Nous sommes samedi 16 mai, il est 6 heures du matin. Qui regarde à cette heure, un samedi, BFM Business ? Comme tous les samedi, la séance est animée par Emmanuel Lechypre, avec Jean-Marc Daniel polytechnicien. L'invité est l'ancien polytechnicien Jean Peyrelevade qui a été professeur de J.M Daniel. On ne présente plus Jean Peyrelevade : polytechnicien, ingénieur aéronautique, professeur d’économie. Haut fonctionnaire puis banquier, il devient directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (1981-1983), chargé de toutes les questions économiques. Il a été ensuite président de Suez, de la banque Stern, de l’UAP et enfin du Crédit lyonnais. Depuis 2003, il travaille de manière indépendante comme conseil d’entreprises. Il est également investisseur dans des start-up. Il est depuis de nombreuses années chroniqueur aux Échos.
Il réfléchit aux candidats actuels à la présidence dans un an tout juste, et n'en voit aucun ayant dressé un vrai diagnostic de la situation éconnomique, financière, entrepreneuriale de la France. Sans diagnostic préalable, comment voulez-vous proposer un programme, un programme qui redressait la France, plombée par ses grands principes, notamment sur le financement des retraites assuré uniquement par la répartition, refusant la capitalisation, et plombée par une dette toujours plus effrayante ?
Au même moment, un autre intervenant, a identifié le principe de la "libéralisation des actifs"
ouf, l'Italie est pire que nous !
Voilà dressé une partie du diagnostic,
un diagnostic qui repère la croissance future du nombre des retraités
et la diminution actuelle, et future des naissances.
A l'époque, Raymond Barre bien seul à la manoeuvre a évité la faillite à la France
rares sont ceux et celles qui pensent de cette manière !
L’échange part d’un constat général : la France est entrée dans une logique de dérive populiste alimentée par l’endettement public, la difficulté à réformer l’État social, et un refus collectif d’affronter certaines réalités économiques.
Sur la Sécurité sociale, une critique importante porte sur le slogan fondateur implicite de la Sécurité sociale attribué à Ambroise Croizat, et plus largement au programme du Conseil national de la Résistance : « chacun cotise selon ses moyens, et reçoit selon ses besoins ».
Selon Jean Peyrelevade, cette présentation est partiellement trompeuse, car historiquement, ce sont surtout les entreprises qui ont financé le système via les cotisations patronales ; mais elles auraient peu contesté ce récit dominant afin d’éviter d’apparaître opposées au progrès social ou au consensus politique de l’époque. Nous nous sommes donc habitués, au départ, à ce que le financement repose principalement sur les entreprises ; puis depuis un long moment, à ce que, l’extension continue des dépenses se fasse par l’endettement public.
Pourquoi alors, quand le Luxembourg fait appel efficacement à la Capitalisation, la refuser chez nous quand elle fait cependant l'objet d'un complément au régime des Fonctionnaires français ?
voilà quelques idées courantes
dont peu de candidats parlent, et on devine pourquoi
l'idéologie est plus que jamais prégnante
la culture collective sur ces sujets est faible et du coup l'idéologie prédomine
beaucoup de candidats n'ont que des slogans à la bouche, et pas le niveau pour résoudre les problèmes
d'ailleurs, voici le résumé de l'éditeur Jacob sur le livre de l'auteur
la langue de bois lénifiante coutumière :
"La France est au bord du précipice. La probabilité d’une crise profonde est importante.
"En effet, il y a un nombre considérable de problèmes très sérieux à résoudre : améliorer la compétitivité, réduire le chômage, augmenter l’emploi, travailler plus et investir davantage dans les entreprises, la défense, l’innovation, la lutte contre le réchauffement climatique. Enfin, équilibrer le régime des retraites et mettre fin au déficit. Mais, à tout moment, cette situation peut déclencher le drame. Notamment en cas de victoire possible de l’extrême droite.
"À chacune de ces difficultés, on peut trouver des solutions que je me suis permis d’esquisser. Le rétablissement est possible. À condition de le vouloir. Hélas, nos appareils de prise de décision, pyramidaux, hiérarchisés, dans le domaine politique comme dans le domaine social, ne s’y prêtent pas. Sans vrais contacts avec la réalité, leurs acteurs s’intéressent à la prise de pouvoir beaucoup plus qu’à son exercice.
"Notre seule chance d’échapper aux extrêmes, c’est de voir arriver à une prochaine élection présidentielle un chef d’État convaincu de la nécessité de renforcer une démocratie menacée. Comment ? Par une décentralisation politique et sociale, un rééquilibrage des pouvoirs. On a donc besoin d’un changement constitutionnel pour retrouver des moyens d’action.
"Qui relèvera le défi ?
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