilisées pour désigner l'arbre et en particulier le chêne. Cette racine a non seulement donné naissance au mot « dryades », mais aussi à une série de termes exprimant la confiance et la fidélité comme trauen et trust.
Les dryades sortaient d'un arbre appelé « Arbre des Hespérides ». Certaines d'entre elles allaient dans le Jardin des Hespérides pour protéger les pommes d'or que le jardin contenait. Les dryades n'étaient pas immortelles, mais pouvaient vivre très longtemps. Parmi les plus connues, on trouve notamment Eurydice, la femme d'Orphée. La tradition tardive fera la distinction entre les dryades et les hamadryades, ces dernières se voyant attachées spécifiquement à un arbre, alors que les premières erraient librement dans les forêts.
Voici la "dernière Dryade" par Gabriel Guay
elle étreint en pleurs le Dieu Pan, lui aussi disparu, décidément, tout fout le camp !
Le poète Ovide raconte dans ses Métamorphoses qu'un homme nommé Érysichthon devint complètement fou et sacrilège. Il s'attaqua à la hache à un chêne de Cérès alors que les dryades dansaient autour : « Là s'élevait un chêne immense, au tronc séculaire, entouré de bandelettes, de tablettes commémoratives et de guirlandes, témoignages de vœux satisfaits. À son ombre, les dryades menèrent leurs danses joyeuses, souvent aussi les mains entrelacées, elles se rangèrent en cercle autour du tronc et il leur fallait quinze brasses pour avoir la mesure de sa masse énorme. » Lorsque Érysichthon frappa l'arbre avec son arme, « à peine la main sacrilège a-t-elle fait une blessure dans le tronc que l'écorce fendue laisse échapper du sang ; ainsi quand un énorme taureau choisi pour victime s'est abattu devant les autels, le sang jaillit de son cou déchiré ». Un témoin de la scène tente de l'arrêter mais Érysichton lui tranche la tête avec sa hache. La déesse Cérès le châtie en envoyant la Faim le visiter dans son sommeil, si bien que, après avoir dévoré toutes ses possessions, Érysichthon se mit à se dévorer lui-même.
Les dryades pouvaient se marier puisque l'une d'elles, Eurydice, est décrite comme la femme d'Orphée. Elle meurt le jour de ses noces avec Orphée : celui-ci descend alors aux Enfers pour la sauver, en vain. Pausanias de son côté dit que la femme d'Arcas, fils de Zeus et de Callisto, était une dryade. Corot représente ainsi Eurydice. Elle a ôté ses sandales, pas très malin pour se ballader en forêt, et évidemment elle a pris une épine dans le pied. Orphée apparemment est parti chercher des secours, il lui manque une pince à enlever les épines, manque total de prévention ces deux-là :
J'ai d'ailleurs en tête un autre nom que « dryade » : une hamadryade est une nymphe dont la vie est intimement liée à un arbre. Ici, Aïgeïros est l'hamadryade associée au peuplier noir. Dans la scène, elle sort de l'arbre et fait un geste pour empêcher le bûcheron de lever sa hache.
Le tableau d' Émile Binest est conservé au musée Thomas-Henry de Cherbourg-en-Cotentin.
https://babone5go2.blogspot.com/2024/08/lecons-decologie-et-si-on-soccupait-des.html
maintenant, on comprend mieux pourquoi Christophe Carbonnel, sculpteur célèbre dont je vous ai déjà parlé, lui ait posé des morceaux d'écorce sur les jambes
https://babone5go2.blogspot.com/2016/06/christophe-charbonnel.html




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