mercredi 28 septembre 2022

La drôle de liane de la RENFE







En sortant de la Gavina, on roule tout doucement dans le chemin raviné, pourtant le soleil tape, il fait 38° dehors, la clim à fond. Sur le grillage qui nous sépare des rails, des liserons bleu-violet. A un moment, je crois voir des fruits (de passiflore ?) tout verts, ils sont gros, lisses, en poire inversée. Je m’approche, pour constater que l’on voit les feuilles, et des fleurs, composées de 5 pétales blancs. Et puis les fruits, à tous les stades : certains sont mûrs, à l’intérieur des graines, munies d’énormes parachutes filiformes, comme ceux de pissenlits géants…

Qu’est-ce que cela peut bien être ?

Internet une fois de plus indispensable… comment faire sans wifi ?

Les mots clés ? lianes ; fleurs blanches à 5 pétales ; fruits verts ; graines flottant au vent 





ces fleurs là ne sont pas les bonnes, quel est leur nom à elles aussi ?







voici les autres fleurs blanches, mais sont-elles celles qui donnent les graines ?



je repense à passiflore ? non ?

pomme-liane ? non !

je sèche !

réponse demain

ici ils sont verts ?



ça n'a rien à voir, non ?





mardi 27 septembre 2022

Llom de Llobarro a la Brasa de la Gavina







Il faut l’écrire ce titre avec des L qui se télescopent : nous revenons à Creixell, ce coin étonnant où la plage reste intacte. Par un chemin non balisé, creusé d'ornières et de nids de poules, seuls les connaisseurs savent qu’au bout existe un camping de tentes de toiles, bordant une plage de sable immense, bordant la mer. Le camping a été planté d’arbres supportant la chaleur, des canisses protègent des coins à l’ombre, et même des filets anti-aériens camouflent les parasols et les tables destinés au restaurant : on peut ainsi déjeuner à l’ombre, et même se trouver ventilé dans de relatifs courants d’air !

Je sais ce que je veux : deux bières très très fraiches : voilà Monsieur Moritz lui-même :



les llobarros sont ouverts en deux, l'arête centrale ôtée
puis conservant leur peau, ils sont passés à la plancha, a la brasa

délicieux, pas d'arêtes
et plein de jolis légumes autour, dedans, un plein d'herbes du maquis



ce sera le repas, avant les gelats habituelles




c'est vrai... on a fait fort !

les filets anti-aériens déployés, nous étions à l'ombre ! 

un détail croustillant : 

Repsol affiche le prix de l'essence indice 95 : 1,729€? Je ne dis rien, résolu à remplir mon réservoir à moitié vide : ainsi le prix du plein parait divisé par deux, astuce dérisoire certes, mais j'ai ainsi l'impression de retrouver les prix d'avant ! La facture au compteur atteint 51€. Je me rends à la caisse... le prix est réduit à 43€ ! Ainsi, imitant Macron, le Premier Ministre espagnol me fait cadeau de 0,25€ le litre... mais modeste il ne le dit pas ! Mon 95 vaut ainsi 1,479 Euros le litre, à peine plus cher que Monsieur Auchan-dit-Mulliez, qui, comme Monsieur Repsol, ne disposent pas des 20 centimes de Monsieur Total ! 

tout est fait pour que nous séjournions en Espagne, non ?

si nous y passions l'hiver ?



lundi 26 septembre 2022

Boquerones fritos por Santa Tecla

 



Normalement, nous devrions être comme tout le monde à Tarragone : c’est là qu’est la foule, que se pressent les aficionados qui se montent les uns sur les autres pour former les pyramides humaines si prisées ici. C’est dimanche, j’ai pu trouver asile à la pâtisserie Farinus qui m’a remis le password de sa wifi, et j’ai pu regarder mes messages. Comme c’était donc dimanche, il était courtois d’inviter ma moitié au restaurant, je l’emmène à Raco-Mora, Platja de la Mora, où nous sommes habitués Mesa 5 : c’est plein de monde, mais étonnamment, il n’y a pas de soleil. La mer ici comme chez nous grignote la plage et les baigneurs profitent des dernières douches d’eau douce encore fonctionnelles, avant la grande sobriété promise par les démocraties encore libres de la planète (dans les régimes autoritaires, j’ai bien peur que des tas de services soient déjà contingentés). Je sais que le dimanche les pêcheurs sont de repos, et que le restaurant manque de boquerones. Il n’y en a pas à la carte, heureusement que je suis habitué, le serveur proche du burn-out après l’été passé hausse les épaules, avant de demander au cuistot : miracle, il en reste, et il m’en apporte salés de sel bleu j’ignore où il se procure ce condiment ? Je me régale en mangeant avec les doigts.


les accros de wifi vont chez Farinus












Pour finir, faute de glaces, nous aurons deux crèmes catalanes à -18° sortant du congé, mais un peu indigestes, elles ne nous seront pas facturées, la facture restant sous les vingt Euros pour deux, aucune trace d’inflation, faites plus sobres un dimanche, je vous paie un repas (ici) !

Nous sommes venus pour cela, l’après-midi reste chaude, avec des vagues dont il faut se méfier, sauf qu’en entrant dans l’eau chaude elle aussi, on est de suite mouillé. De suite sec en sortant de l’eau, douche d’eau douce, je profite de cette future rareté, exposition au soleil sur le balcon, de suite sec. La réaction médicale consiste à boire de l’eau, glacée par les carottes glaciaires que j’ai achetées chez Caprabo la veille. Je réfléchis que la glace, c’est de l’eau, plus de l’électricité, deux biens à respecter !










j'ai craqué pour cette Alfa bleue, sur place on passe ainsi plus inaperçus


Ce soir, brochettes alternées de saumon et gambas sur le barbecue

Voilà bien le régime marin à la mer !