mercredi 14 octobre 2026

Artcurial vend la toile oubliée de Van Donguen représentant BB



c'est mon jour d'anniversaire ! 

je croyais être Scorpion, un ami me déclare Balance ! 







Lorsque Kees van Dongen réalise ce portrait dans son atelier parisien du 75 rue de Courcelles, il est au sommet de sa renommée. Résident monégasque menant une vie mondaine particulièrement active, ancien fauve devenu le portraitiste privilégié de la haute société internationale, il a immortalisé les personnalités les plus en vue de son temps, d’Arletty à Maurice Chevalier en passant par Sacha Guitry.

Face à lui se tient Brigitte Bardot, phénomène mondial depuis le triomphe d’ "Et Dieu… créa la femme" de Roger Vadim en 1956. La rencontre est organisée le 12 septembre 1959 par Paris Match. Le photographe Izis immortalise cette séance de pose devenue mythique, documentant le dialogue entre l’un des derniers grands maîtres de la peinture moderne et celle qui devient le visage d’une nouvelle féminité, libre et audacieuse.

Sur un fond jaune éclatant, Van Dongen campe le visage de l’actrice avec l’acuité du trait qui fait sa signature : regard frontal, carnation lumineuse, économie de moyens. Le résultat, intitulé de façon énigmatique B.B. aux yeux d’autruche, compte parmi les œuvres les plus abouties de la fin de sa carrière.

L’histoire entre Van Dongen et Bardot débute quelques années plus tôt. En 1954, alors que la jeune femme n’est encore qu’une actrice prometteuse, le peintre réalise un premier portrait lors d’une séance télévisée organisée chez Maurice Chevalier à Marnes-la-Coquette. Cinq ans plus tard, alors que Brigitte Bardot est devenue une icône internationale au sommet de sa gloire, elle se rend dans l’atelier parisien de Van Dongen, rue de Courcelles, où le peintre réalise ce portrait lumineux et magistral, qui rencontrera un succès considérable.  

Dans ses mémoires Initiales B.B, Brigitte Bardot raconte combien elle fut impressionnée par cette rencontre avec celui qu’elle considérait comme un monstre sacré. 

Ce portrait connaîtra rapidement une importante diffusion : une lithographie en sera éditée à 150 exemplaires accompagnés de 21 épreuves d’artiste. En 1964, il est retenu pour illustrer l’affiche et le catalogue du Salon des peintres témoins de leur temps au musée Galliera, consécration institutionnelle qui confirme sa place parmi les œuvres majeures de cette période et le symbole d’un passage entre deux époques : celle du Paris artistique de la première moitié du XXe siècle et celle de la culture populaire mondialisée dont Brigitte Bardot devient l’une des premières grandes icônes. 

Conservé pendant plus de soixante ans dans le cercle familial de l’artiste, ce portrait provient directement de la succession de Kees van Dongen. Sa réapparition constitue une véritable redécouverte, offrant aux collectionneurs l’opportunité rare d’acquérir une œuvre associant une provenance irréprochable, un sujet universellement connu et une place singulière dans l’histoire culturelle française.




les vendeurs vont, on suppose, toucher combien : un million, deux millions ? encore plus ?

Artcurial va prendre sa commission...

j'ignore à vrai dire combien touche l'Etat ? la TVA ?
 russe
qui va être l'acheteur : un fonds de pension ?

uen banque ?

un Oligarque russe ? un Emir ? Un richissime Ukrainien...un peu sulfureux dans l'ambiance actuelle ?

je me contente pour ma part des photos qui précèdent, toujours gratuites

du souvenir de BB depuis qu'elle est montée au ciel

je la retrouverai un jour là-haut, peu importe si je rencontre Van Donguen ! 



voici la Valse de Roxanna au dobro

https://www.facebook.com/reel/1751497516504599



PS : l'autre vente d'Artcurial, le même jour :





vous savez que j'aime Vallotton ! 




 
,
on peut acheter une baigneuse

qui nous tourne le dos

l'estimation est beaucoup plus abordable ! 

cette baigneuse m'interpelle, qui peut-elle être ? 

vous comme moi connaissez "Persée terrassant le dragon", peinte en 1910 du même Franco-Suisse Félix Vallotton




Au lieu d'être attachée, enchainée à son rocher dans une pose sensuelle, Andromède est ici accroupie, enrobée et misérablement recroquevillée dans le coin gauche du tableau.

Une coiffure anachronique : elle arbore une "choucroute blonde", une coiffure volumineuse typiquement bourgeoise et contemporaine de la Belle Époque (1910).

Vallotton a transformé l'héroïne tragique en une bourgeoise ordinaire, offrant ainsi une vision ironique et satirique de la mythologie qui fit scandale au Salon d'Automne de 1910.



même blonde, même coiffure

elle présente son  dos au dragon-crocodile ...

... et aux fesses de Persée ! !